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Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
Visiteur 
Bonsoir à tous.
Pourquoi ne pas proposer aussi comme le titre l'indique en parallèle à l'Anthologie Onirienne de la Poèsie Française une anthologie de la poésie étrangère ?
Personnellement ça m'intéresse aussi de connaitre des poètes de toutes origines et de toutes nations.
Et puis visiblement l'Anthologie des poèmes français commence à sortir des frontières donc... ^^

Et bien sûr pourquoi ne pas proposer également la version originale en complément de la traduction française.

Pour commencer donc :

De Sylvia Plath


Je suis verticale


Mais je voudrais être horizontale.
Je ne suis pas un arbre dont les racines en terre
Absorbent les minéraux et l’amour maternel
Pour qu’à chaque mois de mars je brille de toutes mes feuilles
Je ne suis pas non plus la beauté d’un massif
Suscitant des Oh et des Ah et grimée de couleurs vives,
Ignorant que bientôt je perdrai mes pétales.
Comparés à moi, un arbre est immortel
Et une fleur assez petite, mais plus saisissante,
Et il me manque la longévité de l’un, l’audace de l’autre.

Ce soir, dans la lumière infinitésimale des étoiles,
Les arbres et les fleurs ont répandus leur fraîche odeur.
Je marche parmi eux, mais aucun d’eux n’y prête attention.
Parfois je pense que lorsque je suis endormie
Je dois leur ressembler à la perfection-
Pensées devenues vagues.
Ce sera plus naturel pour moi, de reposer,
Alors le ciel et moi converserons à cœur ouvert,
Et je serai utile quand je reposerai définitivement :
Alors peut-être les arbres pourront-ils me toucher, et
les fleurs m’accorder du temps.



I am vertical

But I would rather be horizontal.
I am not a tree with my root in the soil
Sucking up minerals and motherlv love
So that each March I may gleam into leaf,
Nor am I the beauty of a garden bed
Attracting my share of Ahs and spectacularly painted,
Unknowing I must soon unpetal.
Compared with me, a tree is immortal
And a flower-head not tall, but more startling,
And I want the one's longevity and the other's daring.


Tonight, in the infinitesimal light of the stars,
The trees and flowers have heen strewing their cool odours.
I walk among them, but none of them are noticing.
Sometimes I think that when I want sleeping
I must most perfectly resemble them –
Thoughts gone dim.
It is more natural to me, lying down.
Then the sky aund I are in open conversation,
And I shall be useful when I lie down finally :
Then the trees may touch me for once, and the flowers
have time for me.

Contribution du : 31/10/2016 21:00
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
Maître Onirien
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Si 'jai bien compris, c'est ici que je colle ça (ps, Jano si tu passes dans le coin, tu peux éliminer mon post sur l'anthologie française?)


Traduit de l'espagnol. Gabriel Celaya, la poesía es un arma cargada de futuro (la poésie est une arme chargée de futur)

Cliquer pour écouter le texte mis en musique par Paco Ibáñez

Paco Ibañez chante Celaya

version latino américaine, Soledad Bravo
.

Écrit dans les années noires de la dictature, ce texte est pour moi un maginifique témoignage et m'a beaucoup fait vibrer et réfléchir sur la finalité de l'écriture


Quand plus rien de personnellement exaltant n'est attendu,
Plus on palpite, plus on se rapproche de la conscience,
Existant comme un fauve, aveuglement affirmé,
Comme un pouls qui frappe les ténèbres,


Quand on regarde en face les vertigineux yeux clairs de la mort,
On dit les vérités: les barbares, les terribles, les amoureuses cruautés.
On dit les poèmes qui gonflent les poumons de tous ceux qui, asphyxiés,
Demandent à être, demandent du rythme,
Demandent des lois pour ce qu'ils éprouvent d'excessif.

Avec la vitesse de l'instinct, avec l'éclair du prodige,
comme une évidence magique, le réel nous transforme
en identique de soi-même.

Poésie pour le pauvre, poésie nécessaire comme le pain de chaque jour,
Comme l'air que nous exigeons treize fois par minute,
Pour être ce que nous sommes et offrir un oui qui glorifie.

Parce que nous vivons par à-coups, parce que c'est à peine si on nous laisse
Dire que nous sommes qui nous sommes
Nos chants ne peuvent être, sans péché, un ornement,
Nous touchons le fond.

Je maudis la poésie conçue comme un luxe culturel par les neutres,
Par ceux qui, en se lavant les mains, se désintéressent et s'évadent.
Je maudis la poésie de celui qui ne prend pas parti jusqu'à la souillure.

Je fais miennes les fautes. Je sens en moi tous ceux qui souffrent
Et je chante en respirant.
Je chante, et je chante, et en chantant au-delà de mes peines
Personnelles, je m'élargis.

J'aimerais vous donner la vie , provoquer de nouveaux actes,
Et je calcule en conséquence, avec technique, ce que je peux faire.
Je me sens ingénieur du vers, un ouvrier
Qui travaille avec d'autres l'Espagne dans ses fondements.

Telle est ma poésie: poésie-outil
A la fois battement du coeur de l'unanime et de l'aveugle
Telle est, une arme chargée de futur expansif
Avec laquelle je vise ta poitrine.


Ce n'est pas une poésie pensée goutte à goutte.
Ce n'est pas un beau produit. Ce n'est pas un fruit parfait.
C'est comme l'air que nous respirons tous.
C'est le chant qui donne de l'espace à ce que nous portons en nous.
Ce sont des mots que nous répétons en les sentant nôtres,
et ils volent. Ils sont plus que ce qu'ils nomment.
Ils sont ce qui est le plus nécessaire: ce qui n'a pas de nom.
Ce sont des cris vers le ciel, et sur terre ce sont des actes.



Cuando ya nada se espera personalmente exaltante,
mas se palpita y se sigue más acá de la conciencia,
fieramente existiendo, ciegamente afirmado,
como un pulso que golpea las tinieblas,

cuando se miran de frente
los vertiginosos ojos claros de la muerte,
se dicen las verdades:
las bárbaras, terribles, amorosas crueldades.

Se dicen los poemas
que ensanchan los pulmones de cuantos, asfixiados,
piden ser, piden ritmo,
piden ley para aquello que sienten excesivo.

Con la velocidad del instinto,
con el rayo del prodigio,
como mágica evidencia, lo real se nos convierte
en lo idéntico a sí mismo.

Poesía para el pobre, poesía necesaria
como el pan de cada día,
como el aire que exigimos trece veces por minuto,
para ser y en tanto somos dar un sí que glorifica.

Porque vivimos a golpes, porque apenas si nos dejan
decir que somos quien somos,
nuestros cantares no pueden ser sin pecado un adorno.
Estamos tocando el fondo.

Maldigo la poesía concebida como un lujo
cultural por los neutrales
que, lavándose las manos, se desentienden y evaden.
Maldigo la poesía de quien no toma partido hasta mancharse.

Hago mías las faltas. Siento en mí a cuantos sufren
y canto respirando.
Canto, y canto, y cantando más allá de mis penas
personales, me ensancho.

Quisiera daros vida, provocar nuevos actos,
y calculo por eso con técnica qué puedo.
Me siento un ingeniero del verso y un obrero
que trabaja con otros a España en sus aceros.

Tal es mi poesía: poesía-herramienta
a la vez que latido de lo unánime y ciego.
Tal es, arma cargada de futuro expansivo
con que te apunto al pecho.

No es una poesía gota a gota pensada.
No es un bello producto. No es un fruto perfecto.
Es algo como el aire que todos respiramos
y es el canto que espacia cuanto dentro llevamos.

Son palabras que todos repetimos sintiendo
como nuestras, y vuelan. Son más que lo mentado.
Son lo más necesario: lo que no tiene nombre.
Son gritos en el cielo, y en la tierra son actos.

Contribution du : 31/10/2016 21:28
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Pour rester en Amérique du sud, un poète que j'aime beaucoup, Pablo Neruda, pour un poème plein de vie et d'optimisme:


Il meurt lentement


Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!



J'ai trouvé cette traduction, n'étant pas hispanophone, je ne garantis rien...

Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,
quien no oye música,
quien no encuentra gracia en sí mismo.
Muere lentamente
quien destruye su amor própio,
quien no se deja ayudar.
Muere lentamente
quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no se atreve a cambiar el color de su vestimenta
o bien no conversa con quien no conoce.
Muere lentamente
quien evita una pasión y su remolino de emociones,
justamente éstas que regresan el brillo a los ojos
y restauran los corazones destrozados.
Muere lentamente
quien no gira el volante cuando está infeliz con
su trabajo, o su amor,
quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir
atrás de un sueño
quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,
huir de los consejos sensatos...
Vive hoy !
Arriesga hoy !
Hazlo hoy !
No te dejes morir lentamente !
No te impidas ser feliz

Contribution du : 31/10/2016 22:08
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Mes larmes sont bleues tant j'ai regardé le ciel...

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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Citation :

Pouet a écrit :
Pour rester en Amérique du sud


Celaya est espagnol abruti!

(Je me permets comme je me parle à moi-même)

Contribution du : 31/10/2016 22:42
_________________
Mes larmes sont bleues tant j'ai regardé le ciel...

Mohammad Al-Maghout
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
Visiteur 
Ma foi, c'est une bonne idée que cette anthologie étrangère. Pour ma part, voici le premier sonnet du Canzoniere, de Pétrarque :

Voi ch’ascoltate in rime sparse il suono
di quei sospiri ond’io nudriva ‘l core
in sul mio primo giovenile errore
quand’era in parte altr’uom da quel ch’i’ sono,

del vario stile in ch’io piango et ragiono
fra le vane speranze e ‘l van dolore,
ove sia chi per prova intenda amore,
spero trovar pietà, nonché perdono.

Ma ben veggio or sí come al popol tutto
favola fui gran tempo, onde sovente
di me mesdesmo meco mi vergogno;

et del mio vaneggiar vergogna è ‘l frutto,
e ‘l pentersi, e ‘l conoscer chiaramente
che quanto piace al mondo è breve sogno.



Vous qui au fil des rimes éparses écoutez
le son de ces soupirs dont j’ai repu mon cœur
lors de ma juvénile et première erreur
quand j’étais en partie autre homme que ne suis,

de ce style divers où je pleure et je parle
entre les vains espoirs et la vaine douleur,
auprès de qui saurait par épreuve l’amour
j’espère rencontrer pitié sinon pardon.

Mais ores je vois bien comment de tout le peuple
je fus souvent la fable ; de sorte que souvent
la honte de moi-même au fond de moi me prend.

Et de ma déraison la vergogne est le fruit,
et le repentir, et la connaissance claire
que ce qui plaît au monde est un songe éphémère.

Contribution du : 01/11/2016 10:30
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Poète et chanteur argentin, Atahualpa Yupanqui.

La traduction et l'interprétation en français, par Charivari ma pomme (hum, merci pour votre indulgence). C'est une traduction rimée, mais tout de même assez fidèle

Preguntitas sobre Dios / quelques questions sur Dieu. (Atahualpa Yupanqui)

À mon grand-père j’ai demandé
Grand-père que sais-tu de Dieu ?
Mon grand-père tout à coup s’est tu
Et il a baissé les yeux

Mon grand-père est mort dans les champs
Les indiens l’enterrèrent au son
Du tambour et de la flûte de pan
Sans prière ni oraison

À mon père j’ai demandé
Père, que sais-tu de Dieu ?
Mon père n’a rien répondu
Et il a pris l’air sérieux

Mon père est mort à la mine
Sans docteur ni confession
C’est le sang d’ouvrier, je devine
Qui colore l’or du patron

Mon frère n’a jamais vu de fleur
Dans la jungle ne pousse rien de bon
Serpents, malaria, sueur
C’est la vie du bûcheron

Et que personne ne vienne lui demander
S’il sait quelque chose de Dieu
Par sa maison n’est jamais passé
Un si important monsieur

Moi, je chante quand je suis libre
Et quand je suis en prison
J’entends la voix du peuple qui vibre
Et chante mieux que moi cette chanson

Car il y a bien plus important
Que de savoir où est Dieu
C’est que personne ne crache le sang
Pour que d’autres vivent mieux

Que Dieu protège les pauvres gens
Peut-être que oui, peut-être que non
Mais c’est sûr qu’il mange du pain blanc
À la table du patron.



A mi abuelo le pregunté
¿Abuelo que sabes de Dios?
Mi abuelo se puso triste
Y nada me respondió

Mi abuelo murió en el campo
Sin rezo ni confesión
Y le enterraron los indios
Flauta de caña y tambor

Al tiempo yo pregunté
Padre que sabes de Dios
Mi padre se puso serio
Y nada me respondió

Mi padre murió en la mina
Sin doctor ni confesión
Color de sangre obrera
Tiene el oro del patrón

Mi hermano vive en el monte
No conoce ni una flor
Sudor, malaria, serpientes
La vida del leñador

Y que nadie le pregunte
Si sabe algo de Dios
Por su casa no ha pasado
Tan importante señor

Yo canto cuando estoy libre
Y cuando estoy en prisión
Oigo la voz del pueblo
Que canta mejor que yo

Hay un asunto en la tierra
Más importante que Dios
Es que nadie escupa sangre
Para que otro viva mejor

Que Dios vele por los pobres
Tal vez sí, y tal vez no
Pero seguro que almuerza
A la mesa del patrón


Atahualpa Yupanqui, preguntitas sobre Dios (interprétation Victor Jara)



Preguntitas sobre Dios, version personnelle en français

Contribution du : 04/11/2016 18:03
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Duerme, duerme, negrito, que tu mama esta en el campo...

Contribution du : 05/11/2016 14:30
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Thèse : Saignez, cœurs, brûlez du feu désiré. Le trombone coruscant demeure dans l'étui.
Antithèse : L'ancien monde laisse place au nouveau monde en s'inclinant et en lui déroulant le tapis rouge, par admiration, avant de mourir d'extase par amour po...
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Contribution du : 05/11/2016 14:42
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Voici un texte d' Eduard Mörike mis admirablement en musique par Hugo Wolf (1860-1903 ) , Das verlassene Mägdlein


Früh, wann die Hähne krähn,
Eh die Sternlein,
Muss ich am Herdestehn,
MussFeuer zünden.

Schön ist der Flammen Schein,
Es springen die Funken,
Ich schauen so drein,
In Leid versunken.

Plötzlich, da kommt es mir,
Treuloser Knabe,
Dass ich die Nacht von dir
Geträumet habe.

Träne auf Träne dann
Stürzet hernieder ;
So kommt der Tag heran-
O ging er wieder !



La petite servante abandonnée

A l'aube quand les coqs chantent
Avant que les étoiles ne s'effacent
Je dois me tenir près de l'âtre
Et allumer le feu

Les flammes sont belles,
Les étincelles jaillissent
Et moi qui regarde
Je suis plongée dans la peine.

D'un coup me revient,
Infidèle jeune homme,
Que j'ai rêvé de toi
Cette nuit.

Alors des larmes coulent
Et d'autres larmes suivent ;
Le jour s'approche ainsi-
Pourvu qu'il passe vite !

Contribution du : 05/11/2016 17:27
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Aniversário

Alvaro de campos

Fernando pessoa


No tempo em que festejavam o dia dos meus anos,
Eu era feliz e ninguém estava morto.
Na casa antiga, até eu fazer anos era uma tradição de há séculos,
E a alegria de todos, e a minha, estava certa com uma religião qualquer.

No tempo em que festejavam o dia dos meus anos,
Eu tinha a grande saúde de não perceber coisa nenhuma,
De ser inteligente para entre a família,
E de não ter as esperanças que os outros tinham por mim.
Quando vim a ter esperanças, já não sabia ter esperanças.
Quando vim a olhar para a vida, perdera o sentido da vida.

Sim, o que fui de suposto a mim-mesmo,
O que fui de coração e parentesco.
O que fui de serões de meia-província,
O que fui de amarem-me e eu ser menino,
O que fui - ai, meu Deus!, o que só hoje sei que fui...
A que distância!...
(Nem o acho... )
O tempo em que festejavam o dia dos meus anos!

O que eu sou hoje é como a humidade no corredor do fim da casa,
Pondo grelado nas paredes...
O que eu sou hoje (e a casa dos que me amaram treme através das minhas lágrimas),
O que eu sou hoje é terem vendido a casa,
É terem morrido todos,
É estar eu sobrevivente a mim-mesmo como um fósforo frio...

No tempo em que festejavam o dia dos meus anos...
Que meu amor, como uma pessoa, esse tempo!
Desejo físico da alma de se encontrar ali outra vez,
Por uma viagem metafísica e carnal,
Com uma dualidade de eu para mim...
Comer o passado como pão de fome, sem tempo de manteiga nos dentes!

Vejo tudo outra vez com uma nitidez que me cega para o que há aqui...
A mesa posta com mais lugares, com melhores desenhos na loiça, com mais copos,
O aparador com muitas coisas - doces, frutas, o resto na sombra debaixo do alçado,
As tias velhas, os primos diferentes, e tudo era por minha causa,
No tempo em que festejavam o dia dos meus anos. . .

Pára, meu coração!
Não penses! Deixa o pensar na cabeça!
Ó meu Deus, meu Deus, meu Deus!
Hoje já não faço anos.
Duro.
Somam-se-me dias.
Serei velho quando o for.
Mais nada.
Raiva de não ter trazido o passado roubado na algibeira!...

O tempo em que festejavam o dia dos meus anos!..

Contribution du : 05/12/2016 16:43
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