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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
Maître Onirien
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De l'immortalité de la poésie.

https://www.youtube.com/watch?v=Qaar6cZGFMg


William Blake


TIGER


Tiger, tiger, burning bright
in the forests of the night
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry ?

In what distant deeps or skies
Burnt the fire of thine eyes ?
On what wing dare he aspire ?
What the hand dare seize the fire ?

And what shoulder and what art
Could twist the sinews of thy heart ?
And when thy heart began to beat
What dread hand and what dread feet ?

What the hammer ? What the chain ?
In what furnace was thy brain ?
What the anvil ? What dread grasp
Dare its deadly terrors clasp ?

When the stars threw down their spears,
And water'd heaven with their tears,
Did He smile His work to see ?
Did He who made the lamb make thee ?

Tiger, tiger, burning bright
in the forests of the night
What immortal hand or eye
Dare frame thy fearful symmetry ?

(1794)




 

Contribution du : 31/12/2017 10:33

Edité par corbivan le 31/12/2017 18:50:20
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Dust if you must

Dust if you must, but wouldn't it be better
To paint a picture, or write a letter,
Bake a cake, or plant a seed;
Ponder the difference between want and need?

Dust if you must, but there's not much time,
With rivers to swim, and mountains to climb;
Music to hear, and books to read;
Friends to cherish, and life to lead.

Dust if you must, but the world's out there
With the sun in your eyes, and the wind in your hair;
A flutter of snow, a shower of rain,
This day will not come around again.

Dust if you must, but bear in mind,
Old age will come and it's not kind.
And when you go (and go you must)
You, yourself, will make more dust.

Rose Milligan

Contribution du : 06/04/2018 22:54
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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if i should die before you do

When
you wake up
from death,
you will find yourself
in my arms,
and
I will be
kissing you,
and
I
will be crying”

Richard Brautigan

Contribution du : 17/07/2018 21:20
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
Visiteur 
Ivo Fleischmann (Né à Prague en 1921. Poète, diplomate, professeur)

_Quelques feuilles et la rivière_

Une rafale de vent...
Et avant même d'avoir pu extraire de nos yeux
le grain de poussière
deux feuilles_ deux feuilles couvertes de vers
s'envolèrent dans les vagues
L'eau était teintée de gris
on aurait dit un poisson au ventre nu
innocent terrible

J'ai cru le poète anéanti
accablé, désespéré par cette perte
Mais non
il plongea ses mains dans l'eau vive
et les retira pleines de sang
paumes rougies
qu'il porta à sa bouche
et le sang se mit à parler...

Contribution du : 09/09/2018 21:15
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Je profite de la nouvelle d'Aldenor, "Adieu Alexandrie" pour remettre au jour le poète grec Constantin Cavafy (1892-1933)


En attendant les barbares"

Qu'attendons-nous, rassemblés sur l'agora?
On dit que les Barbares seront là aujourd'hui.
Pourquoi cette léthargie, au Sénat?
Pourquoi les sénateurs restent-ils sans légiférer?

Parce que les Barbares seront là aujourd'hui.
À quoi bon faire des lois à présent?
Ce sont les Barbares qui bientôt les feront.

Pourquoi notre empereur s'est-il levé si tôt?
Pourquoi se tient-il devant la plus grande porte de la ville,
solennel, assis sur son trône, coiffé de sa couronne?

Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que notre empereur attend d'accueillir
leur chef. Il a même préparé un parchemin
à lui remettre, où sont conférés
nombreux titres et nombreuses dignités.

Pourquoi nos deux consuls et nos préteurs sont-ils
sortis aujourd'hui, vêtus de leurs toges rouges et brodées?
Pourquoi ces bracelets sertis d'améthystes,
ces bagues où étincellent des émeraudes polies?
Pourquoi aujourd'hui ces cannes précieuses
finement ciselées d'or et d'argent?

Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que pareilles choses éblouissent les Barbares.

Pourquoi nos habiles rhéteurs ne viennent-ils pas à l'ordinaire prononcer leurs discours et dire leurs mots?

Parce que les Barbares seront là aujourd'hui
et que l'éloquence et les harangues les ennuient.

Pourquoi ce trouble, cette subite
inquiétude? - Comme les visages sont graves!
Pourquoi places et rues si vite désertées?
Pourquoi chacun repart-il chez lui le visage soucieux?

Parce que la nuit est tombée et que les Barbares ne sont pas venus
et certains qui arrivent des frontières
disent qu'il n'y a plus de Barbares.

Mais alors, qu'allons-nous devenir sans les Barbares?
Ces gens étaient en somme une solution."

Traduction du grec: Marguerite Yourcenar et Constantin Dimaras

Contribution du : 01/08/2019 16:51
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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De À même l'écorce des peupliers
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Ce sonnet de Borges est éblouissant... mais que dire de l'adaptation en français de Nestor Ibarra ? Que dire, sinon qu'elle présente un merveilleux équilibre entre audace et fidélité ?

Aredrez

En su grave rincón, los jugadores
rigen las lentas piezas. El tablero
los demora hasta el alba en su severo
ámbito en que se odian dos colores.

Adentro irradian mágicos rigores
las formas : torre homérica, ligero
caballo, armada reina, rey postrero,
oblicuo alfil y peones agresores.

Cuando los jugadores se hayan ido,
cuando el tiempo los haya consumido,
ciertamente no habrá cesado el rito.

En el Oriente se encendió esta guerra
cuyo anfiteatro es hoy toda la Tierra.
Como el otro, este juego es infinito.

-----------------------------------------------

Échecs

Ils sont seuls à leur table austère. Le tournoi
Alterne ses dangers ; lentes, les pièces glissent.
Tout au long de la nuit deux couleurs se haïssent
Dans le champ agencé qui les tient sous sa loi.

Radieuse magie où joue un vieil effroi,
Des destins rigoureux et parés s’accomplissent :
Reine en armes, brefs pions qui soudain s’anoblissent,
Fou qui biaise, tour carrée, ultime roi.

Le rite se poursuit. Il reste ; il faut qu’il reste
Même si le pied branle à la table déserte,
Même quand les joueurs seront cherchés en vain.

Le profond Orient nous légua cette guerre
Dont la flamme aujourd’hui fait le tour de la terre ;
Et comme l’autre jeu, ce jeu n’a pas de fin.

Contribution du : 15/09/2019 19:20
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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De À même l'écorce des peupliers
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"La marche à l'amour" de Gaston Miron

Tu as les yeux pers des champs de rosées
tu as des yeux d'aventure et d'années-lumière
la douceur du fond des brises au mois de mai
dans les accompagnements de ma vie en friche
avec cette chaleur d'oiseau à ton corps craintif
moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches
moi je fonce à vive allure et entêté d'avenir
la tête en bas comme un bison dans son destin
la blancheur des nénuphars s'élève jusqu'à ton cou
pour la conjuration de mes manitous maléfiques
moi qui ai des yeux où ciel et mer s'influencent
pour la réverbération de ta mort lointaine
avec cette tache errante de chevreuil que tu as

tu viendras tout ensoleillée d'existence
la bouche envahie par la fraîcheur des herbes
le corps mûri par les jardins oubliés
où tes seins sont devenus des envoûtements
tu te lèves, tu es l'aube dans mes bras
où tu changes comme les saisons
je te prendrai marcheur d'un pays d'haleine
à bout de misères et à bout de démesures
je veux te faire aimer la vie notre vie
t'aimer fou de racines à feuilles et grave
de jour en jour à travers nuits et gués
de moellons nos vertus silencieuses
je finirai bien par te rencontrer quelque part
bon dieu !
et contre tout ce qui me rend absent et douloureux
par le mince regard qui me reste au fond du froid
j'affirme ô mon amour que tu existes
je corrige notre vie

nous n'irons plus mourir de langueur
à des milles de distance dans nos rêves bourrasques
des filets de sang dans la soif craquelée de nos lèvres
les épaules baignées de vols de mouettes
non
j'irai te chercher nous vivrons sur la terre
la détresse n'est pas incurable qui fait de moi
une épave de dérision, un ballon d'indécence
un pitre aux larmes d'étincelles et de lésions
profondes
frappe l'air et le feu de mes soifs
coule-moi dans tes mains de ciel de soie
la tête la première pour ne plus revenir
si ce n'est pour remonter debout à ton flanc
nouveau venu de l'amour du monde
constelle-moi de ton corps de voie lactée
même si j'ai fait de ma vie dans un plongeon
une sorte de marais, une espèce de rage noire
si je fus cabotin, concasseur de désespoir
j'ai quand même idée farouche
de t'aimer pour ta pureté
de t'aimer pour une tendresse que je n'ai pas connue
dans les giboulées d'étoiles de mon ciel
l'éclair s'épanouit dans ma chair
je passe les poings durs au vent
j'ai un coeur de mille chevaux-vapeur
j'ai un coeur comme la flamme d'une chandelle
toi tu as la tête d'abîme douce n'est-ce pas
la nuit de saule dans tes cheveux
un visage enneigé de hasards et de fruits
un regard entretenu de sources cachées
et mille chants d'insectes dans tes veines
et mille pluies de pétales dans tes caresses

tu es mon amour
ma clameur mon bramement
tu es mon amour ma ceinture fléchée d'univers
ma danse carrée des quatre coins d'horizon
le rouet des écheveaux de mon espoir
tu es ma réconciliation batailleuse
mon murmure de jours à mes cils d'abeille
mon eau bleue de fenêtre
dans les hauts vols de buildings
mon amour
de fontaines de haies de ronds-points de fleurs
tu es ma chance ouverte et mon encerclement
à cause de toi
mon courage est un sapin toujours vert
et j'ai du chiendent d'achigan plein l'âme
tu es belle de tout l'avenir épargné
d'une frêle beauté soleilleuse contre l'ombre
ouvre-moi tes bras que j'entre au port
et mon corps d'amoureux viendra rouler
sur les talus du mont Royal
orignal, quand tu brames orignal
coule-moi dans ta plainte osseuse
fais-moi passer tout cabré tout empanaché
dans ton appel et ta détermination

Montréal est grand comme un désordre universel
tu es assise quelque part avec l'ombre et ton coeur
ton regard vient luire sur le sommeil des colombes
fille dont le visage est ma route aux réverbères
quand je plonge dans les nuits de sources
si jamais je te rencontre fille
après les femmes de la soif glacée
je pleurerai te consolerai
de tes jours sans pluies et sans quenouilles
des circonstances de l'amour dénoué
j'allumerai chez toi les phares de la douceur
nous nous reposerons dans la lumière
de toutes les mers en fleurs de manne
puis je jetterai dans ton corps le vent de mon sang
tu seras heureuse fille heureuse
d'être la femme que tu es dans mes bras
le monde entier sera changé en toi et moi

la marche à l'amour s'ébruite en un voilier
de pas voletant par les lacs de portage
mes absolus poings
ah violence de délices et d'aval
j'aime
que j'aime
que tu t'avances
ma ravie
frileuse aux pieds nus sur les frimas de l'aube
par ce temps profus d'épilobes en beauté
sur ces grèves où l'été
pleuvent en longues flammèches les cris des pluviers
harmonica du monde lorsque tu passes et cèdes
ton corps tiède de pruche à mes bras pagayeurs
lorsque nous gisons fleurant la lumière incendiée
et qu'en tangage de moisson ourlée de brises
je me déploie sur ta fraîche chaleur de cigale
je roule en toi
tous les saguenays d'eau noire de ma vie
je fais naître en toi
les frénésies de frayères au fond du coeur d'outaouais
puis le cri de l'engoulevent vient s'abattre dans ta
gorge
terre meuble de l'amour ton corps
se soulève en tiges pêle-mêle
je suis au centre du monde tel qu'il gronde en moi
avec la rumeur de mon âme dans tous les coins
je vais jusqu'au bout des comètes de mon sang
haletant
harcelé de néant
et dynamité
de petites apocalypses
les deux mains dans les furies dans les féeries
ô mains
ô poings
comme des cogneurs de folles tendresses
mais que tu m'aimes et si tu m'aimes
s'exhalera le froid natal de mes poumons
le sang tournera ô grand cirque
je sais que tout mon amour
sera retourné comme un jardin détruit
qu'importe je serai toujours si je suis seul
cet homme de lisière à bramer ton nom
éperdument malheureux parmi les pluies de trèfles
mon amour ô ma plainte
de merle-chat dans la nuit buissonneuse
ô fou feu froid de la neige
beau sexe léger ô ma neige
mon amour d'éclairs lapidée
morte
dans le froid des plus lointaines flammes

puis les années m'emportent sens dessus dessous
je m'en vais en délabre au bout de mon rouleau
des voix murmurent les récits de ton domaine
à part moi je me parle
que vais-je devenir dans ma force fracassée
ma force noire du bout de mes montagnes
pour te voir à jamais je déporte mon regard
je me tiens aux écoutes des sirènes
dans la longue nuit effilée du clocher de
Saint-Jacques
et parmi ces bouts de temps qui halètent
me voici de nouveau campé dans ta légende
tes grands yeux qui voient beaucoup de cortèges
les chevaux de bois de tes rires
tes yeux de paille et d'or
seront toujours au fond de mon coeur
et ils traverseront les siècles

je marche à toi, je titube à toi, je meurs de toi
lentement je m'affale de tout mon long dans l'âme
je marche à toi, je titube à toi, je bois
à la gourde vide du sens de la vie
à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud
à ces taloches de vent sans queue et sans tête
je n'ai plus de visage pour l'amour
je n'ai plus de visage pour rien de rien
parfois je m'assois par pitié de moi
j'ouvre mes bras à la croix des sommeils
mon corps est un dernier réseau de tics amoureux
avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus
je n'attends pas à demain je t'attends
je n'attends pas la fin du monde je t'attends
dégagé de la fausse auréole de ma vie

Contribution du : 15/10/2019 09:08
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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Je viens là juste pour squatter, je n'ai rien à proposer ce soir.

Et aussi pour dire combien j'aime ce poème "la marche à l'amour".
Moi qui ne sais pas écrire du long en poésie, si un jour j'y arrivais, ce serait ce souffle que j'aimerais écrire !
merci jfmoods

Contribution du : 16/10/2019 21:39
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Personne n'est Étranger sur Terre.
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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C'est Babx qui m'a fait découvrir ce texte fabuleux...

-> https://www.youtube.com/watch?v=BMX8Ap5xw4s

Le poème est long : il a dû en retirer une bonne partie.

Contribution du : 17/10/2019 10:44
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Re : Anthologie Onirienne de la Poésie du Monde Entier
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E. E. Cummings


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Contribution du : 22/12/2019 21:55
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