Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   2 Utilisateur(s) anonymes



« 1 ... 3 4 5 (6) 7 8 9 ... 89 »


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Expert Onirien
Inscrit:
10/03/2014 08:59
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 7694
Hors Ligne
Citation :

Pimpette a écrit :
Au monde, simplement…

Etre au monde simplement
Le croissant du matin
La douche un peu trop chaude
Les dessous blancs si doux

Le baiser des enfants
La rue et ses autos
Le clin d’œil d’un garçon

Simplement être au monde
Les livres empilés
De l’enfance à la mort
La mémoire des années

Les tableaux de Vincent
Et les couplets de Georges
Le premier homme aimé
Et le dernier surtout

Le portrait de ma mère
En couleur à vingt ans
Les croûtons si croquants de la soupe aux poissons
Le disque du soleil qui se noie en douceur
Le rayon vert présent dans les yeux des amants

Les draps frais
Les pommes mordillées
La robe inoubliée du premier rendez-vous
Les baignades agitées dans les vagues en septembre
Les feux de cheminée

Tous ces bébés qui naissent
Ces amis de trente ans
Seulement être là
…au monde…simplement…

Aglaé Pimpette



Ce "simplement"... qui dit tout du monde et de ses complexes cités

J'aime ce tableau peint à petites touches de quotidien et "les croûtons si croquants de la soupe axu poissons"
L'histoire d'une vie...

Merci pour le partage Aglaë Pimp'

Contribution du : 23/05/2014 12:52
_________________

Mon Blog
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
29/04/2014 19:42
De terrien
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 2262
Hors Ligne
@tous
si tout le monde republie pimpette ça va être à la mode, errer...

@olivier
je suis au chapitre d’après, mais pas dans le livre.
saisissant de vérité la photo de l'invisible faite par l'auteur que tu dévores....

Contribution du : 23/05/2014 13:16
_________________
"Ce n'est pas le chemin qui est difficile, mais le difficile qui est le chemin"
Kierkegaard
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Visiteur 
Citation :

ChVlu a écrit :
Je suis au chapitre d’après, mais pas dans le livre.


Que veux-tu dire par là ChVlu ?

Contribution du : 23/05/2014 13:26
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
29/04/2014 19:42
De terrien
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 2262
Hors Ligne
petit texte transmis par une amie qui en dit long
auteur Charly Chaplin



LA VIE




J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables,

J’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables,

Et oublié des personnes inoubliables.



J’ai agi par impulsion,

J’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables,

Mais j’ai déçu des gens aussi.

J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger,

Je me suis fait des amis éternels.



J’ai ri quand il ne fallait pas,

J’ai aimé et je l’ai été en retour, mais j’ai aussi été repoussé,

J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer

J’ai crié et sauté de tant de joies,

J’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles,

Mais je me suis brisé le cœur tant de fois!



J’ai pleuré en écoutant des musiques et en regardant des photos,

j’ai téléphoné juste pour entendre une voix,

Je suis déjà tombé amoureux d’un sourire

J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et

J’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial(que j’ai fini par perdre), mais j’ai survécu!



Et je vis encore!



Et la vie je ne m’en lasse pas …



Et toi non plus tu ne devrais pas t’en lasser. Vis !!!

Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion, embrasser lavie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose!



La vie est beaucoup trop belle pour être insignifiante!

Contribution du : 23/05/2014 14:46
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Visiteur 
Décidément, Gary est à l'honneur.

Pour info, Olivier, même si ça n'intéresse personne, c'est en entendant cet extrait que tu cites que j'ai voulu savoir qui l'avait écrit. Je me suis précipité dans une librairie dès que je l'ai su, après avoir quitté le boulot à midi. J'ai acheté le roman. Il faisait très beau; je me suis installé à une terrasse de café pour l'entamer. Après une bière et quelques pages, j'ai téléphoné à mon employeur pour lui dire que je n'irais pas travailler l'après-midi. Jusqu'à ce jour, ne soupçonnais pas qu'un écrivain eût pu si bien écrire à mon sujet (bon, c'est pas tout à fait vrai, il y avait un précédent (Mort à crédit - Céline)). De cela, j'ai même fait une nouvelle, le jour même ("Salut romain", autrefois publiée sur Oniris).

J'avais entendu cet extrait en regardant le film "La tête en friche", dont voici la bande annonce, dans laquelle on entend notamment ceci : "On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère ...".
Personnellement, j'avais été cueilli par cette phrase : "La vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais".

Dans une autre nouvelle ("Des couilles en or") autrefois publiée sur Oniris, dont les femmes constituaient le thème principal, et même d'une manière très extrême, un vieux poivrot, devenu subitement abstinent en se réveillant très tôt, redécouvrait le plaisir de vivre en parcourant les rues de sa ville au petit matin, simplement en redécouvrant une sensation jusque là oubliée : la faim. Ce qui avait poussé le narrateur à écrire : "La résilience me remontait du fond de l'estomac. Le matin, c'est l'enfance du jour".
Nul doute que Gary n'y était pas pour rien.



Mes plus plates excuses pour la longueur; je narrive pas à me contrôler dès lors qu'on évoque l'un des six ou sept romans qui m'ont réellement marqué (parmi lesquels "La promesse de l'aube" et "La vie devant soi").

Contribution du : 23/05/2014 14:57
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Visiteur 
Comme je te comprends Stony. En ce moment, je le lis sur le train et je n’autorise aucun collègue à s’assoir à mes côtés.

Je le lis comme si je buvais un verre d’alcool très fort mais que j’apprécie énormément. A petites lampées. Il y a des passages que je relis plusieurs fois afin de bien les comprendre et bien m'en imprégner. Son écriture est capable de changer mon état d'âme et ma vision des choses en l'espace de quelques instants seulement.

J'aime profondément cet homme. Sa vie, son oeuvre, son talent, son désespoir, sa souffrance, sa fin. Il ne pouvait d'ailleurs finir autrement. Une vie parfaite, à l'image d'un Artiste dans toute sa splendeur avec ses hauts et ses bas !
Quel Homme !

J’aimerais pouvoir lire ces nouvelles que tu as évoquées...

Contribution du : 23/05/2014 15:09
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Visiteur 
@Stony (et les autres bien évidemment) - si tu ne l'as pas encore vu, je te conseille de regarder à tête reposée ce magnifique documentaire.
Je l'ai regardé bien 3 fois tant les informations à son égard sont riches et nombreuses.

La double vie de Romain Gary

Contribution du : 23/05/2014 15:37
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
16/01/2013 20:43
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 1864
Hors Ligne
Gary, effectivement, tellement d'humanité, de sincérité, de vérité, de beauté dans ses mots...

Un extrait de Désert de Le Clézio, dont le style fait autrement voyager aux confins du rêve et de la poésie :

"Pourtant, dans un sens, les heures ne sont jamais toutes pareilles, comme les mots que dit Aamma, comme les visages des filles qui se retrouvent autour de la fontaine. Il y a des heures torrides, quand le soleil brûle la peau à travers les habits, quand la lumière enfonce des aiguilles dans les yeux et fait saigner les lèvres. Alors Lalla s'enveloppe complètement dans les toiles bleues, elle attache un grand mouchoir derrière sa tête, qui couvre son visage jusqu'aux yeux, et elle entoure sa tête d’un autre voile de toile bleue qui descend jusque sa poitrine. Le vent brûlant vient du désert, souffle les grains de poussière dure. Au-dehors, dans les ruelles de la Cité, il n'y a personne. Même les chiens sont cachés dans des trous de terre, au pied des maisons, contre les bidons d'essence vides.

Mais Lalla aime être dehors ces jours-là, peut-être justement parce qu'il n'y a plus personne. C'est comme s'il n'y avait plus rien sur la terre, plus rien qui appartienne aux hommes. C'est alors qu'elle se sent le plus loin d'elle-même, comme si plus rien de ce qu'elle avait fait ne pouvait compter, comme s'il n'y avait plus de mémoire.

Alors elle va vers la mer, là où commencent les dunes. Elle s'assoit dans le sable, enveloppée dans ses voiles bleues, elle regarde la poussière qui monte dans l'air. Au-dessus de la terre, au zénith, le ciel est d'un bleu très dense, presque couleur de nuit, et quand elle regarde vers l'horizon, au-dessus de la ligne des dunes, elle voit cette couleur rose, cendrée, comme à l'aube. Ces jours-là, on est libre aussi des mouches et des guêpes, parce que le vent les a chassées vers les creux de rochers, dans leurs nids de boue séchée, ou dans les coins sombres des maisons. Il n'y a pas d'hommes, ni de femmes, ni d'enfants. Il n'y a pas de chiens, pas d'oiseaux. Il y a seulement le vent qui siffle entre les branches des arbustes, dans les feuilles des acacias et des figuiers sauvages. Il y a seulement les milliers de particules de pierre qui fouettent le visage, qui se divisent autour de Lalla, qui forment de longs rubans, des serpents, des fumées. Il y a le bruit du vent, le bruit de la mer, le bruit crissant du sable, et Lalla se penche en avant pour respirer, son voile bleu plaqué sur ses narines et sur ses lèvres."



Contribution du : 23/05/2014 17:23
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Visiteur 
Personnellement j'aime beaucoup cet extrait du livre pour enfants Sacrées Sorcières de Roald Dahl :

" - Tu es sure que ça ne t'ennuie pas d'être une souris jusqu'à la fin de ta vie ?
- Ça m'est absolument égal. Du moment que quelqu'un m'aime, peu m'importe qui je suis ni à quoi je ressemble"

Cela prouve selon moi qu'il faut savoir aller au-delà des apparences et voir la beauté du cœur, qui importe tout autant.

Contribution du : 23/05/2014 17:41
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Citations, aphorismes, extraits de livres...
Visiteur 
Merci pour ce document, Olivier.

J'avais déjà lu une biographie de Roman Kacew, mais j'en ai retrouvé avec plaisir les éléments dans ce document dont j'ai déjà visionné une moitié. Je me réserve l'autre moitié pour ce soir ou pour demain.

Quel contraste entre ces deux écrivains dont j'ai adoré découvrir et même vivre l'enfance, même si parfois romancée ou transposée !
L'un était juif et a rejoint De Gaulle et les Forces Françaises Libres à Londres. L'autre était antisémite et s'est réfugié avec Pétain et Laval à Sigmaringen. Deux destins opposés, même si l'on peut dire que l'un comme l'autre, finalement, se sont suicidés.
Surtout, l'un comme l'autre ont traversé l'enfance comme l'on traverse une tempête dont l'on ressort déboussolé, construit de traviole et, l'un comme l'autre, avec l'image indélébile d'un être dont il ressentent à la fois le poids de la tyrannie et la culpabilité du sacrifice, l'image de leur mère.
Je ne suis ni juif ni antisémite, mais je partage beaucoup du reste.



Au sujet de Bébert, cet enfant que Bardamu n'a pas pu sauver de la maladie :

Tant qu'il faut aimer quelque chose, on risque moins avec les enfants qu'avec les hommes, on a au moins l'excuse d'espérer qu'ils seront moins carnes que nous autres plus tard. On ne savait pas. Sur sa face livide dansotait cet infini petit sourire d'affection pure que je n'ai jamais pu oublier. Une gaité pour l'univers.
Peu d'êtres en ont encore un petit peu après les vingt ans passés de cette affection facile, celle des bêtes. Le monde n'est pas ce que l'on croyait ! Voilà tout ! Alors, on a changé de gueule ! Et comment ! Puisqu'on s'était trompé !


Voyage au bout de la nuit, Louis Ferdinand Céline, 1932

Contribution du : 23/05/2014 17:58
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
« 1 ... 3 4 5 (6) 7 8 9 ... 89 »





Oniris Copyright © 2007-2020