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de (la) procrastination
Maître Onirien
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bonjour à tous, je voulais déjà remercier le CE d'avoir jugé mon texte digne d'être publié, en grande partie pour pouvoir donner aux lecteurs quelques explications sur ma démarche, ce que je vais faire ici.

une remarque au passage, j'avais demandé à ce que mon texte soit centré, j'ai pas du le mettre dans la bonne case, c'est possible de le faire maintenant ?


j'ai vraiment commencé à lire des poésies il y a quatre mois sur oniris, celles au lycée ne m'inspiraient pas trop, des auteurs morts et enterrés, des formes surannées, des explications de texte trop froides, vers par vers, mot par mot : où comment casser le charme.

en découvrant les textes sur oniris, je me suis dit : pourrais je faire moi-aussi ?

c'est là la question principale : cette ''chose'' est-elle, aux yeux des connaisseurs, une poésie ? j'ai travaillé principalement avec métaphores, quelques références (un barrage contre le pacifique - duras, paille/poutre - bible, je crois), des images. mais cela me semble bien loin de ce que les autres écrivent, c'est pourquoi je me pose beaucoup de questions.

au niveau de la longueur, je me suis rendu compte après avoir proposé le texte que j'ai procédé comme pour une nouvelle : une fois décrit l'état de procrastination -si c'est le cas et si cela existe, je suis mal à l'aise avec une définition efficace de ce mot ^^- j'ai écrit le ''pourquoi'' : une ''rétrospection'' -ça existe ?- une explication à partir du passé quoi. d'où la narration, la longueur.

je répondrai à chacun de vous en particulier, mais un peu plus tard. merci aux commentateurs, du fond du coeur. je ne me considère pas du tout comme poète, mais j'aime beaucoup jouer avec les mots. peut être recommencerai-je un jour l'expérience.

placebo

Contribution du : 12/09/2010 00:42
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Re : de (la) procrastination
Maître Pat de Velours - Organiris
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J'ai centré le texte : c'était un oubli de notre part. Désolée (le message était dans la bonne case).

Contribution du : 12/09/2010 01:24
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"Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire." Proverbe chinois
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Re : de (la) procrastination
Chevalier d'Oniris
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De la chocolaterie
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Citation :
Placebo a dit :
"c'est là la question principale : cette ''chose'' est-elle, aux yeux des connaisseurs, une poésie ?"


*haussement d'épaules* + *moue* = pas la moindre idée mais si ce n'est pas une poésie, c'est tout de même un joli texte, et accessible (et plus inspirant que des poèmes de poètes morts et enterrés comme tu dis).

Au sujet de la procrastination :

Citation :
Tendre-Jeudi a dit :
"Mais j'ai un souci avec le mot procrastiner, utilisé à tout aloi en toutes circonstances par un peu n'importe qui qui se sent monter une minute de paresse. Une forme de mode vocabulariale qui m'échappe."


Perso, je ne l'ai jamais entendu prononcé à tout va ce mot, très loin de là même... Cette réflexion de TJ m'a fait tiquer et je ressens l'envie de m'expliquer sur le sens de ce mot (du moins le sens qu'il a pour moi).

Ensuite, j'irai lire l'article de wikipédia sur la procrastination, histoire de m'instruire.

La procrastination, tendance à vouloir systématiquement tout remettre à demain ce que l'on peut faire le jour même, n'a rien à voir avec une paresse passagère. La "vraie" procrastination, la profonde, c'est quelque chose d'installé dans le temps. Les petits coups de paresses, eux, sont justement passagers.

Pour moi, la procrastination s'apparente presque à une maladie... Maladie dont il est, à mes yeux, presque impossible de guérir, ou alors juste ponctuellement avant la/les rechute(s).

Et ce qui distingue aussi cette tendance, vis-à-vis de la paresse, c'est que c'est pas qu'on n'a pas envie de faire l'action, c'est que faire l'action est trop dur.
Quand je parlais de fatigue de la vie dans mon comm, je faisais référence à ça : c'est (devenu) trop difficile, trop épuisant, de faire certaines choses.

Je parle aussi bien des choses simples et élémentaires comme faire son lit que de choses plus ennuyeuses (sens compromettantes) : faire la vaisselle (les placards ne font pas encore distributeur automatique, dommage), faire la lessive, refaire le joint de la salle de bain, répondre aux mails de ses amis, envoyer (faire déjà) des CV, etc.

Je vais pas pondre une liste de 50 trucs aux quels peut toucher cette tendance à tout remettre à plus tard, mais pour moi, la procrastination (profonde, je répète) s'apparente à une forme de suicide. C'est un peu un suicide social.

La procrastination s'installe progressivement à mon avis, et c'est pour ça qu'on en guérit pas : c'est un peu comme le cancer et est déjà trop présent quand le procrastineur ou son entourage s'en rendent vraiment compte.

Je pense que le procrastineur se sent en permanence dépassé par la vie, pas à la hauteur : le train va trop vite et c'est devenu trop dur de s'accrocher au wagon. Du coup, on lâche et on se retrouve assis près des rails à regarder les autres passer, mais faudrait juste être Rambo pour en rechopper un en route.

J'ignore d'où ça vient, et qui ça touche. Mais entrent en compte sans doute le caractère de la personne, son environnement familial, l'éducation, la génétique... qui sait ? N'empêche que quand on se connait très bien, si on sent cette tendance en nous, il faut se surveiller. Et à certains moment, ça peut devenir comme une lutte permanente pour ne pas tomber dedans : on se force à tout prix à faire les choses avant de se faire submerger.

'fin... ce n'est que mon point de vue.

Citation :
Tendre-Jeudi a dit :
"Le titre, ainsi que la fin, donc, me laissent impassible."


Du coup, avec la définition que j'en ai, c'est tout le contraire pour moi. Le titre de la poésie m'a attirée et la fin ne me laisse pas impassible du tout.

De ce que j'en ai ressenti, l'auteur écrit cette poésie où il fait part d'un épuisement/fatigue de la vie, et termine par : il est l'heure de procrastiner.
Perso, je trouve ça horrible : ça y est, on arrête d'essayer de s'accrocher au train, on abandonne (la vie).

Encore une fois, cette poésie, si c'en est une, m'a beaucoup touchée.
Très beau texte, vraiment, même s'il transpire le désespoir...

Margone_Muse

PS : dis cebo, t'as pas la fonction "majuscule" sur ton nouveau PC ? ;)

Contribution du : 12/09/2010 13:19
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Amorce
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Re : de (la) procrastination
Maître Onirien
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héhé si tu savais comme je l'aime ton post ^^ -et toi aussi, mais faut pas le dire, chut :p -

Citation :
*haussement d'épaules* + *moue* = pas la moindre idée mais si ce n'est pas une poésie, c'est tout de même un joli texte


oui, c'est sans doute une approche plus raisonnable, écrire avant de catégoriser ^^

Citation :
(et plus inspirant que des poèmes de poètes morts et enterrés comme tu dis).


hum le problème n'était pas forcément ces hommes -ou femmes- mais plutôt la dissection artificielle qu'on en faisait dans les cours de lycée avec le commentaire. Par exemple, Apollinaire, je l'ai étudié sans entrain mais en gardant le recueil chez moi, et certaines de ses poésies m'ont bien plu une fois le bac passé ;)

Citation :
Ensuite, j'irai lire l'article de wikipédia sur la procrastination, histoire de m'instruire.


argh je ne suis même pas allé le voir, il est assez complet pourtant, là je suis touché ^^


tu dis pas mal de choses intéressantes sur la procrastination -oui, il faudrait que je retape ces commentaires de commentaires, mais j'ai plein d'autres trucs à faire *sifflote*-

perso, ça m'a l'air horrible comme représenté ici. ''suicide social'', ''cancer'', la recherche de causes jusqu'à la génétique. je lacherais presque un ''lol'' si ce n'était pas aussi sérieux :p

le problème pour moi est de savoir ce que j'ai écrit, décrit. j'ai commencé par parler de la procrastination, que je pense bien connaître, mais le sujet a sans doute dévié vers une aphasie -mot correct ?-.

en tant que procrastinateur, on peut être hyperactif tant que ça ne touche pas la tache concernée -voir l'article wikipédia- et la difficulté est peut être complètement exagérée par la personne. en ce sens, ce n'est pas si compromettant pour moi : l'individu a du mal à accomplir certaines choses, il le fera pourtant au final. un peu comme marcher sur la corde. c'est pour moi beaucoup moins grave que de regarder passer le train. et puis un peu d'organisation, beaucoup de ''motivation'' -un thème intéressant je trouve- fait avancer les choses, on n'est pas ''condamné'' à procrastiner comme tu le dis je pense.

en ce sens, je me suis peut être planté complètement sur cette poésie. ici le protagoniste n'a plus gout à la vie, on lui a retiré ses bonheurs par touches successives, il vit dans un monde presque à part. il est peut entre deux positions. à voir...

Citation :
Très beau texte, vraiment, même s'il transpire le désespoir...


moui... j'ai du souci à me faire pour mes jeunes os ^^

Citation :
PS : dis cebo, t'as pas la fonction "majuscule" sur ton nouveau PC ? ;)


elles devaient se mettre toutes seules avant je pense. dur... bon, je ferai gaffe à partir de maintenant ^^

@ Pat, merci pour la correction

placebo

Contribution du : 12/09/2010 14:25
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Re : de (la) procrastination
Chevalier d'Oniris
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Citation :
elles devaient se mettre toutes seules avant je pense.


mdr
Mais quel fainéant celui là !
(c'est celle qui n'écrit pas qui le dit tu sais... lol *accablée par la honte*)

Bon... J'ai toujours pas lu l'article, mais je m'y mets bientôt, promis :) (bah hé, c'est que je bosse moi !)

M m
+
\==/

(là, j'ai un oeil au beurre noir, mdr)
(le nez reste pas en place... :( )

Contribution du : 12/09/2010 14:39
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Re : de (la) procrastination
Chevalier d'Oniris
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Bon, c'est pas du propre, je poste deux fois de suite...

J'ai lu et sélectionné des passages de l'article qui me semblent intéressants/pertinents :

Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail »

(...)

La procrastination peut avoir des conséquences plus ou moins importantes. Si elle se concentre sur des choses sans conséquences (faire la vaisselle, etc.), le soulagement momentané et relatif qu’elle apporte peut être sans gravité. Si elle concerne le secteur professionnel par exemple, le procrastinateur peut être amené à avoir d'importantes conséquences sur son adaptation sociale.

(...)

On recense trois domaines privilégiés de la procrastination :
• dans les études (et plus tard la vie professionnelle) ;
• dans la vie quotidienne (procrastination routinière) ;
• dans les prises de décision (procrastination décisionnelle).

(...)

On retrouve également cette attitude dans la plupart des comportements dépressifs. Comme dans ces phases toute action est rendue encore plus difficile qu’à l’habitude, le sujet préfère reporter au lendemain ce qui ne se révèle en général pas plus fructueux. Il faut distinguer la procrastination d'une part et la perte de plaisir et l'inhibition psychomotrice d'autre part, qui caractérisent l'état dépressif. La difficulté à réaliser une tâche est un point commun mais les mécanismes inhibiteurs de l'action sont très différents.


Ensuite, tous le passage sur les différentes peurs me laisse un peu... je sais pas. J'ai l'impression qu'on s'éloigne du sujet.

Par contre, à la fin, cette citation me plait énormément :

Marcel Jouhandeau : "C'est parce qu'on imagine simultanément tous les pas qu'on devra faire qu'on se décourage, alors qu'il s'agit de les aligner un à un."

Ca me fait penser aux moments où il faut véritablement lutter pour ne pas tomber dedans, lutter pour chacune des tâches, parce ce que si on n'en fait plus une, c'est terminé.

C'est comme à la fin d'une randonnée : il faut absolument faire chaque pas, un par un, et ne pas penser à la distance qu'il reste à parcourir, parce que si on s'assoie, si on ne fait pas un pas, on ne se relève plus. Et peu importe l'orage qui nous tombe dessus, ça n'y change rien.

Pour ma part, je me connais, je me surveille.

Contribution du : 12/09/2010 15:09
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Re : de (la) procrastination
Maître Onirien
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@ Léopold Partisan

Bonjour, je ne connais pas ce personnage de BD de Bernard Lhermitte, mais on va dire que j'ai une médiathèque pas loin et du temps libre ^^ je verrai ça.

Citation :
Il y a dans ce texte toute la force de l'inertie de l'immobilité, à quoi bon agir suivant l'adage action réaction, alors que c'est parce c'est lui et parce que c'est elle:
"Jouissance d'embêter l'autre avec sa paille
Fatigue à tenir en équilibre sur sa poutre."


Il y a de ça, je ne réagis plus parce que c'est elle, mais en fait c'est la vie même de ce protagoniste qui a commencé de façon décalée, le coup de grâce vient des disputes je pense. D'ailleurs ''achève sans eau l'union délayée à jamais'' : le divorce n'est pas vraiment la fin marquante.

Merci pour ton commentaire :) mais la vacuité de l'air ? Ça veut dire quoi ? ^^

@ Larivière

Citation :
Une lecture fluide grâce à la maitrise du rythme et de la construction des vers libres.


Aah, certaines personnes ne sont pas d'accord avec ça :p eh bien si ça plait à certains, tant mieux. J'avoue avoir redouté que Léo ne viennent me mettre un très faible – pour la ponctuation par exemple lol

Citation :
J'ai apprécié l'allitération sifflante de cette phrase.


C'était fait pour, mais j'ai eu le sentiment de privilégier la sonorité au sens. Au pire...

Citation :
Femme qui croise l'épée sur son chemin
bientôt, rendra les armes dans le lit.
Pourquoi ?
Accord entre sosies spirituels et sexués
d'êtres qui se veulent androgynes.


Sur ce passage qui a pu poser problème, je vois le narrateur dans la vingtaine d'années. Je dirais que c'est son âge d'or, la rencontre amoureuse, que l'enfance a été laissée derrière, un nouveau départ. Androgyne tendrait alors vers la perfection physique inatteignable. En clair, ils rêvent le bonheur mais déjà ils ne peuvent pas tout avoir. Après, si c'était nécessaire dans la poésie... eh bien ça fait une pause douceur ^^

Citation :
Le titre, peut être un peu trop sophistiqué, ne me satisfait pas pleinement. Sa reprise au vers de fin, gâche pour moi le poème, tant sur le plan de la phonétique que sur le ton de dérision qui vient un peu entrechoquer le traitement bien noir de l'ensemble.


J'ai du mal à percevoir les subtilités phonétiques. Pour moi, ce serait un mot femelle (le -ion) mais monstrueux, donc une sorte de mante religieuse -ok, je délire, mais j'assume-. La dérision, oui, sans doute :) peut être même auto je m'y laisse souvent aller.

Les passages que tu as aimés sont aussi mes préférés, peut être qu'avec un peu de travail je pourrai monter les autres à ce niveau (de plaisir, on va dire :)

merci pour ton commentaire. Je lis les fragments, mais de très loin en trop loin ^^

@ Jaimme

Citation :
Malgré une musicalité chaotique.


Ah moi et la musique, c'est sur, ça ne fait pas 1,618... tu m'apprends, jaimme ? :)

Citation :
Malgré une longueur générale due au fait de vouloir trop en dire dès cette fois.


Je suis tout à fait d'accord avec l'idée, j'en ai parlé plus haut, mais pourquoi ''dès cette fois'' ?

Citation :
Malgré un excès d'hermétisme.


Un juste retour des choses on va dire ^^ sans rire, je comprends un peu mieux le point de vue des auteurs maintenant, je prendrai plus le temps de percer le code des poètes :) (n'est-ce pas mumuse ? :p)

Citation :
Malgré un abus d'élision des articles.


Au début, je me suis dit ''ah bon ? Pas remarqué...'' et puis en fait, j'adore les élisions, c'est vrai :) je me trompe sans doute, mais c'est ce qui aère souvent le texte chez moi, alors tant que les gens arrivent à suivre... je m'offrirai ce plaisir je pense :p

Citation :
Celui d'un monde en décalage avec tout le monde, dans lequel ont fait ce qu'on peut pour y entrer et surtout ce qu'on peut pour en sortir.


Une tentation de bulle peut être, l'idée de décalage est naturelle au vu du texte, et elle représente une partie de ce que je veux exprimer. Mais j'ai l'impression que ce narrateur n'a pas demandé à avoir les yeux décillés ; ce n'est pas comme garder une visière sur la réalité, simplement ne pas sortir du tempo. Pas très clair tout ça, je retombe dans l'hermétisme ^^

Citation :
Merci


De rien, merci à toi :)

@ Lunastrelle

Citation :
Mais après, j'avoue que ça a été un plaisir pour moi de lire ces vers libres, j'emploie ce mot dans tous les sens du terme, parce que c'est vraiment le cas.


Libres comme le vent ? Ils s'envolent ? :) eh bien même si ce n'est pas ça, les mots font plaisir.

Citation :
Je n'ai pas cherché à comprendre le texte, juste à le ressentir et c'est pleinement réussi de mon côté.


Ah, tu n'es pas la seule à penser ça et d'autres me le disaient déjà pour ma nouvelle. Au pire, au diable la compréhension, vive l'émotion ^^

Citation :
Il y a sans doute quelques petites choses à améliorer, par exemple ici:

"Pourquoi ?
Ne chercher ni paresse ni torpeur
ces mots et ces gestes en rêve je les imagine." : le propos est un peu lourd pour moi, à partir de "ne chercher"... Une autre formulation passerait mieux...

"Les appels lancinants de parents inquiets
font résonner les blessures d'un amour trop propre." : là ça n'engage que moi, mais ces deux vers là sont de trop, ceux qui suivent sont largement évocateurs...


"Premières joies de voler haut" : voler haut, pas terrible pour moi l'image...


Alors là on rentre dans mon seuil d'incompétence (ok, je freine un peu des quatre fers, mais pas tant que ça :)

Pour la lourdeur du premier exemple, ça me semblait bien avec ''rêve'', ''ruines'', un peu comme si le protagoniste était en train de s'endormir. Mais bon, faut pas que le lecteur s'endorme aussi ^^

pour le deuxième, je suis relativement d'accord (en fait, toutes les strophes étaient basées sur le modèle : situation en deux vers, pourquoi, explication en deux vers) que j'ai allégé. Je ne les trouvent pas tellement lourds, plutôt un peu artificiels. Le trop propre en particulier. Mais j'aime bien lancinant. Et puis famille/ami, ça se complétait bien je trouve.

Voler haut, pas terrible ? Hum, pour moi c'était assez naturel, mais là on parle de culture, rapport homme/nature :p heu ok, je regarderai, on passe...

merci pour ton commentaire :)


bon j'arrête là pour le moment, je finirai peut être ça se soir
*s'est arrêté juste avant la montagne infranchissable*
*embête mumuse*
*va dormir*

placebo

Contribution du : 12/09/2010 18:31
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Re : de (la) procrastination
Chevalier d'Oniris
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Citation :
*embête mumuse*

Ouais ouais...

Tiens j'y pense :

Citation :
Citation :
J'ai dit :
"Ensuite, j'irai lire l'article de wikipédia sur la procrastination, histoire de m'instruire."

Placebo a dit :
"argh je ne suis même pas allé le voir, il est assez complet pourtant, là je suis touché ^^"


Ca cebo, c'est l'élève qui dépasse le maître wiki ;)

Contribution du : 13/09/2010 17:51
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Re : de (la) procrastination
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@ M_m_M

Citation :
Où ça du favoritisme ? *innocente* :)


oui, bah toutes les filles qui m'ont dit ça étaient, heu... on va passer ^^

Citation :
Bon, j'ai fait l'effort de lire cette poésie en entier, j'ai fait l'effort d'en comprendre le maximum de passages.
(En même temps, son auteur ne m'a rien demandé hein, je le signale quand même.)

J'ignore si elle est plus accessible que d'autres que j'ai lues ou bien si c'est mes efforts qui ont payé (et dans ce cas là, j'ai honte), mais, sans tout comprendre, il y a pas mal de passages dont les images m'ont parlée et touchée.


vu que j'ai un peu le même problème que toi pour la compréhension des poésies, ça me rassure :) oui je pense que la volonté et les efforts jouent pour beaucoup dans l'appréciation ^^

Citation :
(J'ai le droit d'y voir ce que je veux ? De toute manière, si je tombe à côté je m'en fous parce que c'est comme ça que cette poésie me parle et c'est comme ça que je l'aime. Je ne ferai pas de commentaire à chaque fois, sache juste que ça m'a touchée, sans que j'explique forcément pourquoi (je suis pas non plus là pour raconter ma vie ^^).)


bah, je ferai preuve d'empathie – j'essaierai de deviner pourquoi ça t'a touché. Pour la première strophe, la plongée dans le fleuve, j'ai une petite idée lol

Citation :
Le second vers ici me plait bien : je donne dans l'hyperactivité quand je veux oublier quelque chose, souvent très douloureux et qui est difficile à mettre sous le tapis, du vrai poison qui colle. C'est à quoi me fait penser cette histoire d'oubli (dans le travail).


c'est intéressant comme remarque, parce que je voulais dire à peu près l'inverse, oublier le travail qui ne nous a pourtant rien fait de mal ''pacifique'', mais ton sens à toi est sans doute plus logique. J'avoue qu'il fait partie des vers, avec le suivant notamment, que j'ai écrit plus pour leur musicalité que leur sens, donc bon, faut pas chercher un truc super élaboré ^^ il n'y a peut être rien

Citation :
Descendre après chaque épreuve
la barre de mes ambitions muettes.
--> 'l'est dure celle-ci...


moui. Les deux vers vont bien ensemble je trouve. Le mot barre m'a assez frappé en même temps (sans jeu de mot ^^) avec tous les classements et les rangs des écoles, ça convenait assez (bon, c'est pas une autobio non plus cette poésie hein) mais le sens est générique en plus.

Citation :
Elle me donnerait presque envie de procrastiner cette poésie. Ca ne m'est jamais vraiment arrivée, trop peur d'un non retour, de ne pas savoir relever les bras, remonter sur ma poutre...
Un jour, peut être, ça m'arrivera pour de bon.


héhé, j'en ai déjà parlé un peu sur le forum, pour moi on ne se met pas à procrastiner comme ça et ce n'est pas un point de non retour :) en ce sens ta remarque suivante est assez juste :

Citation :
Ta poésie me fait beaucoup penser à un sentiment de fatigue de la vie que j'ai (et tout le monde sûrement) bien connu, heureusement par intermittence, sans garantie aucune qu'il ne reviendra jamais.


et on en revient à cette distinction lassitude / procrastination. Effectivement, si des gens étaient intéressés pour donner leur point de vue en forum, je leur serai assez reconnaissants.

Citation :
Elle est sombre ta poésie... avec des passages particulièrement horribles, d'autant plus beaux.
Pour ce qui est de véhiculer du ressenti, c'est une réussite. Elle ne me laisse pas de marbre et me mets même un poil mal à l'aise.
Félicitations pour cette première publication.


bah écoute, merci, je n'escomptais pas vraiment produire ce résultat, ça me touche aussi :)

Citation :
M_m [qui ne va pas noter parce qu'on va dire que, et que, et que... :) mais qui va finir par s'y mettre à la poésie...]


à l'écriture de poésies ? :Intéressé:

@ tendre-jeudi

Citation :
Je déplore le retour du questionnement. Le Pourquoi? me dérange.


bon, tant pis, mais comme c'était la structure du base du texte et que j'ai déjà coupé pas mal... à une prochaine fois :)

Citation :
un texte long, parfois inutilement long,


je n'y reviens pas

Citation :
pas mal de lieux communs


au niveau de la forme ou du fond ? Les deux sans doute :p

Citation :
Mais j'ai un souci avec le mot procrastiner, utilisé à tout aloi en toutes circonstances par un peu n'importe qui qui se sent monter une minute de paresse. Une forme de mode vocabulariale qui m'échappe. Le titre, ainsi que la fin, donc, me laissent impassible.


hum le mot n'était pas employé à tout va, mais je pense que ce ''questionnement'', cette logique de recherche de la source de la procrastination, a fait dériver un peu le thème. 'fin c'était pas une thèse sur le sujet non plus... mais je suis très intéressé par votre avis :) si vous voulez bien vous donner la peine d'écrire quelque chose à ce sujet.

Citation :
Mais comme pour la procrastination, je la sens ponctuée de phénomènes de mode au niveau de l'expression et de l'utilisation des images - les possibles éventrés me semblent des inconditionnels que j'ai déjà lus ailleurs, chez d'autres poètes amateurs ici ou ailleurs, sur le site d'une ancienne Onirienne dans un poème vieux de plus d'un an, sur des poèmes d'auteurs encore présents en ces lieux - et je trouve toujours dommage que la création soit nourrie de mots qui n'appartiennent pas à l'auteur, sans y croiser de guillemets ou de références.


hum en gros, si j'ai bien compris, c'est une accusation de plagiat. J'avoue que d'un côté vous avez peut être le recul nécessaire pour juger des rapprochements de forme et ai envie d'expliciter, d'un autre de laisser courir la chose.
En bref, je ne lis que très peu de poésie, peut être une dizaine sur oniris avant d'écrire celle là en avril, dix autres dans des recueils. Alors il est possible que certaines expressions me soient restées en tête comme ''références'' vu mon peu d'expérience, mais la thème du plagiat est ce qu'il est, entre conscient et inconscient... pour ma part, je ne suis pas allé ''piocher'' des expressions ou des styles, j'ai réalisé ce travail avant tout pour jouer un peu avec les mots, m'amuser et tenter de voir ce qu'était une poésie.

Merci de votre commentaire.

@ framato

Citation :
Je sais le temps à sacrifier pour ce silence : je trouve ce vers magnifique !

Le reste me parle moins, que ce soit dans le rythme ou dans la chute. Je pense qu'il y a dans ce texte trop peu de place pour le lecteur, trop de mots aussi...

La ponctuation est franchement mal maîtrisée, il manque soit un paquet de virgules, soit une utilisation de l'espace qui puisse donner le rythme, mais là ce n'est pas idéal à lire...


pour le vers relevé, je vous renvoie à un autre commentaire, l'allitération était le but premier :) c'est sympa aussi que les lecteurs puissent y trouver un sens.

Le rythme et la chute. Intéressant, je pensais qu'il s'agissait de concepts de nouvelles ! Par exemple, les quelques sonnets que j'ai lu n'apportaient pas une révélation fulgurante dans les derniers vers puisque c'est sensé être la fonction du premier des deux tercets finaux si j'ai bien compris... mais pour le rythme, et le ponctuation qui est corrélée, je suis d'accord, ceci était un exercice pour tenter de les percevoir et j'admets aisément que le tout est perfectible.

Merci pour votre commentaire. Que pensez-vous du fond à propos ?

@ Emi

Citation :
Ce poème est long, mais cette longueur est justifiée car c'est un flot d'amertume , de tristesse qui s'écoule.
Il m'a touché encore plus à la deuxième lecture. J'ai eu l'impression d'un rythme lancinant, comme on le dit d'une douleur. La richesse dans l'expression est remarquable.
Le titre aurait pu être aussi "Amertume" ou "Désenchantement.


bon, je ne pensais pas que c'était aussi noir ^^
assez d'accord avec le mot ''lancinant'', j'aime bien aussi (je crois l'avoir utilisé d'ailleurs dans la poésie)
votre remarque finale rejoint bien le problème de juxtaposition de différents sentiments ou états chez le narrateur, pas mal de lecteurs l'ont remarqué finalement :) une contribution ici à l'édifice ?

Heu pour la richesse d'expression, j'ai juste évité de répéter des termes, après le fait que ce soit en catégorie poésie doit sublimer ma prose ^^

merci pour votre commentaire


j'ai changé la couleur de quelques passages pour rappeler à ceux qui le lisent que ce forum traite également du phénomène de la procrastination et pas seulement de ma poésie, aussi je convie les personnes qui ont un avis dessus à venir le partager :)

placebo

Contribution du : 15/09/2010 18:58
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Re : de (la) procrastination
Visiteur 
Bon, je vous ai vexé. Ce n'était pas le but. L'expression que je citais je l'ai lue comme telle, et donc ce n'est pas une accusation de plagiat, mais simplement un constat de reprise. Ce n'est pas parce qu'un poème dit "Ne me quitte pas" qu'il plagie Brel.
Ce n'est ni une question de recul, ni une question de "savoir" juste une question de création.
On crée sur base d'acquits. Soit on s'en détache, on crée alors quelque chose d'unique et de nouveau, soit on recycle et malheureusement, on tombe dans le manque le plus total d'originalité au niveau de l'expression. Rien de dramatique, tous les poètes ou presque le font.
C'est effectivement ce que j'ai nommé lieux communs dans mon commentaire. Forme & fond, il faut pratiquer pour aboutir. Le premier poème est souvent recyclage.
Voilà pour l'"accusation" dont vous me taxez, je ne vous connais pas je ne me serais pas permis, je commentais votre poème.

Ensuite, pour la procrastination : simplement que depuis quelques temps, on lit et entend ce mot à tout va partout - journaux, télévision, radio, cinéma - tout le monde procrastine soudainement. Phénomène de mode langagière ? Je n'en sais rien, c'est comme "salut ça farte" ou le Feng Shui... c'est sur-employé à tort et à travers souvent. Donc j'ai un à priori tout comme j'aurais eu un à priori sur un texte évoquant "des concurrents en lice" ou "les zhandicapés" (je souligne ici le tic langagier de la liaison entre le s et le h qui n'est pas une voyelle).

Cependant, je ne suis pas de parti pris contre le texte en soi, j'ai notifié les point faibles que je lui trouvais, je me défends d'accusations de plagiat et puis je vous laisse à vos remerciements, et vous présente les miens pour avoir pris le temps de me les adresser.

Bonne continuation dans la poésie, il faut persévérer.

Contribution du : 15/09/2010 19:41
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