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Re : Détournement de rimes
Visiteur 
Pas facile en effet.
Foin des alexandrins et des octosyllabes, ici on passe à la contre-rime (mètres alternés 10/8)
C'est la classe au-dessus
En plus c'est coquin
Pussicat, je te tire très bas mon chapeau.

Contribution du : 05/01/2015 18:49
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Re : Détournement de rimes
Maître Onirien
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Tizef, grand merci pour ces leçons qui me permettent de défricher les mystères de la poésie classique : je retiens la diérèse à marquer, et le "e" muet à éviter en corps de vers.
Voilà un atelier qui permet d'avancer !

Contribution du : 05/01/2015 19:21
_________________
L'homme est conduit par l'aveugle qui est en lui- J.Claude Izzo
Poésie et carnets artistiques : https://papiers-relies.assoconnect.com/
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Re : Détournement de rimes
Chevalier d'Oniris
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Merci maître,
je reconnais avoir eu un bon professeur
Je vais continuer et monter l'escalier marche après marche.

Contribution du : 05/01/2015 21:24
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Re : Détournement de rimes
Chevalier d'Oniris
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Juste pour rire, en cette journée de -28°C, -38 avec le facteur vent, ciboire 8-( :

Crisse d'hiver

Une fois encore il a neigé !
Ma ville paralysée de givre
Une fois encore il a neigé !
Quand est-ce qu'on commence à vivre
Maudite envie du sud, que j'ai!

Tous les passants gisent gelés,
Sur la glace noire: on glisse. Où vais-je?
Désespoir, mes doigts gelés:
J'veux pas me rendre en Norvège
Le sud, oui, je vais y aller.

Reste encore mois de février,
Le froid qui fige toute chose,
Peste encore mois de février,
Pas l'temps d'aller porter des roses,
Que boisson du genévrier.

Encore une fois il a neigé!
Je hais tous ces jardins de givre.
Encore une fois il a neigé!
Où pourrait-on aller vivre
Avec le peu d'argent que j'ai!...


L'original est bien sûr celui-là de Nelligan :

Soir d'hiver

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j'ai, que j'ai!

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire: Où vis-je? Où vais-je?
Tous ses espoirs gisent gelés:
Je suis la nouvelle Norvège
D'où les blonds ciels s'en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À tout l'ennui que j'ai, que j'ai!...

Contribution du : 06/01/2015 19:38
_________________
Le vent, c'est la vie, et je respire...
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Re : Détournement de rimes
Chevalier d'Oniris
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27/09/2014 00:27
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J'ai voulu relever un défi... détourner un poème d'Alphonse Allais construit sur des rimes à l'œil... comprend qui peut ;)

La femme blessée se retient
Et son courroux est bien patient,
Quant à l'homme qu'on devine aigre
Se venge recta, se dénigre.

La femme tire à bon escient
Sa flèche et tient ceux qui la scient :
Nobles du Château-l'Abbaye,
Prince de Saint-Germain-en-Laye.

Elle est Vengeance. Qu'ils émanent
De noble lignée, permanent
Est son feu. Ces petits Shakespeares,
Bouffons des îles Baléares,

Se pensent Rois quand ils soulèvent
Et lancent en l'air l'engoulevent.
Ils croient voir sous le ciel un aigle
C'est un moineau, le regard bigle !

Gare aux amants qui balbutient !
Et à celui qui l'entretient ! (ou : m'entretient...;))


Poème original : "Rimes riches à l'œil"

L'homme insulté‚ qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l'homme à l'humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.

Moi, je n'agis qu'à bon escient :
Mais, gare aux fâcheux qui me scient !
Qu'ils soient de Château-l'Abbaye
Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,

Je les rejoins d'où qu'ils émanent,
Car mon courroux est permanent.
Ces gens qui se croient des Shakespeares
Ou rois des îles Baléares !

Qui, tels des condors, se soulèvent !
Mieux vaut le moindre engoulevent.
Par le diable, sans être un aigle,
Je vois clair et ne suis pas bigle.

Fi des idiots qui balbutient !
Gloire au savant qui m'entretient !

Contribution du : 06/01/2015 21:23
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Re : Détournement de rimes
Visiteur 
A partir du célèbre poème en yx de Mallarmé
Un lampadophore est un porteur de flambeaux (ou de lampe torche comme dans "Zazie dans le métro")


Bien que, farouchement, il honnissât l'onyx 
Et n'en portât jamais, ce fier lampadophore 
Certains soirs de Juillet se prenait pour Phénix 
Après avoir sifflé, cul sec, toute une amphore. 
  
Bien qu'il fut mal armé sur ce point là, son ptyx
Se dressait comme un sceptre énergique et sonore 
Et l'homme allait plonger nuitamment dans le Styx. 
( Exploit dont aujourd'hui tout bon nageur s’honore.)
  
Il laissait ses flambeaux l'attendre sur la rive. Or 
S'ils agrémentaient un chouïa le décor, 
Ils tapaient sur les nerfs d'une impossible nixe
  
Qui, cherchant le sommeil, vociférait « Encor ? 
Mais que fait la police ? ». Un sphinx au regard fixe 
Opinait : « Ce vacarme enfonce un septuor ! » 

Contribution du : 17/03/2015 11:29
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Re : Détournement de rimes
Maître Onirien
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De du côté de Brocéliande
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Pussy, j'aime beaucoup tes rimes en clin d'oeil, ça détend le regard, bigle !

Tizef voilà un somptueux lampadophore armé jusqu'aux dents par un inconscient très libidineux ou bien c'est moi qui l'ai mal tourné ?

Contribution du : 17/03/2015 11:50
_________________
"La poésie est aux apparences ce que l'alcool est au jus de fruit"
Guillevic
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Re : Détournement de rimes
Visiteur 
Merci Arielle
C'est ce coquin de Disciple qui a dû me contaminer

Contribution du : 17/03/2015 11:52
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Re : Détournement de rimes
Visiteur 
J'ai bricolé celui-ci ce matin, mais je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout de ce poème-fleuve qui figure en bonne place dans ma petite anthologie perso

Comme je descendais la poubelle, impassible,
Je me sentis soudain piqué par des râleurs :
Ces beaufs-jamais-contents, en me prenant pour cible,
Osaient m'en faire voir de toutes les couleurs.

J'étais insoucieux de leur triste équipage,
Et les gratifiait d'une injure en anglais.
Ils cessèrent surpris leur débile tapage,
Me laissant procéder ainsi que je voulais.

Le trottoir s'honora d'effluves maritimes.
Et je vis s'infléchir soudainement le flot
Des passants qui prenaient des mines de victime,
Et se bouchaient un nez qu'ils avaient très falot !

Il est vrai, ma poubelle empestait la marée,
Le chou fleur obsolète et la merde d'enfant.
Une motocyclette, aussitôt démarrée
Emporta son pilote assez peu triomphant.

De retour au logis j'écrivis ce délire
Sur mon ordinateur jusqu'au tomber du jour.
J'avais au préalable appareillé ma lyre,
Plus friande il est vrai de poèmes d'amour.

Mais le soir, épuisé par la page électrique,
Je vis soudain surgir des hippocampes noirs.
Je sentis sur mon chef comme des coups de trique
Et sortis boire un coup, coiffé d'un entonnoir.

Je tiens à m'excuser pour ce fichtre poème
Auprès de ce Poète au regard lactescent,
Qui de troquets en bar, traîne sa mine blême
Fourbu par les alcools qu'impavide il descend.


Contribution du : 19/03/2015 13:14
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Re : Détournement de rimes
Maître Onirien
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22/07/2012 22:59
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POÈME ORIGINAL DE ALFRED DE MUSSET (extraits car le texte comporte 33 strophes !)

Ballade à la lune

C'était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

Lune, quel esprit sombre
Promène au bout d'un fil,
Dans l'ombre,
Ta face et ton profil ?

Es-tu l’œil du ciel borgne ?
Quel chérubin cafard
Nous lorgne
Sous ton masque blafard ?

Mais monsieur tout en flamme
Commence à rudoyer
Madame,
Qui commence à crier.

Et c'est, dans la nuit brune,
Sur son clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.

POÈME DÉTOURNÉ

Tourbillons

Dans les nuées brunes,*
Sur les dunes jaunies,
La lune
Joue au point sur le i.

Sur la haute mer, sombre
Mon rêve sur le fil.
C'est l'ombre
Dans l’œil de mon profil.

Chérir les vagues borgnes,
Négliger le cafard
Qui lorgne
Sous mon teint blafard.

Il y a une flamme
Prête à me rudoyer,
Madame,
Je pourrais en crier

Dans les nuées brunes.
Sur les dunes jaunies,
La lune
Joue au point sur le i.

*Est-ce qu'on compte bien "nu/é/es" ?

Contribution du : 21/03/2015 10:19
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