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Et demain ? Remerciements et explications...
Expert Onirien
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31/10/2018 20:08
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Bonjour à toutes et à tous,

Je remercie tout d’abord le CE qui a permis à ce poème de voir le jour sur Oniris,
Je remercie les correcteurs et correctrices et bien sûr marimay, notre petite fée à tous,
Je remercie les commentatrices et commentateurs pour le temps consacré à commenter ce poème,
Sans oublier celles et ceux qui ont lu ce texte,

En préambule, je confirme l’oubli de la préposition « de » dans le vers suivant : « se dessiner la nuit sur chacun (de) nos pas » ; malgré une centaine de lectures, cet article est resté invisible à mes yeux, sans doute « coincé » dans un angle mort de mon cerveau, jusqu’à ce que papipoete, l’œil averti, mette enfin le doigt dessus.

D’emblée – il me faut bien l’avouer – « Et demain ? » est inspiré d’un poème de Villebramar intitulé « Brave New World » auquel j’ai emprunté le vers suivant : « Dis-moi le monde de demain ». J’espère que l’on ne m’en voudra pas trop d’avoir repris entièrement ce vers, mais je tenais absolument à retrouver l’ambiance du poème de Villebramar qui m’a réellement fasciné, et il m’était difficile de ne pas évoquer cette question du « lendemain », essentielle autant dans la construction du texte que dans le message véhiculé par le propos. Cependant, bien que ce message soit le même – en substance – le poème de Villebramar traite plus des robots que du devenir de l’homme (du moins me semble-t-il), même si les deux « protagonistes » sont liés, alors que mon poème parle uniquement de notre condition dans un avenir plus ou moins proche, en soulevant la question de savoir si les technologies actuelles et à venir – appliquées ou non à bon escient – auront des répercussions néfastes sur de nos libertés individuelles. La réponse est « oui », clairement, et c’est un parti pris que j’assume entièrement. Bien sûr, le monde que je décris est poussé à son paroxysme – un fonctionnement dont je suis coutumier dans la plupart de mes textes – afin d’essayer d’interpeller le lecteur sur le message véhiculé et de soulever une réflexion sur le virage à amorcer.

C’est un poème qui oscille entre « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley (avec le « génome humain en unique séquençage » qui dénonce le problème du clonage à grande échelle qui pourrait bien devenir un jour une réalité), et « 1984 » de George Orwell qui décrit un monde totalitaire supranational basé sur une surveillance constante, sans marge de manœuvre. Dans tous les cas, les individus sont irrémédiablement soumis et tout espoir définitivement aboli.

« Homme biomasse » pour la multitude que nous représentons en tant que « biotope », c’est-à-dire notre interaction sur l’environnement et les impacts produits non seulement sur ce qui nous entoure, mais aussi sur nous-mêmes, puisque au final nos actes présents déterminent notre condition future. Nous ne sommes en quelque sorte qu’un chaînon d’un système plus global soumis à notre volonté de transformer telle ou telle chose, mais un chaînon o combien important, puisque nous agissons pour le meilleur ou pour le pire. En d’autre terme, nous avançons tous ensemble dans le même but, sans en avoir conscience, d’où le terme de « masse »…

« L’info-mère canonique aux bras d’hélice » : le bras d’hélice évoque bien entendu l’ADN en forme de double hélice. Ici, les modifications génétiques dont l’homme est soumis sont érigées en « dieu », d’où le terme religieux de « canonique ».

Ce poème parle donc d’un avenir où l’homme sera conditionné à une certaine forme de pensée, une pensée unique à laquelle il lui sera impossible de se soustraire. Il sera conditionné à ne plus penser, si j’ose dire, puisque Big Brother le fera pour lui. Cela peut prendre la forme d’un clonage doublé ou non d’implants greffés directement dans le cerveau, etc. En définitive, quelque soit le procédé employé, ou la méthode, la liberté de penser sera proscrite. A ce titre, je recommande une lecture et/ou vidéo intéressante de Joël de Rosnay qui décrit l’homme symbiotique de demain (dans un avenir proche). Même moi qui suis féru de science-fiction et de technologie en tout genre, cela m’a fait froid dans le dos.

Comme il n’y aura plus de liberté de penser, il n’y aura « plus de rêves, plus de trêve… les couchers de soleil s’inscriront dès le lever du jour… », dans le sens où nous évoluerons dans une noirceur constante (je sais, je pousse toujours le bouchon un peu loin mais, comme je le disais plus haut, cela est fait exprès). C’est une liberté que le poète peut s’octroyer de façon à traiter un sujet comme il le souhaite, liberté que je m’octroie afin d’écrire ce qui me plait.

La dernière strophe devient donc compréhensible : « serre-moi fort » (sous-entendu une dernière fois pendant qu’il est encore temps, avons que nous soyons « soumis » au joug de Big Brother), car après il sera trop tard.

J’ai conscience que ce poème est perfectible, d’ailleurs le résultat n’est pas tout à fait conforme à ce que j’avais souhaité au départ, mais c’est une sensation que j’éprouve assez souvent, donc j’arrive à m’en accommoder un peu. Les jeux de mots avec « demain » sont peut-être de trop ; c’est une question que je me suis posée cent fois en écrivant ce poème, sans pouvoir me départir de mon envie d’en faire l’un des axes majeurs de ce texte.

« Brave New World » est un poème que j’aurais évidemment voulu écrire, mais tout le monde n’est pas Villebramar, assurément.

Merci à :

Sauvage : je suis d’accord avec vous concernant la 3è strophe, qui est à mes yeux la moins réussie, mais qui est néanmoins « sauvée » par « tandis que la ville brillera de ses billboards logartithmiques » (du moins à mon sens), et pour « avant que demain ceigne les murs du parfum de son néant » (qui est à mon sens la meilleure trouvaille du poème, que je me délecte encore de lire… Oui, je peux m’auto-satisfaire de temps en temps )

Lebarde : je comprends parfaitement que vous n’ayez pas aimé ce texte, tant il est éloigné des « canons » habituels, mais je crois que je n’aime pas trop écrire des choses trop conventionnelles et que j’y prends même du plaisir… Merci de m’avoir fait part de votre ressenti, c’est toujours intéressant…

IsaD : oui, il y a beaucoup de noirceur et de pessimisme dans ce que j’écris ; je crois que j’ai toujours été comme ça et que c’est la raison pour laquelle j’écris. Pas facile il est vrai de rentrer dans ce genre de texte, peu commun dans la littérature poétique. Merci de m’avoir fait part de vos impressions…

Robot : je suis d’accord sur le côté un peu excessif des jeux de mots sur « main et lendemain », car je me suis moi-même posé la question un nombre incalculable de fois. Oui, ce texte a été le fruit d’une réflexion, entamée toutefois depuis la lecture de « Brave New World » de Villebramar, et peut-être même depuis toujours, à partir du « Meilleur des mondes » et de « 1984 ». Un grand merci à vous.

Dolybela : vous avez bien compris le message avec ces problèmes de bioéthique et de fin du monde sous forme de clonage ou d’implants, en tout cas tout ce qui est lié à la technologie du présent et d’un futur proche, probablement plus proche que nous le pensons. Merci beaucoup pour votre analyse…

Papipoete : brrrrrr ! En effet, cela fait froid dans le dos ! Merci beaucoup pour votre commentaire, et au plaisir de vous lire…

Larivière : ce poème n’a peut-être pas assez décollé, oui, c’est la question que je me pose et je pense que c’est plutôt vrai, dans l’ensemble ; l’un des petits regrets que je pourrais avoir, en effet… Merci à vous !

Atom : « Le meilleur des mondes », en effet, vous avez vu juste, du moins pour l’essentiel. Nous sommes en effet hyper-connectés, et cela nous conduira peut-être à notre perte ; l’avenir nous le dira, à moins que nous ne puissions en avoir conscience…

Donaldo75 : je pense que vous allez être servi avec le texte suivant – du moins s’il passe la barrière du CE – ce qui est loin d’être gagné, car j’ai poussé au paroxysme les « artifices lexicaux » dans cet « esprit scientifico-blablatesque » que vous n’aimez pas, et je pense que l’expérience devrait être à la hauteur de votre répulsion pour la chose avec en prime une vraie réflexion sur… bon, il est actuellement en comité de lecture, donc je n’en dirais pas plus… Cela fait toujours plaisir de voir un lecteur satisfait de ce qu’il lit, et je vous remercie de votre enthousiasme ; c’est le genre de commentaire qui me pousse à poursuivre dans ce sens. Merci !

Vincente : des « pistes échevelées », sans doute pas car le poème est issu d’une véritable réflexion, mais je comprends que vous puissiez ressentir cet « agglomérat » de termes si peu utilisés en poésie, il est vrai. C’est vrai aussi que faire « preuve de raison », pour reprendre vos propres termes, n’est pas une démarche que j’affectionne particulièrement, et j’assume bien entendu ce côté excessif qui est l’une de mes « marques de fabrique », si je puis m’exprimer ainsi. C’est ce côté « non retenu » du traitement des sujets que j’évoque qui me motive à écrire, même si j’ai conscience que ce côté un peu trop excessif peut justement déplaire. Merci beaucoup pour votre intervention, toujours très étayée…

Apierre : il y a bien une coquille dans le vers que vous citez et j’en suis confus, d’autant plus que j’ai lu et relu ce texte une bonne centaine de fois, au bas mot, sans m’apercevoir de ce manquement ; je me dis que nous sommes faillibles, en tant qu’êtres humains, et finalement cela vaut mieux que le contraire (je me console ainsi ). Merci pour les images fortes !

Cristale : Merci pour ton commentaire étayé. Je sais que tu n’es pas forcément férue de poèmes technico-scientifiques à la limite de la science-fiction, et je te remercie d’avoir fait l’effort de venir ici, d’autant plus que ton commentaire est très juste. J’avais écris une nouvelle de SF qui n’avait pas été retenue ici, et en enlevant quelques termes trop techniques, je ne désespère pas de la soumettre à nouveau dans quelques mois à Oniris. Oui, il vaut mieux respirer la verdure et la rosée du matin, et ce passage à la campagne avec le meuglement des vaches m’a donné une bonne bouffée d’oxygène. Au plaisir de te lire,
Bises

Solo974 : content de ne pas être le seul à être préoccupé par de telles choses… Je suis allé faire un tour du côté de Colette Magny, que je ne connaissais pas et, bien que cela ne soit pas de ma génération, j’ai trouvé cette chanson plutôt pas mal. Merci d’être passée me lire, d’avoir commenté et apprécié ce poème. Au plaisir…


Merci à tous !

Stéphane

Contribution du : 31/08 14:49:23
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