Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



« 1 2 3 (4)


Re : La forme et le fond
Expert Onirien
Inscrit:
16/01/2019 11:42
De Pyrénées Atlantiques
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 3766
Hors Ligne
Je peux reposer ma valise alors ? Ouf, je n'étais pas trop rassuré.
Je ne cherchais pas à attaquer la modération, je sais combien la tâche est compliquée, mais à l'interroger sur une décision sans doute précipitée. La voix de la sagesse a répondu, c'est bien.
Point de rancune Bellini, serrons-nous la pogne ! La vie est faite d'engueulades et d'embrassades. Je comptais demander à Beaufond de nous dégoter un Chablis de derrière les fagots pour sceller notre réconciliation mais le bougre a décidé de goûter à d'autres horizons. Que les mânes de Lénine le foudroient ! Il ne sait pas ce qu'il perd.

Contribution du : 15/09/2021 20:57
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
26/05/2020 16:47
Groupe :
Évaluateurs
Membres Oniris
Auteurs
Groupe de Lecture
Post(s): 2270
Hors Ligne
Malitorne,
Pour quelqu’un qui estimait, avec une erreur d’analyse de mon texte, que je privilégiais sans doute trop la forme aux dépens du fond, je vous trouve être un incomparable jongleur d’expériences formelles dans chacune de vos saillies. Certaines plus réussies que d’autres. Vous me direz, nous sommes bien dans le thème de votre forum. Car comment expliquer que pour sceller une réconciliation (le fond) vous jugiez bon de l’habiller, dans la forme, d’un apéro aussi douteux que celui que vous proposez dans le contexte du « départ » de ce monsieur, comme je trouve douteux que vous puissiez d’une quelconque manière m’associer à lui.… J’avoue que les bras m’en tombent souvent à vous lire. Alors si vous permettez, avant de vous serrer la pogne, laissez-moi le temps de récupérer mes doigts.
Au final, je me sens bien mieux dans mes forums ludiques.

Bonne journée à tous.
Bellini

Contribution du : 16/09/2021 08:45
_________________
Si tu n’as pas besoin de gratter ce que tu lis, c’est que ce n’est pas de la poésie.
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Maître Onirien
Inscrit:
09/03/2013 09:32
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Primé concours
Groupe de Lecture
Post(s): 19316
Hors Ligne
Il me semble que, en ce qui concerne Oniris, un commentaire peut se baser soit sur le fond et la forme, soit uniquement sur la forme.
Un commentaire ayant comme point de départ et de développement le fond, spécifiquement le fond, rien que le fond, ne serait sans doute pas recevable et/ou ne se révélerait que de peu d'intérêt. A moins que? Certainement qu'il m'arrive de n'extraire que le fond d'un texte après tout...

Mieux vaut parler du fond en y mettant les formes que de paraître en forme et de toucher le fond.

Contribution du : 16/09/2021 11:50
_________________
Mes larmes sont bleues tant j'ai regardé le ciel...

Mohammad Al-Maghout
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Expert Onirien
Inscrit:
16/01/2019 11:42
De Pyrénées Atlantiques
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 3766
Hors Ligne
La valeur d’un site se mesure à son infrastructure et à la valeur de ses membres. Beaufond a en effet dépassé les limites, je ne cautionne pas ses derniers agissements qui n’enlèvent cependant en rien ses évidentes qualités littéraires. En quelque sorte on retrouve ici un fond (l’intelligence) associé à une forme (le caractère). Il est regrettable que chez lui la forme ait prit le dessus sur le fond, mais n’est-ce pas le corollaire des grands esprits ? On dit souvent que les gens d’exception ne brillent pas au niveau relationnel.
Je suis toujours affligé quand ce type de profil, fulgurance qui amplifie le quotidien, claque la porte ou se fait virer d’Oniris. Hélas c’est inévitable !

(Je réponds au #32. Bien aimé votre dernière phrase malicieuse Pouet).

Contribution du : 16/09/2021 12:17
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Onimodérateur
Inscrit:
12/05/2016 20:15
De Vendée (85)
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Onimodérateurs
Post(s): 9587
Hors Ligne
@Pouet - Avec une maxime si fulgurante à l'approche du final, j'ai l'impression que tu tues le sujet sur le champ... en effet, que dire après cela ? :

"Mieux vaut parler du fond en y mettant les formes que de paraître en forme et de toucher le fond."... A part applaudir !

Contribution du : 16/09/2021 15:03
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Expert Onirien
Inscrit:
21/12/2015 15:48
Groupe :
Auteurs
Évaluateurs
Membres Oniris
Primé concours
Groupe de Lecture
Post(s): 5858
Hors Ligne
Post 31 : Malitorne a écrit :" Que les mânes de Lénine le foudroient ! "
Un quelconque rapport avec moi ? Ou un simple rapport avec ma parano ? (ce qui reviendrait presque au même).

Contribution du : 17/09/2021 12:22
_________________
Lénine Bosquet
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Expert Onirien
Inscrit:
16/01/2019 11:42
De Pyrénées Atlantiques
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 3766
Hors Ligne
Mais quel pseudo aussi !

Contribution du : 17/09/2021 13:15
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Maître des vers sereins
Inscrit:
11/02/2008 03:55
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 32918
Hors Ligne
Citation :

Malitorne a écrit :

La valeur littéraire englobe une facette formelle, indissociable d’une informelle que je qualifierais comme son pouvoir de stimulation des esprits.


Je suis donc d'accord avec cela, que la forme et le fond sont indissociables, que la forme est signifiante et le fond structuré, comme la pensée qui l'exprime, par ce que je résumerais par une philosophie de vie, une vision du monde, qui peuvent être comparées à une forme de pensée.


Citation :
« Mon avis sur la question n’a aucun intérêt. Un critique n’est ni un prêtre, ni un juge (…) Je suis partisan de la critique lorsqu’elle joue son rôle, c’est-à-dire une analyse de la forme d’un texte, de son style et de son lexique, et juge si oui ou non elle le sublime, si oui ou non s’en dégage une originalité qui donnerait sa force à l’expression. »


Ce que je crains avec ça, c'est l'utilisation d'un discours formel pour faire passer une opinion de fond : Je déteste la Bretagne, et quand je lis un sonnet sur la Bretagne, je trouve toujours le style lourd, les adjectifs trop nombreux, la syntaxe imprécise et la conjugaison hasardeuse, mais sinon, chacun son bon droit d'aimer les climats pourris.

L'indissociabilité du fond et de la forme rend caduque de traiter à part l'un ou l'autre, ou du moins, une approche formelle nécessite un engagement et des compétences. On a l'exemple des corrections sur Oniris, elles impliquent outre des qualités personnelles, des échanges, des sortes de plans de bataille, pour rendre impossible ce qui arrive à la Bretagne dans mon exemple.

Donc, une approche formelle, c'est plutôt un travail d'équipe pour rendre possible des cloisonnements intellectuels. À l'échelle d'un commentaire, autant pour l'auteur que pour le lecteur, l'individualité est plus riche, plus pertinente que cela.

La forme peut être une porte d'entrée, une façon de se lancer, de trouver quelque chose à dire ou comment le dire, mais un tel point de vue sera immanquablement signifiant dans un sens ou un autre : un rejet si c'est une accumulation, une indifférence si c'est bref, une adhésion si c'est éclairé.

Un rejet n'est pas une tare non plus, c'est sain de rappeler qu'une lecture nécessite de "prendre la peine de lire", c'est une souffrance minimum garantie pour un bénéfice hypothétique.

Un intérêt de lecture serait de savoir où et comment ça fait mal, mais la forme strictement ne pourra pas répondre à cette question, sans nous entrainer tout entier dans la réponse, dans notre vision du monde, dans notre philosophie.

Contribution du : 18/09/2021 17:18
_________________
Un Fleuve
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Onirien Confirmé
Inscrit:
12/11/2020 16:09
Groupe :
Évaluateurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Auteurs
Post(s): 737
Hors Ligne
"La forme, c'est quelque chose du fond qui remonte à la surface" a dit je ne sais plus qui. L'auteur n'a pas obligatoirement conscience des "procédés" stylistiques qu'il utilise, sauf s'il choisit un type de prosodie bien définie, par exemple la forme poétique classique. Il est sans doute la personne la moins qualifiée pour analyser ses propres textes. L'auteur qui a utilisé le premier, et même les suivants, le style indirect libre n'avait certainement pas conscience qu'il créait ainsi un procédé nouveau. À partir du moment où on est trop conscient des "procédés" syntaxiques que l'on utilise, notre style perd en spontanéité et en authenticité. Un équilibre est probablement nécessaire entre l'écriture pleinement consciente et l'écriture spontanée. Ce qui définit un artiste (ou un auteur), c'est peut-être d'adopter simultanément les deux positions: enrichir son texte et le purifier en éliminant les scories de manière consciente, d'autre part ne pas perdre son inspiration. La raison elle-même est incapable de création. L'inspiration sans raison ne produit que des œuvres avortées.

Contribution du : 19/09/2021 09:04
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : La forme et le fond
Expert Onirien
Inscrit:
11/10/2019 10:55
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 4055
Hors Ligne
“Il y a deux sortes d'écrivains. Ceux qui le sont, et ceux qui ne le sont pas. Chez les premiers, le fond et la forme sont ensemble comme l'âme et le corps ; chez les seconds, le fond et la forme vont ensemble comme le corps et l'habit.” Karl Kraus
---------------
Et pour ceux que ça intéresse :

Karl Kraus est un écrivain autrichien né le 28 avril 1874 à Gitschin (aujourd'hui Jičín en République tchèque) et mort le 12 juin 1936 à Vienne, ville dans laquelle il a vécu la plupart de sa vie. Auteur d'une œuvre monumentale, dramaturge, poète, essayiste voire showman lors de ses lectures publiques, il a aussi et surtout été un satiriste et un pamphlétaire redouté. Il dénonçait avec la plus grande virulence, dans les pages de Die Fackel, la revue qu'il avait fondée et dont il a pendant presque quarante ans été le rédacteur à peu près exclusif, les compromissions, les dénis de justice et la corruption de la bourgeoisie viennoise et surtout de la presse. Représentant éminent de la Kulturkritik et de la critique des médias de masse, il se voulait le défenseur de la littérature et de l'imagination face au pseudo-réalisme médiatique. D'origine juive, Kraus défendait l'assimilation des Juifs et n'hésitait pas à critiquer la bourgeoisie juive, et notamment la revue Neue Freie Presse emblématique de celle-ci, ainsi que le sionisme. Cela l'amena à prendre le parti des anti-dreyfusards et à être parfois accusé d'antisémitisme. Conservateur voire réactionnaire avant la Première Guerre mondiale, celle-ci le conduira à défendre le pacifisme et la social-démocratie avant qu'il ne se distancie à nouveau de celle-ci. Il écrira alors son chef-d’œuvre, Les Derniers jours de l'humanité, une pièce de théâtre dénonçant la boucherie de 1914-18 sur près de 800 pages.
------------------
On ne peut aborder la vie et l'œuvre de Karl Kraus sans les replacer dans le contexte particulier au sein duquel elles ont vu le jour , c'est-à-dire entre deux catastrophes annoncées : celle qui devait marquer la fin « d'un État qui, tout en n'étant pas viable, n'en finissait pas de mourir », à savoir l'Autriche-Hongrie des Habsbourg, qui devait s'effondrer à la fin de la Première Guerre mondiale, et celle qu'annonçait l'avènement du national-socialisme allemand, qui devait selon Karl Kraus parachever la ruine de l'humanité civilisée, que du reste, en sa qualité de « journaliste », il n'avait cessé d'annoncer à ses lecteurs, avec des accents de prophète de l'Ancien Testament , des décennies durant.
------------------
Sa poésie se voulait avant tout : intensité, profondeur et clarté du langage :

LE JOUR

Tel le jour qui par la fenêtre se montre, je regarde la place,
je m’étonne qu’à la nuit
succède encore une aube,

j’ai veillé tout ce temps
sans exprimer ma joie,
mais construisant toujours, phrase après phrase. Tel le regard à travers la fenêtre
passe la charrette,
elle avance lentement,
sans un bruit.
Un mort y repose,
Une misérable peau.
Et je retourne à ma prière.
-----------------
Je souhaite à tous les Oniriens un très bon dimanche, malgré le temps pas si clément que ça et ce sombre poème pas du tout... classique, mais ne nous mentons pas, pas mal non plus. dream.



Contribution du : 19/09/2021 12:07
_________________
"...Car la vie est un bien perdu quand on n'a pas vécu comme on l'aurait voulu."Mihai Eminescu
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
« 1 2 3 (4)





Oniris Copyright © 2007-2020