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Les phrases étranges de nos écrivains
Expert Onirien
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De À même l'écorce des peupliers
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Mon oeil !

Certaines phrases d'écrivains me font sourire.

Je suis en train de relire "Le Rouge et le Noir" de Stendhal et je tombe là-dessus (page 19, Le Livre de Poche n° 357)...

"Tout en écoutant son mari qui parlait d'un air grave, l'oeil de Mme de Rênal suivait avec inquiétude les mouvements des trois petits garçons."

Voilà un oeil extraordinaire ! Je veux le même !

Contribution du : 29/10/2019 18:34
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
Chevalier d'Oniris
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Céline " Mort à crédit" (Folio p289)

L'amour d'une mère :
"Je commençais à bien me rendre compte, qu'elle me trouverait toujours ma mère, un enfant dépourvu d'entrailles, un monstre égoiste, capricieux, une petite brute écervelée..."

Contribution du : 29/10/2019 19:09
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
Expert Onirien
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Les perles de Ponson du Terrail sont légion, mais il est vrai que c'était un feuilletoniste de bas étage. Je me rappelle en particulier ; "trouvant le lit vide, elle le devint aussitôt."

Contribution du : 29/10/2019 19:28
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littérature, cinéma, nature, animaux
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
Chevalier d'Oniris
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Céline, "Mort à crédit"

"Elle ne croyait pas aux sentiments. Elle jugeait bas, elle jugeait juste."

Contribution du : 30/10/2019 14:02
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
Maître Onirien
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De Dumas père, ou d'un de ses nègres pressé par le journal ; dans je ne sais plus quelle oeuvre :"Il baise la main de la comtesse et s'affaisse."

Contribution du : 02/11/2019 11:09
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
Chevalier d'Oniris
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Comme on se gàte l'esprit, on se gâte aussi le sentiment.

PASCAL, Pensées, I,6

Contribution du : 05/11/2019 18:13
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
Maître des vers sereins
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J'avais vu ces mots sur l'affiche public d'un évènement culturel, en marchant dans la rue : "Aimer c'est agir".

Ce sont les derniers mots écrits pas Victor Hugo.

Ce qui me frappe, c'est le double sens de la phrase, je lis que l'amour doit se traduire en acte, mais aussi que l'amour est un acte en soi. c'est à dire que la phrase peut aussi bien signifier une succession qu'une égalité.

il y a paradoxe puisque ainsi défini, l'amour est à la fois faire et ne rien faire.

Contribution du : 05/11/2019 20:17
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Un Fleuve
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
Chevalier d'Oniris
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'La nostalgie a toute l'éterité devant soi.'

Contribution du : 05/11/2019 20:30
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
Expert Onirien
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27/04/2018 09:19
De FRANCE
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Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous.

Citation de Franz Kafka

Ce n'est pas tout à fait l'effet que cela me fait, évidemment cela dépend sûrement du livre ...

Contribution du : 16/11/2019 16:31
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Citation :
Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages. Citations de Jules Barbey d'Aurevilly
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Re : Les phrases étranges de nos écrivains
P'tit nouveau
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Volupté de Sainte-Beuve, où l'auteur, malgré quelques belles pages, se complait aux préciosités creuses et alambiquées.

"Nous avions, dans toute la longueur de l'allée, un fond de ciel clair, sans un seul nuage, sans rougeur vive et sans étoiles ; nous n'allions ni du côté du soleil couché ni du côté de la lune levante. Quelque chose de vague, de fuyant, d'indécis, de clair-obscur et de clairsemé, composait cette vue et ce moment ; une douce vapeur rousse végétale était répandue sur tout cela."

Difficile de saisir précisément où les personnages vont et sous quelle atmosphère... Mais Sainte Beuve le savait-il lui-même ?

D'ailleurs, il ne se passe pas grand chose dans ce roman où la monotonie du vide est dépeinte, avec toutes les nuances du rien, dans de grands épanchements melliflus :

"Les derniers mois de l'année s'écoulèrent ainsi, sans que rien d'autrement saillant me revienne, soit que les incidents aient langui en effet, soit que la mémoire ne me les rende pas. J'étais affairé et sans relâche, dépaysé à l'entrée de la terne saison, plongé en une vie peu franche. La Toussaint et la Noël de cette année n'ont rien à me dire, maintenant que j'y repense : ce sont en moi d'étranges marques d'oubli. A l'éblouissante quinzaine qu'avait ouverte la rencontre avec Georges, une sorte de brouillard et d'éclipse avait succédé. D'où vient qu'il y a des endroits de lointains souvenirs, si nets, si perceptibles dans les plus insignifiantes circonstances ? d'où vient qu'il en est tout à côté de si troubles et indistincts ? Cela tient moins mon ami, aux circonstances en elles-mêmes qu'à l'état essentiel de l'âme dans le moment des circonstances survenues, au plus ou moins de clarté active où elle était, les recevant en son onde et coulant derrière. Nous nous souvenons du passé à travers et avec notre âme d'aujourd'hui, et il faut qu'elle ne soit pas trop brumeuse ; mais nous nous souvenons dans notre âme d'autrefois, et il faut qu'aux endroits des souvenirs elle puisse nous luire au loin, d'un flot d'argent, comme une rivière dans la prairie. "

Bref, Sainte-Beuve s'écoute parler. Ce rendra malgré tout peut-être ce roman sympathique à tous ceux qui, comme moi, partage ce vice

Balzac ne le rate pas en tout cas, dénonçant les mots "trop faux où la pensée [de Sainte-Beuve] est à l’état de germe, et qui le constituent l’inventeur du têtard littéraire: quel autre nom donner à ses embryons d’images flottant sur une mare de mots ?"

Contribution du : 17/11/2019 16:00
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