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Ma volière
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Bonjour,

Une petite bafouille pour remercier le CE, la correction et la publication, pour la sélection et la mise en ligne de ma volière

Ensuite, remercier tous mes lecteurs qu’ils m’aient commentée en EL, ou post publication, ou qu’ils m’aient envoyé un gentil MP pour me faire part de leurs impressions : être lu est un privilège sans nom !

Ma volière fait partie de moi depuis l’enfance… s’est élargie, fournie, dans mon propre cerveau au fil des scanners et autres examens nécessaires à expliquer une constante hallucinatoire : olfactives, auditives, visuelles, sensorielles, ces hallucinations ont été (et sont parfois encore) partie prenante de mon quotidien pendant tellement longtemps, que je n’imagine pas vivre sans …

Constantes, mais également symptômes, ces animaux bruyants et dépendants ont élu domicile dans ma tête, bien à l’abri, protégés du monde extérieur par mon seul refus de m’en défaire. M’offrant des lumières plus vives que le plus ardent des soleils, des émotions plus vivaces que ce que mon esprit pouvait imaginer, des odeurs inédites auxquelles j’étais la seule à avoir accès, des tremblements compulsifs que j’étais la seule à voir, à sentir…

Et puis, on fréquente des gens atteints de pathologies du cerveau, mortelles ou non, en neurologie, en soins palliatifs, et on se rend compte qu’ils ont tous leur volière. Parfois, ce sont des oiseaux de proie : ces derniers ont tendance à être dangereux, ils dévorent, tuent. Parfois, ce sont de gentilles mésanges qui sifflent et chantent… d’autres fois, des nuées de pigeons ou de corbeaux, bruyants, agressifs, qui ne laissent aucun répit, aucun repos… et quand ils se taisent, c’est là qu’on se sent vide, …

J’aime les oiseaux… Après tout, si leurs piaillements, leurs serres, leurs picorâges s’arrêtaient, qu’allait-il rester de moi ?
Rien, d’après mon expérience directe de la question.
Sauf, que quand vous hébergez des volatiles, toute une volière, dans votre cerveau au point qu’ils induisent votre personnalité, et que vous souhaitez en faire élevage, votre famille, vos amis, votre patron, la police, le monde médical, on s’insurge.

Je voudrais donc, par cette poésie, poser la problématique, mettre un malaise, et faire comprendre que parfois, ce qui fait la singularité d’un être peut aussi être ce qui le tue, d’une manière ou d’une autre, à feu lent, ou rapide. Opposer le besoin vital de tuer (ou d’anesthésier) les oiseaux, et celui presqu’aussi essentiel de les conserver, intacts pour conserver sa singularité.

Merci donc à Fowltus et Miguel (que je sais de plus assez tatillons) pour l’appréciation de mes oiseaux. Qu’ils vous aient touché leur donne consistance.

kreivi : vous avez ressenti le malaise. Kreivi avec une finesse que je n’aurais pas imaginé, avec les mots sinistre et crissant, qui définissent parfaitement le principe. D’ailleurs entre nous, j’espère vous avoir fait comprendre que non seulement je suis tout à fait au fait de ce que fait une aiguille dans la base cervicale, et qu’en plus, j’assume tout à fait les parallèles magnifiquement pointus que vous avez posés après votre lecture. Pour ça, merci, parce que cette violence, cette injustice, ces horreurs médicales qu’on fait subir aux gens ayant des volières (singularités au niveau de la tête) ne sont pas de tout repos, au contraire !

Marie-Ange, merci aussi, parce que c'est ça, c'est tout à fait ça !


Et Brume, ma coupine, la queue de pie, y a-t-il quelque chose de plus élégant ? ;) merci d'avoir aussi senti le malaise, et de l'avoir trouvé beau malgré tout.

Bipol (grand-frère d’armes), sodapop, papipoète, wancyrs, merci d’avoir relevé la constante psychique, celle qui me tient tant à cœur, celle qui accompagne les oiseaux avec tant de poésie et de violence.

Donaldo75, D., merci à toi d’avoir soulevé le parallèle artistique. La création peut-être le fruit de beaucoup de choses. Et oui, la singularité pousse à la réflexion : et si c’étaient les oiseaux qui avaient le pouvoir de créer ? Si c’était une tumeur qui me rendait drôle, fo-folle, complètement surréaliste ? Et si ce n'en était pas une ?
La panique de perdre la singularité. Qu'elle ne fasse pas vraiment partie de nous et qu'on (ILS) puisse l'ôter.

Marité, merci, votre lecture me charme, je serais curieuse de voir cette représentation, qui m’a réchauffée le cœur à la lecture de votre commentaire. Mais pour ça il faudrait que je vienne lire entre vos oiseaux à vous 

Arielle, pour l’universalité de la métaphore, pour avoir remarqué la tendresse, et l’essentiel… tu n’es pas sirène pour rien ! Merci de t’être approprié les oiseaux, et de les avoir compris.


Et puis, merci à vous tous pour vos commentaires bienveillants et pour vos lectures attentives.
Il est rare pour un texte d’être bien lu par tous ses lecteurs, et étrangement Ma volière est de ceux-là. Que vous ayez aimé ou non, vous en avez tous perçu l’essence !

Et comme disait si bien papipoète : Ouvrez-ouvrez la cage aux oiseaux (j’adore Perret) !


Contribution du : 08/01 21:39:53
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Re : Ma volière
Expert Onirien
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Hello Ananas

J'ai lu tes touchantes explications. Bizarrement ton récit m'a fascinée. Une singularité qui a bien retenu mon attention. Que ta volière reste bienveillante

Contribution du : 08/01 23:24:11
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Le léopard ne se déplace pas sans ses tâches (proverbe africain)
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Re : Ma volière
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oui , nous sommes bien frère et sœur d'armes et merci encore pour ton texte qui ouvre des portes

Contribution du : 09/01 09:33:52
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peut on éviter de se chercher
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Re : Ma volière
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Bonjour Ananas ! Ah ! lire entre mes "oiseaux" ... j'évite le plus souvent de ne pas les laisser s'échapper car les rares fois où j'ai essayé ... ils sont vite revenus se mettre à l'abri où je les protège. Ils ne m'inquiètent pas du tout et sont nécessaires à l'équilibre intérieur, enfin je crois. Peut-être cela est-il dû au fait que j'ai passé de nombreuses années dans un environnement où le "monde invisible" côtoie le "monde visible" sans que l'on soit étonné ...

Contribution du : 09/01 09:44:17
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J'aimerais être esprit pour traverser l'espace et modeler le temps, à jamais, à l'infini.
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Re : Ma volière
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De du côté de Brocéliande
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Comme peut le suggérer mon avatar, mes oiseaux à moi se déplument mais s'ils gardent un filet de voix je fais confiance aux vents pour les mener, de ci de là, vers une oreille bienveillante qui voudra bien traduire leur chansonnette. Bon vol Ananas !

Contribution du : 09/01 11:39:14
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"La poésie est aux apparences ce que l'alcool est au jus de fruit"
Guillevic
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Re : Ma volière
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De Salade de fruits
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vol au dessus d'un nid d'ananas



je sors, ...

merci les filles ! (et merci bipol, oui ça ouvre des portes... ;) )


Contribution du : 09/01 14:25:19
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“Massive lenteur, lenteur martelée;
Humaine lenteur, lenteur débattue;
Déserte lenteur, reviens sur tes feux;
Sublime lenteur, monte de l'amour :
La chouette est de retour.”
[Le Baiser - René Char]
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Re : Ma volière
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Ananas, voici la fresque qui a pris forme dans mon esprit depuis que j'ai lu ton poème.
Au centre du premier tiers horizontal, un tronc, personnage solide, épais, à l'écorce noueuse et recouverte d'entailles vieillies et moussues. Ses racines s'enfoncent profondément dans la terre, elles sont la garantie et la certitude de sa solidité.

Dans le second tiers horizontal, une ramure immense, généreuse, faite de branches innombrables portant les feuilles des saisons emmêlées. Tous les oiseaux y trouvent refuge.

Le dernier tiers horizontal serait occupé par un espace débouchant vers l'infini, là où peuvent évoluer les oiseaux, ceux qui s'envolent et ceux qui reviennent se mettre à l'abri du feuillage où on les distinguerait à peine sauf à avoir un regard averti.

Chaque tiers à fignoler avec un fourmillement de détails. Au pied de l'arbre, de très petits personnages, regards perdus vers le sol, certains peut-être effleurant la base du tronc mais aucun ne lève les yeux vers la ramure ...

Ce n'est qu'une esquisse, malheureusement je ne saurais la reproduire. J'imagine seulement que le tronc pourrait te représenter ... les racines sont les liens avec tous ceux qui nous ont précédés ...

Il ne faut pas grand chose parfois pour qu'un grain de folie me traverse l'esprit, libère peut-être "mes oiseaux" et ça me plaît beaucoup. Mais, jamais je ne m'aventurerais à confier ces délires à un psy ...

Contribution du : 09/01 16:08:06
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Re : Ma volière
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@Marite un Ananarbre de vie en somme :))

Bon, je te donne pas de délai parce que je suis une buse avec des soucis d'espace-temps, mais je vais tenter de mettre ça en peinture ou en dessin rapidement !



@Leni merci pour la réflexion, pour la note (même si aucune note ou un vraiment pas + aurait fait l'affaire, la note n'a qu'une importance relative), et pour votre lecture.
Un appel à l'aide... plus logique que de leur couper les vivres en se tranchant les veines, ou de les anesthésier avec des cachets ou interventions qui tueraient le "malade" autant que les oiseaux...
Merci.

Contribution du : 10/01 09:20:03
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Re : Ma volière
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@Pouet, tu dis
Citation :
La fin est intéressante je trouve, entre libération/liberté, vie/vide et mort.

et j'avais expliqué
Citation :
Opposer le besoin vital de tuer (ou d’anesthésier) les oiseaux, et celui presqu’aussi essentiel de les conserver, intacts pour conserver sa singularité.


Donc l'un dans l'autre, on est d'équerre :)

Merci pour ta lecture, j'aime toujours autant te lire en commentaire sous mes productions, je surveillerai ton colibri à venir :))

Merci Plumette, n'hésite jamais à te permettre !
Les poussières (provoquées par l'envol des oiseaux) ne laissent qu'un amas de plumes (ce qui reste une fois la poussière retombée et les oiseaux partis, vestiges ornithologiques inutiles)... mais je ne suis pas poétesse non plus tu sais ;)
Viens, et permets toi, quand tu veux !!!

Contribution du : 12/01 01:28:21
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“Massive lenteur, lenteur martelée;
Humaine lenteur, lenteur débattue;
Déserte lenteur, reviens sur tes feux;
Sublime lenteur, monte de l'amour :
La chouette est de retour.”
[Le Baiser - René Char]
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Re : Ma volière
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Hello Alcirion, merci de m'avoir déposé un petit commentaire en offrandes à mes zoizillons :)
Ouep y a clairement une constante neurologique, donc psychiatrique en transverse (ou en ligne droite), forcément, y a toujours une constante psychiatro-logique chez moi :))

Merci pour tes gentils mots et ta lecture attentive !
On sait bien tous les deux que c'est moi qui suis fan :)


Contribution du : 15/01 10:59:50
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“Massive lenteur, lenteur martelée;
Humaine lenteur, lenteur débattue;
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Sublime lenteur, monte de l'amour :
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