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Merci d'être venus lire mes pieds au ventre du ruisseau.
Expert Onirien
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15/12/2017 07:55
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Si j'avais su que ce poème (Ici) paraîtrait à la Saint Valentin, j'aurais proposé un texte sur l'amour. Mais n'en est-ce pas un pas finalement ? Chanter cette petite fleur qui va naître en héritant de sa mère la lune, de son père le soleil et de ses aïeux penchés sur elle, est amour aussi. Alors je remercie particulièrement le comité éditorial d'avoir accepté mes vers et de les avoir publiés ce 14 février.


Plusieurs commentateurs posant la question, je répondrai de suite au sujet du troisième quatrain. La règle demande l'alternance des rimes féminines et masculines. L'auteur respectant cette exigence est libre de l'agencement de ses vers. On pourrait trouver dans le même poème des rimes croisées, embrassées et plates si l'oreille y trouve son compte. Exemple d'un quatrain à rimes embrassées suivi d'un quatrain à rimes croisées tiré de À la musique d'Arthur Rimbaud :

Sur la place taillée en mesquines pelouses,
Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
Tous les bourgeois poussifs qu’étranglent les chaleurs
Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.

- L’orchestre militaire, au milieu du jardin,
Balance ses schakos dans la Valse des fifres :
Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ;
Le notaire pend à ses breloques à chiffres.

(...)

Au ventre du ruisseau, le changement d'organisation des vers marque le passage du froid et du brouillard à la chaleur et à la clarté. Il permet aussi de finir le poème sur un mot et une rime voulus. Pour obtenir le même résultat, il aurait fallu écrire un quatrain supplémentaire en risquant de faire trop long.


@Socque. La flèche de Phébus ne vous a pas touchée et celle de l'émotion vous a manquée. Néanmoins, votre excellente appréciation m'invite à travailler encore pour ne pas écrire que du classique accompli.

@Miguel. Oui, c'est la nature qui m'inspire et m'apaise. Je suis content de vous avoir communiqué un peu de son harmonie.

@Lebarde. Un grand merci pour votre enthousiasme.

@Dugenou. Il faut se méfier de l'eau qui dort mais ici, le ruisseau ne dort pas. Il va enfanter d'une fleur précieuse comme une émeraude.

@ Inconnu1. L'orfèvre, que je ne prétends pas être, fabrique de beaux objets avec des métaux précieux. Ses œuvres magnifiques émotionnent-elles toujours ? Je suis déjà satisfait de slalommer sans les toucher les hiatus et autres e caducs, il va falloir que j'attrape au passage les mots qui vont au cœur.

@Myo. "Un joli moment de pure poésie". Merci.

@Queribus. Vous avez démarré la matinée de bonne humeur au son de la pierre au lit de l'eau. La tyrolienne n'était donc pas chantée trop fort... J'aime bien aussi le sourire de votre commentaire.

@Wilco. Je découvre aussi votre pseudo. Vous ne pouvez pas être Enyd Bliton mais je vous remercie de m'introniser dans votre Club des cinq.

@Corto. Quelle persévérance ! Après avoir déjà lu dix mille et une fois ce genre de texte au style stéréotypé, vous me dites "à vous relire". Ne vous imaginez pas que mon prochain poème sera en prose. Mais, je le répète sérieusement, quand j'aurais réussi à mieux maîtriser la versification, j'essaierai de mieux planter de l'émotion sur mes rimes comme celle de ces grands-parents penchés comme des pleureurs sur un berceau.

@Papipoete. Je suis bien d'accord avec vous. On ne contemple pas assez ces trésors que la nature nous montre. Une confidence juste pour vous. Les mésanges apportent déjà de la mousse dans le nichoir du fond de mon jardin. Le printemps ne sera pas en retard. Des vers posés sur un coussin de vair... c'est beau et çà me touche.

@Dream. Darda, je comprends. C'est une liaison que les gens du sud font moins car ils éludent moins les e. Mais il faut y veiller, vous avez raison. Sans fraude vient en quelque sorte pour contredire le dérobés du deuxième quatrain et exprimer que la couleur prise par la pierre est bien un héritage.

@Hec4. Vous dites comme une lectrice proche (mais pas onirienne) : des sonorités qui glissent comme l'eau du ruisseau. C'est une joie que de réussir à faire chanter un poème.

@Cristale. Oui, c'est çà, c'est un enfantement, un bijou que l'on sème en hiver, éclot aux beaux jours en ayant grandi quelques mois au ventre discret d'une jolie rivière... émerveillant les vieux saules.
Votre explication sur le changement de structure au troisième quatrain épouse parfaitement la mienne !
Des flèches, j'en ai plein le carquois ! Mais je n'ai pas d'arc pour les tirer... Je vous les donnerai.

@Edgard. Bravo l'orfèvre est un peu t'exagéré mais je prends quand-même avec modestie. Pour la situation temporelle, c'est effectivement un peu confus. Il faut dire que je me perds souvent lorsque j'aborde ce genre de sujet. C'était quand son premier sourire ? Son premier mot ? Sa première dent ?
Mais je sais que cette fleur précieuse est mon plus beau bijou.

@Quidonc. Très content d'être le complice de votre évasion.

@LeMat. Au moins ce poème, sinon son exergue, vous aura permis de rire. Mais vous aviez la bonne clé, il ne s'agissait pas de hasard. Ainsi, vos "magistral", "ce poème précieux" "pourrait valoir de l'or" valent bien un passionnément.

Merci à tous, commentateurs, lecteurs, d'avoir chaleureusement accueilli mon dernier né Au ventre du ruisseau.

Contribution du : 17/02 19:49:31
_________________
L'art ne fait que des vers, le cœur seul est poète (A. Chénier).
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Re : Merci d'être venus lire mes pieds au ventre du ruisseau.
Apprenti Onirien
Inscrit:
21/02 17:54:36
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Utilisateurs bannis
Évaluateurs
Membres Oniris
Post(s): 142
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Encore un très beau poème. Il faut souligner l'importance de lire à haute voix de si beaux quatrains, cela les sublime.
Le bien nommé a de nouveau sévi sur nos sensibilités. Bravo !

Contribution du : 22/02 16:43:41
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