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Merci pour Patchwork / Sors de là !
Maître Pattie l'Orthophage
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27/12/2006 19:14
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Merci avant tout à ceux qui ont participé au défi Sors de là ! Merci d'avoir envoyé des nouvelles qui font plaisir à lire ! J'espère qu'il y en aura encore d'autres. Il en reste deux en EL.

J'ai vu ce "Sors de là !" alors qu'on était arrêté à un feu rouge. Et ça a fait flash dans ma tête : je tenais un truc à proposer en défi sur Oniris. J'ai proposé. À ce moment-là, loin de moi l'idée de participer : je voulais lire, activité facile et agréable, pas écrire, activité difficile. Mais la nuit, ça continuait à tourner dans ma tête, comme dans mon patchwork d'histoires (sauf que j'ai arrêté le café il y a plus de 10 ans). Alors j'ai décidé d'essayer, et de ne pas choisir entre les multiples idées que j'avais. J'ai du mal à écrire autre chose que des débuts, alors je me suis servie de ça.

J'écris peu et c'est dur pour moi. J'ai une fenêtre dans ma tête. J'écris ce que j'y vois comme je peux, c'est un moment que j'aime et que je redoute, j'écris en général sur une journée de peur de ne pas tout bien saisir tel que c'était dans la fenêtre. Quand la fenêtre se ferme, parce que j'ai écrit tout ce qu'il y avait dedans, j'ai un mal de chien à écrire autour : le début, une autre péripétie, la fin... C'est désagréablement frustrant. Parfois, en m'obligeant, j'y arrive (la dernière pièce du patchwork a résisté : ma fenêtre, c'était l'entrée d'Iris dans le magasin, c'est court. Le Polaroid est arrivé tout seul, je me suis dit "yeah, trop cool, je peux écrire, comme les vrais !" et puis paf, j'ai fini en résumé à la va-vite. Le lendemain, je me suis obligée à développer, et j'y suis pas trop mal arrivée, ouf !
Quand j'arrive à terminer, vient le deuxième meilleur moment, les relectures, les erreurs d'expression et d'échanges de lettres, les fautes, le rythme, phrase par phrase, avec dico des synonymes. J'ai beaucoup enlevé de virgules, notamment, c'est nouveau pour moi, ça.

Je ne pensais pas ouvrir un fil de remerciements, je ne l'ai jamais fait (pas que je ne sois pas reconnaissante, mais dans la vraie vie, je suis timide et mes textes ne sont que de petits écrits qui m'amusent, je ne vise pas à révolutionner la littérature, même pas à l'approcher). Sauf qu'au temps de mes rares premiers écrits, les nouvelles étaient nombreuses sur le site, très en vue, très lues, très commentées. Alors si je peux contribuer à rendre l'existence des nouvelles oniriennes visible, je ne vais pas rater l'occasion.

La chienne de garde en moi y a glissé des petits aboiements féministes, parce que, à ma grande surprise, j'ai découvert que l'anti-féminisme ou le masculinisme ou la chosification des femmes (faces légèrement différentes du même problème) n'étaient pas considérés comme hors charte sur Oniris. Sur Oniris, c'est une opinion. Alors je lutte comme je peux.
Ici, avec les craintes totalement justifiées de la maman amatrice de fromage de Bérangère : Bérangère va grandir dans un monde où la mode est revenue au masculinisme. Fort heureusement pour elle, elle n'existe pas.
Il y a aussi Héloïse, qui est de la pure fiction, parce que dans la vraie vie, même si c'est chez elle et pas chez lui, statistiquement elle ne pourra pas échapper aux coups de son prédateur, il faut cotiser : une femme morte tous les trois jours, passage visiblement obligé et finalement plutôt bien accepté dans la société.
Il y a ce pauvre Ionis, qui va devoir répondre de la disparition d'Isabelle : puisque la mode actuelle revient au refrain "elle l'a peut-être cherché", les prédateurs sexuels n'existent pas, alors chaque homme devient susceptible de tuer/violer une femme "qui l'a bien cherché".
Mais heureusement, il y a les Basile et les Émile, encore assez jeunes pour qu'on puisse leur enseigner qu'un non veut dire non, qu'une fille est un être humain à part entière.

J'ai râlé de rater l'épisode de Constance possédée. Je ne sais pas écrire ça, ça me frustre. À la base, Félix devait avoir été abandonné par sa femme, puis elle revient, mais entre-temps il s'est reconstruit et il la fait sortir de sa vie. Le pathos nécessaire m'a fatiguée à l'avance, mes yeux se sont posés sur le prénom, alors miaou ! Dylan et Adèle me plaisent bien, mais je ne sais pas quoi en faire. J'ai aussi aimé Gustave et Géraldine, j'aime écrire des scènes de ménages dans des scénarios de théâtre. Et en toute immodestie, je dois dire que j'adore l'histoire d'Iris, notamment parce que j'ai réussi à faire semblant de la finir (ce qui relativise mon immodestie, certes, mais pas ma fierté personnelle : prends ça dans les dents, Page Blanche !). Vous n'aurez finalement pas rencontré Jeanne, exploratrice archéologue qui découvre une cité maya dans la jungle et tombe dans le sous-sol d'un temple. C'est usant d'écrire, et aussi ma fenêtre n'était pas assez grande.

Je sais que ma nouvelle aura peu de lecteurs, parce que 20 000 caractères, sur un site qui publie maintenant majoritairement des poèmes, c'est vraiment long. Merci à aux warriors qui sont allés / iront jusqu'au bout, qu'ils aient aimé ou pas, commenté ou pas.

Merci au CE (c'était atroce de ne pas pouvoir lire le débat sous mon texte, j'aurais nettement préféré voir des "pfff, c'est pas terrible" - et autres synonymes. J'espère que vous n'avez pas fait de flood rigolo que je ne pourrai jamais lire) merci au CE d'avoir sorti de là mon Patchwork, même si ça n'est pas de la vraie littérature.
Merci (infiniment) aux correcteurs d'avoir corrigé, et encore davantage d'avoir accepté de laisser passer une erreur de ponctuation à laquelle je tenais.
Merci à Xuanvincent, à Embellie et à A2L9 d'avoir commenté mon texte.
Merci à Embellie de m'avoir suivie dans mes deux défis. Si j'arrive à avoir une autre idée, j'espère vous lire de nouveau !
Larivière, ton commentaire me va droit au coeur, heureusement que j'etais assise quand je l'ai lu ! Merci (à lire d'un ton timide, les pieds en dedans, le regard baissé pour ne pas être trop éblouie par ce que toi, tu es capable de faire).

Contribution du : Aujourd'hui 10:38:55
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C'est quoi cette mode de bâcler ses loisirs à toute vitesse ?
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