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Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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02/10/2013 12:55
De La Thébaïde
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Minute papillonne pour « MINUTAIRE». Senglar au portillon:)


--- Pourquoi ce mini poème ?

Je venais d'en commenter plusieurs aussi mini que celui-là, fort mimi par ailleurs, tout à fait estimables et justement estimés... et j'avais envie d'être auteur, n'ayant rien d'utile sous le pseudo « senglar » et comme je ne voulais pas piller « brabant » de qui je veux me distinguer. Il en a plein sous le coude le bougre, y compris des nouvelles et même deux romans mais il est d'un complexe  quant à ses textes premiers et à ses formulations!... Complexe d'infériorité évidemment ! Alors je me suis dit, ouvrons si possible d'artifice le feu, jetons sur le papier quelques vers surréalistes, on verra bien ce qu'en pensera l'Editorial Comité, je ne risque jamais qu'une volée de bois vert si l'enfant est accepté et soumis à l'encan.

Ce qui fut le cas mais le feu du bûcher fut d'un petit fagot par ailleurs bien vite étouffé, merci à tous ceux parmi vous qui m'ont évité la carbonisation :)))




--- Pourriez-vous en expliquer la genèse, la méthode, vous justifier... Si peu de vers et de plus aussi courts et par ailleurs pas toujours très clairs, cela est-il permis ? Fîtes-vous encore et toujours du « brabant » ?

Mais non ! D'ailleurs ne me parlez plus plus de ce faraud-là :((( Pour en venir à ces versillons au départ il y eut un gars qui écrivit :

« Buvez du lait d'oiseaux
lavez vos chocolats
dada
dada
mangez du veau »


Puis il y en eut un autre qui prit le relais :

« Ils étaient quatre qui n'avaient plus de tête
Quatre à qui on avait coupé le cou
On les appelait les quatre sans cou 
...
Quand il mangeaient c'était sanglant »

Qui étaient Anatole, Croquignole, Barbemolle et encore Anatole ? Desnos, Breton, Eluard et tous les autres, Aragon et pourquoi pas Péret, le fidèle, l'indécrottable soldat Péret (je ne suis pas péjoratif hein, Péret est un inestimable poète, sans doute inestimé, pas sûr, il peut être succulent quand il n'est pas sciemment abscons, en tout cas il est toujours rêveur et charmeur à sa façon. M'en vais le relire tiens ! Mais moi c'est Desnos mon héros !)


Alors... Donc il y eut... Mais cela coule de source, ce cher Benjamin :

« Comme il dansait dans son pantalon
un œuf sortit de la cuisine
à pas lents »

et puis aussi :

« La grande armée sur un plateau
coupait du zinc
coupait du zinc
Elle en fit un cheval blanc
pour Henri IV
pour Henri IV
mais il mettait la poule au pot
sans arracher les poils
de son cheval blanc »


Donc ça c'est du Péret (auteur par ailleurs de l'opuscule « Les rouilles encagées », je canarde je sais:) mais ne cancane pas), surréalisme momifié par Breton selon qui tout sens ou toute option de sens seraient déclarés comme nuls et non avenus, surréalisme abscons codifié purement et carrément automatique et hypnotique voire ensommeillé et fumigatique, refusé par Desnos qui voulait conserver un peu de sa liberté d'expression, la cuite d 'accord mais pas le coma éthylique. Ce qui lui valut d'être exclu, lui l'enfant chéri du départ, par le Pape son mentor.

Adam déjà... mais dans ce passé lointain c'est Eve qu'on accusa.



« MINUTAIRE » se situerait ainsi juste après l'exclusion de Desnos et avant l'avènement de Péret (en toute modestie hein et toutes proportions gardées eu égard à ces génies, je ne fais que situer l'esprit de de mon petit poème sur une échelle chronologique littérairement parlant) et je l'ai voulu en majeure partie issu de l'écriture automatique mais aux automatismes reconstituables et ils ont d'ailleurs été reconstitués par les lecteurs qui ont bien voulu faire preuve d'ouverture d'esprit à l'égard de ce poémaillon d'obédience surréaliste. Du moins c'est ainsi que je l'ai voulu.

Merci à tous ceux qui n'ont pas fermé le tourniquet du ticket de métro à bien mettre à l'endroit, piste face au lecteur optique. Nous sommes encore nombreux à vouloir enjamber les portillons, j'ai trouvé cette façon de faire très rassurante:)





--- Tout cela est bien beau senglar, peut-être un peu pédant, une telle brièveté ne risque-t-elle pas cependant, malgré tout ce discours, proche d'une maïeutique, de passer aux yeux de certains pour de la fumisterie ? De la fumée d'opium ? Un album de Tintin déjà...

Si vous êtes jaloux de Tintin c'est que vous n'avez pas encore 7 ans ou bien alors plus de de 77, dans un cas comme dans l'autre je vous conseillerais de lire Saint Augustin et puis après revenez me voir...si vous avez survécu ou si vous êtes encore vivant.

Premièrement faire court c'est la garantie d'être lu souvent, je l'ai vérifié:) Pour tous ceux qui ont publié ici.

Secondement la longueur d'un texte n'est pas garante à mes yeux de la qualité d'un travail, un texte bref peut valoir tout autant, est-il nécessaire de torturer les mots et les sens en longues et lentes circonvolutions, le lecteur bien souvent sait gré à l'auteur de ne pas postillonner et re-postillonner a l'entour. La qualité bien sûr peut se trouver ici comme elle peut se trouver là. Et certaines phrases et certains longs, interminables paragraphes de Balzac et d'autres encore de Dumas Père ne se sont retrouvés dans leurs romans que pour faire du chiffre, j'entends du numéraire et du surnuméraire, ce qui n'enlève rien au génie de ces deux auteurs. Ce que je veux dire c'est que si la faconde peut être géniale, la brièveté peut l'être aussi. Je ne parle pas de la mienne:) D'ailleurs je suis long ici:(


--- Ah ! Mais encore ?...

Tout le monde se souvient de César, Celui des compressions, des voitures tout d'abord puis de gueules de ciné. Il mit un certain jour entre les mains d'un journaliste qui l'interviewait un morceau de grillage emmêlé d'un tuyau, non pas d'arrosage, mais un mélange de cuivre, d'étain et de plomb, quelque chose de bien malléable. Emmêlez ou démêlez-moi ceci cher ami et faites-en une œuvre d'art.
Sourire en coin, clin d'oeil complice et satisfait du côté de la caméra...
Le journaliste souffla, sua, s'égratigna beaucoup. Au bout d'une demi-heure il avait toujours entre les mains une ferraille abjecte dont n'aurait pas voulu même le roi d'Arabie pourtant avide de placement pour ses pétrodollars pourris ni le plus inaverti des amateurs d'art premier ou bien contemporain. César se saisit alors de l'objet infamant, le regarda, le tourna, fit deux ou trois torsions, l'une par ci, les deux autres par là, appuya sur le grillage, en fit une capuche. Puis plaça sous les yeux ahuris du télé journaliste une œuvre d'art parfaite et parfaitement achevée.
Vous avez vu mon ami, combien de temps cela m'a-t-il pris ?
L'autre interloqué :
Une trentaine de secondes,une minute ou deux, le temps d'un... MINUTAIRE;)
Et César de répondre :
Oui mon ami mais derrière il y a quarante ans de travail !


Un vers sera-t-il génial parce qu'il a coûté trois nuits de travail et de sueur et de cauchemars ? Possible mais pas forcément vrai.

Un vers sera-t-il médiocre parce qu'il aura été servi tel quel aussitôt que pondu ? Possible mais très possiblement faux.

L'écriture automatique chère aux surréalistes demande ce type de comportement sinon où serait le jaillissement et la fraîcheur de ce genre d'écrits.
Le poème que j'ai proposé ici est donc le résultat de ce type d'écriture et je crois comme César et beaucoup d'Oniriens (ne sommes-nous pas tous des Césars?) qu'il peut résulter de longues années de lectures et de décorticages... et peut se présenter sans avoir à s'habiller d'oripeaux post sudoripares. De la fraîcheur ! De la candeur ! Voilà comment à voulu se présenter le poème « MINUTAIRE ».Il a fait dans le jet.




Faire court donc fut mon ambition première, je voulais écrire le poème le plus court jamais publié sur Oniris:) D'ailleurs au départ il ne comportait que cinq strophes. Mais l'algorithme le refusa. Mince je pondis une strophe supplémentaire sur le vif comme une truie bien rose pond un petit cochon, ploc ! Ce fut la strophe du gousset qui se vide (ça ne s'invente pas non ! Lol:) ). Nouveau refus de l'algorithme : Toujours trop court monsieur ! Re-mince, j'essaye un vers de conclusion : « Le temps accouche » pondu comme un nouveau petit cochon mais un mini cochon cette fois (sans les jambons). Et l'algorithme pour la troisième fois (doit s'appeler Saint Pierre celui-là, pas Nico) de répondre : il manque encore quelques caractères. Mourant j'ajoute : « sans heurt ». Ouf ! Accepté ! Je suis certain cette fois d'avoir écrit le poème le plus court jamais proposé sur Oniris.

Or j'en ai repéré au moins deux plus courts que celui-là.
le très estimable « Retour à la ville » d'APIERRE fait 280 signes
le très estimable « L'ornement » de JON en compte 281
« MINUTAIRE » en fait 336
L'algorithme m'aurait-il obligé à produire une poésie fleuve ? Il faudra m'expliquer ça. C'est un échec pour moi ! Un premier échec car 'Minutaire'... n'a pas été pas loin d'être fusillé pour l'exemple celui-là. Lol





« MINUTAIRE »
Genèse et explication
puis j'en viendrais bien sûr aux remerciements particuliers à mes généreux et moins généreux commentat/rice/eurs.

Que soient remerciés en premier lieu le COMITE EDITORIAL et la MERVEILLEUSE MARIMAY qu a veillé sur ce petit oiseau sans plumes qu'est mon petit poème qui marque mon entrée au panthéon des auteurs d'ONIRIS. brabant est mort ! Vive senglar !



LE TITRE : « MINUTAIRE »

Inspiré évidemment de « minuteur » qui mesure, emprisonne et ordonne le temps ; le temps soumis aux ordres, prisonnier dans ces petites boîtes, ces poudriers que seront les strophes, le temps que l'on va enfariner. Pour une fois les rôles seront inversés.
« minutaire » rime avec « reliquaire », qu'est-ce qu'un reliquaire sinon une boîte où l'on fait taire la minute... ou l'on suspend le temps car ici on le regarde, on l'observe, on le régule, on l'enfarine et on le domine, « Minutaire » c'est le Minotaure qui bouffait tout sur son passage, Chronos y compris.
Ben oui, c'est ça l'écriture automatique ! N'est-ce pas merveilleux ?


« le réveil
aboie
aux mâtins »

c'est la seule strophe que j'ai travaillée, comme je le regrette bien que je ne la renie pas mais à partir de là ça n'est plus de l'écriture automatique... et ça devient un faux libre.

Au départ c'était :
« le réveil
songe
au matin »

c'était beau ça, c'était simple, c'était naturel. Et puis je me suis dit : Tiens :... »mâtin » ça pourrait être un chien, voir Naples et mourir:) Et puis Satan a ajouté : ça aboie un chien !
De la création poétique ça ? Du Canard déchaîné oui ! Et certains ne m'ont pas loupé. Bon c'était couru d'avance. Lol.
Ceci dit j'aime bien quand même. Faut assumer. Et certain/e/s ont souri. Preuve qu'il ne faut pas désespérer de la nature humaine et qu'on peut encore s'amuser en poétisant.



« l'heure
beurre
aux quatre »
Là et jusqu'à la fin on est dans l'écriture automatique : ploc, ploc, ploc... que des petits cochons roses comme chez Disney. Si le sens n'est pas là au départ il vient après car dites-vous bien qu'il y toujours un sens.
Ici c'était la tartine au beurre du quatre heures de l'après-midi, on savait vivre quand j'étais enfant. Mais cela pouvait aussi être le quatre quarts. Qu'est-ce qu'ils sont efficaces mes commentat/rices/eurs ; à croire qu'on a emprunté les mêmes chemins.



« le sablier
perd
ses dents »
Ah celui-là j'ai eu du mal. Qu'est-ce qui m'était donc passé par la tête. Pourtant c'était une évidence pour moi ce sablier qui perdait ses dents. Il ne pouvait pas sortir de nulle part.
Et puis, merci Archi, je me suis représenté les sabliers coniques de mon enfance, comme deux canines antagonistes superposées, la dent de sable s'écoule du haut vers le bas et se perd, je le retourne ce sablier et la dent se perd à nouveau. Il n'imagine rien gratuitement l'esprit humain. Mais comme l'a remarqué BlazeSaintLuc dans son commentaire le mien doit être un peu tordu:)



« la montre
s'épile
au poignet viril »
Là je suis plus vieux que dans la tartine au beurre, je n'ai plus besoin de ma maman pour me beurrer, le poil, le poil sauvage, à l'époque où ça n'était pas encore à la mode de le raser, est un solide, inébranlable symbole de virilité, quel homme digne de ce nom n'a jamais tressailli à l'arrachage soudain de quelque poil arraché coincé entre les anneaux métalliques de sa montre de supermarché ou d'un marché super... le résultat est le même. Vous voyez c'est tout bête l'écriture automatique mais j'étais plus vieux.
Beaucoup de commentat/eurs/trices ici aussi ont eu du flair. Pourtant je ne connais pas de femme-singe mis à part la Callas. Oh je suis mauvaise langue, j'adore la Callas mais il est vrai que je déteste Onassis. Lol



« l'horloge
borde
aux rythmes »
'borboryme', j'ai été percé à jour quasi instantanément, mes ami/e/s commentat/rices/eurs ont l'oreille, on est dans l'association de sons. Et pour moi la pendule c'est toujours la pendule comtoise de Goupi mains rouges dont l'ancêtre a transmuté son trésor d'or massif en balancier dans son ventre de hêtre aux larges hanches comme une panse plate (oui je sais là je pousse un peu). Largement de quoi borborymer. Un des meilleurs films du cinéma français avec Fernand Ledoux et le sulfureux Robert le Vigan. Bref c'est du tout simple ça:))



« le gousset
hoquette
et se vide »
ça c'est la strophe ajoutée, peut-être la meilleure, pour ce qui est de la technique surréaliste. A mon avis toute simple on vide le gousset de sa montre – on l'extirpe quoi pour lire l'heure -qui accroche au passage et hoquette ; mais j'ai aussi des souvenirs de Dickens, et Chapeau, Merci RAOUL, on apprend aux jeunes ramassés dans la rue, futurs truands, à voler, tire-laines et autres vide-goussets, j'avais un peu ça en tête aussi les souvenirs parfois se concurrencent et se superposent, ça dépend du centre d'intérêt du moment, et j'ajoutais aussi le borboryme du bon bourgeois ventru à qu l'on s'attaquait... Bref, quand je pense qu'il y en un qui pensait ce poème était vide:)



« le temps accouche
sans heurt »
Ben de tout ça (de ce « peu » ont pensé certains) il fallait bien accoucher. Et j'ai choisi de ne ne pas le faire mourir ce temps parce qu'il était prisonnier du minuteur/minotaure/minutaire de l'homme et que ce n'était pas lui qui fauchait pour une fois mais qu'on l'avait bel et bien harnaché:)))

Comme quoi le surréalisme et la brièveté ont du bon, il suffit de vouloir défricher, trois brins d'herbe ici et trois touffes là, ce que beaucoup d'Oniriens ont fait et je les en en remercie. Je m'en vais dans un second temps les remercier un à un, rendant à César... car beaucoup m'ont apporté en plus du réconfort de voir que l'on n'est pas seul en ce bas monde et qu'il peut être haut et beau et pur, du sens, des sens et du bon sens. Merci:)

Je jure bien à l'avenir de ne plus jeter sur le papier de poèmes aussi courts, il y a trop à dire...



En tenant compte de tous vos avis et conseils voici comment je réécrirais ce poème surréaliste :
(- attention au titre – attention au chien – tirer au sort l'ordre des strophes pour faire du vrai libre -)


Minutes

le réveil
songe
au matin

l'horloge
borde
aux rythmes

l'heure
beurre
aux quatre

la montre
s'épile
au poignet viril

le sablier
perd
ses dents

le gousset
hoquette
et se vide

le temps accouche
sans heurt



Voilà, c'est parfait, merci à vous tous:) Un bel exemple d'une bonne utilisation d'Oniris !

Senglar:)))

vais ressusciter brabant moi, il est moins compliqué !



Je reviens dans un deuxième temps pour les 19 mercis:))))))))))))))))))) Mais d'abord je souffle un peu:)

Contribution du : 07/04 11:39:30
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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Eh Senglar, le court parfois semble la résultante d'une telle pression que s'avoue un dévers si abondant qu'il faut la tenue retenue d'une véritable cocotte-MINUTES pour la maîtriser !
Du coup quand on ouvre le couvercle, attention à l'explosion, là tu viens de nous en donner un avant goût.
Effectivement, c'est impressionnant toute cette matière amassée et mijotée dans ta tête, le plat ici que tu as mis en partage dans la concision de ton poème et dans l'abondance du fleuve de cette postface en argumente toute la richesse.

Contribution du : 07/04 12:29:30
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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De au pied du col du coin
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Bonsoir Senglar !

Brabant, le retour ???
Merci pour ce roman fleuve sur votre "mini" poésie... Un premier joli bébé.

J'avoue que si j'avais un peu saisi le choix de votre titre, minut' ère me paraissait plus approprié, en tout cas cela aurait été mon choix. Mais juste parce que je me paye le luxe parfois d'inventer des mots qui pour moi on un sens... Donc !

Je vous donne 20/20 pour la défense hardie de votre œuvre. Bravo, c'est du grand art...

Je sais aujourd'hui ce qu'il me manquait dans votre texte ; si je suis et j’interprète correctement votre poésie au début, à la fin, j'ai une interprétation toute différente de la votre.

« le gousset
hoquette
et se vide »
Pour moi, l'ensemble représentait des moments de vie, et là la période où tout fout le camp... avant :
"le temps accouche
sans heurt"
Pour moi, l'heure ultime de la fin de vie inaltérable et incontrôlable....

Du coup, il me manquait les sentiments et l'amour dans cette poésie. D’où mon com'...
L'amour...

Une vie sans amour, impossible

Contribution du : 07/04 20:09:00
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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Je n'ai point compté le nombre de caractères des explications minutaire, c'est que je ne suis pas notaire sans doutes.
Senglar le surréaliste fait dans l'automatisme drôlement cogiter , alors du coup es-ce encore surréaliste ?
(Tu vas te faire virer tel ce bon Robert.) Pour le quatre quart c'est pas de la gourmandise sans tartine et carré de Poulain , mais plutôt une façon de couper les tifs de l'heure en 4 . Je suis comblé par les explications voir la (Genèse) du minutaire.merci mon cochon.

Contribution du : 08/04 10:23:14
_________________
Citation :
Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages. Citations de Jules Barbey d'Aurevilly
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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@ lucillius :

Impératif tel l'esthète Néron, dans ses jeunes années... esthétique, vous alignez mes mots avec un haut-le-corps ainsi qu'un militaire (ceux-ci n'ont pas de haut-le-coeur n'ayant pas de cœur, pas même sur la main)... je m'attendais au pire... ouf !...pour en faire... un vulgaire lit de graviers (moindre mal) alors que sans le vouloir... vous alignez une rivière... de diamants.

Pour ce qui est du terme de droit, voyez chez Embellie comme il peut s'emballer de papier kraft.

Commentaire épidermique qui balaie en deux lignes d'un revers de la main ; sans intérêt pour moi.

A vous redécouvrir en com. moins « sommaires » Monsieur...



@ Gemini :

Bravo pour le cadran solaire qui marche à l'ombre. De bons souvenirs !

Bravo aussi pour l'intuition, l'ouverture d'esprit et les bonnes pistes :)))



@ Corto :

Vous n'avez pas tort et vous l'exprimez courtoisement. Je peux souscrire à vos options.

Pour ce qui est de l'émotion, je ne comprends pas pourquoi vous en faites un postulat de l'expression poétique.



@ Embellie :

« minutaire » provient par extension du mot féminin « minute » : Il est donc, bien que notaire, notarial ou notarié, un lointain descendant de cette dernière et donc tout à fait habilité à se trouver là, à cette place privilégiée, étymologie oblige ou permet. Aussi ne pouvez-vous l'en chasser. Est-ce ma faute à moi si les mots sont incestueux. « minute, minuteur, minutaire », quelle famille où l'on couche à tort et à travers :)

Bravo pour les poils usés sous le bracelet, il est bien évident que cet étouffement anaérobique n'est pas poétique... mais un poil arraché d'un poignet qui ne se veut pas veuve! Aïe ! Cela peut être une saillie, de la poésie héroïque:))

Dites-moi Embellie qu'est-ce donc qu'  un clepsydre , ma culture s'arrête aux chandelles du Moyen Age que l'on brûlait le soleil couché pour compter l'avancement de la nuit. Non, voyez-vous, ce petit poème ne s'est pas voulu une encyclopédie :)))

Pardonnez-moi de vous avoir un bousculée ici :)))



@Vincente :

Tu as raison vieux pote, ce poème est avant tout prétexte à m'amuser moi-même, les autres si possible. Oulipien il eût été plus fou encore. Il l'est suffisamment déjà.

Respect au poète que tu es :)))))



@ Hersen :

Merci pour ta générosité. Bravo pour avoir mis en valeur le travail sur les sons.

Mince j'avais oublié, je vais reprendre mon poème et écrire comme tu me le conseilles :
« le temps accouche sans heurt »
en un seul jet.

Merci à toi :)))))))



@ papipoete :

dont les commentaires me régalent. L'idée 5/7/5 est judicieuse... mais mon avorton finirait par se croire important;)

Merci à toi:))) (trois sourires seulement ? T'es pas Hersen quand même ! Lol)



@ STEPHANIE90 :

pas même 1/3 de vie et moi plus des ¾ je vous trouve bien impertinente de me trouver en « avarie »... et puis pourquoi voulez-vous encore et toujours de l'amour : un « cinq à sept » Oh ! Un « « tour-niqué » Non mais ! Vous êtes d'une inconvenance ! Un minuteur emprisonne le temps et s'il parle d'amour c'est de celui de la cuisine, celui des œufs mollets ou bien des omelettes. Tenez si vous avez cinq minutes à perdre allez donc lire « PAUVRE B... PAUVRE MISERE » de brabant et vous verrez ce qu'il en est de mes douleurs.

Merci pour votre vivacité, on ne s'ennuie pas avec vous :)))))))



@ emilia :

Bobby Lapointe, quel cadeau vous m'avez fait là ! Comme vous avez bien expliqué l'essence de mon petit poème, quelle bienveillance et quelle mansuétude aussi !

Mon amitié vous est acquise à jamais, croyez bien que je me sens très redevable de votre gentillesse comme de votre talent, j'attends avec impatience un nouveau poème de vous :)))))))



@ Provencao :

Merci pour votre commentaire et votre évaluation. Vous posez à mon sens une excellente question. Je crois qu'on pourrait y répondre en posant deux allégories antagonistes.

Bravo pour cette interrogation pertinente :)))))))



@ Luz :

Merci énormément pour ton évaluation et ta sympathie. Recevoir un tel compliment d'un poète de ton envergure me va droit au cœur. Très solides amitiés.

Au plaisir de te lire :))))) (même le meilleur des mecs n'a pas droit à plus de cinq sourires. Lol)



@ Davide ;

Je suis tout à fait d'accord avec votre analyse (d'ailleurs vos analyses sont toujours sérieuses et je me plais à les lire attentivement à chaque fois). Je n'irais pas jusqu'à dire que je regrette d'être resté dans l'ellipse, le but n'étant que celui-là.
Mais à y bien regarder il y aurait sans doute de quoi construire.
Bon là j'ai voulu rester dans le jeu initial.

Bravo pour votre pertinence :)



@ Palrider :

Merci pour votre com. J'aime moi-aussi les âges farouches et je suis prêt à vous suivre pour toutes les chasses quand vous le voulez :)))))



@ Raoul :

Ah ! Bravo Raoul ! Pour cette archéologie du langage ! Elle m'a permis de préciser mon idée : Bravo pour les vide-goussets et je me suis souvenu alors des tire-laines. « Bon Dieu mais c'est bien sûr ! » (Inspecteur Bourrel ! Tu te souviens). Tu es un gars génial, vraiment ! :)))))



@ Quidonc :

Merci et bravo pour le mâtin de Naples, je ne l'avais que sous-jacent dans mon esprit quand j'ai pensé au mâtin.

Sensass ta déduction !

Merci pour l'évaluation :)))))




@ Donaldo75 :

Encore un commentaire qui m'a ouvert les yeux : « du vrai libre ». D'ailleurs vous avez pu voir que j'ai repris ça dans ma genèse ; cette observation est tout simplement GENIALE.

Etre adoubé par un commentateur de votre qualité - de vous aussi je lis tous les com. avec attention – m'a procuré un réel et authentique plaisir :)))))



@ apierre :

Merci apierre, belle image que vous m'avez fournie là : Alice, lelapin blanc, Lewis Carroll. Le tout sans heurt. Merci encore ! Le temps ici c'est vous qui me l'avez conté :)))))



@ BlazeSaintLuc :

Mais c'est bien sûr les borborygmes, que ce petit poème ait été reconnu par l'une des plus belles plumes d'Oniris m'a comblé d'aise. Au plaisir de te lire, la CLASSE :)))))




19 commentateurs – 1 seul lit graveleux (au sens propre) – c'est pas si mal pour ce petit poème:)

Contribution du : 09/04 13:30:08
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"Je suis le Ténébreux,- le Veuf,- l'Inconsolé,/ Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :/ Ma seule Etoile est morte,- et mon luth constellé/ Porte le Soleil noir de la Mélancolie." "El Desdichado" G. de Nerval
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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Un petit passage par ici pour vous signifier que même si je n'ai pas commenté votre texte, j'en ai apprécié la démarche, étant moi-même assez partisan du surréalisme, de la plume semi-automatique et autres canassons tzarisés...

Pour me faire pardonner, je vous offre les aiguilles de pin sec de mon horloge des leurres (marque déposée Pouet Pouet) qui ne déparera pas dans votre bestiaire intemporeille.

Contribution du : 09/04 13:59:55
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Mes larmes sont bleues tant j'ai regardé le ciel...

Mohammad Al-Maghout
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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A vous lire Pouet j'avais deviné bien sûr qu'il y avait - et qu'il y toujours - en vous beaucoup de surréalisme ; c'est une part de soi - quand ce n'est pas la totalité - que l'on ne peut cacher, j'affirmerais même que c'est une fantaisie nécessaire pour qu'une tête reste bien saine et un esprit déraisonnable à souhait.

J'accepte avec plaisir votre horloge des leurres d'autant qu'elle est, vous l'avez bien conceptualisé dans l'esprit de mon petit poème, intemporelle.


Merci à vous :)

Contribution du : 09/04 15:39:57
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"Je suis le Ténébreux,- le Veuf,- l'Inconsolé,/ Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :/ Ma seule Etoile est morte,- et mon luth constellé/ Porte le Soleil noir de la Mélancolie." "El Desdichado" G. de Nerval
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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Merci à vous pour votre retour, si quelqu'un doit vous être redevable, c'est bien moi et merci encore à vous de m'honorer de votre amitié !
Juste que, pour le nouveau texte, il vous faudra patienter encore un peu, car celui retrouvé au fond du tiroir (et donc de mes jeunes années) vient d'être refusé...
En attendant, au plaisir de vous lire...

Contribution du : 09/04 20:19:26
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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Bonsoir Senglar,

vous m' écrivez plus haut :
Citation :
pas même 1/3 de vie et moi plus des ¾ je vous trouve bien impertinente de me trouver en « avarie »...


Bon mea culpa, je suis peut-être un peu jalouse... Vous avez quand même réussi avec votre jeunesse, j'en suis plutôt au plus plus d'1/2 de ma vie et vous au tiers me semble t'il, à me faire regretter la petitesse de votre œuvre. Je suis rester sur ma faim. Je vous avais d'ailleurs noté il me semble, que je trouvais qu'il y avait du travail derrière votre poésie.

Citation :
" Un minuteur emprisonne le temps et s'il parle d'amour c'est de celui de la cuisine, celui des œufs mollets ou bien des omelettes."


Et un cinq à sept sur votre minutaire pourrait ensuite mener aussi au mariage...
L'inconvenance est rectifié et l'honneur rétabli...

Midi au cadran
Grain de riz
En danse nuptiale


Voilà pour votre menu

Encore bravo pour votre travail, maintenant faut que je file c'est l'heure du film...

Contribution du : 09/04 21:46:23
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Re : Minutes de "MINUTAIRE" et Mercis de senglar
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Petit compliment de remerciement à BlaseSaintLuc...
@... Merci de nouveau à toi d'avoir poussé la porte de mon échoppe d'horloger fantasque, la sonnette tintinnabule encore aux traits de ton humour.
A nous revoir très vite en nos poèmes !
Voilà !... Tu auras compris que je voulais placer le mot "tintinnabule" quelque part :D
Ben c'est fait. Je te laisse à tes prospections souterraines :)


@ Didadou : Merci beaucoup pour ton passage (je suis dans le tutoiement là, alors je continue :) ). J'ai apprécié "dissonantes et sonnantes" très appropriées pour un "Minutaire". BSL disait : "subtil", c'est toi qui l'es :)
A te lire très bientôt. Dimanche ? Le baptême du feu sur Oniris ! :)))

Contribution du : 07/05 14:46:08
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