Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



(1) 2 »


Ne chantez pas la mort... (attention au droit d'auteur - edit Maëlle)
Expert Onirien
Inscrit:
17/06/2007 18:29
De Belgique
Groupe :
Membres Oniris
Évaluateurs
Primé concours
Auteurs
Groupe de Lecture
Post(s): 5338
Hors Ligne
Léo Ferré
NE CHANTEZ PAS LA MORT
Texte de Jean-Roger Caussimon


Ne chantez pas la Mort, c'est un sujet morbide
Le mot seul jette un froid, aussitôt qu'il est dit
Les gens du "show-business" vous prédiront le "bide"
C'est un sujet tabou... Pour poète maudit
La Mort!
La Mort!
Je la chante et, dès lors, miracle des voyelles
Il semble que la Mort est la soeur de l'amour
La Mort qui nous attend, l'amour que l'on appelle
Et si lui ne vient pas, elle viendra toujours
La Mort
La Mort...

[suite modérée - voir explication plus bas]

Contribution du : 07/05/2009 02:00

Edité par philippe le 7/5/2009 7:23:37
Edité par Maëlle le 7/5/2009 12:58:07
_________________
On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
[Emil Michel Cioran]
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort...
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
01/10/2008 00:05
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 2443
Hors Ligne
"Les morts restent les morts, mais j'aurais voulu encore marcher parmi ces ombres."

Contribution du : 07/05/2009 02:16
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort...
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
23/12/2008 17:40
Groupe :
Évaluateurs
Membres Oniris
Auteurs
Post(s): 1731
Hors Ligne
Une de mes préférées !

Contribution du : 07/05/2009 07:11
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort...
Webmestre
Inscrit:
25/12/2006 10:45
De Tournai, Belgiques
Groupe :
C.A. ASBL
Onirateurs
Organiris
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Webmestres
Post(s): 9453
Hors Ligne
Ce sujet est vérrouillé en attendant l'avis de notre spécialiste du droit d'auteur:
j'ignore si la reproduction intégrale d'une oeuvre apparament non libre de droit intellectuels et/ou financiers soit publiée de cette manière sur oniris.
si notre spécialiste confirme la chose, j'averti qu'à l'avenir et en tant que propriétaire légal de ce site, j'imposerai un Ban de 24 heures à tout utilisateur qui jouerai avec le concept.

Contribution du : 07/05/2009 07:28
_________________
Oniris sur
Linkedin
Facebook
Twitter
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort...
Maître Onirien
Inscrit:
01/01/2007 18:59
Groupe :
Primé concours
Groupe de Lecture
Conseil consultatif
Collaboration intersites
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 20542
Hors Ligne
Et bien non, on a pas le droit...



Un texte de chanson est une oeuvre comme une autre, soumise au droit d'auteur. Ce qui veut dire, d'abord, de respecter le droit moral de l'auteur. Félicitation Absolue, puisqu'il s'agissait de respecter l'oeuvre et son auteur. La copie est je suppose sans faute, le titre et l'auteur mentionné. Ca, c'est obligatoire systématiquement, dès que vous utilisez tout ou partie d'une oeuvre qui n'est pas la votre.
Si vous ne connaissez pas l'auteur, vous pouvez eventuellement le mentionner, à condition de respecter le reste...

C'est à dire les droit patrimoniaux. Ceux-ci ne courrent que jusqu'a 70 ans aprés la mort de l'auteur, ce qui est largement suffisant pour être en infraction dans ce cas précis.
Les droits patrimoniaux, c'est la possibilité pour l'auteur de donner (ou non) l'autorisation de reproduire (copier) ou représenter (donner à voir) l'oeuvre, et de la rémunération pour ce faire (autrement que pour un usage privé). Privé, en droit, ça concerne soi-même uniquement. Vous avez le droit de faire une copie pour vous, mais pas de la préter à votre voisin. Si si... même si l'expérience montre qu'en deça d'un certain public, personne ne s'en occupe.

Ces droit sont cessibles et transmissibles (contrairement aux précedents). Ca veut dire que les héritiers de Caussimon peuvent prétendre à rémunération pour toute utilisation publique de l'oeuvre, et que la gestion en est sans doute transférer à la SACEM (qui ne fait pas dans le détail - voir cette affaire là).

Et la sacem prends son rôle au sérieux. Pour ceux qui en douteraient, allez faire un tour sur le trés connu "paroles.net".

Pour des oeuvres non tombées dans le domaine public, il n'y a que deux possibilité pour divulger leurs oeuvres:
- la courte citation: courte n'est pas defini. Mais citer la moitié dans un message et l'autre moitié dans l'autre, c'est de la mauvaise foi
- le lien vers un site officiel, ayant vocation à diffuser ces oeuvres avec l'accords des ayants droit. Je laisse absolue faire la recherche, pour savoir si ce site existe. En attendant, je considére que la première strophe seulement peut être citée.


A noter que certains on cité DuBellay, ou Rimbaud. Ils sont mort depuis plus de 70 ans, il n'y a donc plus de souci pour la reproduction, seulement pour le droit moral (citer le ou les auteurs, ne pas dénaturer l'oeuvre).

Contribution du : 07/05/2009 12:56

Edité par Maëlle le 7/5/2009 13:26:12
_________________
écri-vaine; écri(ré)veuse; écri-vante; écri-vente... et critique!
Les auteurs viennent sur Oniris pour être commentés. Et vous, vous commentez souvent?
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort...
Visiteur 
Donc, si j'ai bien tout suivi, je peux citer Victor Hugo ?



(21 Juin 1878 - Allocution de Victor Hugo au Congrès Littéraire International sur sa position concernant la propriété artistique )



"Messieurs , dans cette grave question de la propriété littéraire, il y a deux unités en présence : l'auteur et la société. Je me sers de ce mot unité pour abréger ; ce sont comme deux personnes distinctes.

Tout à l'heure nous allons aborder la question d'un tiers, l'héritier. Quant à moi, je n'hésite pas à dire que le droit le plus absolu, le plus complet, appartient à ces deux unités : l'auteur qui est la première unité, la société qui est la seconde.

L'auteur donne le livre, la société l'accepte ou ne l'accepte pas. Le livre est fait par l'auteur, le sort du livre est fait par la société.

L'héritier ne fait pas le livre ; il ne peut avoir les droits de l'auteur. L'héritier ne fait pas le succès ; il ne peut avoir le droit de la société.

Je verrais avec peine le Congrès reconnaître une valeur quelconque à la volonté de l'héritier.

Ne prenons pas de faux points de départ. L'auteur sait ce qu'il fait ; la société sait ce qu'elle fait ; l'héritier, non. Il est neutre et passif.

Examinons d'abord les droits contradictoires de ces deux unités : l'auteur qui crée le livre, la société qui accepte ou refuse cette création. L'auteur a évidemment un droit absolu sur son oeuvre, ce droit est complet. Il va très loin, car il va jusqu'à la destruction. Mais entendons-nous bien sur cette destruction.

Avant la publication l'auteur a un droit incontestable et illimité.

Mais dès que l'oeuvre est publiée, l'auteur n'en est plus le maître.

C'est alors l'autre personnage qui s'en empare, appelez-le du nom que vous voudrez : esprit humain, domaine public, société. C'est ce personnage-là qui dit :

Je suis là, je prends cette oeuvre, j'en fais ce que je crois devoir en faire, moi, esprit humain ; je la possède, elle est à moi désormais.

L'oeuvre n'appartient plus à l'auteur lui-même, il n'en peut désormais rien retrancher.

L'homme qui vous parle en ce moment a commencé par être catholique et monarchiste. Il a subi les conséquences d'une éducation aristocratique et cléricale. L'a-t-on vu refuser l'autorisation de rééditer des oeuvres de sa presque enfance ? Non.

J'ai tenu à marquer mon point de départ. J'ai voulu pouvoir dire : Voilà d'où je suis parti et voilà où je suis arrivé. Je ne veux pas supprimer les premières années de ma vie.

Mais je vais bien plus loin , je dis :

Il ne dépend pas de l'auteur de faire une rature dans son oeuvre quand il l'a publiée. Il peut faire une correction de style, il ne peut pas faire une rature de conscience. Pourquoi ? Parce que l'autre personnage, le public, a pris possession de son oeuvre ."

(21 Juin 1878 - Allocution de V.Hugo au Congrès Littéraire International sur sa position concernant la propriété artistique )

Contribution du : 07/05/2009 13:44
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort... (attention au droit d'auteur - edit Maëlle)
Maître Onirien
Inscrit:
01/01/2007 18:59
Groupe :
Primé concours
Groupe de Lecture
Conseil consultatif
Collaboration intersites
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 20542
Hors Ligne
Et ça cadre parfaitement avec le droit, Tinuviel. L'auteur à un droit de divulgation, mais il ne l'a qu'une fois. Quand l'oeuvre est publiée, ce qui est fait est fait.
L'auteur à alors des droit patrimoniaux (qui consiste essentiellement à se faire payer pour tout diffusion).

Il a par contre un droit de repentir. Qui coute trés cher: l'artiste peut décider de retirer son oeuvre (pour la détruire et la modifier), à condition de dédommager ceux qui en ont l'usage. C'est couramment utilisé en art plastique(parce qu'il n'y a qu'un support à récuperer), mais trés rarement en littérature (il y a un exemple - un auteur qui s'était un peu trop épanché dans un de ses ouvrages et souhaitais effacer un petit secret d'alcove de son oeuvre). Là encore, c'est un droit moral, qui n'est pas tansmissible. On connais pourtant autant d'héritier qui publient allégrement les brouillons de leurs ancètre, que d'autre qui brulent tout de peur d'y apparaitre...

Pour être un peu sardonique... c'est un héritier de Victor Hugo qui à assigné François Ceresa en justice, parce que celui-ci avait eu le malheur d'imaginer que Javert, peut-être, pourrait réssuciter, et que Marius ne pouvais que mal tourner...

Contribution du : 07/05/2009 13:57
_________________
écri-vaine; écri(ré)veuse; écri-vante; écri-vente... et critique!
Les auteurs viennent sur Oniris pour être commentés. Et vous, vous commentez souvent?
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort... (attention au droit d'auteur - edit Maëlle)
Expert Onirien
Inscrit:
17/06/2007 18:29
De Belgique
Groupe :
Membres Oniris
Évaluateurs
Primé concours
Auteurs
Groupe de Lecture
Post(s): 5338
Hors Ligne
Donc, si j'ai bien compris, faut attendre que les artistes soient morts depuis 70 ans pour pouvoir diffuser leurs oeuvres? Mais vu que la population vit plus vieille qu'avant, le délai risque encore de s'allonger, non?

Contribution du : 07/05/2009 17:39
_________________
On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
[Emil Michel Cioran]
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort... (attention au droit d'auteur - edit Maëlle)
Maître Onirien
Inscrit:
01/01/2007 18:59
Groupe :
Primé concours
Groupe de Lecture
Conseil consultatif
Collaboration intersites
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 20542
Hors Ligne
Quelques ayants droits poussent pour que ce soit 95 ans... j'espére qu'ils n'auront pas gain de cause, parce que ça devient ridicule.

Mais la régle, aujourd'hui, c'est 70 ans aprés la mort de l'auteur pour que ça tombe dans le domaine public.

En attendant son libres:
- la citation
- la critique (l'exegése, l'analyse...)
- le lien vers (j'avais oublié Deezer, qui lui a des accords avec la Sacem pour la diffusion musicale).

Le but n'est pas d'empécher le vilain lecteur d'acceder au texte, mais plutôt de permettre une rémunération de l'auteur. Au départ, c'était 50 ans aprés la mort de l'auteur, plus un délai pour années de guerre (maintenant c'est 70 ans quelque soit la situation politique)... tout simplement pour protéger la veuve. Ca à l'avantage aussi d'éviter les assassinats d'artistes (sujet de nouvelle valable, non?).

Faire connaitre une oeuvre, ce n'est pas seulement la recopier... à vous de voir comment vous voulez défendre les oeuvres que vous aimez.

Contribution du : 07/05/2009 18:24
_________________
écri-vaine; écri(ré)veuse; écri-vante; écri-vente... et critique!
Les auteurs viennent sur Oniris pour être commentés. Et vous, vous commentez souvent?
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Ne chantez pas la mort... (attention au droit d'auteur - edit Maëlle)
Visiteur 
Hello, j'aurais une question à poser.

Les citations sont autorisées je vois, par contre il n'est pas précisé à combien nous en avons droit par texte.
Est-il possible d'en caser plusieurs, voir même des moitié de poèmes dans un seul texte ?

Contribution du : 08/05/2009 12:12
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
(1) 2 »





Oniris Copyright © 2007-2020