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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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Mais intéressons-nous de plus près à ce MonsieurF. Qui est-il exactement ?
MonsieurF est un homme tout à fait normal, sain et équilibré. Du moins, ce fut le cas jusqu'à cette étrange soirée de juillet 2003.

C'était un jour pas comme les autres dans le village de Red-Les-Vieux. D'ailleurs, à son réveil, MonsieurF l'avait fortement ressenti. “C'est une journée pas comme les autres !” avait-il braillé de son air bougon matinal, tout en se grattant comme à son habitude le dessus de son crâne dégarni de sa main droite et le dessous de ses bonbons fripés du bout des doigts de l'autre main.

Nous sommes durant l'année où la canicule a fait un ravage sans précédent. Ce jour-là, les températures avaient atteint des chiffres records. C'était exactement le 23 juillet. MonsieurF ne l'oubliera jamais. Nous frôlions les 40°C à l'ombre. Une catastrophe pour l'humanité entière ! Les anciens du village tombaient comme...bin comme des anciens d'un village en bout de course. D'ailleurs, on s'ennuyait tellement à Red-Les-Vieux que le René, patron du “Bar des allumés”, avait organisé pour les jeunes cons du village en manque d'inspiration et qui ne foutent rien de leur triste vie de merde, des paris afin de savoir qui serait le ou la prochaine à casser sa pipe. Après quelques jours à peine, le succès fut tel que certains venaient même de l'extérieur. L'ambiance battait son plein aux alentours de 12h lorsque le soleil était au Zenith et la chaleur à son comble. C'est à cette heure-là qu'on s'attendait à entendre sonner la sirène signalant le drame, démarquant ainsi les plus attentifs. Certains pour être bien sûr de pouvoir gagner la prochaine fois, suivaient avec attention chaque pas de chaque ancien. Il faut dire qu'ils n'avaient que ça à foutre de leur journée. Le moindre étourdissement et c'était direction chez le René pour parier un billet.

- 5€ sur le père Itonite !
- 10€ sur la mère Guez !
- 15€ sur le père De Yecou !
- 20€ sur la mère Cédèce ! J'l'ai vu hier. Son bas d'caisse est fêlé !

Aaah belle jeunesse ! “A l'époque, on savait s'amuser !”, certains se plaisent encore aujourd'hui à se le répéter non sans une certaine pointe de nostalgie.

En ce temps-là, MonsieurF était fou amoureux de la crémière. La Thérèse, qui n'était autre que la soeur du René. “Un sacré beau morceau d'bonne femme !”, MonsieurF se plaisait à répéter à qui voulait bien l'entendre.
Elle était âgée d'à peine une trentaine d'années. Ronde mais plutôt séduisante, certains la comparait non sans ironie au bonhomme Michelin mais avec des cheveux longs et - même si on ne la voyait pas - sans la bite. Les enfants du village eux, l'appelaient vulgairement “La vache à lait !”. D'ailleurs, elle aimait leur répondre sur le ton de la plaisanterie par un “Meuuuuh” bien sonore et énergique sans trop en connaitre la raison.

Il faut dire que la nature avait bien doté la Thérèse. Tel un char d'assaut, elle était armée de 2 obus à tête chercheuse qui lui permettaient de se laver sous la douche sans se mouiller les pieds. Pour un homme, il était très difficile de soutenir son regard, dans lequel on pouvait d'ailleurs noter un air de crétine mélangé à celui d'un oursin amoureux. Par ailleurs, cet air lui allait à ravir, surtout lorsqu'elle endossait sa robe à carottes. Vous avez bien lu, une robe à carottes. C'est un des détails qui plaisait beaucoup à MonsieurF puisqu'il avait on se sait pour quelle raison, une forte adoration pour ce légume riche en provitamine A, rendant ainsi son teint plus joli et délicat.

“Moi c'que j'aime chez une bonne femme, c'est qu'elle soit pas emmerdeuse du tout, qu'elle cause pas à tout bout d'champ. J'la veux avec de belles formes pour que j'puisse avoir bien chaud l'hiver mais surtout, écervelée à souhait et travailleuse pour pas qu'elle m'emmerde tout l'temps en me posant tout un tas d'questions à la con !” Il faut dire que MonsieurF savait parler aux dames. “J'veux qu'elle soit un tantinet comme mon âne Benjamin. D'ailleurs, le jour où j'la trouverai cette fichue bonne femme, c'est Benjamin qui va pas être content...ou si ! ”, disait-il souvent à ses amis lorsqu'ils se rencontaient au “Bar des allumés” pour boire quelques verres entre amis dans la joie et la bonne humeur. Pour plaisanter et à la demande de MonsieurF, la Thérèse s'était un jour prêtée au test du QI. Après vérification, l'examinateur avait conclu que l'appareil ce jour-là ne fonctionnait pas. “0, c'est impossible !” avait-il répondu avec fermeté. “Même une truite saumonée fait au minimum 2 !” Et pourtant, le même test la semaine suivante avait conclu au même résultat. Pour ne pas la vexer, on lui avait fait croire qu'elle avait obtenu 6, c'est à dire 3 fois mieux que le résultat de la truite. Elle était folle de joie !

Mais ce 23 juillet 2003, la vie de MonsieurF allait basculer. Venant de perdre pour la troisième fois consécutive 20€ en ayant parié sur la mère Guez alors que c'était le père De Yecou qui venait de prendre rencard avec St Pierrot, il décida de rendre visite à sa vache à lait histoire qu'elle le console en lui mettant “une petite pétée”, comme il avait coutume à dire. Mais en arrivant devant la crémerie, ce fut une tragédie. La police venait d'arrêter la Thérèse et l'ambulance sortait de chez le père De Yecou qui habitait 3 maisons plus loin. Sur le brancard, la victime avait un sourire d'abruti partant de l'oreille gauche jusqu'à la droite. Affolé, MonsieurF demanda de suite à la Thérèse pour quelle raison portait-elle les bracelets aux poignets. Son silence en disait long.

Après soupçons, il s'est avéré que les enquêteurs avaient investigué durant de longues semaines sur l'étrange cas Red-Les-Vieux et ses nombreux décès survenus ces derniers temps. Le verdict était tombé : le propriétaire du bar, le René, avec la complicité de sa soeur la Thérèse, faisaient disparaitre “le vieux” sur lequel on avait très peu parié et ce, afin de rafler tout l'argent investi par les jeunes cons du village et alentours.

Comment ? C'est simple ! Une fois le gibier en ligne de mire, la Thérèse, tout de court vétue, prétextait une offre exceptionnelle de lait de la part de la crémerie. Une fois avait-elle pénétré chez sa victime, elle simulait un malaise, se laissant ainsi tomber dans les bras de sa proie. La chaleur, la situation, ses formes endiablées, la légèreté de ses vêtements ainsi que son air d'abruti réunis, ne laissaient jamais indifférent sa victime. Celle-ci succombait à son charme après quelques instants seulement et y laissait à coup sûr, ses plumes après des ébats écourtés ou qui bien souvent, n'avaient pas eu lieu.

“Je ne lui pardonnerai jamais ! La salope ! Elle m'a fait perdre 60€, vous vous imaginez !!” s'insurge encore de nos jours MonsieurF lorsqu'on lui parle de ce fait divers.

Depuis, MonsieurF ne supporte plus le prénom Thérèse. On peut dans un certain sens, en comprendre aujourd'hui la raison...

(To be continued...)

@Myndie - Excellent !

Contribution du : 15/05/2014 19:54
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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Bravo à toi aussi Cat et ChVlu, comme toujours

Contribution du : 15/05/2014 20:20
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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10 ans s'étaient donc écoulés, au cours desquels la petite commune de Red-les Vieux avait laborieusement fait remonter son taux démographique. Thérèse avait purgé sa peine.
Pour elle, il n'était plus question, à sa sortie de prison de retourner vivre dans son village qui ne lui aurait sans doute rien pardonné de sa criminelle cupidité. Elle décida donc de s'exiler et choisit la grand ville la plus proche, Sacramanteau.

Elle n'avait que 35 ans et se faisait facilement à l'idée de repartir à zéro. Elle savait qu'avec son physique avantageux - elle avait consacré tout le temps qu'elle avait pu à pratiquer les haltères, de façon à garder son buste protubérant en parfait état de conservation - elle n'aurait aucun mal à trouver un job dans le premier bar venu. Elle se voyait bien d'ailleurs, dans un fourreau de cuir et en talons aiguilles, asticoter les clients tardifs et un peu éméchés.
Son seul regret était d'avoir perdu son grand amour, Monsieur F. Lui non plus n'avait pas supporté d'avoir été trahi par sa belle pour de l'argent. Il n'était jamais venu au parloir; il lui avait brisé le cœur, comme elle avait brisé le sien. Elle ne savait même pas si Monsieur F était lui-même resté au village après sa déception. Et d'ailleurs, peu lui importait; avec le temps, il s'était sans doute acoquiné avec une gazelle qui lui avait pondu un ou deux gones, puis s'était enfuie avec un autre marlou, le laissant face à ses responsabilités et à ses dettes...

Et c'est ainsi que Thérèse s'était retrouvée dans ce petit pavillon de banlieue si calme, sans se douter qu'elle n'avait pas complètement fini d'entendre parler de Monsieur F...

Contribution du : 15/05/2014 22:33
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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En xantia tout le monde, on remonte la file !!!!

Contribution du : 16/05/2014 01:45
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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Quelle belle suite ChVlu. Que d'imagination !

Contribution du : 16/05/2014 08:14
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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Son QI d’huître l’avait mise à l’abri des remords, et elle profita de ces dix ans de mitard pour rebondir en digne fille aux pectoraux gonflés à bloc.

Dès Ses premières semaines au placard, usant de ses charmes bovins, elle lia connaissance avec un certain Paulo Cuq. Un dur à cuire, tatoué de partout. Il était tellement dingue de tatouages, qu’il s’était même fait raser le crâne pour se faire des bleus sur la moindre parcelle de peau.
Dans ses bras de brute épaisse elle oublia vite M. F. Faut dire que c’était pas très difficile, jamais il ne l’avait fait grimper aux rideaux à une telle vitesse ! Et c’est souvent qu’elle se retrouvait au huitième ( ???...) - bon, c’était peut-être le septième, bof.. elle savait jamais exactement, mais ça lui était égal du moment qu’elle prenait l’ascenseur en roue libre.
Il lui arrivait souvent de servir de monnaie d’échange avec les caïds de passage, lors de leur sinécure à l’ombre. Fière de ce qu’elle prenait comme une promotion, elle se vantait auprès des pintades qui partageaient sa piaule, de connaître du beau monde.
Ce n’est que lorsqu’il se mettait à brailler, le Paulo Cuq, des noms d’oiseaux (que la décence et Papounet Jaimme avec son sifflet m’empêchent de citer ici), qu’elle repensait avec un peu de nostalgie à Red-les-Vieux et au romantisme épanoui de F.


...


@ Myndie :
@ Olivier : 10/10 à l'humour !
@ chVlu : va falloir mettre de l'essence dans le réservoir de la Xantia, hein mon grand !





Signé : Cat qui vire vite chat teigne, dès lors qu'on lui chatouille ses petons démons niaque, ouais !!!

Contribution du : 16/05/2014 09:19
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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A peine revenue en sa modeste résidence, Thérèse, étalée dans son fauteuil éculé, laissait divaguer son esprit dans les méandres de sa mémoire.
« De Red-Les Vieux à Djeunscons il n’y avait que quelques sombres heures, à d’autres fin les ânes et lumières étaient utilisés. Bien les Raidis, ne gâchaient pas une occasion d’aller, pique niquant, faire les beaux ruraux dans les vertes prairie de Djeuns…comme il était d’usage de dire. Pour l’auberge espagnole du midi chacun y allait de sa petite gâterie :
Ludi en ambitieux carnivore de son état à qui personne n’avait fait lâcher le steak promis, ne manquait pas de passer commande à son boucher à queue de cheval,
Widjet tentait systématiquement de refourguer ses vils gâteaux au chocolat avarié, ou des fruits de mer au parfum redoutable
Cet emmerdeur de chVlu se défilait comme d’habitude en élucubrant sur le fait que la tarte n’était pas arrivée jusqu'à lui. En fourbe, il prétendait : c’est quand la tarte Tatin qu’elle est servie.
Cat a ri, et ne pouvant se résoudre à aller chez le charcutier, elle présentait la corbeille des fruits de sa passion
Olivier craignant, à juste titre semblait-il, les dérapages acariâtres, faisait péter les bouchons comme une première ligne en mêlée relevée.
MonsieurF, bien que souvent absent dans la mesure de sa disponibilité aimait à venir poser sa cerise sur le gâteau et au volant de sa Xantia, sur le trajet retour lui fit plus qu'à son tour le fameux (dans tous les sens) coup de la panne..
Bien que confinée aux basses taches ménagères elle garde un souvenir ému de cette joyeuse époque. Des grandes joutes pour choisir le titre de la journée en guise de dress-code, de pétillantes échauffourées autour de la radio qui hurlait à tue tête des ribambelles de notes plus étonnantes les unes que les autres, et des récits lapidaires que chacun (de Pimpette à Diva luna en passant par olivier ou encore Ludi que rien n’arrête) prenait plaisir à rédiger; rien à jeter, ou presque. Le conseil des sages veillait à ce que les joyeux drilles ne blasphèment pas hors de la cours de récré et de sourires amicaux saluaient la joyeuse agitation des troublions. ».
Revenant à la réalité elle gardait comme un précieux trésor ce petit goût du plaisir sans prix. Cela ne serait plus, pensait-elle, mais que c’était bon.

Contribution du : 19/05/2014 13:32
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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Comme à chaque fois que sa mémoire partait en vrille en lui rappelant tous ses veux copains de beuverie, Térèse se sentait envahie d'une énorme bouffée de mélancolie qui n'attendait qu'un signal pour lui faire ouvrir la vanne des grandes eaux.
Elle était comme ça Thérèse, la cuisse leste mais une sensiblerie de Lolita. D'ailleurs, Monsieur F; dans de telles circonstances, la surnommait ØstreTinjefjellfossen et ce diminutif affectueusement prononcé avait pour effet de faire redoubler ses pleurs, ce qui immanquablement faisait se tordre de rire son amoureux.
De tels moments de complicité étaient pour Thérèse la quintessence de l'amour partagé.
Donc, quand Thérèse sentait affluer la tristesse, quand sa vaste poitrine semblait se gonfler encore plus d'une émotion mal maîtrisée, quand son trois-quart de demi de double-menton commençait à trembler, bref quand tous les signes précurseurs d'une crise de désespoir aigu étaient réunis, elle mettait un point d'honneur à mettre en application les principes que lui avait enseigné son mentor, le chaman Ludi.

"Te concentrer il faut, lui avait dit le grand Maître, bien respirer (montre un peu, vas- y, vas-y, gonfle encore, oui comme ça, c'est parfait!) et te répéter le mantra que j'ai jadis enseigné au moine shaolin qui traversa les Etats-Unis pieds nus, j'ai nommé Kwai Shang Caine (Petit Scarabée) : Vivre avec le passé, c'est voler le présent".
Ainsi Thérèse avait la parade.

(à suivre)

Contribution du : 19/05/2014 21:55
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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C’est en pensant très fort aux préceptes enseignés par son cher mentor multi centenaire, le chaman Ludi, que Thérèse tourna plusieurs pages à la fois pour s’installer dans le pavillon tarabiscoté de la petite rue tranquille, prête à oublier définitivement son passé de fille de peu pour ne pas dire de rien.

C’était sans compter sur sa voisine, l’autre Thérèse, sans compter sur MonsieurF qui n’avait toujours pas digéré ses 60 € TTC, sans compter non plus sur le Paulo Cuq et ses acolytes, Pat Hibulère et Tony Truant.
Ils allaient tous lui coller au train comme la tique assoiffée à la peau de la bête.

Mais Thérèse n’étant pas fille à ruminer sa déveine, c’est illico presto qu’avec ses formes ovaliennes elle rebondit de derrière les fagots.

Elle se rendit vite compte qu’elle n’était pas la seule locataire des lieux. Souvent elle entendait son nom dans les divers étages, au milieu d’éclats de rires un peu fêlés.
Tout avait commencé dans le salon du « mot en phrase ». Il avait l’air habité par des cinglés en tous genres qui s’envoyaient à la figure des mots dépareillés en riant comme des fous. Une certaine Cat taudique avait ouvert le bal, le pas aussitôt emboîté par un Olivier milanais de son état et amateur éclairé de Bel Canto. Dans leur sillage s’était engouffré un gars avec qui elle aurait bien aimé prendre l’ascenseur, sauf que lorsqu’il parlait elle n’y entravait que tchi, et que derrière sa tignasse endiablée elle avait du mal à lire dans ses yeux, sans compter son nom à coucher dehors : chVlu. Certains soirs c’était la folle débandade, surtout lorsque venaient se joindre au groupe une Diva-luna pas piquée des hannetons et une Koucay qui doublait souvent la mise. Un soir elle crut même apercevoir, Ludi, son chaman préféré, ainsi que le museau timide d’une petite souris au doux nom de Myndie.

(à suivre… )

Contribution du : 20/05/2014 10:57
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Re : Pour conclure à propos de... + bonus sympa :-D
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Morte de rire! Bravo. J'aurai aimé y participer mais je n'ai malheureusement pas votre imagination. Mais je vais essayer.

Thérèse entendit ses oreilles siffler, elle prit peur, pensa qu'un oiseau y est entré pour y faire son nid. Ô mes aïeux! Ô mes aïeux! Pensa t-elle, j'espère qu'il ne picorera pas mes deux neurones restantes.

To be continued

Contribution du : 20/05/2014 11:23
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