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Pourquoi pas des micros nouvelles.
Visiteur 
Bonjour,

Souvent sous certains poèmes en prose je lis des remarques disant que ce poème aurait eu plus sa place en nouvelle, ou bien qu'il leur fait plutôt penser à une micro nouvelle, et à raison parfois car manque d'images poétiques, de mélodie, bref les ingrédiens indispensables qui font la poésie.

Là où je veux en venir c'est que ça ne me dérangerait pas de lire une petite nouvelle de la même longueur qu'un poème en prose, c'est à dire entre 2000 et 3500 caractères.

J'aime beaucoup lire des petits textes de qualités qui peuvent être un condensé d'émotion, juste l'essentiel. La force d'un texte ne se limite pas à la longueur et aux images.

Je sais que je risque de ne pas mettre d'accord certains, après avoir lu quelques échanges sous le sujet lancé par Tinuviel " la longueur des nouvelles", certains trouvant les nouvelles publiées sur le site de plus en plus courtes.
Je tiens à souligner que j'aime aussi lire une nouvelle très longue tant que le sujet me captive, donc rien à voir avec une quelconque paresse.

Mais les micro nouvelles pourraient être à part, peut-être donner un autre nom à ces textes pour éviter l'ambiguïté.

Le Comité Éditorial et les lecteurs accepteront-ils ces minis nouvelles? Je n'en ai pas vu sur le site. Pourquoi pas leur offrir une catégorie? Qu'en pensez-vous?

Contribution du : 02/03/2010 11:32
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
Expert Onirien
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13/03/2009 10:52
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La qualité d’un texte et l’émotion qu’il est capable de générer chez un lecteur n’ont jamais dépendu de sa longueur. C’est strictement affaire d’émotion ou de goût personnel. En fonction des lecteurs, un texte résonnera ou pas, déclenchera une émotion, suscitera son intérêt, son admiration pour la qualité de traitement ou de construction, etc.

En matière de classification, le choix de nos ancêtres les… des « premiers » oniriens s’est porté sur le thème, le genre.

Micro-nouvelles ou pas, quelle importance ? D’ailleurs, si l’on devait se référer à la définition d’une nouvelle, de très nombreux textes publiés sur Oniris ne pourraient pas figurer dans cette catégorie (pour notre plus grand malheur évidemment si tel était le cas)…

Pour essayer de mieux cerner ce genre littéraire, voici quelques informations intéressantes :

http://www.bonnesnouvelles.net/grilledecriture.htm
La nouvelle est une fiction mais n’est ni une légende, ni un conte, ni un roman réduit.
Le nombre de personnages et de lieux est restreint.
La nouvelle n’est pas une histoire s’étendant sur une vie, ni même sur des années. La durée de l’action s’étale sur un laps de temps assez court : quelques minutes, une heure, une journée, une semaine… Rarement plus. (sauf flash back)
Les personnages sont crédibles (sauf dans le cas d'un récit fantastique) ; ils ont des traits de caractère vraisemblables décrits avec justesse mais seulement ceux essentiels au récit.
Une transformation psychologique s’est produite chez le personnage principal ou peut se produire au cours de la nouvelle.
La chute - ouverte ou fermée - est imprévisible, surprenante, pertinente et cohérente.

http://home.ican.net/~galandor/littera/nouv.htm#definition
Une des façons rapides d'expliquer ce qu'est une nouvelle consiste à rappeler le nom qu'elle porte en anglais: short story, «histoire courte»; la nouvelle se distinguerait donc d'abord par sa brièveté. Mais qu'est-ce qu'une histoire courte? Eh bien, on peut sans doute dire que si le roman compte normalement plus de 150 pages, la nouvelle, quant à elle, en compte d'habitude moins qu'une cinquantaine. Entre ces deux points de repère existe une zone d'incertitude où l'on trouve de longues nouvelles et de courts romans, des textes parfois inclassables qui ne perdent pas pour autant de leur valeur. L'important consiste à bien comprendre que la longueur d'une oeuvre n'est jamais un critère absolu de classification, mais seulement un indice, un guide.
Parce qu'elle est brève plus souvent qu'autrement, la nouvelle ne se concentre que sur un seul événement et ne dévoile qu'une courte période de la vie des personnages; en ce sens, elle se rapproche de la nouvelle des journalistes, mais le rapprochement ne va pas plus loin car, en littérature, la nouvelle est une oeuvre de fiction, qu'elle soit ou non inspirée d'un fait vécu, tandis qu'en journalisme elle se doit d'être le reflet de la réalité.

Parmi les définitions officielles qui figurent dans les ouvrages de référence, celle du Vocabulaire des études littéraires, de Hachette, mérite d'être retenue: «récit centré en général autour d'un seul événement dont il étudie les répercussions psychologiques; personnages peu nombreux, qui, à la différence du conte, ne sont pas des symboles ou des êtres irréels, mais possèdent une réalité psychologique: cependant, à la différence du roman, leur psychologie n'est pas étudiée tout entière, mais simplement sous un aspect fragmentaire. La nouvelle cherche à produire une impression de vie réelle.»

L'étude des répercussions psychologiques apparaît comme une caractéristique importante de la nouvelle. Que l'on ait affaire à une nouvelle fantastique, réaliste, policière ou de science-fiction, les états d'âme du personnage principal, ses hésitations, ses réflexions, occupent toujours une large part du récit. L'événement extérieur n'est souvent que le prétexte à la nouvelle, l'élément déclencheur qui permet le déploiement des réactions des personnages, réactions auxquelles s'attarde le nouvelliste, souvent pour faire ressortir la profondeur et la complexité de l'esprit humain. Sans cette facette psychologique, la nouvelle n'est plus qu'un «récit bref».
Plusieurs auteurs et théoriciens insistent pour dire qu'une nouvelle bien conçue doit se terminer par un événement inattendu, un point fort dans la narration, un «coup de fouet» soudain, qui serait la raison d'être même de la nouvelle. Selon cette perspective, toute la narration doit converger vers ce dénouement surprise, comme si l'ensemble du texte ne servait que d'accessoire au dévoilement final.

Contribution du : 02/03/2010 12:33
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« Rien n'est jamais absolument comme il devrait être. » Théodore STURGEON
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
Visiteur 
Au nom de quoi la mélodie et les images sont des "ingrédients indispensables qui font la poésie" ?

Décidemment je n'aime pas ces tiroirs dans lesquels on veut absolument fourrer les productions ! Je crois que c'est surtout à l'auteur de décider/ressentir si dans son écrit il s'agit d'une micro ou macro nouvelle, d'un maquereau ou requin-poème !
Peu importe si une nouvelle contient trois mots ou un poème trois tomes, l'essentiel c'est de s'exprimer le plus en adéquation possible avec des critères qui n'ont rien à voir avec ces logiques formatrices.

Contribution du : 02/03/2010 12:34
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
Organiris
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Dans ce cas, on parle de "textes" ou mieux et encore plus neutre, de "suites de mots", on met tout en vrac dans un conteneur unique et chacun se démerde.

Je ne vois pas ce qu'il y a de réducteur à désigner les choses par un nom. Il ne s'agit en rien de porter un jugement de valeur dessus : ce n'est pas parce que j'appelle un chat un chat que je porte un jugement qualitatif sur la gente féline. Ni sur aucune autre. Je "range" les chats avec les chats, c'est tout (vaut mieux pour les poissons...).

Il en est de même ici. On appelle "nouvelle" des textes qui ont une certaine taille et une certaine forme. C'est une simple question de commodité et d'organisation. Rien de plus. Et je ne vois pas ce que ça peut avoir de répréhensible ou de culturellement négatif : ça ne préjuge en rien de leur qualité, de leur intérêt, du plaisir qu'on peut avoir à les lire – ou de son absence.

Quand aux ingrédients indispensables à faire la poésie, il n'y en a qu'un, c'est la poésie en elle-même.

Contribution du : 02/03/2010 12:45
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
Visiteur 
Mouaich concours de propos bien péremptoires qu'induisent forcemment la classementite aïgue.

Les conteneurs çà peut etre à chacun de se les faire aussi.Perso je fais toujours confiance au lecteur ou au spectateur. Pas certain que la comparaison avec les chats soit des plus juste, quoique j'aimerai bcp en avoir un sur les genoux pendant que j'écris, çà tient chaud.

Ce qui est "repréhensible" c'est le formatage à tout craint : qui revient à se forger ses propres chaines.

Contribution du : 02/03/2010 13:02
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
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écrire, ce n'est pas un "formatage" en soi ?

Une langue ce n'est pas une chaine, également ?

Pas de fado francophone, à se perdre entre sa nostalgie et son... spleen.

Je suis pour les contraintes visibles et plutôt contre la liberté de les subir sans les nommer, quand elles ne le sont pas.

C'est ce que je m'applique et ce que j'aime rencontrer en lecture, "la liberté malgré... ", je ne rejette pas forcement d'autres points de vue, mais je ne suis pas dupe d'une liberté de forme, d'apparence, avec des "chaines" dissimulées mais tout autant réelles que si elles étaient visibles (pour l'écrit toujours).

Contribution du : 02/03/2010 13:32
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
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Je vois un souci dans la question de brume ("pourquoi ne pas créer une catégorie pour les micro-nouvelles")

En soi, rien ne l'empêche. Mais le souci avant de décider de créer ou non une nouvelle catégorie, c'est d'en mesurer l'intérêt et la clarté. Pour d'évidentes raisons de clarté et de rationnalisation, Nico ne veut pas multiplier les catégories (que ce soit en poésie ou en nouvelles).

Du coup, on doit réfléchir à ce qui nous paraît le plus pertinent.

Aujourd'hui, les classements sont faits ainsi :

- Les poésies sont classées par type (prose, classique, libre, etc.) parce que la plupart des lecteurs qui veulent lire de la poésie vont plutôt rechercher une forme de poésie donnée. On se dira plus volontiers "je vais me lire un p'tit poème classique (ou un haiku, ou que sais-je encore) là vite fait", que "je vais me lire une poésie sur la mer (ou sur l'amour)".

Pas tout le monde, mais la majorité.

- Les nouvelles sont classées par genre (policier, SF, réalisme, etc.) pour la même raison. On se dira plutôt "je vais me lire un p'tit truc de SF, ou un polar" que "je vais me lire une nouvelle à chute, ou une nouvelle très courte".

Là encore, ce n'est pas le cas de tout le monde, mais probablement de la majorité.

Et je parle dans les deux cas de ceux qui recherchent par catégorie, beaucoup de lecteurs piochent au pif, ou dans les nouveautés indépendamment de la classification du texte.

Faire une rubrique "micro-nouvelles" reviendrait à créer (par opposition) une ou deux autres catégories : "macro nouvelles" (les longues) et "nouvelles" (les moyennes).

Ou alors à subdiviser les actuelles catégories en autant de groupes (micro nouvelles policières, micro nouvelles fantasy, etc. vs les macro nouvelles policières, etc.)

Dans les deux cas, on perdrait en lisibilité et en clarté. Sans compter la prise de tête pour la classification : si on fixe la nouvelle entre "micro nouvelle" et "moyenne nouvelle" à 5000 caractères, ce serait aberrant d'en avoir une de 4999 caractères à gauche et sa voisine de 5001 caractères à droite.

En bref, pour des raisons essentiellement techniques et de clarté, ça ne me semble pas gérable. Même si la question est loin d'être bête :)

Ninj'

Contribution du : 02/03/2010 13:53
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
Maître des vers sereins
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Pour en revenir au micro-nouvelles, je me rappelle d'un coin de forum où la possibilité de proposer en un seul envoi une suite de "petites histoires" n'était pas démentie.

Pour l'appréciation de la longueur d'un texte publié en ligne, elle me semble assez subjective, et pas forcement liée au contenu, au texte lui-même : la lecture sur écran peut être plus fatigante, d'un individu à l'autre, à un moment donné plutôt qu'à un autre aussi je crois.

Il faut parfois (tenter de... ) différencier "le texte est trop long" (je suis fatigué) et "Le texte est trop long" (la lecture n'a pas été enthousiasmante).

Accepter et choisir que son texte soit une nouvelle ou une prose, accepter ce "formatage", c'est peut-être se rendre compte d'une fausse image de l'écrivain papier avec un é majuscule : solitaire, indépendant, au-dessus des contingences humaines.

À mon avis, tout les auteurs qui ont été largement lu ont travaillé de concert avec plusieurs personnes, ont choisi et adhéré à des "formatages" bien plus contraignant, pour un temps, celui de se faire connaitre par exemple, ou non.

Contribution du : 02/03/2010 14:09
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Un Fleuve
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
Visiteur 
Moi j'ai souvent fait des "nouvelles" de moins de 2000 caractères, y a pas mal (en Suisse surtout) d'amateurs et de concours pour ce genre de format.

J'en ai présenté quelques unes rallongées pour l'occasion ici en 2500... mais c'est vrai que j'aimerai assez lire des micro nouvelles (y a des règles hein)

Contribution du : 02/03/2010 15:05

Edité par Ninjavert le 2/3/2010 15:41:36
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Re : Pourquoi pas des micros nouvelles.
Visiteur 
propos de David :

(...)
Pas de fado francophone, à se perdre entre sa nostalgie et son... spleen.

Je suis pour les contraintes visibles et plutôt contre la liberté de les subir sans les nommer, quand elles ne le sont pas.


Je n'ai pas compris.



C'est ce que je m'applique et ce que j'aime rencontrer en lecture, "la liberté malgré... ", je ne rejette pas forcement d'autres points de vue, mais je ne suis pas dupe d'une liberté de forme, d'apparence, avec des "chaines" dissimulées mais tout autant réelles que si elles étaient visibles (pour l'écrit toujours).

On est d'accord sur le fond je pense, il faut des contraintes. Mais je préfère celles que l'on s'impose à celles de la mise en boite.

Contribution du : 02/03/2010 15:56
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