Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



« 1 ... 105 106 107 (108) 109 110 111 ... 283 »


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Visiteur 
Bonjour. Je viens de lire, coup sur coup, deux bouquins de Fouad Laroui, un auteur marocain, "La vieille dame du riad" suivi de "Une année chez les français"... J'ai beaucoup aimé l'un et l'autre, autant pour le style que pour le fond !

Contribution du : 04/10/2012 09:39
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Visiteur 
J'ai laissé tomber les Bienveillantes, je n'aime pas le style définitivement.

J'ai commencé et dévoré aux 3/4 Mapuche de Caryl férey, un polar de très bonne qualité, et je viens d'attaquer "Un soir de décembre" de D.de Vigan au style toujours aussi beau.

Contribution du : 04/10/2012 10:17
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
Inscrit:
11/02/2012 17:42
De Le Havre
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 11059
Hors Ligne
Boujou tous!
Une bonne page tapée par les petites mimines de Pimpette pour donner envie de lire le reste!!!

BORIS VIAN et St Germain des Prés, racontés par Blondin dans 'Ma vie entre les lignes' (extrait)

c'est un grand mystère qu'il y ait encore des touristes pour s'aventurer, au mois d'août, du côté de Saint-Germain-des-Prés. À moins que le goût des nécropoles ne soit le plus fort, ils auraient intérêt à convertir le budget de l'expédition dans l'achat du « Manuel » rédigé par Boris Vian, au plus chaud des années 50, et qui vient seulement de paraître sous la forme d'un album qui mérite le débours.
Entendons que nous ne sommes pas ici en présence d'un fond de tiroir pieusement exhumé. Ce retard, qui lui permet d'ailleurs de célébrer avec superbe le 25e anniversaire de notre « Belle Epoque », l'ouvrage le doit au fait , qu'aux illustrations initialement demandées à des dessinateurs amis se substituait une documentation photographique patiemment rassemblée, qui en fait un poignant aide-mémoire pour l'oeil et pour le coeur.

L'actualité ? On la sent battre dans le ton même de Boris Vian qui s'amuse à pousser sa phrase devant lui comme le chat dévide et enroule sous sa patte le présent perpétuel d'une pelote de laine. Les temps, les lieux, les personnages sont cernés dans leurs contours et sous leurs couleurs immédiates. Il ne s'agit pas d'un livre de souvenirs mais d'un atlas, d'un guide ou mieux d'un mode d'emploi d'une manière de vivre pratiquement périmée.
Pour traiter son sujet, Vian a adopté le mode sarcastique et affectueux où il excellait, retrouvant, à la limite du canular certaines vérités essentielles qui ne s'éclairent qu'au second degré. Il se déguise en ethnologue, en sociologue, en historien de parodie pour traiter de la géologie, de la géographie, de la faune et de l'économie de ce quartier de Paris dont les frontières ne sont définies que par le caprice de ceux qui ne fréquentent.

A ce moment unique de son existence, Saint-Germain-des-Prés apparaît à Boris Vian comme une une île fortement irriguéee par des débits de boissons et creusée de grottes baptisées « caves existentialistes ». Il serait plus juste de parler d'archipel dont il arrivait que les indigènes s'ignorassent sur des atolls respectifs dont le seul trait était de s'animer à la tombée du jour.
Pourtant, ce que nous recherchions profondément quand nous enfourchions les chevaux du soir, c'était en fin de compte le sentiment d'appartenir tous à la même nuit. Et c'est pourquoi nous avions une tendance excessivement marquée à prolonger cette trêve parfois houleuse. La nuit, ce n'était pas seulement la rue, la marche dans le noir, la fuite devant la panique d'avoir à ranger sa vie dans une boîte pendant quelques heures, c'était la lumière des rencontres, les sociétés soudaines qui s'improvisent au ras des comptoirs, l'adhésion à une sorte de légion étrangère, où, contrairement à ce qui se passe dans les immeubles après dix heures du soir, on n' était pas prié de dire son nom, ce nom qui sonne dans les vestibules déserts comme un mot de la fin.
Pour faufiler la nuit avec le jour, les Germano-Pratins finissaient par camper les uns chez les autres. Ce fut le triomphe de la vie d'hôtel, de la vie en bande, de la vie de clans. Les filles étaient bonnes et accueillantes. Certaines étaient déjà mères ; d'autres encore enfants. Toutes avaient l'âge de raison et beaucoup l'ont gardé.

Le malheureux mannequin qui traversa une fenêtre du Montana pour s'écraser sur le pavé n'instaura jamais une école du désarroi. Boris Vian, ancien ingénieur de l'école centrale, écrivain protéiforme, tour à tour poète, parolier, dramaturge, romancier, traducteur (les mémoires du général Omar Bradley) trompettiste de Jazz, souligne avec rigueur que nous trouvions nos ressources dans la littérature, la musique.

Sous l'occupation, les cafés littéraires étaient tendus de rideaux bleus derrière lesquels on devinait qu'il se tramait quelque besogne grandiose. Un bonjour, les rideaux s'écartèrent et l'on vit surgir, tout armés, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, bientôt flanqués d'un état-major doté d'un tour de tête respectable. « Ils pensent… Souscrivez ! » s'écrièrent les limonadiers. Et après Passy, la province, puis l'étranger vinrent coller le nez aux vitres. Ce qu'ils virent fut bien propre à les enchanter, un agrégé replet et une Amazone altière troussaient des concepts en toute simplicité à deux pas des croquants, comment on fabrique des gaufres. Jamais la métaphysique ne parut plus prochaine. Peut-être était-on existentialiste sans le savoir ? Une certaine jeunesse d'après-guerre trouva là une caution à ses débordements. « Il faut choisir de vivre ou de raconter », dit Sartre. Elle choisit de vivre comme Sartre raconte dans un univers qu'elle voulut clos, où l'atmosphère fut poisseuse, la transparence lourde, la présence d'autrui opaque.
Boris Vian fait très justement remarquer qu'on ne saurait confondre le doctrinaire universellement reconnu avec les figurants plutôt sordides de l'existentialisme by night. Il ne reste que, vers 1950, ce Bus Palladium des consciences qui se réclamaient de lui avait pris des proportions inimaginables et confuses. On a fretté des avions pour aller chercher des milliardaires dans leurs mines d'étain et les débarquer rue Saint Benoît.
Le Ghota trépignait devant des gorilles en bras de chemise pour être admis à la discothèque de Jean-Claude Merle ou au tabou. Et c'est là qu'intervient la musique au centre de laquelle on retrouve encore Boris Vian qui commençait déjà d'exhaler son ame exquise et infatigable dans cet étrange instrument qu'il appelait sa trompinette.

Au lendemain de la guerre, notre joie de revivre avait emprunté ses fanfares à la Nouvelle-Orléans. Ses mélodies et ses ryhtmes convertirent les accents graves qui nous avaient marqués en accent aigus. Ils éclatèrent pour ce réveil qui sonnait donc le plus souvent à minuit.A la
génération issue du couvre-feu, il fallait rendre la chanson qui lui était due, d'un bon vieux temps où s'inscrivit également une manière d'être.
Saint-Germain-des-Prés, qui était jusque-là église, devint une chapelle. Une chapelle ardente où les cuivres s'embrasaient après au lever du soir, où les cordes décortiquaient les dispositions de l'âme. Où le bois dont on se chauffait était celui des clarinettes. La Louisiane déboucha sur nos trottoirs au niveau des soupiraux à travers lesquels elle nous tendait ses embuscades exaltantes dans la tiédeur des étés. Car ces musiciens, grandis dans les abris, avait choisi spontanément de s'épanouir dans des caves.

C'était, pour la plupart, des amateurs dont le bon plaisir était la seule vocation. Nous leur devions des hymnes d'une vie de garçon retrouvée, que les filles partageaient. L'opinion publique les appelait les « rats » de Saint-Germain-des-Prés.
Or, il arrive que les rats de cave soient précisément porteurs de lumière et, avec le temps, le bilan s'avère singulièrement positif d'un instant de civilisation qui nous aura donné entre autres : Greco, Anne-Marie Cazalis, Jean-Marie Rivière, Buffet, Alexandre Astruc, Vadim, Maurice Ronet, Daniel Gélin, Yves Robert, Danielle Delorme, les Frères Jacques, Silvia Monfort, Vidalie, etc.

Il n'est pas indifférent de constater que ce qui aurait pu être considéré, en ce temps-là, comme une raffle, apparaît aujourd'hui comme une promotion et que les générations finissent par se reconnaître à travers les êtres de rupture qui n'ont, à l'origine, exprimé leur époque qu'en s'opposant à elle. Boris Vian peut en être considéré comme une illustration exemplaire.

Antoine Blondin, dans « Ma vie entre les lignes »

Contribution du : 05/10/2012 07:37
_________________
"""Soyez réglé dans votre vie ordinaire
comme un bourgeois, afi n d’être violent et original
dans vos oeuvres. »

Gustave Flaubert
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Visiteur 
Je poursuis la lecture de l'intégrale des nouvelles de Marcel Aymé. Magnifique ! Comment le réel peut être sublimé...

Contribution du : 06/10/2012 08:13
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
Inscrit:
15/11/2008 09:48
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 17715
Hors Ligne
" L'ultime secret" un roman de Christian Jacq.
" Une aventure romanesque trépidante où la plume du romancier vient mettre en scène et en lumière tout le savoir de l'égyptologue"

Je sais ce n'est sans doute pas de la grande littérature et ceci va me placer dans les plus bas niveaux d'Oniris pour le choix de mes lectures. Mais cela ne me fait ni chaud ni froid ... car j'ai toujours considéré la lecture comme une plongée dans une aventure que je n'ai aucune chance de vivre réellement et non comme un pensum.
J'ai dû laisser les personnages hier en fin de journée et je vais les retrouver avec grand plaisir aujourd'hui.

Contribution du : 06/10/2012 09:07
_________________
J'aimerais être esprit pour traverser l'espace et modeler le temps, à jamais, à l'infini.
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître W
Inscrit:
19/01/2008 01:44
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 25675
Hors Ligne
Après le très bon C'est ici que l'on se quitte de Jonathan Trooper (je vais dans la foulée en commander d'autres de cet auteur que je viens de découvrir), je vais faire la connaissance d'un autre auteur Iegor Gran avec O.N.G !.

W

Contribution du : 06/10/2012 09:14
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
Inscrit:
11/02/2012 17:42
De Le Havre
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 11059
Hors Ligne
C'est vrai qu'il est fameux!

C'est ici que l'on se quitte
Résumé piqué sur le Net

Papa est mort. Sa dernière volonté, c'est qu'on célèbre la shiv'ah', annonce Wendy à son frère, Judd Foxman. Une perspective particulièrement réjouissante pour Judd qui nage en pleine déprime dans le sous-sol miteux qui lui sert d'appartement depuis le jour où il a surpris Jen, sa sublime épouse, en flagrant délit dans le lit conjugal avec son patron à lui, animateur vedette de radio, populiste et vulgaire. Démarre donc pour Judd, à l'issue de l'enterrement, ce qui sera peut-être la pire semaine de son existence, coincé entre Wendy, ses gosses hyperactifs et son banquier de mari scotché à son BlackBerry. Sans oublier Paul, son frère aîné rongé par l'amertume depuis qu'un rottweiler a mis fin à sa carrière de joueur de base-ball, Phillip, le vilain petit canard de la fratrie qui annonce ses fiançailles avec sa psy, et, last but not least, leur mère à tous, à la poitrine et aux talons extravagants, devenue lesbienne sur le tard.

Moi je me goinfre une ventrée de polars avec Lawrence Block qui est mon chou chou...
Pimp'

Contribution du : 06/10/2012 09:39
_________________
"""Soyez réglé dans votre vie ordinaire
comme un bourgeois, afi n d’être violent et original
dans vos oeuvres. »

Gustave Flaubert
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Visiteur 
Citation :
Iegor Gran avec O.N.G !


Lu il y a 2 ou 3 ans; je m'étais ennuyé je me souviens, non que le style soit mauvais, mais le propos est un peu creux je trouve. Si vous pouviez me dire ce que vous en avez pensé ?

Contribution du : 06/10/2012 09:50
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Expert Onirien
Inscrit:
21/07/2012 17:47
Groupe :
Auteurs
Évaluateurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 4709
Hors Ligne
Pas lu ONG, mais je signale que Iegor Gran contribue hebdomadairement à Charlie-Hebdo. C'est pas ce que je préfère...

Contribution du : 06/10/2012 10:11
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Expert Onirien
Inscrit:
12/01/2010 00:51
Groupe :
Groupe de Lecture
Primé concours
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 5318
Hors Ligne
A propos de l'intervention de Rosebud:
Citation :
"Qui a peur de la littérature" de Jean-Philippe Domecq (Ed. Mille et une Nuits) - pas tout neuf: 2002.
Domecq crache dans la soupe et sur Echenoz en particulier et sur "Lac" en particulier particulier. Jamais rien lu d'Echenoz à part "Ravel" et je crois que ça m'avais assez plu. Mais Domecq dit les choses avec tellement d'intelligence et de culture que je suis bluffé. Et j'aime les gens qui crachent dans la soupe et qu'on ne fait pas marcher droit. Descendre en flamme Sollers et Josyane Savigneau du "Mondes des Livres", quelle jouissance!
Tout le monde culturellement correct en prend pour son grade: Warhol, Houellebecq, Buren, Angot, Rio, ... tous les pontes qu'il devenu impossible de critiquer sans passer pour un réactionnaire. Merci Domecq.


La description de cet essai ressemble beaucoup à ce qu'on pourrait dire de "La littérature sans estomac" de l'excellent Pierre Jourde, sorti la même année. A déguster agalement ave délectation (sans compter que Jourde s'en prend aux auteurs abusivement vénérés mais ne descend pas, lui, "Lac" que j'aime décidément beaucoup ).
Depuis, Jourde est passé de la critique à la production. Je n'ai lu que "Pays perdu" et "Festins secrets", qui sont tous les deux tout à fait recommandables. Avec le recul, c'est "Festins secrets" qui m'a laissé le plus de traces. Glauque à souhaits.

Contribution du : 09/10/2012 21:29
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
« 1 ... 105 106 107 (108) 109 110 111 ... 283 »





Oniris Copyright © 2007-2020