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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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05/06/2009 23:42
De La Thébaïde
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Je viens de terminer "Mensonges sur le divan" d'Irvin D. Yalom et je suis en train de terminer "Et Nietzsche a pleuré" du même auteur avec sous la main "La méthode Schopenhauer" pour dans deux jours. J'ai également acheté "Le problème Spinoza" pour l'offrir à mon filleul, mais je vais probablement le garder pour moi.

Un bain de jouvence quoi !

Contribution du : 10/10/2012 00:03
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"L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête."

Blaise Pascal
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Expert Onirien
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21/07/2012 17:47
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@ Caillouq:

Jourde fait souvent référence à Domecq. Il y a du cousinage. Jourde et Naulleau dans « Le Jourde & Naulleau » continuent leur entreprise de démolition des écrivains reconnus, trop connus. Dommage qu’ayant trouvé la bonne recette, ils rééditent ce même « Jourde & Naulleau » cette année et ressassent un peu leur rancune…
Quant à Echenoz, « 14 » aura le plus grand succès ; sans doute le mérite-t-il. Ce qui est gênant ce sont les encensoirs qui sont brandis machinalement à la sortie de n’importe lequel de ses bouquins (Le Canard Enchaîné de cette semaine, France Inter la semaine dernière, …), ou pour certains autres qui n'en auraient pas besoin.
Mais, séduit par l’essai de Domecq, j’ai entrepris la lecture des « Reconnaissances » de William Gaddis, qu’il recommande (voir un précédent post sur le même fil). Ah oui, c’est plus ambitieux – faut s’accrocher – mais quelle récompense au bout du compte !

Contribution du : 10/10/2012 07:41
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Visiteur 
Un livre de François Cusset, "A l'abri du déclin du monde"-merci le "masque et la plume"- éblouissant d'intelligence et de pertinence sur ce qu'il a à dire sur le monde dans lequel nous vivons, avec en plus un superbe hommage à Paris. Faites passer.

Contribution du : 10/10/2012 10:51
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
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La liste de mes envies de Grégoire Delacourt.

C'est très joliment écrit, avec beaucoup de simplicité, c'est du quotidien bouleversé et j'ai toujours eu un faible pour ça.
J'aime beaucoup.

Contribution du : 11/10/2012 14:30
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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je relis 'Gustalin' un des romans de Marcel Aymé...c'est intemporel un bouquin comme celui là!!!

Voici les trois premières pages:



Gustalin

Au bruit des sabots sur le gravier de la cour, c'était sa femme qui sortait de la cuisine. Gustalin ferma son livre et le glissa sous un tas de vieilles chambres à air qui chargeaient un coin de l'établi. L'oreille tendue, le regard intérieur de l'anxiété, il saisit une lime comme à tâtons et se pencha sur son étau. Les pas se rapprochaient. Il fit grincer la lime sur l'acier et voulut siffloter un air mais le sifflet venait mal, la tête n'y était pas. Enfin, les pas se rapprochèrent à mi-chemin de la cuisine et du garage. Sa femme entrait dans l'écurie donner du fourrage fourrage aux bêtes. Avec un soupir de convalescent il posa sa lime et, tandis qu'il regardait vers les chambres à air, un éclair de concupiscence brilla dans ses petits yeux bleus. Sauf imprévu, la Flavie en avait au moins pour un quart d'heure tant dans l'écurie que dans la grange et il l'entendrait refermer la porte. La chose à craindre était qu'elle ne sortit par derrière la maison et, l'herbe étouffant le bruit de ses pas, ne jetât un coup d'œil dans l'atelier par la petite fenêtre du fond. Il y avait peu de chance mais le fait s'était déjà produit. Sa main hésita, puis, du geste léger des voleurs à la tire, amena le volume sur le milieu de l'établi. La couverture de carton rose, au revers, ne portait d'autres mentions que celle du prix : 16 Fr., à peu près toutes les économies clandestines qu'il avait réalisées en six semaines. Une chaleur lui monta au visage, non plus à cause du danger, mais de l'excitation que lui promettait la lecture. Gustalin saisit le corps du livre en posant le pouce sur la tranche d'où les feuillets s' échappèrent avec un bruit d'ailes. Au passage, il accrochait d'un regard ardent des photographies et dessins sur lesquels il s'était déjà penché longuement. Au bas de la page 105, il retrouva la phrase qu'il avait dû abandonner tout à l'heure. Il la reprit au commencement et la lut à mi-voix pour en jouir mieux :
« Par l'action de ces ressorts, le disque récepteur, dont les deux faces sont garnies de plateaux de friction en matière spécialement étudiée, se trouve alors serré entre le plateau mobile et le volant du moteur. »
Il tourna la page et découvrit au verso la planche qu'il attendait, deux photographies, face et profil, d'un moteur dont les cylindres, les tuyaux, les raccords, était échancrés de façon à laisser apparaître des croquis en traits pleins et pointillés. Cette géométrie, lovée dans les entrailles mêmes de la machine, amena sur ses lèvres un sourire dévot. Il s'y plongea délicieusement. Par une échancrure, il pénétra dans l'un des cylindres, s'amusa à faire jouer le piston de l'intérieur, se laissa glisser le long d'une bielle et disparut un moment dans le carburateur. Il était engagé jusqu'aux épaules dans un tuyau coudé lorsque la porte de l'écurie se referma bruyamment.Gustalin se dégagea d'un effort difficile et remit le livre à l'abri. Le pas des sabots s'éloigna vers la cuisine, mais le garagiste, déprimé par cette nouvelle alerte, n'eut pas le courage de reprendre sa lecture. Par la baie vitrée qui s'ouvrait au-dessus de l'établi, il laissa aller son regard sur la campagne. Au coin de la maison se croisaient le chemin communal, juste fréquenté par des piétons et des bestiaux, et la départementale de Dôle à Poligny. Celle-ci descendait en pente douce à travers le village de Chesnevailles et, après avoir longé la forêt, s'y perdait 3 km plus loin. Pour l'instant, on n'y voyait point d'auto, mais rien qu'un char mérovingien qui roulait peut-être à deux à l'heure, et un troupeau de vaches rentrant des communaux. C'était une chose écoeurante. À remarquer, il faisait très beau, le profil des plateaux du jour à apparaissait comme aux jours les plus purs, dans la mousseline d'un brouillard bleu qui fondait les reliefs. Mais beau ou pas beau, c'était du même.
Gustalin, une fois de plus, rêva que le chemin communal et la route de Poligny étaient des routes nationales de première importance. Et sur ses voies de communication, il y avait un trafic du diable, des camions par files, des voitures de place, des autocars, des taxis, des cabriolets décapotables, des grands sport, et toutes les marques. Et au croisement, il y avait plus d'un accident. C'est bien simple, au garage, on n'avait pas une minute à soi. Lui, Gustalin, avec ses quatre mécaniciens et ses préposés aux trois pompes, il était partout à la fois, mettant la dernière main aux ouvrages de finesse, activant son monde et le bousculant même un peu. À vrai dire, bousculer n'est pas le mot, parce qu'il n'était pas celui à vouloir vexer le monde, surtout qu'on se trouvait là entre hommes du métier, entre amis. Non, simplement, ce qu'il y avait c'est qu'en donnant un coup de main, le plus malin en remontrait aux autres. Et lui, justement, on ne le prenait jamais de court. Bien souvent, des voyageurs, des étrangers, venus des confins du monde sur des voitures inconnues, lui proposaient des cas difficiles, des cas désespérés. C'était des maladies rares du pont arrière des tumeurs dans la boîte de vitesse, des caprices subtils de la magnéto ou du carburateur. Gustalin n'hésitait jamais et il n'y avait pas d'exemples qu'il se fut trompé. Les résultats de la chose, c'est qu'on venait le consulter de Dôle et même de Dijon et de Besançon, et pas seulement des particuliers, mais les garagistes. Et ses consultations n'avaient pas de prix. À celui qui pouvait, il disait aussi bien c'est cinq cent ou c'est mille francs, et pour les petits qui lui arrivaient sur des tapeculs, ce n'était dès fois rien du tout. Mais qui roulait des yeux derrière les carreaux de la cuisine, c'était peut-être la Flavie?. Non seulement ses vaches et sa culture passait inaperçues parmi les voitures, les appels, les klaxons, les mécaniciens affairés, des ordres lancés dans la presse et dans le tumulte, mais leur contribution aux soins du ménage était devenue dérisoire.Du reste, il ne cherchait pas à l'humier en prenant des airs de se renfler du jabot. C'était tout le contraire. À chaque instant, il lui demandait d' une petite voix aimable : « alors, les vaches, ça va toujours ? Tu es contente ? »

Marcel Aymé

Contribution du : 14/10/2012 10:54
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"""Soyez réglé dans votre vie ordinaire
comme un bourgeois, afi n d’être violent et original
dans vos oeuvres. »

Gustave Flaubert
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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Ushijima, l'usurier de l'ombre
Un manga que j'avais ouvert il y a longtemps et que j'ai repris en entier. L'histoire tourne autour d'Ushijima, un Yamikin, ou usurier. Il prête à des "salarymen" qui se font envahir par les dépenses quotidiennes, aux "freeters" (sans emploi fixe) qui triment, aux gens surendettés, aux prostituées, aux Yakuza, aux lycéennes ayant envie de fringues et surtout aux joueurs de Pachinko, les machines à sou.

Ben c'est super pour désidéaliser un pays comme le Japon, cette société semble très dure envers ceux à la marge du système (mais comme partout, j'imagine) et c'est une face qu'on ne voit pas toujours.

Très prenant, dessin un peu spécial.
Ne pas ouvrir si vous êtes déjà dépressif.

placebo

Sinon, je continue ma série du disque monde :)

Contribution du : 20/10/2012 14:32
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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Merci Pimpette pour ces pages de Marcel Aymé, auteur que je ne me lasse pas de relire (et si on veut faire tenir tranquille une classe de 6e ou de 5e, une bonne lecture de "Delphine et Marinette" et ils sont comme devant la télévision: comme quoi tout n'est pas perdu). Mais je ne connaissais pas "Gustalin". Tant mieux: ce sera trop triste quand je n'aurai plus rien à découvrir de Marcel Aymé. Avez-vous lu "Knate" ? Avez-vous lu "Les chiens d'une vie" ? Sinon, courez-y. Je viens de terminer les 1500 et quelques pages de Jouhandeau chez Gallimard (1500 pages de Jouhandeau c'est trop court) et je suis dans "L'instituteur et le sorbonagre", recueil d'articles du philosophe Alain, publiés aux alentours de 1910 : d'une actualité saisissante et d'un style inégalable. Je ne résisterai pas longtemps à l'envie de vous faire partager le plaisir de quelques-unes de ces merveilles.

Contribution du : 22/10/2012 11:31
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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MIguel
Impeccable!
Le cher Aymé n'est pas oublié et, en ce qui concerne Alain, ses propos sur le bonheur, un peu difficiles pour moi, sont à qqs mètres de l'endroit où mon clavier fredonne!
Reste à chercher le sorbonagre dont le titre me régale!!!
Que la lecture soit!
Pimp'

Contribution du : 22/10/2012 12:05
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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Ce petit bouquin est édité aux Mille-et-une-nuits, c'est le numéro 589. Un ami me l'a prêté cet été, mais j'attendais d'avoir terminé Jouhandeau pour y entrer. Je ne suis pas d'accord avec tout, d'ailleurs ; mais même ce que je ne partage pas est tellement bien écrit que ça m'enchante.

Contribution du : 22/10/2012 14:13
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Visiteur 
Deux anciens Renaudot : "Apocalypse Baby" de V Despentes et "Un roman Français" de Beigbeider.

Ils ne sont ni bons ni mauvais. Ils se laissent lire facilement, ils sont un peu prévisibles (surtout le second qui est autobio !), et ne changent pas la face de la littérature.
Despentes est plus soft que d'habitude, ceci étant je me demande si on peut faire aussi trash (et génial) que "Baise Moi."
Beigbeder aussi est plus soft qu'à ses débuts, mais ça n'est pas pour me déplaire tant les lignes (de coke), et l'hystérie speedesque de 99F m'avaient agacés.

Contribution du : 22/10/2012 14:46
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