Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



« 1 ... 179 180 181 (182) 183 184 185 ... 283 »


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Visiteur 
Bonsoir In-flight
En effet, c'est hilarant !
Le peu que vous offrez donne une idée de votre plaisir. Il faut beaucoup de génie pour sortir ce genre d’œuvre, ça donne envie d’’aller plus loin.

Merci, je mets le titre de côté

Contribution du : 31/08/2015 20:36
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
05/07/2015 10:45
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 1638
Hors Ligne
Bonjour,

J'ai commencé récemment Réparer les vivants de Maylis de Kerangal. L’œuvre a été primée à plusieurs reprises, je me suis dit pourquoi pas. Mais dès la première page, j'ai trouvé la lecture fastidieuse et éreintante... Après une trentaine de pages, je ne suis pas plus convaincu.

Quelqu'un pour me pousser à poursuivre cette lecture ?

Contribution du : 02/09/2015 09:25
_________________
Je n'ai pas d'humour, j'ai de l'esprit.
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
08/05/2015 22:47
De Buis-les-Baronnies
Groupe :
Groupe de Lecture
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 2821
Hors Ligne
Bonjour AlexC, commencé aussi "Réparer les vivants", le sujet ne me passionne pas, mais j'ai beaucoup aimé ces premiers chapitres au bord de l'océan à l'aube, au cœur de l'hiver, j'ai trouvé ce début fort poétique jusqu'à l'accident de camionnette... J'aime bien comme la narratrice se situe par rapport à tout cela, la façon dont elle parle de son personnage Simon Limbres... Ce n'est que la page 29, mais on se tient au courant de la suite? J'ai commencé en même temps "Meursault contre-enquête" et les premières pages sont très fortes avant que cela ne s'épuise en logorrhée, un peu comme "La Chute" de Camus. Mais là encore, je n'en suis qu'à la page 23...

Contribution du : 02/09/2015 10:45
_________________
Ma jouissance est sens ouïr, sans tutelle de sens jouir
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
08/05/2015 22:47
De Buis-les-Baronnies
Groupe :
Groupe de Lecture
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 2821
Hors Ligne
Sinon j'ai lu cet été le magnifique roman d'Irvin Yalom: "Et Nietzsche a pleuré"... Passionnant et stimulant, très bien bâti, très bien documenté sur Nietzsche et sur Brauer, l'un des fondateurs de la psychanalyse. Il imagine Nietzsche en psychanalyste et Brauer en patient dans une cure avant la lettre. Excellent! Et pour ceux qui aiment la satire sociale très bien ficelée avec des personnages très bien campés, je conseille "Le testament anglais" de Jonathan Coe, sur les mensonges sans scrupule et les faux semblants du capitalisme d'aujourd'hui.

Contribution du : 02/09/2015 10:51
_________________
Ma jouissance est sens ouïr, sans tutelle de sens jouir
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître W
Inscrit:
19/01/2008 01:44
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 25675
Hors Ligne
Citation :

Mauron a écrit :
Sinon j'ai lu cet été le magnifique roman d'Irvin Yalom: "Et Nietzsche a pleuré"... Passionnant et stimulant, très bien bâti, très bien documenté sur Nietzsche et sur Brauer, l'un des fondateurs de la psychanalyse. Il imagine Nietzsche en psychanalyste et Brauer en patient dans une cure avant la lettre. Excellent! Et pour ceux qui aiment la satire sociale très bien ficelée avec des personnages très bien campés, je conseille "Le testament anglais" de Jonathan Coe, sur les mensonges sans scrupule et les faux semblants du capitalisme d'aujourd'hui.


J'ai les deux livres dans ma liste à lire pour 2016.
De Irvin Yalom, on m'a beaucoup recommandé aussi Le problème Spinoza.

W

Contribution du : 02/09/2015 14:47
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Expert Onirien
Inscrit:
24/03/2013 19:06
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 8493
Hors Ligne
Chimen, ce texte est extrait de "cronopes et fameux", un de ses recueil les plus connus. Il y a parfois des messages politiques bien sentis dans d' autres textes. Toujours sur ce ton loufoque.

Contribution du : 02/09/2015 15:16
_________________
La peur rend lâche,
la lâcheté rend soumis.
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
08/05/2015 22:47
De Buis-les-Baronnies
Groupe :
Groupe de Lecture
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 2821
Hors Ligne
Pour AlexC, "Réparer les vivants" est un formidable roman, un bel antidote à "Soumission" de Houellebecq. Débordant d'énergie et de vie; de sensualité. Je dirais que c'est un bouquin dans la tradition du Naturalisme, à la Zola, très documenté, très "réaliste", les états civils des personnages y sont déclinés avant qu'on ne les voie agir, ça fait très "âge, sexe, profession, adresse, signes distinctifs" mais tout cela est fait avec assez de finesse pour que "ça marche". Une galerie de portraits balzaciens, mais fort efficace. Dire que le Nouveau Roman se targuait il y a presque 50 ans d'avoir mis à bas tout cela!

Mais c'est vrai, après tout, qu'on fait encore société, qu'il y a de la solidarité entre les femmes et les hommes, que les Français ne sont pas tous des ivrognes avachis devant leur poste télé à regarder Pastis ou Pernod pérorer! La société française n'est plus vue avec un regard acide et décapant, dissolvant. L'écriture est à la fois dense, précise, lyrique, efficace, une langue française vivante, inventive, si vivante qu'on se prend à l'aimer, et surtout, un narrateur romancier qui n'est ni surplombant ni omniscient ni méprisant mais qui pose un beau regard aimant et empathique sur ses personnages. Un excellent juge d'instruction au demeurant, qui prévient son lecteur de ce qu'il va se passer, ce qui fait qu'on ne se focalise pas sur ce qu'il pourrait arriver, pas de faux suspens, tout est à peu près tracé d'avance, mais on se fixe sur "comment cela va arriver", et surtout: comment cela va-t-il être raconté. Un roman ROBORATIF, j'insiste en ces temps de "décadence" annoncée où la société française est censée partir en couille et où on se dit parfois qu'on ferait mieux d'aller s'enterrer fissa dans le jardin pour s'y décomposer au plus vite. Un anti-houellebecq vous dis-je comme on parlerait d'un "contre-poison". A lire d'urgence. (je n'en suis qu'à la page 80 mais là, je ne le lâche plus)...

Contribution du : 06/09/2015 23:02
_________________
Ma jouissance est sens ouïr, sans tutelle de sens jouir
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
05/07/2015 10:45
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 1638
Hors Ligne
Que d'enthousiasme ! C'est beau. Je vais m'y remettre au plus vite et vous ferais part de mon avis.

Contribution du : 07/09/2015 00:37
_________________
Je n'ai pas d'humour, j'ai de l'esprit.
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Onirien Confirmé
Inscrit:
12/03/2015 17:15
De 83150 Bandol
Groupe :
Auteurs
Membres Oniris
Évaluateurs
Post(s): 635
Hors Ligne
En ce moment je lis La douleur de Marguerite Duras.

C'est son journal intime. Son mari, un résistant, est dans les mains des Nazis. Elle fréquente un nazi ( le même qui avait arrêté son mari) pour récolter des infos à donner aux résistants. Le nazi pense qu'elle connait Mitterrand et lui propose un marché. Non, elle ne donnera pas Mitterrand en échange de son mari. Elle attend le retour de son mari. La douleur est immense, la sienne et celle des autres, de tous ceux qui attendent le retour de leurs. L'horreur de la guerre est palpable avec ses mots simples, ses phrases courtes. Elle n'écrit pas, elle parle, on l'entend et on souffre avec elle.



J'ai lu aussi Réparer les vivants. Ce livre m'a laissé une bonne impression même si le style d'écriture ne m'a pas trop séduit. Mais le fond de l'histoire est émouvant. La solidarité du mort avec le vivant... Un morceau du mort qui peut sauver une vie. Mais il faut déjà que la famille accepte de faire don d'une partie du mort, du coeur de la personne qu'on a aimé par exemple. Comme par hasard je l'ai lu à un moment où dans ma famille nous avons été confronter à la question.
Faire ou ne pas faire don du coeur de ma soeur. Son mari a tranché: non! Sa religion ne le permets pas.

Contribution du : 08/09/2015 22:55
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Chevalier d'Oniris
Inscrit:
08/05/2015 22:47
De Buis-les-Baronnies
Groupe :
Groupe de Lecture
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Post(s): 2821
Hors Ligne
Après avoir lu Réparer les vivants de Maylis de Kerangal:


Une société est vivante quand elle pense à sa vie et à sa mort, quand elle sait se mesurer à ce qui fait sens et à ce qui fait mal. Deux écrivains d’aujourd’hui sont pour l’un très résolument du côté du nihilisme et de la mort et pour l’autre, sans barguigner, du côté de la vie. Et il n’est peut-être pas anodin que le premier soit un homme tandis que la seconde, elle, est une femme… Autant Michel Houellebecq flirte avec le néant, avec la haine de tout ce qui existe, autant Réparer les vivants de Maylis de Kerangal montre une passion immarcescible pour la vie, même menacée, même interrompue trop vite ou trop brutalement. Ce roman est un magnifique éloge à la médecine, à ceux qui connaissent les secrets des corps humains et savent les réparer. « Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus ». Depuis Thomas Harvey qui, le premier, a décrit l’intégralité du système de circulation sanguine dans le corps humain en 1628, jusqu’à la lignée des Harfang, ces médecins cardiologues du XXIème siècle qui savent les gestes mystérieux, mais depuis assez longtemps balisés, permettant d’implanter et de greffer un cœur dans un corps humain, Il ne faut pas moins qu’une société entière, non pas une société, plutôt une civilisation, et que la vie passionne, pour que des gestes aussi complexes, aussi régulés, aussi précis et aussi salvateurs puissent se faire en temps et heure.
24 heures, à la minute près. Le récit commence un matin à 5h50 et il se termine le lendemain matin à 5h49. Et pourtant il s’agit de bien autre chose que d’une simple tragédie. Une tragédie est instantanée, elle réclame un temps vide, elle est réglée par le surgissement d’un aléa ou d’un fatum. Ici, les 24 heures du récit montrent au contraire la course contre la montre, contre la mort, contre l’inéluctable, que des hommes conduisent, mais une course qui, pour être rapide et urgente n’en est pas moins rythmique et exacte. Aucun geste n’est de trop mais aucun non plus n’est gommé ni bâclé. Il faut le temps qu’il faut pour que le deuil se fasse, pour que les heures s’égrènent, pour que les parents puissent dire « oui », pour que le corps de Simon Limbres, après avoir été amputé de son cœur, de son foie et de ses deux reins redevienne la dépouille qui doive être chantée avant d’être descendue au tombeau. Nous vivons dans une société qui ne dort jamais, où la vie naît de la nuit, quand la mort ou la vie nouvelle viennent, elles, dès le petit jour.
Ce très beau et somptueux roman réalise à sa façon le souhait formulé au début des Faux monnayeurs d’André Gide par un jeune personnage, d’un roman qui, au lieu de suivre un personnage principal, resterait fixé dans un lieu et verrait des passants passer. Ici, ce dont ce roman pourtant très dynamique et qui se déplace peu à peu de Rouen vers Paris fait l’histoire, ce n’est pas tout à fait un lieu, c’est le cœur de Simon Limbres qui passe d’un corps que la vie vient de quitter (puisque la vie depuis le XXème siècle n’est plus définie par la pulsation cardiaque mais par l’activité cérébrale), à un autre corps au cœur déficient auquel celui-ci va redonner la santé. Pas de « héros » dans ce roman, où chaque personnage joue un rôle juste et fait ce qu’il a à faire, qu’il s’agisse des parents de Simon, qui savent dire « oui » au bon moment, ou bien de Thomas Rémige, le chanteur infirmier qui a su les entendre et les convaincre puis qui clôt les yeux de Simon quand tout est enfin fini pour lui. Il n’y a pas de « méchant » dans ce roman, chacun est comme un instrumentiste qui joue sa partition, ce qui fait de ce roman une sorte de symphonie de la mort et de la vie, du deuil et de la résurrection. Même si celle qui reçoit le cœur ne sait pas d’où il vient ni le nom de qui le lui a donné, elle sait qu’il a fallu qu’un homme meure pour qu’elle hérite de cet organe magique qui va la ressusciter.
Nous sommes loin, très loin de cette écume souvent malpropre de la société dont les médias aiment l’émulsion. C’est de cette émulsion-là que parle Houellebecq, un univers vu à travers les écrans vulgaires de J.P. Pernaud ou d’Elkabbasch. Nous voici très très loin du spectaculaire, au cœur de cette machine humaine, complexe mais efficace qu’est une société d’hommes et de femmes. Je retrouve dans ce roman la passion que Balzac et Zola ont eu pour l’exactitude des faits. Ce roman est le fruit d’une documentation sans faille et très approfondie. Mais il présente également une vision de la société qui ne se résume pas à une documentation. En ce sens, il s’agit bien d’un roman naturaliste, d’un néo naturalisme débarrassé de ce que le premier naturalisme pouvait avoir d’irritant, cette prétention du narrateur à tout savoir, à connaître même « les reins et les cœurs » de ses personnages, l’expression ici se justifiant pleinement. Ici, les personnages sont respectés dans leur intimité, même si on reste tout près d’eux, le narrateur ne se substitue jamais à eux pour nous faire entendre mieux qu’ils n’auraient pu le dire eux-mêmes ce qu’ils vivent ni ce qu’ils sentent. Chacun a une histoire et celle-ci est présentée mais justement, au lieu de circonscrire le sujet celle-ci ne fait que creuser chaque fois le mystère de chaque personnage présenté.
Surtout, l’un des messages fondamentaux et fondateurs de ce roman est le suivant : nul n’est personne sans les autres. Nul ne peut rien sans ce tissu social dans lequel il vit et qui lui donne vie, conscience, intelligence et savoir. L’individualisme outranciers de certains intellectuels est non pas critiqué mais balayé non seulement par le propos mais surtout par la structure même du roman. Un chirurgien exceptionnel ne peut exister que comme fruit d’une longue tradition, la phrase rituelle qu’Harfang prononce en latin avant chaque redémarrage d’un cœur (en fait, il s’agit du titre de ce traité de William Harvey datant de 1628 : « Exercitatio Anatomica de Motu Cordis et Sanguinis in Animalibus ») le dit très précisément : pour qu’un Harfang puisse exister, pour que cette opération ait pu avoir lieu, il a fallu qu’il soit précédé par des siècles de médecine, de tradition, de science. C’est l’humanité entière dans sa recherche pour la vie qui est présente à chaque opération et cela fait de chacune d’elle un moment sacré, magique presque. Il importe que les vivants se souviennent de tout ce qu’ils doivent aux morts. Cela n’est pas vrai seulement de Claire qui reçoit le cœur de Simon, cela est vrai également de nous tous, qui héritons d’un savoir transmis par les siècles. Mais il importe aussi que les vivants se rappellent ce qu’ils doivent à tous les autres qui vivent autour d’eux, qui les aident à vivre et à devenir ce qu’ils sont.

Pour conclure, je dirais que ce roman redonne du sens à notre modernité. Nous avions besoin qu’on nous montre, de façon intelligente et précise, ce que notre monde a de beau et les raisons que nous pouvons avoir d’espérer.

Contribution du : 21/09/2015 21:27
_________________
Ma jouissance est sens ouïr, sans tutelle de sens jouir
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
« 1 ... 179 180 181 (182) 183 184 185 ... 283 »





Oniris Copyright © 2007-2020