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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Visiteur 
Cette heure-ci, ce beau et triste texte de Stig Dagerman, qu'il rédigea avant de mettre fin à ses jours :

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (http://chabrieres.pagesperso-orange.fr/texts/consolation.html)

''Je ne possède pas de philosophie dans laquelle je puisse me mouvoir comme le poisson dans l’eau ou l’oiseau dans le ciel. Tout ce que je possède est un duel, et ce duel se livre à chaque minute de ma vie entre les fausses consolations, qui ne font qu’accroître mon impuissance et rendre plus profond mon désespoir, et les vraies, qui me mènent vers une libération temporaire. Je devrais peut-être dire : la vraie car, à la vérité, il n’existe pour moi qu’une seule consolation qui soit réelle, celle qui me dit que je suis un homme libre, un individu inviolable, un être souverain à l’intérieur de ses limites''.

Et puis, toujours et encore, Alexi Zorba de Kazantzaki :

''C'est ça la liberté, pensai-je. Avoir une passion, entasser les pièces d'or et, brusquement, vaincre sa passion et jeter les pièces d'or aux quatre vents. Se libérer d'une passion pour obéir à une autre, plus noble. Mais cela n'est-il pas aussi une forme d'esclavage? Se sacrifier pour une idée, pour sa race, pour Dieu? Ou bien, est-ce que plus le patron se trouve haut placé, plus la corde de l'esclave s'allonge? Il peut alors s'ébattre et folâtrer sur une arène plus spacieuse et mourir sans rencontrer la corde. Est-ce donc cela qu'on appelle liberté? ''

Contribution du : 22/09/2018 18:56
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
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La poésie de Jean-Pierre Siméon

Vous prendrez bien un vers de poésie ?
Ce n’est pas un recueil en particulier que je conseillerais aujourd’hui, c’est bien toute l’œuvre poétique de Jean-Pierre Siméon, poète contemporain né en 1950, dont beaucoup de livres (citons « À l'aube du buisson », «Un homme sans manteau », que j’ai lus avec un immense plaisir) paraissent chez Cheyne éditeur.
Voilà bien une œuvre qui mérite les éloges.

Sa poésie, murmurée dans des suites de strophes en vers libres, souvent très courts, se caractérise par la sobriété, la fraîcheur des images, l’amour de la Vie et des hommes.
Peut-être trouvera-t-elle grâce aux yeux des lecteurs qui ont toujours trouvé les vers traditionnels, les sonnets classiques, les alexandrins bien mesurés et rimés, d'une pompe ennuyeuse.
Rien de tel dans cette œuvre.

Faire simple, expressif et beau, voilà trois écueils entre lesquels Siméon connait l’art de naviguer sans dommages.

Un extrait représentatif du style du poète :

Éloge de la vieillesse

J’aime les très vieux
assis à la fenêtre
qui regardent en souriant
le ciel perclus de nuages
et la lumière qui boite dans les rues de l’hiver

j’aime leur visage
aux mille rides
qui sont la mémoire de mille vies
qui font une vie d’homme

j’aime la main très vieille
qui caresse en tremblant
le front de l’enfant
comme l’arbre penché
effleure de ses branches
la clarté d’une rivière

j’aime chez les vieux
leur geste fragile et lent
qui tient chaque instant de la vie
comme une tasse de porcelaine

comme nous devrions faire nous aussi
à chaque instant
avec la vie

Contribution du : 23/09/2018 14:08
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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De Le Havre
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IL nous manque une adresse et un prix?

le poème a des qualités mais c'est un vieux très ancien qui ne ressemble pas du tout aux gens âgés en 2018...si bien que ça m'a fait rire...excuse-moi!

Contribution du : 23/09/2018 17:06
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"""Soyez réglé dans votre vie ordinaire
comme un bourgeois, afi n d’être violent et original
dans vos oeuvres. »

Gustave Flaubert
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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Je viens de finir My absolute darling par Gabriel Tallent.

Un roman, je crois, dont on a beaucoup parlé.

Je ne vais pas dire que j'ai été déçu car je l'ai lu en quelques jours avec plaisir, mais je sais pas, je m'attendais certainement à plus d'inédit, plus de folie plus de... Je sais pas. Justement parce qu'on en a beaucoup parlé.

Le thème de la fille violentée par son père dans un lieur reculé des USA avec son lot de non-dits, d'entourage aveugle ou supposant sans intervenir, m'est apparu assez "commun". Après le personnage central, Turtle, est intéressant, sa psychologie bien dessinée. Et les descriptions champêtres et bucoliques pas mal tournées non plus.

Au final un roman que je recommande tout de même.

Contribution du : 27/09/2018 12:20
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Mes larmes sont bleues tant j'ai regardé le ciel...

Mohammad Al-Maghout
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître Onirien
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De banlieue tranquille & terrifiante
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@ Klingsohr
Très beau et fort texte testamentaire de S. Daggerman oui.
Il en existe une version chanté-parlée envoûtante sur l'album Chamboultou (je crois) à moins que ce soit Banco des Têtes raides. Une autre façon d'en découvrir la noire lumière…

Contribution du : 27/09/2018 21:07
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" Si nous sommes la claque vous êtes la joue ! . "
R. Desnos.
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Maître des vers sereins
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Une lecture très zen d'un roman d'héroic fantasy d'Ursula K. Le Guin : "TERREMER"

ça commence par une carte d'un monde qui semble plat, à la façon d'un univers de jeu de rôles, pour suivre la jeunesse, la vie et la vieillesse de celui qui passera d'apprenti à grand mage, à travers trois récits successifs.

C'est une autrice dont quelques médias ont parlé parce qu'elle est décédée cette année, et elle a une plume singulière j'ai trouvé, j'ai envie de lire "La main gauche de la nuit", un super titre et c'est de la sf en plus, à suivre...

Contribution du : 29/09/2018 22:30
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Un Fleuve
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
Expert Onirien
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07/08/2014 15:38
De À même l'écorce des peupliers
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"Ladivine" de Marie NDiaye

Ce roman long et lent, teinté de fantastique, fouille le douloureux terreau de la transmission, de la culpabilité, de l'identité.

Contribution du : 01/10/2018 21:20
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
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« George Dandin (ou le mari confondu) »
Molière, 1668


Cette comédie-ballet (l’une des pièces les moins connues de Molière) met en scène un paysan enrichi qui, ayant eu l’ambition de vivre noblement, épouse une aristocrate désargentée avec le concours de beaux-parents intéressés mais restés très imbus de leur condition. Cela dit, l’épouse, pleine de morgue, se refuse à celui qui ne sera jamais qu’un roturier parvenu, tandis qu’elle accorde ses faveurs à un libertin sans scrupules de la Cour.
Dandin est alors, tout au long de la pièce, le jouet impuissant d’une duperie organisée.

Mais ce qui m’a frappé dans cette pièce relativement courte (3 actes), c’est le caractère véritablement dramatique du sujet : on rit peu (ou bien l’on rit jaune) et l’on – moi, en tout cas – entre en empathie avec le personnage éponyme abusé et ridiculisé par tous, du plus rustre campagnard au gentilhomme le plus accompli. George Dandin est un homme seul, désespérément seul : il le sentait avant que l’on fasse sa connaissance, il en est certain à la tombée du rideau.
La réplique finale de Dandin laisse d’ailleurs présager un sombre évènement.

Un autre aspect m’a intéressé, c’est, plus de cent ans avant 1789, le caractère prérévolutionnaire de la pièce : on peut y voir en effet une « lutte des classes » avant l’heure, opposant une aristocratie fière de sa condition, et un Tiers-Etat méprisé et désireux de s’élever socialement.

Contribution du : 03/10/2018 18:33
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Le manuel de musculation d'Olivier Lafay
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Un manuel n’est pas de la littérature. Mais le livre ne manque pas de style. Un style inimitable où l’objectif l’efficience. Olivier Lafay est un philosophe de la construction de soi avant d’être un théoricien de la musculation. Avec l’efficience, vous faites un minimum d’efforts pour un maximum d’effets. Si vous ne connaissez que la littérature, le théâtre, la poésie, les essais, la bande dessinée, les recettes, vous trouverez une autre manière d’écrire, un autre type de style, dans un manuel d’explication du sport. L'originalité est au rendez-vous, décapante, souvent contre-intuitive. Par exemple, pour commencer à maigrir, il faut se bourrer d'aliments et tout manger, telle est l'étape 1.

La musculation vue par la méthode Lafay sert de fil conducteur à la découverte de soi, du corps et de notre rapport à celui-ci. L'auteur tend à remettre en question les a priori sur l’alimentation de vos parents, de votre propre personne comme parent, aux croyances fausses distillées par la publicité à propos des aliments, et à se fonder sur des connaissances scientifiques mais aussi sur l’écoute de son propre corps : potentialités, refus, progrès, plaisir, douleur, transformation... Ce qui est le propre de la philosophie.

Y est prôné un changement durable, puissant et doux, selon la formule : « La douceur mène à tout. » Le credo de la musculation du Français Lafay prend le contrepied du « no pain no gain » de l’Américain Schwarzenegger qui visait la performance, la compétition et les effets de démonstration. Lafay n’a pas de mots assez durs pour dénoncer le comportement compétitif, responsable des échecs et du pourrissement des relations humaines. Ce positionnement est probablement un effet de génération : nous sommes tous revenus de la compétition illustrée par les « années 80 ». Et si la musculation garde sa mauvaise réputation auprès de beaucoup, c’est à raison : beaucoup d’erreurs ont été commises par des adeptes du bodybuilding : excès d’exercices, blessures, blocages de mouvements naturels, consommations contrindiquées de substances de croissance artificielle, vanité, enfermement dans une seule vision du monde, professionnalisation.

Avec Lafay, 3 séances de quelques dizaines de minutes chez soi suffisent. Comme ses concurrents et confrères, Lafay pose 4 piliers pour le changement : les exercices de musculation au poids de corps, les exercices de souplesse, le cardio (course…) et l’alimentation. La méthode est sans matériel, sauf une barre de musculation. Pas besoin de machines, pas besoin de substances, pas besoin de 30 heures de sport par semaine.

Les adeptes de la méthode Lafay, prompts à envoyer leurs photos, une fois atteint un niveau, montre des musculatures harmonieuses, équilibrées, athlétiques et des performances plus élevées que les bodybuilders décervelés, véritables têtes de Turc d’Olivier Lafay. Les Lafayens pointent du doigt que certains peuples de l’antiquité étaient musclés, car ils connaissaient les mouvements au poids de corps, et que le bodybuilding est une déviance.

Excepté des disciples qui ont trouvé le filon du « coaching Lafay », les Lafayens sont des amateurs et ont des métiers. Entouré de ses fans et disciples, Olivier Lafay fête cette année ses 50 ans, ayant fait émerger un univers en développement qu’il estime à ses débuts seulement.

Lafay cherche à réintroduire du sens dans un monde quelque peu égaré par le papillonnage internautique, ce qui rejoint nos préoccupations de littéraires, toujours OK pour éteindre la vidéo. A travers les articles et les blogs, la formule latine de Juvénal écrite au premier siècle y est souvent répétée : « mens sana in corpore sano ».

Les intellos-névrosés, assez ironiques sur leur propre compte pour se reconnaître dans une catégorie quelque peu désobligeante, source de bien de littératures chagrines, ne sont-ils pas d’ex petits garçons moqués par les méchants garçons en classe de sport au collège ? Traumatisme fondateur de l’intello et de son complexe de supériorité. La littérature comme revanche du névrosé ? Une certaine littérature répond je pense à une telle définition, sans désigner personne, car s’il fallait suivre mon regard, j’en serais réduit à loucher pour me désigner moi-même. Si les sportifs avérés d’Oniris trouveront chez Olivier Lafay une théorisation du sport à comparer avec leur expérience de pratique, les autres y verront l’occasion de sortir de cette espèce de piège, de ce système de schémas, d’étiquette finalement, par la voie de la réflexion, pratique préférée des Oniriens — faut-il en douter ?

Aux esprits encombrés de ruminations circulaires, compliquant le problème à force d’essayer de le résoudre, pourquoi pas me poser en exemple ? J'ai voulu par curiosité connaître le sport, j'ai acheté un livre de sociologie sur le sport, puis j'ai voulu interroger des sportifs,je me suis mis dans la peau d'un sportif et finalement me suis piqué au jeu. En suis-je devenu un ? Débutant du moins. Je n'avais pas fait de sport depuis 1993 et à partir du 2 juin 2018 j'ai mis en place ma routine actuelle : 4 séances tous les 8 jours, et une véritable fête de la cuisine tous les jours. Fini les plats préparés et les biscuits, voici les légumes, les fruits, le fromage blanc, les viande et poisson qu'on cuit soi-même. Je dors plus, je suis le plus souvent heureux, mes problèmes ne sont plus "étranges", je mange mieux, j'ai perdu 8 kg de graisse et j'ai grossi en muscles, me sens en forme, marche mieux, d'un pas léger.

Sur Facebook, j'ai publié la photo avant et après. Sur Oniris, un argumentaire de vente adapté que j'espère adapté du moins. En attendant vos réactions, chers Oniriens... bisous

Contribution du : 11/10/2018 16:38
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Re : Que lisez-vous en ce moment ?
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"Lettres de mon moulin", Alphonse Daudet (1869)

J’ai relu l’œuvre la plus célèbre d’Alphonse Daudet - avec Zola le plus parisien des auteurs provençaux, et que Edmond de Goncourt, qui lui était lié d’une indéfectible amitié, considérait comme l’un des trois ou quatre plus grands écrivains de son temps.

J’avais oublié à quel point cette prose est simple, poétique et surtout limpide. Jules Renard écrit dans son Journal : « La clarté, c’est la politesse de l’homme de Lettres. ». On peut dire que Daudet est excessivement poli à l’endroit de son lecteur.

Passons les souvenirs de voyage intitulés "A Milianah", où l’on retrouve précocement l’antisémitisme du futur antidreyfusard, pour évoquer le joli conte des "Étoiles", la pastorale la plus charmante qui soit, ou bien "Le Sous-préfet aux champs", aux allures de farce, ou encore la plus fameuse de ces "Lettres" : "La chèvre de M. Seguin" (évidemment !) et plus particulièrement le récit de la lutte de Blanquette face au loup, la nuit, dans la montagne, qui est peut être l’une des plus belles pages de la littérature française.

Dans les "Étoiles" (cité ci-dessus), on peut lire par exemple :

« Si vous avez jamais passé la nuit à la belle étoile, vous savez qu’à l’heure où nous dormons, un monde mystérieux s’éveille dans la solitude et le silence. Alors les sources chantent bien plus clair, les étangs allument des petites flammes. Tous les esprits de la montagne vont et viennent librement ; et il y a dans l’air des frôlements, des bruits imperceptibles, comme si l’on entendait les branches grandir, l’herbe pousser. Le jour, c’est la vie des êtres ; mais la nuit, c’est la vie des choses. »

Contribution du : 11/10/2018 17:57
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