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1 Utilisateur(s) anonymes
Remerciements d'un zigue pour son zèbre |
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Expert Onirien
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13/05/2022 18:39 Groupe :
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Un grand merci au CE, correcteurs-correctrices, lecteurs et lecttrices pour la publication de ce "sonnet" hérétique et frénétique. Merci pour les quatre commentaires reçus en E.L, je ne suis pas fâché de ce résultat. Les appréciations sont très contrastées, signe que ce poème ne laisse pas indifférent. Je dois le dire, je m'y attendais un peu et ce n'est pas réellement une surprise. Hénnissements sonores et retentissants pour :
LeChevalier Qui êtes le premier à me commenter. Dois-je la faveur de cette reconnaissance à l'influence bénéfique de votre pseudo ? - deux rimes comme les deux couleurs du zèbre, j'avoue que ça ne m'était jamais venu à l'esprit. Merci pour cette interprétation et l'éclairage original qu'elle apporte à mon texte. - l'absence de lien syntaxique à la fin du second quatrain, je ne la ressens pas personnellement. - l'interrogation sur la rime "rêveur" en contre-rejet, et donc, en suspens dans ma narration. Pour retrouver le fil, c'est simple : mon narrateur aimerait bien "pécho", comme dit Cyrill, mais il aimerait surtout que cette fois soit la bonne et ne pas connaître les déboires de lendemains qui déchantent. Au réveil, la chair est trop souvent triste. Il "rêve" d'une histoire qui durerait un peu, plus longtemps qu'une simple histoire d'un soir. - quant à Cécité, si elle est sans article, elle n'est pas sans majuscule. Dans mon narratif, Cécité est un prénom féminin. Ca commence comme Cécile mais le "ci" et le "é" de la fin peuvent évoquer, de façon lointaine et très capillotractée, la magicienne Circé. Mon zèbre est certes un peu fou-fou mais moins bête et surtout plus complexe qu'il ne paraît. Passant75 Aahhh ! ces rimes en "ope"... Vous avez absolument raison à leur propos. Comment ne pas songer à Brassens ? Je vous mentirai si je vous disais que je n'y avais pas pensé. Ce petit défi m'a plu mais ne constitue pas la motivation première de mon texte. Et puis, petit 1/ ça déjà été fait ; petit 2/ je ne suis pas Brassens ; petit 3/ l'époque est différente. Merci pour les "quelques trouvailles" que vous avez relevées. Le changement de tonalité ("lyrique" dans les quatrains, "potache" dans les tercets selon vos termes) vous a décontenancé au point de vous faire perdre le fil. C'était, un peu, le but. Si je marque une rupture très nette entre ces deux parties, renforcée par le passage du "je" au "tu", c'est volontaire. Mais ce que je romps, c'est seulement l'unité de ton, pas le déroulé de l'histoire. Aux lumières, aux paillettes, aux pseudo certitudes des quatrains, succèdent les zones d'ombre, l'éclair de lucidité d'une âme plus sombre et tourmentée. D'un côté : l'idéal fantasmé, l'animal que ce "zèbre" rêve d'être, de l'autre : la terne réalité, l'animal qu'il est. A partir de là, "potache", mon poème l'est bien. Mais il l'est dès le premier vers et pas seulement à partir des tercets. Enfin, quoi ? Avouons que ce zèbre, métaphore d'un séducteur impénitent, d'un matamore du dance-floor, d'un pirate du Macumba, est une véritable caricature qu'il en devient pathétique. Dans l'intention qui est la mienne, je lui adjoins une bonne dose de sarcasme, qu'il réserve autant à ses conquêtes d'un soir qu'à lui-même. Cyrill Merci pour ton enthousiasme galopant et la dose d'autodérision que tu as su déceler. Le personnage n'est pas très reluisant et pas plus tendre envers les femmes qu'envers lui-même. "Amusant", j'ai voulu que le texte le soit, mais pas que - voir ma réponse à Passant plus haut. J'ai longtemps hésité pour ce fameux vers : "Cécité t'as tapé dans l'oeil, nom d'un cyclope !". Ca fait un peu débit de mitraillette (tac-tac-tac) mais cette trouvaille me tenait à coeur et j'ai estimé que, dans le contexte, ça pouvait passer. Une pitrerie de plus à mon actif ! Merci pour ta conclusion élogieuse ("Une réussite, ça c'est du contemporain"). J'ai voulu en effet mettre du mouvement, du rythme, faire s'entrechoquer les sonorités afin que jamais le lecteur ne s'ennuie et ne dételle. Tu l'as senti et perçu au point que ton commentaire est dans la même tonalité. Merci pour cela. Peut-être la part d'ombre, et même de noirceur que j'ai voulu mettre dans le dernier vers, t'a-t-elle échappé. En tout cas, elle ne semble pas avoir obéré ton ressenti positif. Donaldo T'es un peu dans le même mood que Cyrill. Un grand merci pour avoir relevé le "rythme zébré, l'humour, et la rime chantante". Ravi d'apprendre que ce zèbre t'as donné la pêche de bon matin, un dimanche qui plus est. Question subsidiaire : as-tu au moins mis la raclée aux ouistitis de ton club-house ? Comme pour Cyrill, je me demande si l'éclat de cette cavalcade n'a pas dissimulé à ton regard la face plus sombre de mon personnage. Provencao Vous n'avez vraiment pas aimé car, avec ce texte, dites-vous, j'ai franchi une limite "irrémissible". Votre ressenti semble rejoindre celui de BSL. Je conçois que mon personnage vous déplaise et vous insupporte au plus haut point. Je l'assume car je l'ai voulu tel que je me suis efforcé de le montrer. Vous êtes libre en tant que lectrice, je le suis en tant qu'auteur. Et c'est très bien ainsi. Comme on dit parfois sur Oniris : à une autre fois peut-être. Toutefois, de retour au box, mon équidé en sera quitte pour se manger une froide avoinée, qu'il n'attendait pas, à la place de la tendre avoine qu'il escomptait. jf2 Merci pour avoir relevé le rythme "entraînant", l'aspect "caricature" et "autodérision" du texte. C'est bien dans cet esprit que je l'ai conçu. "Ulysse de pacotille", "frénésie du personnage", je prends encore, c'est ce que j'ai voulu transmettre. Oui,"la volte du premier tercet est percutante"- voir ce que j'en dis à Passant. - pour l'emploi de "rêveur" : voir mes réponses à Passant et LeChevalier. Au milieu de toute cette frénésie, où mon narrateur s'étourdit et s'oublie lui-même, il est saisi d'un éclair de lucidité et d'une folle espérance. Il se prend à rêver d'une relation qui soit le début d'une histoire plus longue. Trop beau pour être vrai. - l'expression "éclusant les succès" est la suite logique de la métaphore "liquide" qui la précède ("et je trinque et j'écope") et se prolonge au vers suivant avec la référence à un "océan" : ce zèbre boit beaucoup en même temps qu'il enchaîne les succès, ou du moins le croit-il. C'est ce dont il veut se convaincre. J'ai aimé par ailleurs accumuler les sonorités en "keu" pour les faire s'entrechoquer. - "arpèges mineurs" : une autre continuité en pointillés qui prend sa source à la strophe 2 ("la saveur d'un chant neuf qui renaît d'un océan") et fait écho aux "sirènes", car c'est bien connu, les sirènes chantent. Mais au lever du jour, grande est la déception, autant pour le zèbre que pour la "pauvre antilope". Entre ces deux-là, il n'y a pas eu d'accord parfait et majeur, mais seulement des "arpèges" d'une classe inférieure et donc "mineurs", juste l'assouvissement des sens. Dans les yeux du zèbre, la sirène de la veille se retrouve alors "sans couronne", sans noblesse, déchue des qualités dont, à la faveur de la nuit et d'un aveuglement certain, il l'avait parée parce que Cécité lui avait tapé dans l'oeil. - "couvent de leurs cris" : j'avais en tête, je ne sais pourquoi, l'image de mouettes rieuses et crieuses, se disputant quelque nourriture échouée sur l'estran. Par contre, je ne suis pas du tout partisan de fournir des "explications" dans un poème. D'abord, la forme courte du sonnet ne le permet pas ; ensuite, je trouve plus intéressant de laisser le lecteur libre de son interprétation. Et la diversité des commentaires et des réactions reçus le prouve assez. Polza Merci pour votre enthousiasme communicatif et la finesse de votre lecture à la vue de ces tristes et désopilantes aventures. Merci de partciciper à l'extension de mon bestiaire avec la caracole que je connaissais pas mais que maintenant, grâce à vous, je connais. Merci d'avoir repéré le double sens de "trinque" qui me permet de changer de registre et d'altérer, à la façon d'un bémol sur une partition, la face lumineuse du personnage pour préparer la venue des tercets plus sombres. J'ai tenté de glisser un autre double sens, ou du moins de cultiver l'ambiguïté, dans l'image de la mer au second quatrain. Je dis "un" océan et non pas "l'océan" car dans mon esprit cet "océan" est à la fois l'image de la multitude offerte au regard du zèbre mais aussi, au bout du compte, celle de son immense solitude. Ce qui m'amène à "la promesse" du vers suivant. Le clin d'oeil à Romain Gary est voulu mais j'ai longtemps hésité avec "la promesse d'une île", dont l'image me semble plus évocatrice pour traduire le désir du narrateur de s'ancrer dans une histoire longue. "Promesse d'une aube" ou "promesse d'une île", en fait, je ne sais toujours pas... BSL Qui, lancé sur ses grands chevaux et le mors aux dents, ne mâche pas ses mots : "poétiquement vulgaire, musicalement faiblard, et le fond négligé". Fichtre ! Quelle ruade dans les brancards ! De quoi passer cul par dessus tête et finir les quatre fers en l'air au beau milieu du parterre. Sans doute, faut-il y voir la conséquence d'une lecture particulièrement noire, celle d'un zèbre "prédateur". Pourquoi pas, après tout ? Chacun est libre de ses interprétations. Mais ce n'est tout simplement pas cette idée qui m'a guidé. A tous Voilà que samedi, d'un trot enlevé, se profile à l'horizon. La fièvre me reprend. Le temps de panser quelques bleus, me refaire un masque et passer mon habit de lumière, et, comme dans la chanson, je repars au grand galop. A bientôt. ![]()
Contribution du : Hier 23:24:36
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Re : Remerciements d'un zigue pour son zèbre |
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Chevalier d'Oniris
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26/12/2025 17:32 Groupe :
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Merci, Ornicar ! Même si j'ai trouvé à redire sur la forme, votre sonnet original m'a bien plu par le fond. Oui, il faut se soutenir entre équidés ! Au plaisir de vous relire, très bientôt, je l'espère.
Contribution du : Hier 23:35:44
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Le temps de panser quelques bleus, me refaire un masque et passer mon habit de lumière, et, comme dans la chanson, je repars au grand galop. A bientôt. 
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