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Remerciements pour : À ma soeur... |
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Expert Onirien
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08/04/2022 10:50 De Tannhäuser Gate
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Bonjour et merci au CE d’avoir publié mon poème. Merci tout particulièrement pour les travailleuses et travailleurs de l’ombre qui sont toujours à l’écoute en MP pour corriger ou ajouter un passage quand l’auteur a le doute de savoir s’il l’a bien fait ou pas.
Ici en l’occurrence, j’avais oublié d’ajouter la date de naissance et de décès et le prénom de ma sœur avec l’initiale de son nom de famille. J’ai envoyé ce sonnet le 02/03/2026 pour des raisons qui me paraissent évidentes… Merci également à ceux qui ont pris la peine de le lire, même s’ils ne l’ont pas à commenter et à ceux qui ont fait de même en y apposant un commentaire. Ce poème étant très personnel, je m’attendais à ce qu’il puisse ne pas être entièrement compris comme moi seul peux le comprendre puisque je connais parfaitement l’histoire. Mais ce n’était pas le plus important pour moi. J’ai écrit ce poème pour ma sœur, ces mots, ce sont sûrement ceux que j’aurais aimé lui dire plus tôt (ou ne jamais avoir eus à lui dire d’ailleurs, si elle avait encore été en vie). Ce poème a été écrit il y a quelques mois, du moins le premier jet, ensuite je l’ai travaillé et retravaillé un nombre incalculable d’heures afin que chaque mot, chaque virgule, ne soit pas là parce que cela m’arrangeait, mais parce qu’ils étaient à leur juste place et avaient un sens précis, parce qu’aucun autre mot ou presque ne pouvait les remplacer. Une fois cela fait, je l’ai récité un bon millier de fois pour savoir ce qui allait ou pas, si tout était musical et rythmique, comme je l’entendais. Si j’ai posté ce poème sur Oniris, c’est en premier parce que j’estime qu’à présent, mon deuil est fait, il m’aura fallu presque 30 ans, 30 ans, c’est long. Quand je dis faire mon deuil, je parle de toutes les étapes liées à la perte d’un être proche, surtout quand ce dernier s’est suicidé, mais ce n’est pas pour autant qu’aujourd’hui, j’ai oublié ma sœur, je pense à elle tous les jours… C’est aussi parce que je voulais que ce deuil, cette paix retrouvée se pose quelque part, je trouvais dommage de garder ces mots pour moi. Mais c’est avant tout parce que je souhaitais lui rendre hommage. Même si personne ne l’a connue ici, je souhaitais partager tout ça avec les oniriens et oniriennes. Je vais remercier tout le monde un par un, mais avant, je vais faire une chose que je fais rarement, mais qu’il me semble utile de préciser pour un poème aussi personnel, je vais le décortiquer comme les crevettes que j’ai mangées pas plus tard qu’hier soir ! Quand je regarde un tableau de Salvador Dalí, si j’aime bien essayer de comprendre moi-même ce qu’il a voulu peindre, une fois cela fait, je ne suis pas contre une explication d’un spécialiste en peinture (pas Pedro, mon voisin qui est peintre en bâtiment !) afin d’avoir un autre angle de vue, une autre perspective… Finalement, c’est peut-être mieux que j’explique en même temps que je réponds pour ne pas répéter deux ou trois fois les mêmes choses ! Par contre, pour comprendre la totalité du poème, il faudra lire les remerciements des uns et des autres, mais aucune obligation rassurez-vous ! Juste une petite chose, je ne l’ai pas fait exprès dans un premier temps, j’avais plusieurs options à la place de « Hier, au crépuscule, en mes songes tu vins », mais dans un deuxième temps, quand j’ai réfléchi à cette phrase, je me suis aperçu que j’avais écrit le contraire de ce qu’avait écrit Hugo, « Demain, dès l’aube/Hier, au crépuscule, », cela m’a fait sourire (je ne me prends pas pour Hugo, je vous rassure tout de suite, je suis Polza !) Quand je dis plusieurs options, l’une d’elles était de rendre ce sonnet « poétique », j’avais pensé à « Hier de l’empyrée, en mes songes tu vins », mais cela ne reflétait pas la réalité et sous-entendait quelque chose de mystique que je ne voulais pas (ange parmi les anges et divins étant à prendre au sens non religieux). Mais j’ai opté pour la sincérité, c’est ce qui m’importait le plus. Aussi, il m’arrive souvent de rêver que ma sœur vient m’enlacer la nuit, de la sentir toute proche de moi, d’où le « Hier, au crépuscule, » comme si elle venait quand je m’endormais pur me rassurer (et d’où également l’opposition quiétude d’avoir trouvé la paix et inquiétude du frère et de ses nombreuses incertitudes). Passant75 (perfectible, aime un peu) (j’ai piqué l’idée à Cristale dans ses remerciements.) Concernant le réel souci de rime, je vous rassure, comme je l’ai dit plus haut, j’ai travaillé et travaillé ce poème des heures et des heures, aussi j’étais prêt à le défendre (façon de parler, je n’ai pas senti votre erreur comme une attaque personnelle) Amours au pluriel peut s’employer aussi bien au masculin qu’au féminin, c’est au choix de l’auteur (mais j’adore le film « Amours chiennes » d’Alejandro González Iñárritu, je n’ai aucun problème avec le féminin !) Pierre de Ronsard : « Comment vivrai-je autrement qu’en langueur, Quand une engeance immortelle je trouve D’Amours éclos et couvés en mon cœur ? » Victor Hugo : « Quand nous en irons-nous où vous êtes, colombes ! Où sont les enfants morts et les printemps enfuis, Et tous les chers amours dont nous sommes les tombes, Et toutes les clartés dont nous sommes les nuits ? » Théophile Gautier : « Mille petits amours, à leur miroir de flamme, Se viennent regarder et s’y trouvent plus beaux, Et les désirs y vont rallumer leurs flambeaux. » Le Littré : « Au plur. f. De mutuelles amours. “Je redoutai du roi les cruelles amours”, Racine, Mithr. I, 1. “Il déshonora son règne par ses amours monstrueuses”, Bossuet, Hist. I, 10. Commerce amoureux. “Mais ce n'est pas assez expier vos amours”, Racine, Bérén. V, 5. “N'allez point par vos pleurs déclarer vos amours”, Racine, Baj. I, 4. “L'hymen va succéder à vos longues amours”, Racine, Bér. I, 4. “Pâris n'ignorait aucune de ses amours [d'Hélène] quand il lui sacrifia les siennes”, Courier, I, 41. “Continuez vos amours avec eux tant qu'il vous plaira”, Molière, les Préc. ridic. 16. Il se dit aussi dans ce sens au plur. m. “Et mes premiers amours, et mes premiers serments”, Voltaire, Œdipe, II, 2. “Ces dieux justes vengeurs des malheureux amours”, Delille, Énéide, IV. “Et l'on revient toujours à ses premiers amours”, Étienne, Joconde. “Vient un danseur, nouveaux amours”, Béranger, Les cinq étages. » etc. La rime n’est donc pas pour m’arranger avec Provins. Ma sœur n’était pas une bonne sœur, elle était bipolaire et là, il va falloir que je vous explique un point important pour que vous compreniez mieux. « Tandis que dans ton cœur, empli de solitude, Mouraient les fous espoirs de tes amours divins. » Il y a quelque chose de terrible dans la bipolarité, c’est le sentiment d’abandon, encore plus quand il est lié à l’amour, aux amours… Ma sœur cherchait l’Amour, celui qui l’aurait apaisée, mais elle a subit beaucoup de ruptures et de déceptions amoureuses, elle avait un trop-plein d’amour à donner. Elle idéalisait l’amour peut-être comme on idéalise un Dieu. Elle est décédée à Provins pour des raisons que j’évoquerai plus bas, pas pour se dire qu’un jour son frère pourrait écrire un sonnet et inventer un lieu où elle ne serait pas morte… Dans ce lieu, cette forêt (j’y reviendrai également) ce n’est pas seulement elle qui est décédée, mais les fous espoirs de ses amours divins également, sa folle passion pour ses amours divinisés ou divinisées si vous préférez… J’espère que ces quelques explications suffiront à alléger votre tracas. « L'auteur mettant en scène un homme pleurant sa sœur partie vers l’au-delà, je me suis demandé si le propos « te poussèrent à fuir » ne renvoyait pas à l’image d’une sœur fuyant par le suicide » Vous avez très bien imaginé, je n’ai pas complètement raté mon poème, ouf ! Ma sœur s’est suicidée en prenant un cocktail de médicaments qui endorment avant d’aller doucement vers la mort. Xanax ou antidépresseurs ça ne rimait pas, mais j’ai choisi la morphine pour représenter ce cocktail pour plusieurs raisons. La première, c’est que ça rimait avec Delphine et pour le coup ça m’arrangeait bien je l’avoue, mais je ne pouvais pas me contenter de cela, sinon je cédais à la facilité. J’ai réfléchi et je me suis dit que dans morphine il y avait Morphée et que (vu que je ne me souviens pas ce que le médecin légiste a dit, quels médicaments précisément ont causé sa mort (après un suicide le médecin qui établit l’acte de décès stipule obstacle médico-légal)) je trouvais cela doux, de la morphine pour s’endormir, pour oublier, mais peut-être pas pour mourir, c’est sa souffrance a engendré cela. Je souhaitais quoiqu’il arrive de la douceur pour évoquer sa mort, pas quelque chose de brutal. Dans ce bois parce qu’elle est vraiment décédée dans un bois du côté de Provins, la raison est on ne peut plus simple, il ne faut pas chercher de métaphores alambiquées dans ce poème, il a été écrit en toute simplicité, c’est ce qui fait sa force selon moi, mais je ne suis sûrement pas le plus objectif pour l’affirmer ! Je comprends que vous puissiez ressentir le deuxième tercet comme un avis de décès, pourtant, ce n’est pas dans ce sens que je l’ai écrit. Je pense à elle tous les jours comme je l’ai écrit, et après sa vie tumultueuse, ma sœur a bien le droit de reposer en paix, la paix qu’elle n’aura quasiment jamais su trouver du temps de son vivant… Mais je ne critique pas votre ressenti, vous êtes entièrement libre de penser cela ! Vous avez trouvé la forme banale et c’est peut-être là votre plus beau compliment, je n’ai pas cherché l’originalité poétique ou stylistique dans ce poème, j’ai cherché la sincérité, l’amour pour ma sœur et la paix, je pense avoir trouvé les trois. ANIMAL (aboutie, aime bien) Merci pour le « équilibré », je prends volontiers ce merveilleux compliment. La maladie de Delphine était la bipolarité, elle ne se droguait pas, mais j’avoue que ce n’était pas évident à comprendre avec la morphine qui est venue brouiller les pistes. Merci pour votre belle phrase « Le souvenir est douloureux, mais nécessaire » Provencao (très aboutie, aime beaucoup) Merci du fond du cœur Provencao, venant de votre part, ce compliment me va droit au cœur, je n’ai pas oublié nos quelques messages échangés en MP et les confidences que vous m’avez faites, confidences dont je ne dirai rien de plus pour ne pas trahir votre confiance envers moi, je voulais juste que vous sachiez que je m’en souviens comme si c’était hier… papipoete (aboutie, aime bien) Merci papipoete pour votre travail exemplaire sur Oniris, le fait que vous commentiez tout ce qui passe, rien ne vous échappe. Merci également de ne pas vous être montré aigri après le commentaire plutôt négatif que j’ai fait sur votre dernier poème, je ne suis pas inquiet pour vous, je sais que d’autres de vos compositions arriveront à mieux me séduire. Pour répondre à votre question, c’est moi, son frère qui dit « sans toi, les miels sont vains », ce n’est pas Maya l’abeille, rassurez-vous. Merci encore pour votre commentaire sans rancœur, il faut une grande force et intelligence d’esprit pour réussir à faire ça, mais votre expérience le sait déjà… Cristale (très aboutie, aime beaucoup) Tous les commentaires sont importants, qu’un poème soit apprécié ou pas, mais quand une poétesse de votre renom met les plus hautes des appréciations, mon cœur ne peut qu’être comblé ! J’imagine qu’il y a quelques petits péchés de versifications qui ne vous auront pas échappé, je vous remercie de les avoir tus par respect et délicatesse. Merci d’avoir compris que je souhaitais écrire avec sincérité, simplement et sans pathos (peut-être le plus difficile). Au début, je pensais n’écrire ce sonnet que pour ma sœur, mais comme vous dites, très vite est venu le besoin de le crier au monde, ce grand désespoir qui m’accompagnera jusqu’à mon dernier souffle, même si je parlais plus haut de deuil étant fait. Je le formulerai peut-être un jour sous forme de poème, mais il y a aussi le poids du frère qui reste seul avec sa dernière famille (sa mère) et qui se dit tous les jours pourvu que je ne meure pas, qu’il ne m’arrive rien, pas pour lui, mais parce que sa mère ne s’en remettrait jamais après la perte d’un enfant déjà… « « Tant qu'il y aura quelqu'un pour parler de toi, penser à toi, tu resteras parmi nous et ton souvenir ne sombrera jamais dans l'oubli. » Vous et moi savons le sens profond de cette belle phrase et nous tâcherons de ne jamais oublier, moi, ma sœur, et vous… Une dernière chose, en postant ce poème sur Oniris, j’avais une grande crainte de votre appréciation, un perfectible aime un peu de votre part m’aurait énormément affecté, alors merci encore mille fois… LeChevalier (très aboutie, aime beaucoup) De la part d’un onirien techniquement et poétiquement très affûté, j’attendais également de lire votre commentaire avec grande impatience. Merci d’avoir saisi l’apaisement, l’acceptation du nouvel état des choses, mais cela ne me surprend pas de votre part ! Merci d’avoir remarqué l’enjambement qui a pour effet de mettre en valeur « À jamais m’esseula. » La rupture (avec le point après m’esseula) était voulue, je ne souhaitais pas un vers d’une musicalité continue à cet endroit. Les deux derniers vers sont d’ailleurs volontairement plus saccadés que le reste du poème, surtout le dernier, je voulais que l’on prenne le temps de le lire, d’où les virgules et les points de suspension. D’ailleurs, si les points de suspension sont mon péché mignon, en mettre après Delphine aurait été une grave et grossière erreur de ma part. La part d’hermétisme que vous évoquez à juste titre et qui peut déstabiliser le lecteur (la lectrice) est entièrement assumée et vous l’avez très bien compris et expliqué, merci. L’histoire, seul moi la connaissais, je n’ai pas voulu faire un récit autobiographique qui serait compréhensible par tous et toutes. « Dans ces cas-là, que le lecteur ne puisse pas accéder totalement au sens, que revêtent les mots pour l'auteur, n'est pas un défaut » merci pour votre grand discernement, je suis impressionné par votre capacité d’analyse, qu’elle soit d’un point de vue technique ou plus personnelle. Boutet (très aboutie, aime beaucoup) Amours au pluriel s’emploie depuis longtemps sous les deux formes, mais je vous remercie de m’avoir « défendu ». « Dommage qu'on ne puisse écrire de fols espoirs puisque ce mot ne s'emploie que devant une voyelle, » « fous espoirs » me va très bien rassurez-vous, mais je comprends malgré cela votre préférence pour la sonorité « fols espoirs ». Pour répondre à vos questionnements, Provins, t’éteindre en ce bois, Delphine, tout est vrai, il n’y a aucune rime pour la rime, c’était son vrai prénom effectivement. Merci pour le très beau sonnet classique qui me va droit au cœur. Luron (aboutie, aime beaucoup) Merci d’avoir remarqué « nuit calme et bleue » qui était voulu de ma part, je voulais que les premiers mots soient rassurants, que l’on en se doute pas immédiatement de la tragédie à venir. Mais ce n’était pas seulement un souhait de ma part pour brouiller les pistes, c’était également un désir, que cette nuit soit calme et bleue, enveloppante pour emporter ma sœur dans ses derniers instants et non une nuit orageuse et pluvieuse. L’idée que malgré le suicide, ma sœur soit partie paisiblement. EtienneNorvins (aboutie, aime bien) Merci pour la pudeur et la gravité, je prends. Je comprends vos réserves et ne les remets pas en question. Mais le sonnet est un choix de ma part. Non seulement parce que c’est ma forme d’écriture préférée, mais en plus (même si je ne la maîtrise pas autant que Cristale) elle oblige à être d’une concision absolue, on ne peut se permettre de choisir un mot qui n’aurait pas sa place, tout doit s’harmoniser, les rimes, le sens, la musicalité. Je n’ai pas la prétention d’avoir réussi cela avec ce sonnet, mais pour ma sœur, je me devais bien de donner tout ce que j’avais au plus profond de moi et c’est ce que j’ai fait. Pour rien au monde, je ne changerai un seul mot, une seule virgule de ce poème. Pour tout vous dire, et peut-être trouverez-vous cela orgueilleux de ma part, je n’ai pas écrit ce poème pour avoir des plumes sur Oniris, néanmoins, deux plumes pour ce sonnet, cela me semble anormalement injustifié, tout comme une plume pour le poème « Trois sœurs » de LeChevalier me le semblait aussi. Peut-être les sœurs ne sont-elles pas bien vues sur Oniris ! Mais cela ne m’affecte pas pour autant. Je sais ce que j’ai écrit et pour qui je l’ai écrit. Ce poème est magnifique, je le dis fièrement. Je ne dirais jamais à ceux ou celles qui ont dit ou qui diront l’inverse qu’ils sont stupides ou qu’ils ne connaissent rien à la poésie, simplement, comme je l’écrivais dans un commentaire pour un poème de Cristale récemment, le poète (que je ne suis pas) sait quand il a écrit quelque chose qui valait le coup et quand il a réussi à se transcender. J’ai réussi à faire tout cela pour ma sœur, pas pour quelques plumes malgré ma déception de ne pas en avoir plus. Merci encore à toute et à tous pour vos commentaires. Repose en paix, Delphine.
Contribution du : Aujourd'hui 21:01:22
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08/04/2022 10:50 De Tannhäuser Gate
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Au fait, rien à voir (enfin un peu quand même), ma sœur est « sortie » de l’église accompagnée de cette musique, alors même si Dieu et moi on n’a jamais été copains, c’était franchement divin…
Contribution du : Aujourd'hui 21:31:07
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