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Remerciements pour Barricades
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20/01/2010 00:41
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Je remercie celles et ceux qui ont permis la publication de ce texte. Mes remerciements s’adressent aussi aux lectrices et lecteurs, et plus particulièrement à celles et ceux qui ont commenté ce récit poétique.
Le texte n’a pas seulement une dimension sociale et politique, comme beaucoup l’ont vu.
J’ai fait s’affronter, dans ce récit, les idéaux rêvés et la réalité, des «révolutionnaires » et des forces d’un ordre conservateur, mais surtout pulsion de vie et puissance de mort, eros et thanatos.
Je n’ai pas réussi pourtant à faire ressortir la « fragilité », le mal qui dévore la vie du personnage de Lea, pour l’avoir trop assimilé aux forces d’un ordre mortifère. Là où Boris Vian avait placé un nénuphar dans la poitrine de Chloé, le personnage de l’Ecume des jours, j’ai seulement et plus banalement utilisé les métaphores de la « sombre marée » et du « vent glacial ». D’où aussi l’emblème du groupe des insurgés, dans la fleur nommée « Immortelle ».

Cyrill
J’ai voulu, en effet, mettre de l’ardeur, de la frénésie, de l’enthousiasme dans l’élan des personnages vers leurs idéaux, et je suis satisfait que vous l’ayez perçu.
Oui, Serge est le poète un peu dérisoire, juché sur son cageot de bois, un peu dingue, et très exalté.
Le texte pouvait, en effet, se terminer sur la dernière de ses harangues, vous avez raison, mais c’est l’auteur, cette fois, qui s’est laissé emporter par ses émotions…
Merci de vos commentaire et appréciation faits avec ‘’sympathie’’, au sens premier de ce terme.

Robot
Je l’accorde, il y a bien « un côté intemporel du récit », même si 68 reste le modèle dominant. J’ai d’ailleurs fait apparaître quelques slogans de l’époque : «l’imagination prend le pouvoir », « Porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante. »
Une « désillusion », des « espérances déçues », toujours déçues, c’est en effet, ce qu’exprime aussi ce texte, ce n’est pas nouveau bien sûr, mais au moment de l’écriture de ce texte, il me semblait que cela devait se dire encore.
Merci Robot

Annick
Merci Annick, pour votre analyse pertinente. Merci aussi d’avoir été sensible à cet « idéal tourné vers la vie », à ce « besoin de vivre irrépressible » qu’expriment les personnages de ce récit, et à la poésie de ce texte.

Cat
Non, Cat, tu ne te trompes pas. Et je te remercie beaucoup d’avoir lu le texte, avec cette belle sensibilité qui te caractérise.

Corto
Aucune indication de temps et de lieu, dans le récit, vous avez raison. Une référence particulière quand même pour 68, dont je cite quelques slogans. Et vous-même, vous citez l’un d’eux, écrit sur les murs en 68 : « Soyons raisonnables, demandons l’impossible », qui illustre très bien le contenu du texte. Merci Corto.

Socque
Vos commentaires sont sans complaisance, et c’est très bien. Mais ici, il est erroné, et là c’est regrettable. Vous confondez, en effet, Serge et Florent. Léa est amoureuse de Florent et non de Serge. Il n’y a pas de « leader » dans cette révolte. Serge lui-même n’en est pas un. Il harangue les foules, il est un poète exalté, un peu dingue, il n’a pas l’esprit d’un leader. Quant à Florent, il est caractérisé dans le texte par sa « chaleur » et sa « vitalité », rien d’autre. Aucune indication n’est donnée qui lui attribue un rôle de « meneur ». Il n’y a pas de leader dans les quatre personnages du récit, qui se rangent de plus sous la bannière noire de l’anarchie, et les anarchistes n’aiment guère les leaders.
Les quatre personnages sont présents dans cette fête de la vie, révoltée et rebelle, de leur propre initiative. Léa se bat comme les autres ; et même plus que les autres, elle lutte pour la vie, tragiquement.
Tous les hommes ne ressemblent pas à Serge et son caractère exalté, tous ne sont pas pleins de vitalité comme Florent, ou musiciens comme Luca, pourquoi Léa, fragile, malade, serait-elle représentative de toutes les femmes ?!
J’ai toujours été opposé au « patriarcat », au machisme, à la phallocratie, et je trouve un peu dommage que vous ayez plaqué ce préjugé sur le texte !
Merci néanmoins pour votre commentaire.

Vincente
Merci Vincente pour votre commentaire très pertinent. Vous avez raison, bien sûr, quant à « l’universalité » du texte, même si 68 en est la principale source d’inspiration.
Je suis heureux que vous ayez considéré que de texte « porte et emporte ».
Votre interrogation finale me semble justifiée, même si consciemment, je n’ai pas envisagé la suite « évolutionnaire » du projet « révolutionnaire ».
Merci encore pour vos appréciations élogieuses.

Papipoète
Vous avez raison, le texte mêle diverses luttes, sans tout de même être un bain de sang à la façon de Guernica.
Je vous remercie pour votre commentaire.

Angieblue
Merci Angieblue d’avoir été sensible à la poésie de ce texte.
Jolie, cette métaphore de la tour de Babel, à laquelle je n’avais pas pensé. La barricade peut aussi, en effet, être vue de cette façon.
Un grand merci à vous pour votre belle lecture du texte.

Hersen
Je comprends ta réserve quant à la question de la violence.
Je ferais remarquer tout de même que les personnages du récit ne sont pas armés, que leur révolte est avant tout une fête. Leur protestation est aussi dirigée contre la violence du monde qu’ils dénoncent, ainsi Léa et Florent font symboliquement de leurs corps enlacés une autre forme de barricade : « Tous deux, écueil de douceur qui affleure sur l’océan tumultueux de la révolte, de l’émeute, nouveau barrage solide, résistance inébranlable aux assaillants qui détruisent la barricade, aux flots gris et noirs puissamment armés, défense solide contre toutes les sombres marées. »
Garcia Lorca, Victor Jara écrivaient de la poésie et de la musique, qui étaient leurs seules armes ; on les a assassinés pourtant, après avoir coupé la main de Jara.
Faire cesser la violence, oui, mais au prix du silence et de la violence subie ?!
Merci hersen d’avoir été sensible à la poésie du texte.

Emilia
Un grand merci pour votre belle lecture du texte, si pertinente, si sensible.
Je suis heureux du partage de l’émotion.
Vraiment, un grand merci à vous.

Contribution du : 25/05 11:18:39
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Re : Remerciements pour Barricades
Expert Onirien
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Louis a écrit :

Cat
Non, Cat, tu ne te trompes pas. Et je te remercie beaucoup d’avoir lu le texte, avec cette belle sensibilité qui te caractérise.



Youpie !!!
J'ai beau dire que cela m'importe peu si je me trompe, je suis ravie de constater que mes ressentis ont tapé dans le mille. Sans compter qu'un tel compliment provenant d'un Poète de ton envergure, apporte, et apportera toujours, de l'eau douce au moulin de mes yeux.

Supplément à mon commentaire, en relisant, je m'étais aperçue de mon oubli du quatrième larron : Luca avec son violon, bien sûr ! Cette petite musique qui symbolise le fil de la vie du début à la fin.

Cette musique, d'ailleurs, confère à ton récit une dimension cinématographique en ponctuant toutes les étapes, et elle reste en tête bien après le point final...

Merci pour tes explications, Louis, et encore Bravo ! Aussi et surtout pour étendre la définition des ''barricades'', à la force de la Poésie et non pas qu'à la seule violence aveugle. La poésie et le destin d'un Federico Garcia Lorca, que j'affectionne particulièrement.

à te lire encore


Cat

Contribution du : 25/05 13:45:01
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Re : Remerciements pour Barricades
Expert Onirien
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J’ai voulu, en effet, mettre de l’ardeur, de la frénésie, de l’enthousiasme dans l’élan des personnages vers leurs idéaux, et je suis satisfait que vous l’ayez perçu. Oui, Serge est le poète un peu dérisoire, juché sur son cageot de bois, un peu dingue, et très exalté. Le texte pouvait, en effet, se terminer sur la dernière de ses harangues, vous avez raison, mais c’est l’auteur, cette fois, qui s’est laissé emporter par ses émotions… Merci de vos commentaire et appréciation faits avec ‘’sympathie’’, au sens premier de ce terme.


Merci du retour sur commentaire, Louis.
Je me suis en effet senti en sympathie avec l'histoire que vous avez conté, petite histoire dans le grand mouvement de 68. Je n'ai pas imaginé une autre période de révolte, les slogans ne trompent pas. Mais on peut extrapoler.
Je n'ai pas vécu ce mouvement de la manière dont elle est illustrée dans votre récit. J'étais encore un peu jeune et du côté fils d'ouvrier en province, c'était plus calme sans doute. Mais je me souviens bien que les grèves prolongées et l'absence de salaire avaient nécessité pour mes sœurs et moi que nous mangions à la cantine gratuite, et j'en éprouvais une grande fierté !
Révisant plus tard cette période côté étudiant (diant-diant) et capitale, je me suis senti en empathie. Cela n'empêche pas, après toutes ces années, qu'une certaine dérision s'invite aux reliefs.

Contribution du : 25/05 16:59:52
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