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Remerciements pour "in sæcula sæculorum"
Expert Onirien
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21/07/2012 17:47
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Je suis sincèrement flatté de la bienveillance et du nombre de commentaires qu’a suscité ma nouvelle « in sæcula sæculorum ». Je vous adresse à tous un merci sincère et je voudrais revenir sur la genèse de la création de cette nouvelle.
J’ai l’écrite en deux heures sur un vol de Casablanca à Marseille. Elle est en quelque sorte le fruit et la conclusion d’une semaine de travail épouvantable : il fallait que j’écrive des horreurs pour me défouler. Mais je ne l’aurais probablement pas écrite si je n’avais pas aussi été immergé depuis quelques temps dans la lecture de « Microfictions II » de Régis Jauffret. Ce livre rassemble 500 histoires courtes et monstrueuses. Outre que Régis Jauffret réussit le tour de force de créer 500 nouvelles de 2 pages (pas une de plus) chacune, sans effort apparent, comme si son inspiration était une corne d’abondance, le style est à tomber. Un exemple :
« - Je suis instituteur.
Métier sans gloire. Les élèves nous haïssent à cause des punitions que nous leur infligeons pour nous faire respecter. Les parents nous méprisent car même les plus sots gagnent d’avantage que nous et portent du linge en coton tandis que nous crevons d’allergie dans nos chemises en plastique recyclé dont ils voient les cols luisants poindre de nos pulls en laine de pétrole. »
Tous ses personnages sont des psychopathes, fous à lier, immoraux et dangereux tout en gardant l’apparence de gens normaux, mais malheureusement malheureux. Régis Jauffret m’a beaucoup influencé. Je voulais que mon héroïne soit amorale et détachée de tout. Je ne voulais ni colère, ni envie, ni amour, ni passion. Je voulais qu’elle soit simplement déterminée dans un but. J’ai aussi piqué à Régis Jauffret le principe du titre qui fait partie du texte sans éclairage particulier sur le contenu de la nouvelle elle-même. Par exemple, l’extrait que je cite ici provient de la nouvelle : « Laine de pétrole ».
@ Poldutor :
Ayant commenté en EL, tu ne pouvais pas savoir que je suis un auteur et pas une auteure. Je rappelle, pour tous ceux qui ne le sauraient pas encore, malgré mon mignon pseudo, je suis un homme. J’ai 2 ans de moins que mon héroïne et j’ai vécu toute mon enfance à la campagne dans une famille unie. Il m’a été très agréable de me mettre dans la peau d’une fille dont la vie m’est complètement (?) étrangère.
@Cherbiacuespe :
Avoir été crédible est le meilleur compliment qu’on ait pu me faire. Particulièrement parce que cette histoire est sortie de mon imagination sans préméditation. Je ne sais d’ailleurs plus exactement comment, sauf la première phrase qui m’est venue en premier et a servi de détonateur.
@Sylvaine :
Tu as raison : ma phrase est affreuse et fautive. Bien fait pour moi : je n’avais qu’à me relire encore ! Quant à la fin de l’histoire, on peut ne pas aimer je te l’accorde, mais c’était volontaire : pas d’affect, pas de suspense non plus. Comme le mentionne Tatanlongi, on peut considérer que c’est « un truc » de prendre à contrepied le principe de la nouvelle qui se doit de surprendre à la fin et idéalement au dernier mot. Encore une fois, Régis Jauffret procède de cette manière dans ses « Microfictions » et je suis sous influence.
@Corto :
Bien sûr, l’Abbé Pierre, l’hiver 54, j’ai pensé à tout cela. Mais, vous l’aurez tous compris maintenant, je ne voulais pas d’une étude sociologique et j’en serais bien incapable.
@Plumette :
Je tâcherai une prochaine fois d’être plus disert, puisque presque tout le monde semble le demander. Mais serai-je à la hauteur sur une plus longue distance ? Je suis plus sprinter que coureur de fond. Quelle image à la con : je n’ai pas fait de sport depuis tellement de temps ! Plumette, ta demande est si gentiment formulée que je vais m’y employer.
@Eclaircie :
J’ai moi-même tiqué sur la formulation de la 2ème phrase. Je trouvais qu’elle ne sonnait pas bien et pourtant je me refusais au choix de « celui qui ». Par paresse, j’ai conservé cette formulation qui ne me semble pas fautive, mais qui reste un peu bizarre. Le titre est toujours pour moi un choix déterminant, peut-être un peu par coquetterie. Tout doit y être et il doit tout dire, même si, en l’espèce, il semble ne rien dire du tout. Comme plusieurs d’entre vous l’ont remarqué, je crois avoir fait le bon choix.
@Donaldo75 :
Grandiose, rien que ça? Merci pour ces superlatifs ; je ne vais pas jouer les faux-modestes : ça me touche beaucoup.
@Maria :
Tu sais combien j’estime tes qualités de novelliste et je suis donc particulièrement sensible à ton commentaire. Me demander si je sais ce qu’elle est devenue est le plus beau compliment qui puisse être fait puisqu’il suppose qu’elle a existé. Mais elle n’a pas plus existé qu’elle n’a de prénom.
@Emju :
Malheureusement, je ne connais « Affreux, sales et méchants » que de réputation, mais la comparaison me ravit. Merci
@Hananke :
Heureusement que les bidonvilles ont disparu depuis longtemps à Nanterre mais le sordide ayant la peau dure, il a plutôt migré vers le nord-est de Paris (Sevran, Clichy, Gagny, …). Il pourrait bien habiter à Levallois-Perret ou à Neuilly-sur-Seine que cela n’y changerait rien.
@Cat :
Donner 5 minutes de bonheur, c’est tout ce que je désire. Je devine que ta fibre féministe a été touchée. C’est la meilleure ! Moi qui dans une discussion récente et animée avec des amis ai traité Charlize Theron de P… pour sa prestation dans la publicité Dior. Mais c’est une autre histoire – on pourra l’évoquer en privé si ça te chante. Merci, vraiment merci.
@Papipoète :
Ah les volutes d’encens… J’en ai reniflé pas mal moi aussi dans mon enfance et j’en ai débité des «sæcula sæculorum», des «quos pretioso sanguine» et des « dies iræ, dies illa » sans rancœur et sans regret. Jamais tripoté par un curé (comme si ça devait être la règle). Que de bons souvenirs. C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi ce titre.
@Tatanlongi :
Je me suis un peu expliqué sur la brièveté du texte. Même si pour cette nouvelle, ce choix était délibéré, j’aimerais sincèrement savoir faire plus long et rester haletant. Pas facile pour ma part.
@Vincente :
Merci. Je ne saurais mieux dire à propos du danger du genre à tomber dans le mélo.
@Eskisse :
En effet c’est aussi une petite maligne, mon héroïne sans nom. L’intelligence peut tout excuser, y compris qu’elle soit « déraisonnable et méchante » comme elle le dit elle-même
@Louison :
J’ai tout fait pour qu’on l’aime, malgré ses défauts. Moi-même, je l’ai aimée avant même que son histoire ne soit écrite.
@Pouet :
Si cela te paraît manichéen, c’est que c’est raté, en tout cas vis-à-vis de toi. Je voulais éviter ce travers : bien sûr le trait est outré - il n’y a pas un personnage de l’histoire qui trouve grâce aux yeux de l’héroïne. Mais c’est elle qui parle, c’est elle qui juge. Et elle n’est forcément la plus objective. Elle est en colère, on l’a assez fait chier, elle est sans pitié et le restera. Elle est dans l’état d’esprit où je me trouvais, dans le vol de Casa quand j’ai écrit cette histoire.
@Hersen :
Ce que je viens de dire à Pouet, je pourrais te le répéter. Quant à ce qu’elle s’en sorte aussi bien longtemps … ça reste à voir. Les seins qui jappent à la lune, fillette, fillette, tu connais la suite. L’héroïne a aujourd’hui 64 ans et survit peut-être du RSA. Et la misère l’aura peut-être rattrapée. Mais merci de m’avoir ouvert des portes que je n’avais pas envisagé d’entrouvrir.

Un grand merci encore à toutes et à tous. Allez, encore un petit peu de Régis Jauffret, pour la route :
« J’ai pris mon service au bar de l’hôtel Crillon avec deux minutes de retard qui m’ont valu une remarque de ma hiérarchie. J’ai servi trois pastis à la queue leu leu à un ancien astronaute, une multitude de cafés à des inconnus arrogants comme des stars et alors que j’apportais son thé vert à Hillary Clinton venue faire une conférence sur l’environnement au palais des Congrès mon plateau m’a malencontreusement échappé.
- Je l’ai ébouillantée.
Elle a été prise d’une crise de nerfs tant la sensation de brûlure était vive. J’ai eu le réflexe de lui donner une paire de gifles. Elle a aussitôt retrouvé sa dignité. Elle s’est levée de son siège en grimaçant à peine et a gagné les toilettes stoïque escortée par deux gardes du corps surgis de nulle part et à qui elle a fait un signe discret pour leur recommander de me laisser la vie sauve. »

Contribution du : 16/01 18:38:27
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Re : Remerciements pour "in sæcula sæculorum"
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Rosebud

On sent dans votre retour que l'accueil de ce texte vous donne la pêche. Et ça fait plaisir à lire. J

Je vous envie un peu d'avoir ainsi libéré votre énergie créatrice sur un vol Casablanca/Marseille!

je vais de ce pas me replonger dans les micro fictions de Régis Jauffret.

Contribution du : 16/01 19:17:06
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Re : Remerciements pour "in sæcula sæculorum"
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rosebud a écrit :
@Cat :
Donner 5 minutes de bonheur, c’est tout ce que je désire. Je devine que ta fibre féministe a été touchée. C’est la meilleure ! Moi qui dans une discussion récente et animée avec des amis ai traité Charlize Theron de P… pour sa prestation dans la publicité Dior. Mais c’est une autre histoire – on pourra l’évoquer en privé si ça te chante. Merci, vraiment merci.


Merci pour ton retour sur commentaire, Rosebud.

Bah, non, j'ai pas spécialement une fibre féministe. Pour moi, que l'on soit fille ou garçon, blanc, noir, beur, jaune, rouge ou orange pressée, tous nous sommes nés sur un même pied d'égalité.

Après, ce sont les caractères qui font la différence, et les rencontres qui font que ça dérape, ou pas...

Ton héroïne m'a emballée, comme m'aurait emballée toute personne dotée de cette personnalité bien trempée. J'aime assez que David rabatte son caquet à Goliath. Ou autrement dit, quand le ''petit'' clou le bec au ''grand''. Qu'il soit petit par l'âge, la taille, ou la position sociale, etc...

Sinon, contrairement à hersen dans son commentaire, je n'ai pas besoin qu'on me dessine le tableau avec tous les détails. Il me suffit d'une bonne ambiance bien placée – comme celle que tu as su poser - et je me fais mon film comme une grande.
Il est évident que la petite elle va s'en sortir dans la vie, maligne et méchante comme elle l'est.:))

J'ai bien apprécié aussi que le ton ne tombe pas dans le mélo-pathos.

Par contre, je ne comprends pas trop le rapport à Charlize Theron. Je veux bien que tu m'expliques. En privé ou pas, c'est comme tu veux.



Cat

Contribution du : 18/01 10:04:10
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Re : Remerciements pour "in sæcula sæculorum"
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Salut Rosebud,

Les superlatifs ont été inventés dans un but précis, je crois, alors je les utilise.


J'ai trouvé ton texte rock'n roll, incarné, puissant, et ça me change des histoires où mémère se souvient de ses jeunes années, où pépère regarde les jolies filles et fantasme, où tonton s'invente une vie d'écrivain alors qu'il travaille à la Poste.



Donc, merci, continue comme ça et fume mes superlatifs car je les ai commandés en Colombie.



Donaldo

Contribution du : 18/01 10:52:01
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Planet Earth is blue and there's nothing I can do (1969, David Bowie)
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Re : Remerciements pour "in sæcula sæculorum"
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Très sincèrement, c’est avec humilité que j’ose ce commentaire.
Pensez donc : du rosebud, et qui plus est s’exprimant « In sæcula sæculorum » au sujet d’une si misérable pauvreté.

Beennnn-c’est-vrai-quoi : comment un rustaud comme moi, qui a bien aimé « Si c’était vrai » de Marc Levy, peut-il s’octroyer la prétention de tapoter une tranche de son inculture au sujet d’un authentique rosebud ?

Pour commencer, c’est du rosebud super bien écrit, comme d’habitude.
Le style est épuré, efficace, avec des mots simples dans des phrases sobres qui te tranchent des images mentales, tzac-tzic-tzac, comme le couteau d’un artiste la glaise … ou plutôt le tranchoir d'un boucher un cuisseau de bœuf …
… ben oui, parce que ça saigne dans ce texte, surtout de l’âme.

Le style pourrait évoquer du Cavanna … ou du Céline.
– Le Cavanna des « Ruskoffs »
– Le Céline du « Voyage au bout de la nuit ».

Hummm …
En fait pas vraiment !
Chez Cavanna, quand ça saigne ça pleure, par exemple lorsqu’il pleure sur son frère lapin, son seul ami qu’il vient de tuer avec l’intention de le manger et qu’il offre, noyé dans ses larmes, à un déporté polonais aussi affamé que lui et qui n’en croit pas ses yeux.

Chez Céline, quand ça saigne c’est différent, ça attend en méditant sur le plouc-plouc de l’hémorragie qui traverse le matelas sur lequel est allongé la gamine qui vient d’avorter.

Oui c’est ça !!!
Dans « In sæcula sæculorum » ça ne pleure pas !

C’est un texte qui a le froid aseptisé d’une aspersion d’éther : c’est donc du bon rosebud célinesque pur goutte-à-goutte.

Oh !
On a le droit d’aimer ce qu’a écrit Céline, comme ce qu’ont écrit des Chardonne ou des Pierre Drieu La Rochelle.
Après tout, ce sont des gens qui eux aussi ont su pleurer, au moins sur le sort misérable de la France enjuivée.

… … … …

Misère … Pauvreté … ? … Pauvreté … Misère.

Je rejoins l’avis de Farigoulette : « La véritable misère dans cette histoire, je la trouve dans le choix que fait l'héroïne d'intégrer une bande de branleurs argentés. »

Il me suffit d’imaginer cette gamine sans nom s’affermir et apprendre au contact du pouvoir/argent, au point de « réussir/gagner » un statut social de dominant/possédant …
… elle n’en demeurera pas moins enfermée dans la misère spirituelle de son vide affectif.

… … … …

Moi non plus, je n’aime pas votre texte.

Non du fait de sa rédaction (je m’incline devant la qualité de votre plume – sincèrement), mais parce qu’implicitement il confond la pauvreté matérielle avec la pauvreté spirituelle.

Dit autrement, il confond pauvreté et misère, et ce faisant ne me porte témoignage d’aucun Esprit.

Contribution du : 19/01 02:22:35
_________________
Vers la table d’Anthyme.
Rien ne presse ... On ne meurt que demain.
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Re : Remerciements pour "in sæcula sæculorum"
Expert Onirien
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D’autres commentaires encore – je suis ravi.

@Malitorne :
N’oublions pas que mon héroïne a aujourd’hui plus de 60 ans. Le comble serait de lui refuser la possibilité d’avoir enrichi son vocabulaire depuis cette histoire. Ce n’est pas très charitable de cantonner un milieu social à une manière de parler et condamner une gamine des rues à rester une cruche à vie. J’ai utilisé quelques mots grossiers, mais pas d’argot (à part « tapeuse », peut-être). De toute façon, ton ressenti est ce qu’il est et je ne te ferai sûrement pas changer d’avis. Tu as aimé « un peu », c’est déjà ça et je préfère un commentaire mitigé, voire sévère à pas de commentaire du tout.

@Farigoulette :
Je crois qu’il y a un malentendu. J’aime mon héroïne, je l’ai déjà dit, mais Je la voulais amorale et détachée de tout et je l’ai dit aussi. La misère est immorale, la richesse démesurée est immorale, mon histoire est immorale, je le revendique. S’il fallait n’aimer que les contes moraux, on s’ennuierait ferme il me semble. Merci de ton commentaire quand même.

@Thierry :
Si j’étais capable d’écrire un roman et si j’en avais le temps, je tâcherais de le faire, mais je suis conscient de mes limites. Peut-être que ce format est bancal ; je n’ai pas mieux en magasin, pardon. Et tant pis pour moi. Merci – peut-être ton commentaire fouettera-t-il ma paresse et mon talent (?)

@GillesP :
Si tu aimes « Microfictions II » et que tu juges ma micro-nouvelle si favorablement, je suis comblé. Je suis en train de réfléchir à une autre bricole dans la même veine. Pas sûr que j’aboutisse.
Régis Jauffret vient publier son dernier roman : « Papa ». Je vais me précipiter pour l’acheter.

@Anthyme :
Merci de me reconnaître une plume de qualité. C’est tout ce que j’espère. Pour le reste, on peut s’écharper gaiement. J’aime assez la polémique et les engueulades.
D’abord, je ne méprise pas les lecteurs de Lévy, Musso et compagnie ; je déplore ce système qui consiste à leur servir la soupe et à la confisquer aux auteurs qui en auraient besoin.
Et puis, je ne comprends pas cette éternelle polémique à propos des auteurs qu’on ne devrait pas aimer au prétexte qu’ils ont été des salauds. Céline est un de mes écrivains préférés. Drieu la Rochelle a un style tout à fait admirable. Et, ça tombe bien, je viens de commander un livre de Chardonne à mon libraire préféré. Dois-je en avoir honte ? Si j’arrivais un jour à la cheville de Céline, je serais extrêmement fier d’avoir pu, si peu que ce soit, approcher ce salaud.
Enfin, je conteste sur le fond que mon héroïne soit pauvre spirituellement. Condamnable, égoïste, déterminée. Et alors ? Encore une fois je la voulais amorale et mon conte immoral.
Merci en tout cas d’avoir longuement répondu, Anthyme.

Contribution du : 19/01 17:58:04
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