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Retour à Saint-Lazare
Maître Onirien
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31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
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Merci au CE d'avoir publié mon poème, ce dont j'ai douté ,à juste titre me semble-t-il. Et merci aux lecteurs et commentateurs.

J'ai failli mettre en exergue :  « ne cherchez pas la poésie, c'est juste un petit exercice se style ». J'aurais dû ! Je ne suis pas étonnée par les réactions des uns et des autres, car ce petit poème est tellement différent de ce que je propose habituellement ; donc je m'y attendais. Que cela ne m'empêche pas de vous remercier d'avoir pris le temps d'une réponse ; c'est un réel plaisir de découvrir de la diversité des impressions.
Permettez moi venir au secours de mon poème.Par quoi commencer ?

Avec ce poème urbain, je n'ai pas cherché la joliesse mais plutôt l'efficacité en privilégiant les effets cinétiques et sonores. J'ai voulu un texte en contrastes :
- haletant pour saisir l'atmosphère de cohue, de vitesse et d'étouffement, avec des vers courts, un rythme haché ; avec des sonorités lourdes ou dures (aille, g, r, ) pour un effet de staccato : claquement des pas sur le quai, grincements des roues sur le métal des rails  ;
- flegmatique pour le personnage qui observe avec une sorte de détachement ironique (d'où cette expression un peu enfantine « c'est les gens »).
Visuellement, la gamme chromatique se limite à deux tons, le gris et le vert-de gris, juste pour rendre l'endroit un peu plus oppressant et traduire, avec cet ambigu « vers de gris », la déshumanisation de la foule.
Quant au fameux « vert- de gris », je suis prête à accepter toute critique mais pas qu'on me fasse le procès de l'occupation allemande. Pourquoi honnir cette expression ? Pourquoi aller si loin et ne pas y voir une simple couleur, celle de la morsure du temps sur la structure métallique qui s'oxyde ?
S'attacher à sa seule connotation négative est réducteur, même si, je l'entends bien, sa simple apparition peut provoquer chez certains une réaction d'allergie affective. On pourrait aussi bien déclarer inopportuns ces mots là : allemand, bottes, uniforme...
Enfin, vous avez cité des artistes, Hugo, Brassens, Lapointe, Arman, c'est très flatteur ; je vous avoue avoir surtout pensé à Zola et à Verhaeren (pour qui la ville opprime les hommes et les dévore).
A mon modeste niveau, j'ai voulu montrer la gare comme un être vivant et un peu monstrueux.

Passant75 : « Au final, un petit texte que certains qualifieront peut-être d’amusant, un texte qui n'est pas inintéressant, mais qui n’a guère déclenché un réel enthousiasme en moi. C’est peut-être dû à une question de génération ! »
Si vous le dites ! ;D Je ne me sens pas d'une génération guerrière pourtant. Merci pour votre lecture et merci d'avoir pris le temps de m'expliquer votre ressenti.
Lebarde :désolée de vous avoir déçu avec mes homophonies et lassé par mes répétitions. Je vous promets de faire mieux la prochaine fois (enfin si je peux!) ^^.
LeChevalier : Ah oui, forcément, si vous mettez Hugo sur la balance, pas étonnant que mon poème vous apparaisse comme un brouillon ! Merci à vous également.
Polza : « Pour résumer, si je trouve l’ensemble plaisant, j’y ai plus vu un exercice de style qu’une réelle volonté d’écrire un texte empli de poésie (même s’il n’en est pas complètement dépourvu). »
Vous avez bien compris ma démarche Polza ; en tout cas je vous sais gré d'y avoir trouvé un peu de poésie.
Robot : « Bruit, bousculade, cheminement dans un contexte de grisaille qui domine dans cet univers terne. » C'est exactement ce que j'ai voulu exprimer et je vous remercie de m'en avoir fait part.
papipoete : « Le toit de cette gare n'est-il pas de cette couleur, par hasard ? »S'il l'a été, il ne l'est plus, modernité oblige ; et s'il ne subsiste plus de traces d'oxydation sur la structure métallique de la gare, les marquises ont gardé cette couleur, par la volonté des Monuments Historiques. En tout cas, comme précisé plus haut, rien à voir avec les Feldgrau. Je connais bien Lons-le-Saunier mais je n'ai jamais eu la curiosité de visiter sa gare. Merci de votre passage papipoete.
Provencao : Vous avez trouvé que le poème manque de profondeur et d'émotion ; je suis désolée de vous avoir déçue mais comme je l'expliquais, émouvoir n'était pas mon but premier cette fois. Merci à vous également.
Laurent-Paul : Ma reconnaissance infinie à vous pour avoir pris plaisir à la lecture ! Figurez-vous que ma première version était sans ponctuation aucune. J'ai jugé après coup que c'était peut-être risquer de rendre le lecteur à bout de souffle. Comme quoi...
Eskisse : Merci à toi aussi pour avoir apprécié le poème et surtout pour avoir su saisir cette pointe d'ironie et le regard distancié du personnage.
EtienneNorvins : Ton commentaire me ravit, d'abord par tout ce qu'il a su saisir et aimer de « l'atmosphère » du texte mais aussi parce qu'il me soumet l'idée du pigeon. Bon sang mais c'est bien sûr ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé ? S'il y a bien un oiseau citadin, indissociable de l'ambiance des gares, c'est bien lui ! Il avait là toute sa place. Tu regrettes que le poèmes soit trop court mais, tu le dis toi-même, c'est« un poème sur le vif » ; serait-il compatible avec de la longueur ?

A vous tous

Contribution du : Aujourd'hui 10:55:35
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"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
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Re : Retour à Saint-Lazare
Maître Onirien
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chère Myndie
En faisant allusion au " feldgrau ", je n'avais aucunement l'intention de blesser ; simplement cette couleur me vint à l'esprit, comme le garance put me faire songer au poilu de la grande guerre...
Pardonne-moi, si je t'ai offensé ?

Contribution du : Aujourd'hui 11:54:28
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Re : Retour à Saint-Lazare
Maître Onirien
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Cher papipoete,
pour te rassurer, tu ne m'as nullement offensée avec ce vert-de-gris (et d'ailleurs tu n'es pas le seul à l'avoir évoqué).
Mais il me tenait à coeur de faire une mise au point sur le sujet et voilà, page tournée!
En tout cas merci de ta fidélité à me suivre dans mes élucubrations !

Contribution du : Aujourd'hui 15:37:17
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Re : Retour à Saint-Lazare
Maître Onirien
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Salut Larivière!

"Ca fait parfois du bien de lire quelque chose de léger." A qui le dis tu! Et encore plus de bien d'écrire quelque chose de léger!
Merci mille fois,pour tout, pour avoir saisi l'intention de la poétesse et le fond du texte (ou le fond du prolème comme tu voudras)
Et du coup, oui tu peux te permettre de me suggérer des améliorations, genre renforcer sa force et son atmosphère, j'en prends bonne note, tu ne me prends pas le chou.
Et peut-être que si j'ai le courage je le remanierais...Mais je me connais Il est déjà dans la boîte à oublis.
Je t'envoie mon plus beau sourire! Là, dans la boîte

Contribution du : Aujourd'hui 15:55:42
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Re : Retour à Saint-Lazare
Maître Onirien
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Chère Cristale!

Ohoh! Toi muette!
C'est peu de le dire, je vois que tu ne m'attendais pas dans ce registre!
Tu sais, j'ai lancé ce poème en EL comme une sorte de défi, en me disant :"Oseront, oseront pas le sortir?"J'étais certaine du résultat s'il était publié. Bon, sans doute n'est-il pas à classer dans la catégorie "grande poésie" mais parfois pour éviter le ronronnement, n'est-il pas bon de secouer ses habitudes de lecteurs et de s'ouvrir à la différence, aussi fantasque puisse-t-elle paraître?
En tout cas je te suis reconnaissante d'être venue toi aussi me donner ton sentiment là dessus et merci pour la gentillesse de ton commentaire.
Quant à la gare Montparnasse, je n'y vais jamais. Moi c'est plutôt Gare du Nord...
Mais ma préférée, c'est la gare d'Orsay, évidemment! Mais là, c'est un autre sujet


Contribution du : Aujourd'hui 16:06:32
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