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Votre regard sur les intellectuels.
Onirien Confirmé
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Pas évident de choisir un titre.

J’avais initialement pensé à « Ernst Jünger et ses relations intellectuelles » ; mais c’est trop précis pour ne pas être réducteur.
Quant à « Les intellectuels en question » , ça flirte déjà avec le pilori.

Reste donc quelque chose d’atone : « Votre regard sur les intellectuels. »

… … … …

En guise de hors d’œuvre, je vous suggère la lecture de ce qu’Ernst Jünger avait noté dans son journal pour la journée du 7 décembre 1941.
(Citation exhaustive avec mise en page modifiée pour améliorer la lisibilité)


=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=

« L'après midi à l'Institut Allemand, rue Saint Dominique. Là, entre autres personnes, Merline, grand, osseux, robuste, un peu lourdaud, mais alerte dans la discussion ou plutôt dans le monologue. Il y a, chez lui, ce regard des maniaques, tourné en dedans, qui brille comme au fond d'un trou. Pour ce regard, aussi, plus rien n'existe ni à droite ni à gauche ; on a l'impression que l'homme fonce vers un but inconnu. « J'ai constamment la mort à mes côtés » — et, disant cela, il semble montrer du doigt, à côté de son fauteuil, un petit chien qui serait couché là.

Il dit combien il est surpris, stupéfait, que nous, soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n'exterminions pas les Juifs — il est stupéfait que quelqu'un disposant d'une baïonnette n'en fasse pas un usage illimité. « Si les Bolcheviks étaient à Paris, ils vous feraient voir comment on s'y prend ; ils vous montreraient comment on épure la population, quartier par quartier, maison par maison. Si je portais la baïonnette, je saurais ce que j'ai à faire. »

J'ai appris quelque chose, à l'écouter parler ainsi deux heures durant, car il exprimait de toute évidence la monstrueuse puissance du nihilisme. Ces hommes-là n'entendent qu'une mélodie, mais singulièrement insistante. Ils sont comme des machines de fer qui poursuivent leur chemin jusqu'à ce qu'on les brise.

Il est curieux d'entendre de tels esprits parler de la science, par exemple de la biologie. Ils utilisent tout cela comme auraient fait les hommes de l'âge de pierre ; c'est pour eux uniquement un moyen de tuer les autres.
La joie de ces gens-là, aujourd'hui, ne tient pas au fait qu'ils ont une idée. Des idées ils en avaient déjà beaucoup ; ce qu'ils désirent ardemment, c'est occuper des bastions d'où pouvoir ouvrir le feu sur de grandes masses d'hommes, et répandre la terreur.
Qu'ils y parviennent et ils suspendent tout travail cérébral, quelles qu'aient été leurs théories au cours de leur ascension. Ils s'abandonnent alors au plaisir de tuer ; et c'était cela, cet instinct, du massacre en masse qui, dés le début, les poussait en avant, de façon ténébreuse et confuse.

Aux époques où l'on pouvait encore soumettre à l'épreuve la croyance, de telles natures étaient plus vite identifiées. De nos jours, elles vont de l'avant sous le capuchon des idées. Quant à celles-ci, elles sont ce qu'on voudra ; il suffit, pour s'en rendre compte, de voir comme on rejette ces guenilles, une fois le but atteint.

On a annoncé aujourd'hui l'entrée en guerre du Japon. Peut-être l'année 1942 sera-t-elle celle où un plus grand nombre d'hommes que jamais passeront l'Hadès. »



Ernst Jünger — Premier Journal parisien 1941-1943.
[LdP-biblio 3041 — pages 69&70]

=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=*=


Il m’a fallu du temps pour retrouver cet extrait que ma mémoire ne parvenait plus à situer dans ses journaux ; d’où ma joie d’enfin pouvoir le partager avec ceux qui auraient loupé ce témoignage de Jünger.

Relire ces lignes a réveillé de vieilles images d’actualité : le siège de Sarajevo en 1995 … :
Un écrivain russe, poète et chantre de la Russie orthodoxe bien connu chez lui pour son zèle patriotique, qui avait rejoint un peloton serbe posté sur une colline dominant la ville, et qui devant la caméra se livrait à une exaltation jubilatoire, le doigt crispé sur la détente de la mitrailleuse sur trépied avec laquelle il arrosait au hasard la ville en contrebas.

Le tempérament slave a ses travers, diront certains …
Hum …
Quant à moi, je pense que le contexte sociétal à venir offrira encore à quelques intellectuels contemporains « bien-de-chez-nous » l’occasion de donner également « corps » à ce que Jünger décrit ici.

C’est une des raisons pour laquelle je refuse de souscrire à la thèse qui présente la culture comme édificatrice de ponts, et surtout comme ultime rempart contre la sauvagerie.

… … … …

Mais au fait …
Dans son journal, cet officier d’état major usait toujours de pseudonymes pour désigner les personnalités qu’il rencontrait dans les salons littéraires parisiens.

Quelqu’un connaîtrait-il l’identité réelle du personnage décrit ci-dessus, que Jünger désigne sous le pseudo « Merline » ?

Contribution du : 28/11/2016 20:25
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Vers la table d’Anthyme.
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
Expert Onirien
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Citation :

Quelqu’un connaîtrait-il l’identité réelle du personnage décrit ci-dessus, que Jünger désigne sous le pseudo « Merline » ?


Ha, ha, j'aurai dégainé avant Stony !

Contribution du : 28/11/2016 23:15
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
Visiteur 
Quel regard voulez-vous qu'on ait ?

C'est évident qu'il ne peut être que méfiant.

Contribution du : 29/11/2016 07:44
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
Visiteur 
Citation :
Quant à moi, je pense que le contexte sociétal à venir offrira encore à quelques intellectuels contemporains « bien-de-chez-nous » l’occasion de donner également « corps » à ce que Jünger décrit ici. C’est une des raisons pour laquelle je refuse de souscrire à la thèse qui présente la culture comme édificatrice de ponts, et surtout comme ultime rempart contre la sauvagerie.


Les intellectuels sont des êtres humains comme tout le monde, habités par des passions qui les entrainent et parfois les perdent. La culture ne préserve pas de l'idéologie, des penseurs de renom ont bien soutenu le nazisme à son époque. Sartre était un partisan du stalinisme à ses débuts. Vous enfoncez des portes ouvertes il me semble Anthyme, ou alors je n'ai pas saisi votre propos.

Contribution du : 29/11/2016 10:05
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
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Il serait peut être nécessaire au préalable de s'entendre sur une définition de l'intellectuel.

Le mot se définit-il par la nature du travail par rapport au manuel.
L'intellectuel est un travailleur de la pensée...
C'est vague. Un mécanicien sur un tour est un intellectuel selon cette définition puisqu'il doit "penser" la manière dont il va utiliser sa machine pour produire au mieux le produit qu'il fabrique.

"...aristocrates de la pensée [qui]tiennent à affirmer qu'ils ne pensent pas comme la vile foule" selon Barrés

L'intellectuel est porteur d'une "vérité critique" sur une situation ou des évènements ou sur une idéologie qu'il conteste.
Définition sujette à caution car il faudrait alors définir ce qu'est une vérité critique.

Est-ce une question de classe. Y a t-il une classe intellectuelle ou les intellectuels appartiennent-ils à des classes différentes ?

La définition de ce qu'est un intellectuel ne semble pas avoir encore été écrite car le terme demeure trop vague s'il n'est pas accompagné d'un qualificatif. Et encore...

Il y a des mots dont je pense qu'ils ne supportent pas l'absolu. Intellectuel est de ceux là.

Contribution du : 29/11/2016 11:22
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
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Jano a écrit :
Vous enfoncez des portes ouvertes il me semble Anthyme, ou alors je n'ai pas saisi votre propos.


On voit de tout sur un plateau de télévision ; on y entend donc également de tout : plus besoin de savoir écrire pour s’y exprimer.

Submergée par le nombre, il est bien sûr regrettable qu’une parole cultivée s’y noie dans la dysphonie. Cependant ce n’est pas très important car c’est de toute façon la conscience du spectateur qui fait le tri, or il m’apparaît que celui-ci n’acceptera que le propos qui cajole sa peur — et que cette « tendresse » lui vienne d’un prix Nobel ou d’une star du porno n’a strictement aucune importance :
La « culture » a depuis longtemps perdu l’« autorité » que lui conférait le monopole de l’expression.

… … … …

Lorsque cette « culture » s’étale sur du papier, c’est différent.
Attrait du vieux grimoire, probablement ; celui qui l’aborde y cherche non un aliment pour sa peur, mais une lueur d’éclaircissement pour aider sa marche spirituelle.

« Culture » et « Esprit » … ? …
Combien de portes encore à défoncer avant de les distinguer ?

Contribution du : 29/11/2016 11:43
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Vers la table d’Anthyme.
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
Maître Onirien
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Anthyme a écrit :
Citation :

La « culture » a depuis longtemps perdu l’« autorité » que lui conférait le monopole de l’expression.
« Culture » et « Esprit » … ? …
Combien de portes encore à défoncer avant de les distinguer ?



Eh bien justement, il me semble que vous détournez le propos de votre forum qui est "Votre regard sur les intellectuels"

Vous semblez assimiler la culture aux seuls intellectuels et là je ne partage pas votre angle de vue.

Qu'est-ce qu'un intellectuel, qu'est-ce que la vérité, qu'est-ce que la culture ?...

J'ai donné plus haut mon "regard" sur l'intellectuel. C'est une non réponse je le reconnais à une question trop large.

Contribution du : 29/11/2016 11:56
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
Maître Onirien
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Citation :

Anthyme a écrit :
Submergée par le nombre, il est bien sûr regrettable qu’une parole cultivée s’y noie dans la dysphonie. Cependant ce n’est pas très important car c’est de toute façon la conscience du spectateur qui fait le tri, or il m’apparaît que celui-ci n’acceptera que le propos qui cajole sa peur — et que cette « tendresse » lui vienne d’un prix Nobel ou d’une star du porno n’a strictement aucune importance :


Pourquoi donc une "star du porno" ne pourrait-elle pas dispenser une "parole cultivée"?

Je ne suis pas persuadé que la "culture" soit inhérente à notre fonction ou à notre niveau d'étude, encore moins qu'un "intellectuel" soit nécessairement un passeur de culture.

Pour moi, l'humain "cultivé" est avant tout tolérant, sait se mettre à la portée de tous et ne tombe ni dans l'ostracisme, ni dans le cliché de comptoir.

Contribution du : 29/11/2016 13:12
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
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Anthyme, ce qu'on vous reproche je crois c'est votre titre, un peu "péjoratif", comme aurait dit les inconnus dans leur célèbre sketch parodiant les journalistiques sportifs d'antenne 2 à l'époque (aujourd'hui france2)...

Mais je pense qu'on peut quand même comprendre ce que vous voulez dire, si on veut, encore faut il avoir l'envie de discuter et non de polémiquer...

C'est un risque inhérent au net ou les gens n'ont peut être pas le temps d'interagir sur des débats de fond qui sont très chronophages...

Ceci renforcé par notre société et ses dérives, sur le plan de l'empressement, mais aussi sur le plan de la polémique.

Là dessus on rejoindrait presque votre sujet, mais j'avoue que moi aussi, et sans polémique, je le trouve assez vague, mais c'est peut être aussi avantageux car ca laisse la question ouverte à pleins de réponses possibles...

Sinon, peut être comme le suggère Robot, il faudrait préciser ce que vous entendez par intellectuel.

Il y a de nombreux exemples, comme le souligne Jano, de dérives et de crimes contre l'humanité orchestrés par des gens tout à fait brillant, intellectuellement, hors du commun, même, probablement. Le vrai problème, c'est peut être tout simplement ça, se croire suffisamment supérieur, être ou plutôt se croire trop hors du commun et vouloir orgueilleusement sauvé l'Humanité "à l'insu de son plein gré", comme dirait l'autre...

A ce titre, combien de génie (à prendre au terme large) humain croyant ainsi sauver le monde et les êtres, les ont détruit et continue à le faire actuellement ?...

La dessus, comme disait Sartre, pourtant lui même pris au jeu : "l'enfer est pavé de bonnes intentions"...

Je ne sais toujours pas si je suis à coté de la plaque du sujet, mais pour répondre de façon non exhaustive à votre question sur le pourquoi ont se méfie des intellectuels de nos jours (ce qui m'attriste personnellement, parce qu'on occulte le vrai problème...) c'est peut être parce que l'Histoire nous a montré par l'exemple (à foison...), que le raffinement, la culture, l'éducation, et surtout l'esprit et l'intellect, ne mettent pas à l'abri de la sauvagerie et de la barbarie pratique, parfois même bien au contraire, car les outils méningés sont alors mis a disposition de l'Horrible, avec un grand H, plus que de l'humanité (avec un tout petit...).

Là encore, les gens intelligent convaincus par leurs propres convictions, se révèlent par expérience, très dangereux...

Le meilleur exemple restera pour moi et pour l'instant (je sais bien qu'on peut toujours faire mieux...) la période "Khmers Rouges" au Cambodge.

C'est un exemple frappant, d'abord par l'aspect purement quantitatif (plus d'un quart de la population exterminé) assez "monstrueux", mais aussi par l'aspect presque absurde, surréaliste faite ici par des gens cultivés et intelligents (les cadres khmers avaient tous fait de hautes études dans les meilleurs écoles d'Europe et de France) qui se croient en pouvoir de "créer" l'homme "nouveau" et donc d'impacter directement l'avenir de l'Humanité et du monde (ce qui finalement, est assez prétentieux..) et qui pour cela sont prêt à se renier eux même : les khmers rouges sont allés exterminer des gens juste parce qu'ils portaient des lunettes, ce qui faisait déjà supsect et trop "intellectuels", justement... et qu'ils voulaient créer un homme nouveau issu du dogme marxiste, un homme prolétaire et paysan, pur de toutes salissures occidentales et même sociétales et civilisationnelles... mais à ce stade, j'imagine qu'il faudrait surement une psychanalyse, si cela servait a quelque chose..


Enfin, si vous voulez dire que de nos jours les gens ne prennent plus le temps d'écouter et de rationaliser leur attention au profit de l'affect immédiat et de l'impression, je suis parfaitement d'accord avec vous...

C'est l'évolution de nos sociétés qui veux ça, il me semble... et le pire, c'est que c'est probablement les effets indirects de l'impact artistique et de l'héritage des arts surréalistes (l'exemple le plus parlant de cette dérive consumériste de l'héritage des arts, c'est la publicité, qui emploie souvent de nos jours les procédés oniriques de mélange de genre issu des arts surréalistes et du cinéma)... Julien Gracq avait raison là dessus, mais ca serait trop long à développer...

En conclusion, vous avez raison ; il ne faut pas jeter le bébé intello avec l'eau du bain ; et toujours rationaliser l'irrationnel et inversement...

Je pense qu'intellectuel ou non, pris au sens large ou non, l'important c'est de rester à l'écoute et de savoir faire preuve de remise en question, et finalement, d'humanité... Si la communication et l'entente est notre seule ambition, bien sur, qu'on soit con comme la lune ou brillant comme le firmament, on s'y retrouve toujours...

Pour les gens qui cherchent le pouvoir, au sens ébrieux, démesuré du terme, c'est une autre question...

Contribution du : 29/11/2016 13:18
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...  "En dehors du chien, le livre est le meilleur ami de l'homme. En dedans, il fait trop noir pour y lire"

Groucho Marx.
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Re : Votre regard sur les intellectuels.
Maître Onirien
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Pouet a écrit :
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Anthyme a écrit :
Submergée par le nombre, il est bien sûr regrettable qu’une parole cultivée s’y noie dans la dysphonie. Cependant ce n’est pas très important car c’est de toute façon la conscience du spectateur qui fait le tri, or il m’apparaît que celui-ci n’acceptera que le propos qui cajole sa peur — et que cette « tendresse » lui vienne d’un prix Nobel ou d’une star du porno n’a strictement aucune importance :


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Pour moi, l'humain "cultivé" est avant tout tolérant, sait se mettre à la portée de tous et ne tombe ni dans l'ostracisme, ni dans le cliché de comptoir.


Voilà !

C'est ce que je voulais dire !...

Mais en mieux et en plus court !...

Merci Pouet !... ;)

Mais justement, je crois que Anthyme voulait dire que les gens ne restent que sur l'aspect vitrine de ce qu'ils voient ou entendent, en fonction de ce qu'ils veulent déjà recevoir comme message, au fond d'eux même...

Enfin, si j'ai bien compris...

Larivière (auteur khmer rouge empathique mais en emphase)

EDIT : et non, au fait, je ne sais pas qui se cachait sous le pseudo de "merline"... ;)

Contribution du : 29/11/2016 13:26

Edité par Lariviere le 29/11/2016 13:51:12
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