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Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes





Vous aimez les détails?
Expert Onirien
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17/06/2007 18:29
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Bonjour,

J'adore lire mais j'ai un gros problème avec les romans trop détaillés dans les descriptions. Du style: "Le cousin de l'oncle du seigneur Bidule au crâne dégarni et aux chaussettes dépareillées, vivant dans une demeure style baroque avec un escalier dont le début commence au coin de la 4ème dalle (datant du Vème siècle), et se terminant au 10ème étage côté sud-est, avec une vue imprenable sur la ville de Machinchose éclairée de lucioles aux antennes de 20,03cms, s'éprit de la sœur d'une ancienne comtesse à la beauté sans pareille, et portant plusieurs bijoux aux pierres rares, offertes par le prince Trucmuche, victorieux de la bataille de Trois, deux, un, zéro..."

J'ai déjà essayé de nombreuses fois de m'atteler à ce style de roman, mais mon oeil se heurte à ces descriptions, comme autant d'obstacles à l'imagination (mon exemple n'est sûrement pas le bon, étant fortement tiré par le cheveux). De plus, comme je lis en diagonale, je suis obligée de ralentir et ça me bloque.

Suis-je la seule, où y en a-t-il d'autres qui préfèrent une étude en profondeur de personnages peu nombreux, dans un lieu donné, à une époque restreinte et dans un contexte original mais sans trop de fioritures?

Qui a lu Proust ici?

Belle journée,
Ab'

Contribution du : 06/11 14:41:15
_________________
On n'écrit pas parce qu'on a quelque chose à dire mais parce qu'on a envie de dire quelque chose.
[Emil Michel Cioran]
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Re : Vous aimez les détails?
Maître Onirien
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01/07/2009 13:04
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Coucou Absolue,

Pour répondre à votre question, je crois que tout dépend du roman. Certains romans nécessitent peut-être plus que d'autres des détails… Cela dit, je pense à "Au bonheur des dames" de Zola, par exemple. J'avais adoré le roman parce qu'il relatait en détails ces premiers centres commerciaux qui sont devenus nos grandes surfaces… mais je crois comprendre ce que vous voulez signifier : trop de détails tue l'imaginaire du lecteur, sa possibilité de construire en creux ses propres représentations…

En fait, je crois que tout dépend du roman… et de ce qu'on y trouve. Les romans du XIXe, par exemple, me plaisent parce qu'ils comportent une infinité de détails éloignés de nos vies d'aujourd'hui, et qu'ils apportent, de fait, une sorte de témoignage de ce qui a été.

Mais il m'arrive de m'ennuyer, comme vous, face à des romans trop descriptifs quand ils sont plus contemporains. Là aussi, je me dis que les détails peuvent être trop longs, de trop parfois.

Cela dit, je rebondis sur votre expression : "lire en diagonale"... Est-ce seulement possible quand on parcourt un roman ? Pour ma part, je sais lire en diagonale un article de presse portant sur un sujet que je connais bien, mais serais bien incapable de lire un roman de la sorte, car c'est bien l'ensemble des mots qui me touche et m'importe, en plus du fond.

Mais il est intéressant de voir qu'on peut lire de différentes façons, et que certains, comme vous, parcourent parfois les romans "en diagonale"...

Contribution du : 30/11 22:55:16
_________________
Inspiration ou poésie...
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Re : Vous aimez les détails?
Chevalier d'Oniris
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14/01/2016 20:05
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Citation :

Absolue a écrit :
Qui a lu Proust ici ?

J'ai essayé au moins à 5 reprises de lire "Du côté de chez Swann" mais je n'arrive pas à dépasser la 5ème page. Je m'endors toujours avant

Contribution du : 30/11 23:05:34
_________________
Il n'y a rien de plus plaisant que d’être aimé pour ce que l'on représente.
Modifier sa propre personnalité pour plaire à son prochain
signifierait être aimé pour ce que nous ne sommes pas,
au risque de ne plus s'aimer soi-même...
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Re : Vous aimez les détails?
Maître Onirien
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Je n'ai jamais réussi à lire les écrits de Proust ... ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé.
Pour certains romans, même ceux qui avoisinent les 1000 pages, je peux les lire sans sauter un seul mot, une seule ligne, un seul paragraphe. Tout dépend, je crois du sujet et aussi de l'écriture qui nous transmet l'essentiel et pas le superflu.
Par contre, pour certains autres j'ai tendance à "lire en diagonale", surtout les paragraphes et alors, je les termine en étant un peu mécontente de moi mais je n'arrive pas à faire autrement et je ne vois pas pour quelle raison je me forcerais à faire autrement. La lecture est avant tout un plaisir pour moi et non une obligation.

Contribution du : 02/12 09:49:39
_________________
J'aimerais être esprit pour traverser l'espace et modeler le temps, à jamais, à l'infini.
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Re : Vous aimez les détails?
Maître Onirien
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17/04/2013 18:11
De Monts du Jura -
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J'ai en mémoire les feuilles de Balzac dans "Eugénie Grandet" qui nous décrit sur plusieurs pages la porte d'entrée de la maison du Père Grandet. Quand on a 15 ans, ce n'est pas la meilleure façon d'aborder les auteurs.
Mais je me suis rattrapé depuis. Même Hugo avec ses commentaires dans les misérables ne m'a pas découragé car ses remarques sur le XIXème siècle sont une source de connaissance.

Et pour élargir le champ, je pense à Dostoïevski "crime et châtiment" que j'ai lu à 20 ans et qui malgré son abord ardu m'a beaucoup plu, j'ai vraiment plongé dans cette lecture de ce grand roman russe.

Il faut aussi se rappeler qu'à l'époque de ces auteurs descriptifs le cinéma débutait à peine et que la télé n'existait pas. L'imaginaire était donc transmis par l'écrit (ou le dessin). Il y avait aussi les publications de romans populaires en feuilletons. Balzac d'ailleurs avec ses grands développements n'a pas été le meilleur feuilletoniste de l'époque, d'autant qu'il avait un gros défaut par rapport à Dumas par exemple: Il ne savait pas ménager ce qu'on appelle aujourd'hui le suspense. Dumas, Gauthier, Verne, excellaient par contre à cet exercice de tenir en haleine le lectorat..

Contribution du : 02/12 10:36:34
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Vivre au paradis, quel enfer !
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Re : Vous aimez les détails?
Onirien Confirmé
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12/08 02:06:54
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Essayez donc l'Arrière-Saison d'Adalbert Stifter, il décrit entre autres choses, et avec une profusion à faire pâlir Balzac et Flaubert, les lattes des parquets boisés dans les intérieurs bourgeois des maisons allemandes héhéhé.

Pour le reste, tout cela me semble un vrai faux débat : considérant qu'une œuvre de fiction ne se résume pas à une alternance de descriptions et d'actions, il faudrait déjà prendre en compte les significations variées que peuvent revêtir les descriptions chez les auteurs susmentionnés.

J'ai pour ma part toujours pris grand plaisir, ce y compris dans mon âge tendre, aux belles descriptions, aussi longues pussent-elles être. Il est vrai que mon environnement immédiat m'y encourageait. Quoiqu'il en soit cependant, les carnets de voyage de Fromentin et Loti, furent par exemple des œuvres que je goutais dès avant mes 10 ans et dont je continue d'apprécier la puissance évocatoire : pourvu donc que l'on me peigne une âme avec talent, il ne m'importe plus, dès lors, qu'elle soit peinte selon les paysages, les analyses ou les actions.

Contribution du : 03/12 00:34:18
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