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1 Utilisateur(s) anonymes
Mon testament : merci. |
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Maître Onirien
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09/10/2014 17:39 Groupe :
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Hé bien, ce n'est pas une franche réussite. Je le regrette car j'aime bien ce petit poème écrit, voici longtemps, en pensant à la fonction du poète dans la société. Pas tous les poètes, c'est vrai, ceux qu'on peut considérer comme « maudits » par leur parcours de vie. J'ai pensé à Villon, Nerval, Rimbaud par exemple qui nous ont transmis une œuvre impérissable. D'ailleurs, au départ, j'avais appelé ce texte « Le testament de Verlaine » puis j'y ai renoncé car manifestement bien présomptueux. Je l'ai dédié à J.C., (pas Jésus Christ évidemment!) le professeur de français qui m'a initié à la poésie quand j'avais seize ans et qui était lui même un poète reconnu.
Au plan technique pour Boutet et Polza : le pluriel à « leur pas invincible » ne s'impose nullement. Il s'agit du pas de chacune des années, On peut écrire « ils ont perdu leur vieux portefeuille » puisqu'il n'ont qu'un portefeuille par personne. C'était là mon intention car cela évitait de faire rimer un pluriel avec un singulier. Par ailleurs la répétition de « passer » est volontaire afin d'assurer la continuité logique du propos. Enfin la construction peu ordinaire du dernier vers, quoique déjà utilisée, m'avait bien plu par son côté archaïque qui me séduit et colle plutôt bien avec l'esprit du texte. Merci donc à BlaseSaintLuc, Passant75, Luron, Polza pour son explication et ses propositions, Boutet, Corto, Cyrill qui a été sensible à mes fantaisies syntaxiques, LeChevalier, Marite Mes amitiés à tous. C. Une adresse à consulter si le cœur vous en dit : https://www.lamaisondepoesie.fr/la-fondation/jacques-charpentreau/
Contribution du : Hier 12:06:40
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Re : Mon testament : merci. |
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Maître Onirien
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08/06/2013 21:10 Groupe :
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Merci pour le retour, Curwood, et pour le lien. À la découverte de quelques poèmes de Jacques Charpentreau, je réalise que le vôtre s'en approche par son accessibilité et sa tonalité en demi-teintes. Merci encore.
Le soir indécis, Jacques Charpentreau. Le soir vient entre chien et loup, Ombre parmi les ombres grises, Entre policier et filou, Entre mule et cheval de frise. Il arrive entre chèvre et chou, Figue et raisin, verre et carafe, Entre montagne et caoutchouc, Le soir, entre chêne et girafe. Langue de chien et dents de loup, A toutes pattes, à tire-d'aile, Se mélangent dans le ciel flou Chauves-souris et hirondelles.
Contribution du : Hier 12:56:04
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Maître et Talons |
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Re : Mon testament : merci. |
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Expert Onirien
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Inscrit:
08/04/2022 10:50 De Tannhäuser Gate
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Bonjour Curwwod et merci pour ce retour sur commentaires.
Vos mots et votre humble réaction me touchent, car je connais malheureusement le regret de ne pas avoir plu autant qu’on l’espérait. Merci pour vos précisions comme : « On peut écrire “ils ont perdu leur vieux portefeuille” puisqu’il (sic) n’ont qu’un portefeuille par personne. C’était là mon intention car cela évitait de faire rimer un pluriel avec un singulier. » Vous avez raison, d’ailleurs vous n’avez pas écrit « leurS pas ». Là où votre justification va trop loin à mon avis, c’est quand vous précisez : « C’était là mon intention car cela évitait de faire rimer un pluriel avec un singulier. », c’est presque antinomique… où bien c’était votre intention et vous n’avez pas besoin d’aller plus loi, où bien cela vous évitait de faire rimer un pluriel avec un singulier et le vers n’était alors pas naturel, mais dicté par la contrainte… Pour passer et passera, LeChevalier (comme vous-même) souligne l’irréprochabilité de la reprise et après meilleure analyse de ma part, en tenant compte des propos de ce dernier, je ne peux qu’abonder dans son sens… Cyrill souligne le côté villonesque de « ça puis là ». Effectivement, le titre « Testament » l’évoque déjà. Dans sa ballade des pendus, Villon écrit : « Puis çà, puis là, », peut-être auriez-vous pu changer votre ponctuation pour plus de fluidité, et une pause entre « çà puis là ». Par exemple : « Accostant çà, puis là, sur un nouveau rivage, ». Il y a d’autres endroits où j’aurais personnellement modifié la ponctuation, je ne vais pas tous les citer, mais par un exemple : « Tous vestiges ternis de désirs avortés. » « Tous, vestiges ternis de désirs avortés. ». Vous écrivez que ce n’est pas une franche réussite, mais sur 9 commentaires, votre poème a au minimum été aimé par toutes et tous… ![]()
Contribution du : Hier 15:00:27
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« Deviens ce que tu es » |
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Re : Mon testament : merci. |
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Chevalier d'Oniris
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Inscrit:
26/12/2025 17:32 Groupe :
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Merci de nous avoir partagé ces éléments de la genèse de votre poème, Curwwod. C'est très beau que vous ayez aimé la poésie grâce à votre professeur, lui-même poète. Comme quoi, c'était encore possible à cette époque-là.
J'ai lu ce que j'ai pu trouver en ligne à propos de Jacques Charpentreau. Un poète maudit, vraiment ? Je n'ai pas eu l'impression mais je peux me tromper. Personnellement, je trouve que ces fameux poètes maudits du XIXe s. ont bien contribué à la marginalisation de la poésie et c'est un lourd péché. La poésie n'est pas une activité pour les exclus de la société, c'est un art beaucoup plus riche. Mais revenons à Charpentreau. J'ai trouvé un poème de lui en décasyllabes à césure médiane et en rimes plates mais... triples : aaabbbccc... ! Je n'avais jamais vu quelque chose de semblable, c'est original ! Et un dernier mot concernant votre texte : il est trop stoïque pour susciter plus d'émotion et en même temps trop bavards pour inspirer le respect. Pourquoi avoir choisi la forme du sonnet ? Mallarmé a plusieurs « tombeaux » dans cette forme (Baudelaire, Verlaine, Poe...) mais le traitement est toujours beaucoup plus éclatant. Allez, je me tais, je vous ai assez enquiquiné.
Contribution du : Hier 23:07:25
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