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1 Utilisateur(s) anonymes
Remerciements pour Le berger des étoiles |
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Onirien Confirmé
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07/12/2025 12:52 Groupe :
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Je remercie tous ceux qui ont écrit leurs commentaires sur ce poème et le CE de l’avoir publié.
Je n’ai pas respecté l’alternance des rimes entre quatrain car je n’avais compris qu’elle s’appliquait considérant chaque quatrain comme une petite poésie indépendante. La Prosodie de Sorgel n’est pas précise sur ce point. Dans les sonnets à rime embrassée, type moins utilisé il est vrai, la non alternance entre quatrains se trouve autorisée (Exemple : La lune offensée de Baudelaire). LeChevalier indique à juste titre qu’elle était autorisée au XVIIe. C’est le cas dans "Lettre à mon frère de Théophile de Viau". Je ne l’ai effectivement pas retrouvée ensuite, signe qu’elle n’était plus autorisée sauf dans les sonnets à rimes embrassées. Je n’ai donc pas respecté la règle. Les sujets de "atténuaient" sont "le foyer" et "le chant" répartis sur deux vers sous la forme d’une énumération sans la conjonction. Je n’avais pas vu cette difficulté de lecture. LeChevallier, Polza, Passant75, Beaumarin. Vous avez apprécié le distique final. J’avoue qu’à chaque relecture du poème, il me remplit d’émotions car il me fait penser à deux hommes qui reposent maintenant dans cet "éternel été" des montagnes. L’un d’eux, mon ami Eugène qui deviendra historien, a été pâtre à onze ans dans l’un de ces burons. Il en avait gardé un souvenir merveilleux qu’il relate ici : https://www.ieo-cantal.com/patrimoine/collectage/memoire-des-buronniers/un-patre-de-montagne-1936/ . Il termine son récit en citant les vers magnifiques de Victor Hugo à la fin de "Booz endormi" dont le sublime "éternel été", citation qui m’a inspiré le titre et le distique. Il m’avait décrit ce sentiment de liberté qu’ils éprouvaient dans ces espaces infinis. J’ai emprunté cet "éternel été" à VH et rappelé ce sentiment de liberté pour rendre hommage aux hommes des burons. Le buron meurt, la mémoire de leurs étés survit. J’ai particulièrement apprécié vos commentaires sur ces deux vers et vous en remercie. LeChevalier. Outre vos remarques pertinentes sur la forme, je suis heureux de voir que vous avez aimé la description sensorielle du buron dont l’image de la porte qui miaule. J’apprécie vos compétences. Vous avez noté généreusement. Merci pour vos commentaires bien documentés. Surtout à bientôt de vous lire. Passant75. C’est toujours un grand plaisir de voir que les images sont appréciées car la poésie se nourrit d’images. Ce monde a disparu sous l’effet des normes justifiées concernant l’hygiène en particulier. Au Moyen Age le fromage était aux menus festifs ce que le foie gras est devenu maintenant : voir dans une thèse d’histoire de doctorat de Violaine Nicolas sur l’histoire des estives dans le Cantal (Université de Caen, 2016). Lebarde. Concernant les e élidés à l’hémistiche, j’en trouve souvent sur les grands auteurs dont huit dans "Booz endormi". Dans ce poème, il y en a trois. Cette remarque est intéressante. Je ne percevais pas ces élisions comme inesthétiques. Je suis heureux de voir que vous avez pris du plaisir à la lecture. Ce poème était important pour moi. Cette vie dans ces conditions rudimentaires et ces horizons immenses est fascinante. Provencao. Votre commentaire, à l’image de vos poésies, a beaucoup de douceur et de fibre poétique. Il finit par être plus poétique que le poème lui-même. En tout cas, il me ravit surtout lorsque vous employez le mot "profondeur". A bientôt de vous lire. Boutet. Ma réponse à Passant75 est la même que je peux faire. Robot. Si vous avez vu ces burons qui se méritent par une randonnée, vous devez vous demander comment des hommes ont pu aimer ce métier jusqu’à la passion dans des conditions aussi difficiles pendant 5 à 6 mois. Faut-il éprouver de la nostalgie pour cette période ? Je ne crois pas. Je vous remercie d’y avoir trouvé de la poésie. Cristale. J’ai eu de la chance que vos yeux se soient ouverts à nouveau car j’ai pu lire que "ce poème est un baume pour le cœur et l’esprit, une bouffée d’oxygène". Les brumes qui le recouvrent auraient-elles un peu de la magie des embruns de Pen-Hir ? En tout cas vos mots sont un baume pour moi. Polza. J’ai répondu à vos importantes remarques plus haut. J’apprécie vos analyses détaillées du texte et le travail bénévole de qualité et de passion dont vous nous faites profiter. Papipoète. J’apprécie de voir un illustre vétéran de Oniris parler de beauté au sujet de ce poème. Comme toujours vos formules expriment la générosité et la bienveillance vis à vis des débutants ! Beaumarin. Booz endormi est pour moi l’un des plus beaux sinon le plus beau poème de VH. J’apprécie votre commentaire sur l’emploi que j’ai fait de "l’éternel été" de VH. Le commentaire se termine par un bravo qui me touche.
Contribution du : Aujourd'hui 7:17:44
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Re : Remerciements pour Le berger des étoiles |
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Chevalier d'Oniris
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26/12/2025 17:32 Groupe :
Évaluateurs Groupe de Lecture Auteurs Membres Oniris Post(s):
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Je tiens à dire que je suis admiratif tout autant de votre approche face à la poésie que de votre ouverture aux conseils. Vous lire, vous commentez, échanger avec vous dans le forum est un vrai plaisir. Je suis particulièrement sensibles aux thèmes que vous abordez.
Si je comprends bien, vous avez opté pour les rimes embrassées pour être plus près de « Booz endormi ». Sachez que ce poème de Victor Hugo est beau non à cause mais en dépit des rimes embrassées ! En effet, rares sont les cas où cette disposition des rimes est au service du sens ; les quatrains à rimes croisées ont beaucoup plus de rythme et d'entrain ; il faut les privilégier systématiquement et garder les rimes embrassées pour les sonnets. Je viens de regarder le sonnet de Baudelaire « La Lune offensée ». Les quatrains sont construits sur les mêmes rimes, c'est pourquoi vous avez l'impression que l'alternance n'est pas respectée ; en vérité, elle l'est : le premier quatrain se termine par « repaires » et on retrouve la même rime au premier vers du quatrain souvent : « prospères ». Comparez avec « Correspondances » où les quatrains sont construits sur des rimes différentes : le premier quatrain s'achève sur une rime masculines, c'est pourquoi le deuxième quatrain commence avec une rime féminine. Les sonnets obéissent aux mêmes règles de versification que tous les autres poèmes. Il ne faut pas s'imaginer que des contraintes supplémentaires ou des licences particulières existent pour le sonnet ; c'est une forme comme toutes les autres. Désolé si j'ai été (encore une fois) ennuyeux.
Contribution du : Aujourd'hui 11:07:58
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Re : Remerciements pour Le berger des étoiles |
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Expert Onirien
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08/04/2022 10:50 De Tannhäuser Gate
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Citation :
Je plussoie à mille%
Contribution du : Aujourd'hui 15:03:45
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« Deviens ce que tu es » |
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Re : Remerciements pour Le berger des étoiles |
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Onirien Confirmé
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07/12/2025 12:52 Groupe :
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Voici ma lecture des rimes sur trois poèmes.
Sonnet de Baudelaire : La lune offensée FMMF FMMF Rimes embrassées. Pas d’alternance du genre de rime entre les deux quatrains. Repaires et prospères sont des rimes féminines. Le berger des étoiles : MFFM MFFM Rimes embrassées. Pas d’alternance du genre de rime entre les quatrains. Booz endormi : MFFM FMMF Rimes embrassées. Alternance du genre de rime entre les quatrains Dans les quatrains à rimes embrassées d'un sonnet il n'y a pas et il ne peut pas y avoir alternance du genre de rime entre deux quatrains. Un autre commentaire de Lebarde me pose question : le trop grand nombre de e élidés à l’hémistiche dans le Berger des étoiles. J’en ai compté trois. J’en compte huit dans Booz endormi. J’en ai compté cinq dans l’excellent "Ombre" de Cristale qui est unanimement noté "très abouti", dont l’un dès le premier vers "…l’aube atone… " et il n'y a pas eu de remarque sur ces élisions. Le Sorgel précise simplement que l'élision du e est obligatoire à l'hémistiche. Enfin, dans le premier quatrain de "Le berger des étoiles", les sujets et les verbes sont inversés. Bon. Ma fille prof de français n’y voit rien d’inesthétique. Je vais chercher d’autres avis. Je ne conteste surtout pas les appréciations. Surtout pas. Je ne me considère pas victime de discrimination ! Le "colorée" (une étourderie) justifie le passage en néoclassique voire contemporain. Mais je voudrais simplement comprendre.
Contribution du : Aujourd'hui 15:57:51
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Re : Remerciements pour Le berger des étoiles |
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Chevalier d'Oniris
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26/12/2025 17:32 Groupe :
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L'alternance des rimes est requise seulement entre des rimes différentes. « Repaires » et « prospères », c'est la même rime, du coup il n'y a aucune contrainte.
Mon grain de sel personnel : il faut préférer les strophes qui commencent et se terminent par des rimes de genres différents : Ab Ab, AAb CCb, Ab Ab CCb etc. (majuscule = rime féminine ; minuscule = rime masculine). C'est plus rythmique et cela évite tous les soucis d'alternance entre les strophes. Pour les e élidés à l'hémistiche : je n'ai jamais vu une quelconque exigence les concernant. Je constate qu'aujourd'hui certaines personnes ne souhaitent pas qu'il y ait trop de e non élidés dans les vers mais cela n'a rien à voir avec ce dont parle Lebarde. P.S. J'ai fait beaucoup de fautes d'hortograffe dans mon précédent message. Merci de ne pas y prêter trop d'attention ! ![]()
Contribution du : Aujourd'hui 16:40:06
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Re : Remerciements pour Le berger des étoiles |
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Expert Onirien
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04/01/2023 18:42 De Vendée - Pays de la Loire
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Bonjour Luron
Vous mélangez les genres : La lune offensée de Baudelaire est un sonnet classique français qui doit avoir une construction de rimes bien définie et qui ne correspond pas du tout à un poème à quatrain où là les rimes doivent être alternées. Dans cette fameuse Lune, les 4 rimes féminines doivent rimer ensemble comme les 4 rimes masculines. Baudelaire a créé un autre sonnet qui est accordé en classique sur Oniris appelé sonnet baudelairien où les rimes des quatrains sont différentes mais respectent par contre l'alternance : Dans l'aube se levant, je m'avançais sans bruit Alors que dans un arbre on entendait un merle. Le jour naissait à peine et sous un ciel de perle Les pavés s'éveillaient du sommeil de la nuit. Là, d'une maison close où tremblait une grille, Vint un son solitaire, un murmure d'espoir : On chantait, exilé de quelque rêve noir Un prélude oublié traversant la charmille. Début d'un sonnet baudelairien où l'alternance est respectée entre les 2 quatrains. Boutet
Contribution du : Aujourd'hui 16:40:55
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