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1 Utilisateur(s) anonymes
Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Onirien Confirmé
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Maintenant que j’ai réellement compris comment fonctionne le site, je souhaite remercier le comité éditorial pour la publication de ma composition « Chinoiserie », ainsi que des deux précédentes, « Le Manul » et « Trois sœurs ». Avant, je croyais que la publication dépendait des retours en espace lecture !
Concernant les artistes chinois : Li Yong (李邕, 674-747) est un calligraphe, qui exerça diverses fonctions dans l’administration impériale. Li Bai (李白, 701-762) est un des plus grands poètes chinois ; c’est à partir des vers 1-4 et 15-16 de son poème « La Route du Shu est difficile » que j’ai distillé le quatrain final. J’ai choisi ces vers de Li Bai car ils me paraissent une image du travail artistique, qui vise le ciel, sans jamais l’atteindre -- le singe, la grue, c’est donc l'artiste. Quant à Guan Tong (關仝, 906-960), c’est un peintre ; tout comme Li Bai, son art s’inspire de la nature, source première du lyrisme. J’ai lu attentivement les commentaires et en remercie leurs auteurs. Globalement, vous trouvez l’écriture maîtrisée, certains y trouvent de la poésie, d’autres non. Les remarques sur la distance émotionnelle m’intéressent particulièrement ; je les aurai en tête pour de futurs textes. EtienneNorvins : vous avez percé jusqu’au fond de mon texte et je vous remercie pour votre commentaire érudit. En effet, ce n’est pas un poème chinois mais une interprétation occidentale de la Chine classique (Donaldo75 l’a également remarqué). Le quatrain final était symétrique (12.8.12.8) dans mon premier brouillon mais je l’ai ensuite « occidentalisé » en lui donnant la forme de la strophe saphique (trois vers longs, un vers court). J’avais d’abord écrit « Où le charme s’allie… » mais j’ai ensuite corrigé, car la proposition précédente est aussi une relative (« Qui s’enroule avec grâce… »). Donaldo75, Ornicar oui, c’est une chinoiserie, un objet d’inspiration chinoise mais parfaitement européen, pour ne pas dire français. Je vous remercie tous les deux d’avoir apprécié la technique de l’écriture et j’espère vous émouvoir avec d’autres textes. Provencao, Laurent-Paul, Passant75, vos commentaires me réjouissent : c’est un plaisir de savoir que mes mots vous ont donné la sensation d’assister à la création artistique ! Boutet, me voilà troublé : je ne serai bientôt plus capable de proposer des textes, puisque vous me reconnaîtrez aisément et le principe de l’anonymat ne sera plus respecté ! Concernant le singe, « rêve » devait être un verbe ; je suis conscient de l’ambiguïté syntaxique : aurais-je dû écrire formuler ainsi : « La grue aux plumes d'or veut vainement l'atteindre, Le singe y rêve, empli de peur. » ? papipoete, vous dites que c’est « un texte tout en nuances légères, qui nous baigne de volupté » et cela me réjouit ! Polza, j’avais proposé mon poème en « néo-classique » mais la présence d’un seul octosyllabe a entraîné son rangement en « contemporain ».
Contribution du : 20/02 14:25:46
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Expert Onirien
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04/01/2023 18:42 De Vendée - Pays de la Loire
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Bonjour
Oui, bien sûr, loin de l’ambiguïté syntaxique, maintenant, je comprends mieux le vers mais le y ne me semble guère mieux adapté. Et le singe y rêve n'est ni beau, ni poétique à mon avis. C'est le genre de piège où le lecteur tombe à pieds joints mais comment l'écrire autrement ?
Contribution du : 20/02 15:41:19
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Onirien Confirmé
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26/12/2025 17:32 Groupe :
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En tout cas, j'avais cherché ! Au bout d'un moment, j'ai abandonné et je me convaincs, une fois de plus, qu'aucun défaut dont on est conscient ne passe inaperçu sur Oniris ! C'est vraiment terrible.
Contribution du : 20/02 16:28:38
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Expert Onirien
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Merci beaucoup pour votre retour — et voyez les réussites : le perfection n'est pas de ce monde, même chinoisé :)
Contribution du : 20/02 18:13:59
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Onirien Confirmé
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Merci aussi à Luron ! Le commentaire d'un amateur de peinture me fait particulièrement plaisir (et je ne le trouve pas du tout « en retard »). La remarque sur le lien entre montagne et sacré est pertinente. Dans le poème complet de Li Bai, il est bien question de six dragons qui se trouvent tout en haut, près du soleil.
Contribution du : 21/02 20:26:46
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Expert Onirien
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Merci pour ce retour sur commentaires.
« Un seul octosyllabe et tout est reclassé », écrivit Lamartine ! Jean de La Fontaine n’aurait eu aucun de ses écrits en classique s’il avait publié sur Oniris, mais Dura lex sed lex !
Contribution du : 22/02 16:29:19
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« Deviens ce que tu es » |
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Maître Onirien
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Bonjour Le Chevalier,
Puis-je m'immiscer discrètement ? Citation :
Bonjour Polza, Les règles et contraintes en matière de poésie ont été élaborées progressivement à la fin du XVIIIe siècle pour atteindre leur apogée avec les romantiques (Lamarine, Vigny, Hugo etc...). Elles n'existaient donc pas du temps des classiques, couvrant approximativement les XVIe et XVIIe siècles. Ronsard, Molière, La Fontaine, Racine, représentants du classicisme français, les appliquaient selon les exigences de leur époque mais pas selon les nouvelles contraintes que nous connaissons. Ce que nous nommons «poésie classique » aujourd’hui sur les forums et en concours pour en simplifier la catégorisation, s’apparente plus justement au terme de vers réguliers, "régulier" signifiant que l’on respecte les règles de la versification française (ou prosodie) des divers traités reconnus, ainsi que les formes poétiques et les contraintes s'y rapportant. Le sujet a été richement abordé lors d'un échange ici, si cela vous intéresse : http://www.oniris.be/forum/poesie-classique-imperfections-de-poemes-celebres-t32143s10.html Bien poétiquement à vous Polza Merci LeChevalier de m'avoir accordé une petite place sur votre page et pardon de n'avoir pas encore commenté votre "Chinoiserie", c'est que... je n'y comprends pas grand chose à l'art chinois et que donc je ne sais pas quoi en dire de constructif. ![]()
Contribution du : 22/02 19:49:46
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"Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense" Charles Baudelaire |
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Onirien Confirmé
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Citation :
Pour moi, cette affirmation est quelque chose de complètement nouveau et... assez confus. Prenons un exemple simple, l'interdiction que Sorgel fait pour les rimes en -ers et -és. Cette règle est respectée au XVIIe et au XVIIIe s., mais pas du tout pas par Hugo et les autres poètes du XIXe s. (des exemples ont été donnés à propos de mon pauvre « Manul »). La versification du XVIIe (siècle, non arrondissement !) est beaucoup plus contraignantes que celle du XIXe, surtout en ce qui concerne la césure des vers composés (décasylabes et alexandrins). Quant à Rimbaud, il ne respecte pas la versification de son temps, il fait exprès, il n'y aucun intérêt à justifier ni expliquer ses écarts. Aucun intérêt à mêler Ronsard de l'affaire non plus, puisqu'il a écrit avant le classicisme et les règles. Les exemples les plus simples, c'est l'hiatus qu'il tolère à la césure, et le caractère non obligatoire de l'alternance des rimes en genre, surtout entre les strophes.
Contribution du : 22/02 20:39:42
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Maître Onirien
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Les règles n'ont pas cessé d'évoluer et le terme "poètes classiques" s'applique au XVIIe et XVIIIe. Ronsard et ses confrères écrivaient de la poésie classique et appliquaient des règles précises, et joliment qui plus est. Les romantiques et divers courants poétiques ont apporté les modifications que nous trouvons finalement dans les traités de prosodie. il en existe d'autres que celui de Sorgel : Lafossas, Banville, Grammont etc.. parfois divergents sur certaines règles, mais il faut bien un seul ouvrage de référence précis pour classifier et sélectionner les poèmes sur les forums et lors des concours.
Bon, un triple lutz piqué et je vais regarder la clôture des jeux olympiques... avant de revenir reposée sur une "Chinoiserie". Belle soirée en poésie.
Contribution du : 22/02 21:37:20
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Expert Onirien
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Bonjour Cristale,
Merci pour vos précisions. Avant d’aller plus loin dans le débat (pacifique et respectueux), un peu d’humour, car comme le chantait si bien Henri Salvador : « Faut rigoler Avant qu’le ciel nous tomb' sur la tête » et en ce moment, avec tout ce qu’il se passe sur la planète bleue comme une orange, nous ne sommes pas loin de le voir nous tomber sur notre tête justement ! Ma blagounette donc ! Je connais de Vigny, Hugo, Ronsard, Molière et même etc., mais c’est qui Lamarine ? Un cousin éloigné de Charles Baulaire ? Dans son traité qui fait office de loi sur Oniris, Sorgel cite Hugo comme exemple à de nombreuses fois. J’imagine qu’il le considère donc comme un poète classique (romantique). Il me semblerait aberrant que dans un traité prêchant la tolérance, la paix et la fraternité entre les hommes (et femmes), l’auteur ou l’autrice de cedit traité prenne en exemple des citations de Marine Le Pen ou de Donald Trump ! Qu’il faille des règles, j’en suis conscient, et même si je trouve que Sorgel manque parfois d’humilité en disant que tel ou tel illustre poète n’aurait pas dû, son traité n’en reste pas moins une référence et est utile à beaucoup de jeunes poètes. De plus, si on lit ce traité attentivement, on s’aperçoit que Gilles Sorgel, s’il parle de poésie classique, ne s’oppose pas systématiquement à quelques entorses au règlement, bien au contraire. Dans le désordre et liste non exhaustive : « N’oubliez pas la leçon que nous donne Marcel Chabot. Ses premiers vers furent classiques puis, lorsqu’il se sentit maître de sa technique, mais uniquement à ce moment, il évolua. Il se "libéra". Progressivement, sans excès. Même dans son dernier recueil publié à l’âge de 80 ans, vous trouveriez de magnifiques alexandrins et l’utilisation personnalisée des règles élaborées par des générations de classiques. » « « Ainsi, et cela éclaire facilement ce sujet, La Fontaine a écrit la plupart de ses fables en vers libres. Ses vers se suivent, mais, parfois, ne se ressemblent pas… Pourtant chaque vers, en lui-même, demeure parfaitement classique. » « « Fuyons les vers brimés, rythmés à coups de gong, laminés par les lois de l’antique technique : Soyons des inspirés et non des mécaniques. Un poème n’est pas un jeu de mots croisés qui fait de la pensée un papillon blessé cloué sur un bouchon… Marcel Chabot "La Proue Mars 1934 » « « Les poètes classiques non seulement voulaient qu’il y ait repos à l’hémistiche, mais ils exigeaient que ce repos soit fortement accentué ce qui leur imposait des remplissages et des inventions multipliés et très souvent désagréables. Alors Victor Hugo a décidé de l’affaiblir. Il a osé et, depuis, on l’a suivi. Sa réforme a fait loi. » (Note de moi-même, on peut donc suivre Hugo sur bien d’autres choses). « « Car la poésie ne peut demeurer l’esclave de règles désuètes. » « Ne vous recroquevillez pas sur votre "moi" bien imparfait - car il l’est comparé à ce qu’il pourrait être - et, pour cela, lisez ! lisez ! lisez ! » » « Il faudrait peut-être dépoussiérer le Sorgel » ou quelque chose du même acabit, ça ce n’est pas de lui, c’est de vous il y a quelque temps… Ce que j’essaye de démontrer par là, c’est que la poésie, même classique, ne doit pas être figée, même Sorgel a l’air d’en convenir… Un poème de LeChevalier, « Le Manul », s’est retrouvé en catégorie contemporaine (ce qui n’est pas une honte en soi) pour une rime « ers/és » que même Hugo et d’autres utilisent. Par contre, j’ai lu des poésies sur ce site où c’était la fête du slip, le fourzitou des hiatus, non-respect des alternances de rimes masculines féminines, E non élidés… et qui avaient l’honneur d’être classées en néo-classique. Pour son dernier poème, « Chinoiserie » belote et rebelote, alors que l’auteur nous dit qu’il a présenté son poème en néo-classique, j’apprends qu’il a été mis dans la catégorie contemporaine pour un malheureux octosyllabe en guise de dernier vers. Les cassures de rythmes sont fréquentes chez Hugo, Lamartine et consorts. Dans « Chinoiserie » LeChevalier a voulu (je crois) mettre en avant son dernier vers. Cet auteur connaît plutôt très bien ses classiques, c’est un choix assumé de l’auteur, est-ce une raison pour le reclasser en catégorie contemporaine, je n’en sais rien, je pose seulement la question ! Si je comprends que les règles sont faites pour être respectées, je ne comprends pas le traitement qui est fait pour certaines poésies néo-classiques et contemporaines, il y a deux poids deux mesures selon moi, mais je viens de passer pas mal de temps à écrire tout cela, je m’abstiens donc de poursuivre pour aujourd’hui. Ce message n’a pas pour but de critiquer les choix du CE qui fait un excellent travail (bénévolement, on ne le dira jamais assez), comme je l’ai écrit plus haut, ne pas être d’accord ne veut pas dire contester avec véhémence. Si cela n’était pas perçu ainsi, j’en assumerais pleinement les éventuelles conséquences… Bien poétiquement, à vous également Cristale, demain la météo annonce un grand soleil, mettez-vous à l’ombre…
Contribution du : Hier 21:32:42
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