Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



(1) 2 »


Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
08/06/2013 21:10
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Comité Editorial
Groupe de Lecture
Responsables Edition
Post(s): 29120
Hors Ligne
Merci au CE pour la publication de ces glorieuses annales, merci à tous. Croyez bien que je suis content de vous retrouver après ces quelques mois d’absence.

L’émotion est grande pour vous dire combien vos commentaires m’ont touché, il s’en faut de peu que je reste sans voix. L’évocation de l’enfance, par le biais de ce Lieu d’entre les lieux, est sans doute ce que je pouvais écrire de plus authentiquement et viscéralement vrai, au point que j’ai l’impression de n’avoir fait que tourner autour depuis que j’écris, d’avoir avancé masqué jusqu’à ce jour, d’avoir cédé à des coquetteries d’écriture superficielles pour éviter de me dévoiler.
Vos commentaires, ô combien riches, viennent me débusquer et m’apportent de nouveaux éclairages et comme une nouvelle et plus large compréhension de ce poème.

BSL, merci pour votre commentaire et vos observations. Vous avez pensé que j’ai cédé à la rime au détriment de la cohérence. Mais de rime il n’y a pas, du moins pas de rimes en fin de vers. Peu importe, et d’ailleurs tant mieux si mon poème vous a semblé rimer.

Merci Passant pour votre commentaire et vos remarques. Bien que l’atmosphère vous ait semblé « vivante et incarnée », vous évoquez la possibilité d’être dérouté par un certain « manque de simplicité ». J’admets que le recours à des métaphores très personnelles puisse créer cette distance que vous regrettez. C’est à ce prix néanmoins que j’ai espéré approcher la vérité de mes sensations et souvenirs.

Merci Don pour ce commentaire, si réjouissant ! Je retiens Mendelssohn pour l’ampleur et Fragonard pour le figuratif, voilà mon poème bien habillé pour l’hiver. Ne change surtout pas, continue de me régaler de ta prose inimitable qui met si bien en scène tes cerveaux dans leur joute épique.

Provencao, merci. « Livre ouvert sur le Merveilleux de l’enfance », dîtes-vous. Je souhaite à chacun d’entre nous d’avoir accès à son propre livre, car c’est une chance inouïe.
Vos mots, toujours d’une sensibilité exacerbée, ont retenu le cœur battant de mon propos.

Merci Marcolev pour votre commentaire, qui souligne la « musique des mots ».
« Faut-il que le beau possède toujours un sens universel ? » : je n’irai pas jusqu’à prétendre à l’universalité, mais il est certain que j’ai voulu transmettre quelque chose de l’ordre de la beauté. Celle des origines, probablement.

Merci Robot. Ton choix du 5e quatrain ( qui est un quintil ^^) ne me surprend pas. Aurais-tu été ému par la truffe et les yeux vairon de Perlette que je n’en serais pas surpris …

Merci Polza. Je connais plutôt mal les règles du classique mais sans doute suffisamment pour les oublier ou ne retenir d’elles que ce qui me semble opportun. Vous avez trouvé « les deux premiers quintils inutilement pompeux » : pourtant je vous garantis que je traverse la rivière pieds nus ;~)
Mais je note cette réserve et regrette d’avoir pu laisser cette impression, ce n’était pas l’objectif. Je vous concède néanmoins que j’ai voulu donner quelque majesté à ce retour aux sources.

Merci Myndie pour ce retour précieux et riche en émotions. Je réalise la métaphore filée du tissage grâce à toi. Elle m’est tellement naturelle que je n’y avais pas pris garde. Je suis infiniment heureux d’avoir réussi à transmettre ces « sensations sonores, olfactives et visuelles » dans les vers que tu cites et auxquelles je tiens particulièrement. Heureux aussi que ce poème, son thème, fasse à ce point écho en toi, et de partager par la poésie cette émotion primordiale, et « viscérale » comme tu dis, de celles qui étreignent quand on aborde ce qui a trait à l’histoire familiale.

Merci Vincente, heureux de te retrouver sous mes vers. Que d’adjectifs succulents sous ta plume pour qualifier mes vers ! Je retiens le « altier » en premier lieu, tant il m’a plu et convaincu de sa pertinence du moins dans ce qu’étaient mes intentions d’écriture. L’enfance dispose de cette noblesse naturelle, sans doute embellie par le temps mais laissons faire. Endosser à nouveau les habits de l’ « ardent Don Quichotte » en culottes courtes que je crois avoir été fut un plaisir que je suis ravi de pouvoir partager. Comme tu le soulignes, il s’agit bien d’une « lourde empreinte », de celles dont l’« encombrante richesse » reste intimement liée à notre devenir.
Je découvre ta relecture matinale, étonnante par les associations que tu fais avec l’écriture et la poésie particulièrement. Ravi d'avoir su te toucher.

Bonjour Papipoete et merci pour votre retour. Je n’ai pas passé des mois penché sur ce poème à le peaufiner, j’ai plutôt laissé reposer quelques fragments qui manquaient de cohésion. Revenir parmi vous m’a permis, et donné envie, de remettre ça sur le métier. Quant à la Grand-mère, je ne l’ai pas connue hélas. Je suis heureux que mon poème vous ait plu. Je suppose que l’enfance rurale – ou du moins les vacances à la ferme – est commune à nombre d’entre nous ici, même les plus citadins. Et pour vous qui êtes friand du véridique vrai de vrai, il faut savoir que, faute de goudron et c’est tant mieux, les derniers km se font à pied pour atteindre cette enclave de département dans un autre, ce Lieu béni, cette ferme où vécut bel et bien une Perlette, bâtarde de bâtarde aux yeux vairon.

Salut Lari, et grand merci pour ce commentaire si élogieux, mais surtout si fouillé et dont la pertinence me réjouit et m’éclaire. Je suis particulièrement touché par ce que tu dis du regard : « Il est là, sans se faire insistant, sans prendre toute la place, presque pudique et ainsi il répond peut être à la pudeur naturelle de ce monde paysan ». Je ne crois pas avoir pensé cette pudeur, elle m’a été naturelle, évidente. Les images sont liés à des souvenirs qui me hantent et me comblent à la fois, il m’a semblé que l ‘évocation de ces scènes, de ces petits tableaux, étaient suffisants à délivrer l’émotion qui y est attachée sans en rajouter dans l’expression de celle-ci. Quant à savoir si je suis dans un renouveau poétique, je m’en remettrai à l’oracle !

Merci Laurent-Paul pour votre commentaire, je suis à mon tour touché d’avoir réussi à remuer quelque chose en vous. Je suis désolé si quelques tournure ou termes de vocabulaire vous ont arrêté. Je comprends cette réserve, mais je ne sais comment rester accessible à tous sans trahir ma pensée ni les images qui s’imposent à moi.

***

À tous,

Les éloges dont vous m’avez comblé, s’ils rassurent mon petit ego de poète – et je vous en remercie du fond du cœur parce que ça compte aussi – sont loin derrière le véritable bonheur que j’ai eu à savoir partagées, et comprises ces annales, en quelques moments exhumés de ma mémoire et intrinsèque à celle-ci.

Au plaisir de retrouver vos plumes !


Contribution du : 26/04 13:50:28
_________________
Maître et Talons
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
29/01/2013 15:18
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Accès fermés
Post(s): 58647
Hors Ligne
Vous pourriez rester " sans voix " devant tant de joie, que nous vous montrâmes ? Moi, perso je reste béat devant ce poème, comme détaché de votre journal intime de vie près de la terre.
J'en redemande avec grand plaisir, et m'en irais bien " cousiner tantôt à l'ombre d'un grand tilleul "
A vous relire de la même veine !
papipoète

Contribution du : 26/04 14:13:41
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 14649
Hors Ligne
hello Cyrill!

Tout le plaisir est pour moi.
C’est sans doute la marque des grands textes : ils révèlent à leur auteur des évidences et c'est aussi sans doute pour cela que tes mots m’ont tant touchée : ils n’ont pas seulement fait vibrer mon esprit, ils ont réveillé des souvenirs et des sensations qui me sont propres.
Ce tissage dont nous parlons, je le ressens presque physiquement ; c’est le lien fragile mais indestructible avec nos racines. Merci de mettre des mots aussi justes sur ce qui serait si difficile à nommer sans la poésie. Je crois que la force de tes vers réside justement là : dans cette rencontre entre ta plume et ma propre histoire. Si la métaphore du tissage m'a semblé si évidente, c'est qu'elle a trouvé un écho immédiat chez moi.
Partager cette émotion viscérale à travers tes vers est un moment de communion rare, et je suis profondément heureuse que nos histoires se soient rencontrées dans cet espace poétique.

Contribution du : 26/04 14:16:47
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
17/04/2013 18:11
De Monts du Jura -
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 48778
Hors Ligne
Bien sur il s'agit d'un quintil ! Je n'ai jamais été fort en math.
Mais j'ai passé un bon moment 5 sur 5.

Contribution du : 26/04 21:39:39
_________________
Vivre au paradis, quel enfer !
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
08/06/2013 21:10
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Comité Editorial
Groupe de Lecture
Responsables Edition
Post(s): 29120
Hors Ligne
Un merci à retardement, Curwwod, pour votre commentaire. La recherche d'assonances à l'intérieur des vers m'a semblé convenir plus naturellement à ma pensée et au défilé de souvenirs. Ils sont évidemment idéalisés et j'espère ne pas les voir un jour autrement. Les images que vous jugez complexes résultent de la recherche du mot le plus juste pour évoquer ces annales. Le pédantisme n'est pas une option pour moi, je regrette mais respecte votre impression. D'autant plus que ce reproche m'a déjà été formulé récemment pour d'autres poèmes. C'est ma croix ✞

Contribution du : 04/05 06:01:13
_________________
Maître et Talons
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
27/04/2018 09:19
De FRANCE,La Rochelle 17
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 15303
Hors Ligne
C'est vrai, sauf pour percale et dalle.

Ce n'est pas un poème rimé.
Juste décalé , avec du coup quelques échos ...

Aieul/ tilleul
Ruisseau /berceau
Pétille/résille
Allentour/velours
Braise/glaise

et bien d'autres ...


c'est un très beau texte que l'on pourrait qualifier de "naturaliste."

Contribution du : 04/05 17:22:32
_________________
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
08/06/2013 21:10
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Comité Editorial
Groupe de Lecture
Responsables Edition
Post(s): 29120
Hors Ligne
Merci encore Myndie pour ce que tu nommes un moment de communion rare.

Citation :
Myndie a écrit :

Ce tissage dont nous parlons, je le ressens presque physiquement ; c’est le lien fragile mais indestructible avec nos racines.


C'est bien ça. Mes racines sont sous ce tilleul, plus beau d'année en année.

Et j'espère, Papipoete, que vous connaissez un tilleul jurassien où vous en aller cousiner quelquefois.

Robot, la poésie ne compte pas sur ses doigts pour jouer sa musique.

BSL, il m'est arrivé de lire des alexandrins blancs, chez Myndie d'ailleurs ( Infinuit ). J'ai remarqué à cette occasion que la rime semblait être présente, et ce n'est qu'après une lecture plus attentive que je me suis aperçu de la supercherie

Contribution du : Aujourd'hui 6:18:46
_________________
Maître et Talons
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
31/01/2014 22:04
De quelque part entre ciel et terre
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Groupe de Lecture
Membres Oniris
Post(s): 14649
Hors Ligne
Citation :

Cyrill a écrit :


BSL, il m'est arrivé de lire des alexandrins blancs, chez Myndie d'ailleurs ( Infinuit ). J'ai remarqué à cette occasion que la rime semblait être présente, et ce n'est qu'après une lecture plus attentive que je me suis aperçu de la supercherie


Supercherie, supercherie! Ben quoi? Tu croyais peut-être que je m'appelais Myndie Hugo?

Plus sérieusment, ça rejoint ce que je viens d'écrire dans je ne sais plus quel fil de discussion. Même quand j'écris en "libre", c'est souvent l'alexandrin qui me vient spontanément. Je ne sais pas pourquoi mais c'est ainsi. Un tic d'écriture.

Contribution du : Aujourd'hui 7:18:49
_________________
"Les mots peuvent être "impuissants" et pourtant ils sont tout ce que nous avons pour étayer nos ruines". Joyce Carol Oates
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Maître Onirien
Inscrit:
08/06/2013 21:10
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Comité Editorial
Groupe de Lecture
Responsables Edition
Post(s): 29120
Hors Ligne
Citation :
Même quand j'écris en "libre", c'est souvent l'alexandrin qui me vient spontanément. Je ne sais pas pourquoi mais c'est ainsi. Un tic d'écriture.


Le décasyllabe est tout aussi excellent, en 4/6 c'est un cœur qui bat.
Le cimetière marin m'en convainc !

Contribution du : Aujourd'hui 7:47:26
_________________
Maître et Talons
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : Aux glorieuses annales
Expert Onirien
Inscrit:
08/04/2022 10:50
De Tannhäuser Gate
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 4169
Hors Ligne
Citation :

Cyrill a écrit :
Citation :
Même quand j'écris en "libre", c'est souvent l'alexandrin qui me vient spontanément. Je ne sais pas pourquoi mais c'est ainsi. Un tic d'écriture.


L’hexasyllabe est tout aussi excellent, en 4/6 c'est un cœur qui bat.
Le cimetière marin m'en convainc !


Vous auriez été très copain avec Brassens, Cyrill…

Le décasyllabe (je me suis permis de vous rectifier et je vous offre en bonus un déca pour mieux vous réveiller ) en 4/6 est tout aussi excellent, je plussoie, preuve en sont les ballades quand elles ne sont pas en octosyllabes, bien entendu..

Contribution du : Aujourd'hui 7:56:50
_________________
« Deviens ce que tu es »
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
(1) 2 »





Oniris Copyright © 2007-2025