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1 Utilisateur(s) anonymes
Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Expert Onirien
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08/04/2022 10:50 De Tannhäuser Gate
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Bonjour Lebarde,
J’ai pris votre poème au hasard, n’y voyez aucune critique personnelle de ma part. J’ai lu votre poème « La sauvageonne » qui est fort bien écrit et poétique je trouve. Par contre, j’aurais dû mettre mes lunettes parce que j’ai lu « dans un cochon étanche » je ne comprenais pas bien pour le coup Pour le reste, je pense avoir déjà dit pas mal de choses, je laisse donc ce fil aux remerciements et aux chinoiseries et je m’abstiendrai d’y intervenir de nouveau, il faut savoir passer à autre chose, lire et commenter est le but premier de ce site, c’est ce que je compte continuer à faire tant que l’on m’y autorisera…
Contribution du : 24/02 16:42:16
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Maître Onirien
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Polza
Soyez rassuré, en aucune façon j'ai pris votre intervention comme une critique particulière à mon encontre mais plutôt comme un honneur d'avoir choisi et ramené à la lumière ce poème déjà ancien. Un grand merci donc, ces échanges ne manquent jamais d'intérêt dans la mesure où ils restent courtois et constructifs et c'est le cas ici, mais en effet il faut savoir s'arrêter et passer à autre chose. Relire mes anciens poèmes par exemple ( je rigole bien sûr !!!) ![]()
Contribution du : 24/02 18:37:32
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Expert Onirien
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Désolé LeChevalier, j’avais dit que je n’interviendrais plus, mais je me suis aperçu d’une erreur de ma part et je ne voulais pas passer pour un imbécile !
ŒNONE. Madame, au nom des pleurs que pour vous j’ai versés, Par vos faibles genoux que je tiens embrassés, Délivrez mon esprit de ce funeste doute. PHÈDRE. Tu le veux ? lève-toi. ŒNONE. Parlez : je vous écoute. PHÈDRE. Ciel ! que lui vais-je dire ? et par où commencer ? ŒNONE. Par de vaines frayeurs cessez de m’offenser. Je pensais qu’il y avait cassure de rythme quand c’était du théâtre de l’iun des plus grands tragédiens et auteur classique qu’il nous ait été donné d’avoir ! Tout est écrit en alexandrins, c’est juste la découpe qui peut induire en erreur comme je l’ai été, désolé comme dirait Michel Denisot !
Contribution du : 27/02 21:15:50
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Expert Onirien
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Bonjour LeChevalier,
J’ai relu votre poème hier et j’ai une question technique à vous poser. Votre Chinoiserie commençant par Li Yong, j’aurais voulu savoir si dans les noms propres l’Y était possible sans qu’il n’y ait systématiquement hiatus. Sorgel n’évoque pas cette règle, mais pour les mots d’origine étrangère commençant par un Y, comme yacht, yack, yucca, etc., il n’y a pas hiatus. J’imagine que Li Yong rentre sûrement dans ce cas de figure. Cela me fait penser que dans le Cyrano de Bergerac de Rostand, dans plusieurs passages, on peut lire « il y a ». Du coup, est-ce de la poésie classique ou contemporaine ? Mon but n’est pas nécessairement de relancer le débat sur classique ou contemporain (je suis passé à autre chose), mais c’est en ce qui me concerne important de comprendre et d’essayer d’améliorer ma technique.
Contribution du : 26/03 07:41:38
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Chevalier d'Oniris
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C'est une question intéressante, Polza, et qui ne m'avait même pas traversé l'esprit ! Y est une consonne dans « Yong », il n'y a donc pas d'hiatus. Mais le cas de « il y a » est très différent ; là, « y » est une voyelle et je considère qu'il y a un hiatus. Celui-ci a été toléré parfois sous prétexte qu' « il y a » serait un seul mot, comme « çà et là ».
La versification de Rostand est sublime mais elle n'est pas classique, et ce pour plusieurs raisons. Prenez le vers avec « Hippocampéléphantocamélos » : il est virtuose mais absolument inadmissible en classique.
Contribution du : 26/03 13:08:14
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Expert Onirien
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Merci de votre réponse LeChevalier. Après classique ou pas, Verlaine, Banville, Mallarmé (entre autres) ont également fait passer la césure à l’intérieur d’un mot et comme l’écrivait Hugo : (je mets le poème pour la lecture que vous connaissez déjà, mais il n’y a aucune insinuation, je n’accuse personnellement personne de m’avoir accusé de quoi que ce soit, et surtout pas vous que j’apprécie tant et qui m’êtes souvent de précieux conseils !).
Les contemplations Réponse à un acte d'accusation Donc, c'est moi qui suis l'ogre et le bouc émissaire. Dans ce chaos du siècle où votre coeur se serre, J'ai foulé le bon goût et l'ancien vers françois Sous mes pieds, et, hideux, j'ai dit à l'ombre : « Sois ! » Et l'ombre fut. -- Voilà votre réquisitoire. Langue, tragédie, art, dogmes, conservatoire, Toute cette clarté s'est éteinte, et je suis Le responsable, et j'ai vidé l'urne des nuits. De la chute de tout je suis la pioche inepte ; C'est votre point de vue. Eh bien, soit, je l'accepte ; C'est moi que votre prose en colère a choisi ; Vous me criez : « Racca » ; moi je vous dis : « Merci ! » Cette marche du temps, qui ne sort d'une église Que pour entrer dans l'autre, et qui se civilise ; Ces grandes questions d'art et de liberté, Voyons-les, j'y consens, par le moindre côté, Et par le petit bout de la lorgnette. En somme, J'en conviens, oui, je suis cet abominable homme ; Et, quoique, en vérité, je pense avoir commis, D'autres crimes encor que vous avez omis. Avoir un peu touché les questions obscures, Avoir sondé les maux, avoir cherché les cures, De la vieille ânerie insulté les vieux bâts, Secoué le passé du haut jusques en bas, Et saccagé le fond tout autant que la forme. Je me borne à ceci : je suis ce monstre énorme, Je suis le démagogue horrible et débordé, Et le dévastateur du vieil A B C D ; Causons. Quand je sortis du collège, du thème, Des vers latins, farouche, espèce d'enfant blême Et grave, au front penchant, aux membres appauvris ; Quand, tâchant de comprendre et de juger, j'ouvris Les yeux sur la nature et sur l'art, l'idiome, Peuple et noblesse, était l'image du royaume ; La poésie était la monarchie ; un mot Était un duc et pair, ou n'était qu'un grimaud ; Les syllabes, pas plus que Paris et que Londres, Ne se mêlaient ; ainsi marchent sans se confondre Piétons et cavaliers traversant le pont Neuf ; La langue était l'état avant quatre-vingt-neuf ; Les mots, bien ou mal nés, vivaient parqués en castes : Les uns, nobles, hantant les Phèdres, les Jocastes, Les Méropes, ayant le décorum pour loi, Et montant à Versailles aux carrosses du roi ; Les autres, tas de gueux, drôles patibulaires, Habitant les patois ; quelques-uns aux galères Dans l'argot ; dévoués à tous les genres bas, Déchirés en haillons dans les halles ; sans bas, Sans perruque ; créés pour la prose et la farce ; Populace du style au fond de l'ombre éparse ; Vilains, rustres, croquants, que Vaugelas leur chef Dans le bagne Lexique avait marqué d'une F ; N'exprimant que la vie abjecte et familière, Vils, dégradés, flétris, bourgeois, bons pour Molière. Racine regardait ces marauds de travers ; Si Corneille en trouvait un blotti dans son vers, Il le gardait, trop grand pour dire : « Qu'il s'en aille ; » Et Voltaire criait : « Corneille s'encanaille ! » Le bonhomme Corneille, humble, se tenait coi. Alors, brigand, je vins ; je m'écriai : « Pourquoi Ceux-ci toujours devant, ceux-là toujours derrière ? » Et sur l'Académie, aïeule et douairière, Cachant sous ses jupons les tropes effarés, Et sur les bataillons d'alexandrins carrés, Je fis souffler un vent révolutionnaire. Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire. Plus de mot sénateur ! plus de mot roturier ! Je fis une tempête au fond de l'encrier, Et je mêlai, parmi les ombres débordées, Au peuple noir des mots l'essaim blanc des idées ; Et je dis : « Pas de mot où l'idée au vol pur Ne puisse se poser, tout humide d'azur ! » Discours affreux ! -- Syllepse, hypallage, litote, Frémirent ; je montai sur la borne Aristote, Et déclarai les mots égaux, libres, majeurs. Tous les envahisseurs et tous les ravageurs, Tous ces tigres, les Huns les Scythes et les Daces, N'étaient que des toutous auprès de mes audaces ; Je bondis hors du cercle et brisai le compas. Je nommai le cochon par son nom ; pourquoi pas ? Guichardin a nommé le Borgia ! Tacite Le Vitellius ! Fauve, implacable, explicite, J'ôtai du cou du chien stupéfait son collier D'épithètes ; dans l'herbe, à l'ombre du hallier, Je fis fraterniser la vache et la génisse, L'une étant Margoton et l'autre Bérénice. Alors, l'ode, embrassant Rabelais, s'enivra ; Sur le sommet du Pinde on dansait Ça ira ; Les neuf muses, seins nus, chantaient la Carmagnole ; L'emphase frissonna dans sa fraise espagnole ; Jean, l'ânier, épousa la bergère Myrtil. On entendit un roi dire : « Quelle heure est-il ? » Je massacrais l'albâtre, et la neige, et l'ivoire, Je retirai le jais de la prunelle noire, Et j'osai dire au bras : « Sois blanc, tout simplement. » Je violai du vers le cadavre fumant ; J'y fis entrer le chiffre ; ô terreur! Mithridate Du siège de Cyzique eût pu citer la date. Jours d'effroi ! les Laïs devinrent des catins. Force mots, par Restaut peignés tous les matins, Et de Louis-Quatorze ayant gardé l'allure, Portaient encor perruque ; à cette chevelure La Révolution, du haut de son beffroi, Cria : « Transforme-toi ! c'est l'heure. Remplis-toi — De l'âme de ces mots que tu tiens prisonnière ! » Et la perruque alors rugit, et fut crinière. Liberté ! c'est ainsi qu'en nos rébellions, Avec des épagneuls nous fîmes des lions, Et que, sous l'ouragan maudit que nous soufflâmes, Toutes sortes de mots se couvrirent de flammes. J'affichai sur Lhomond des proclamations. On y lisait : « Il faut que nous en finissions ! — Au panier les Bouhours, les Batteux, les Brossettes — A la pensée humaine ils ont mis les poucettes. — Aux armes, prose et vers ! formez vos bataillons ! — Voyez où l'on en est : la strophe a des bâillons ! — L'ode a des fers aux pieds, le drame est en cellule. — Sur le Racine mort le Campistron pullule ! » Boileau grinça des dents ; je lui dis : « Ci-devant, Silence ! » et je criai dans la foudre et le vent : « Guerre à la rhétorique et paix à la syntaxe ! » Et tout quatre-vingt-treize éclata. Sur leur axe, On vit trembler l'athos, l'ithos et le pathos. Les matassins, lâchant Pourceaugnac et Cathos, Poursuivant Dumarsais dans leur hideux bastringue, Des ondes du Permesse emplirent leur seringue. La syllabe, enjambant la loi qui la tria, Le substantif manant, le verbe paria, Accoururent. On but l'horreur jusqu'à la lie. On les vit déterrer le songe d'Athalie ; Ils jetèrent au vent les cendres du récit De Théramène ; et l'astre Institut s'obscurcit. Oui, de l'ancien régime ils ont fait tables rases, Et j'ai battu des mains, buveur du sang des phrases, Quand j'ai vu par la strophe écumante et disant Les choses dans un style énorme et rugissant, L'Art poétique pris au collet dans la rue, Et quand j'ai vu, parmi la foule qui se rue, Pendre, par tous les mots que le bon goût proscrit, La lettre aristocrate à la lanterne esprit. Oui, je suis ce Danton ! je suis ce Robespierre ! J'ai, contre le mot noble à la longue rapière, Insurgé le vocable ignoble, son valet, Et j'ai, sur Dangeau mort, égorgé Richelet. Oui, c'est vrai, ce sont là quelques-uns de mes crimes. J'ai pris et démoli la bastille des rimes. J'ai fait plus : j'ai brisé tous les carcans de fer Qui liaient le mot peuple, et tiré de l'enfer Tous les vieux mots damnés, légions sépulcrales ; J'ai de la périphrase écrasé les spirales, Et mêlé, confondu, nivelé sous le ciel L'alphabet, sombre tour qui naquit de Babel ; Et je n'ignorais pas que la main courroucée Qui délivre le mot, délivre la pensée. L'unité, des efforts de l'homme est l'attribut. Tout est la même flèche et frappe au même but. Donc, j'en conviens, voilà, déduits en style honnête, Plusieurs de mes forfaits, et j'apporte ma tête. Vous devez être vieux, par conséquent, papa, Pour la dixième fois j'en fais meâ culpâ. Oui, si Beauzée est dieu, c'est vrai, je suis athée. La langue était en ordre, auguste, époussetée, Fleur-de-lys d'or, Tristan et Boileau, plafond bleu, Les quarante fauteuils et le trône au milieu ; Je l'ai troublée, et j'ai, dans ce salon illustre, Même un peu cassé tout ; le mot propre, ce rustre, N'était que caporal : je l'ai fait colonel ; J'ai fait un jacobin du pronom personnel ; Dur participe, esclave à la tête blanchie, Une hyène, et du verbe une hydre d'anarchie. Vous tenez le reum confitentem. Tonnez ! J'ai dit à la narine : « Eh mais ! tu n'es qu'un nez ! » J'ai dit au long fruit d'or : « Mais tu n'es qu'une poire ! » J'ai dit à Vaugelas : « Tu n'es qu'une mâchoire ! » J'ai dit aux mots : « Soyez république ! soyez La fourmilière immense, et travaillez ! Croyez, Aimez, vivez ! » -- J'ai mis tout en branle, et, morose, J'ai jeté le vers noble aux chiens noirs de la prose. Et, ce que je faisais, d'autres l'ont fait aussi ; Mieux que moi. Calliope, Euterpe au ton transi, Polymnie, ont perdu leur gravité postiche. Nous faisons basculer la balance hémistiche. C'est vrai, maudissez-nous. Le vers, qui, sur son front Jadis portait toujours douze plumes en rond, Et sans cesse sautait sur la double raquette Qu'on nomme prosodie et qu'on nomme étiquette, Rompt désormais la règle et trompe le ciseau, Et s'échappe, volant qui se change en oiseau, De la cage césure, et fuit vers la ravine, Et vole dans les cieux, alouette divine. Tous les mots à présent planent dans la clarté. Les écrivains ont mis la langue en liberté. Et, grâce à ces bandits, grâce à ces terroristes, Le vrai, chassant l'essaim des pédagogues tristes, L'imagination, tapageuse aux cent voix, Qui casse des carreaux dans l'esprit des bourgeois ; La poésie au front triple, qui rit, soupire Et chante, raille et croit ; que Plaute et Shakspeare Semaient, l'un sur la plebs, et l'autre sur le mob ; Qui verse aux nations la sagesse de Job Et la raison d'Horace à travers sa démence ; Qu'enivre de l'azur la frénésie immense, Et qui, folle sacrée aux regards éclatants, Monte à l'éternité par les degrés du temps, La muse reparaît, nous reprend, nous ramène, Se remet à pleurer sur la misère humaine, Frappe et console, va du zénith au nadir, Et fait sur tous les fronts reluire et resplendir Son vol, tourbillon, lyre, ouragan d'étincelles, Et ses millions d'yeux sur ses millions d'ailes. Le mouvement complète ainsi son action. Grâce à toi, progrès saint, la Révolution Vibre aujourd'hui dans l'air, dans la voix, dans le livre ; Dans le mot palpitant le lecteur la sent vivre ; Elle crie, elle chante, elle enseigne, elle rit, Sa langue est déliée ainsi que son esprit. Elle est dans le roman, parlant tout bas aux femmes. Elle ouvre maintenant deux yeux où sont deux flammes, L'un sur le citoyen, l'autre sur le penseur. Elle prend par la main la Liberté, sa soeur, Et la fait dans tout homme entrer par tous les pores. Les préjugés, formés, comme les madrépores, Du sombre entassement des abus sous les temps, Se dissolvent au choc de tous les mots flottants, Pleins de sa volonté, de son but, de son âme. Elle est la prose, elle est le vers, elle est le drame ; Elle est l'expression, elle est le sentiment, Lanterne dans la rue, étoile au firmament. Elle entre aux profondeurs du langage insondable ; Elle souffle dans l'art, porte-voix formidable ; Et, c'est Dieu qui le veut, après avoir rempli De ses fiertés le peuple, effacé le vieux pli Des fronts, et relevé la foule dégradée, Et s'être faite droit, elle se fait idée !
Contribution du : 26/03 14:09:21
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Les poètes que vous nommez, Verlaine, Mallarmé, Banville, sont admirables mais ils ne sont pas classiques ; le cas de Banville est particulier : il a commencé classique mais a vite encouragé un « assouplissement » de la versification. Cela, il l'a fait de deux manières : avec son traité de versification et, surtout, par sa pratique personnelle. Bravo, Banville, toi, que Rimbaud accusa si injustement !
Contribution du : 26/03 15:11:48
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Re : Remerciements pour « Chinoiserie » |
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Vous faites bien de le préciser, d’ailleurs, Boileau l’a bien écrit :
« Ayez pour la cadence une oreille sévère : Que toujours dans vos vers, le sens coupant les mots Suspende l’hémistiche, en marque le repos. » Pour Rimbaud, il avait 17 ans quand il a écrit sur Banville, on n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans…
Contribution du : 26/03 16:51:20
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