Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Forums 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche



Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



(1) 2 3 4 5 »


S.P.M suite (après la mère, le fils)
Maître W
Inscrit:
19/01/2008 01:44
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 26618
Hors Ligne
Bonjour à tous,

Tout d'abord merci à ma mère qui, en dépit de la longueur du texte, est parvenue avec des arguments culinaires aussi discutables que caloriques à convaincre pour le moment 9 personnes de lire et commenter ce texte.
9 commentaires pour une nouvelle de 26K signes, c'est presque aussi incroyable que de surprendre un chasseur avec une bouteille de Volvic ou Kad Merad dans un film des frères Dardenne.
Je sais c'est méchant, peut-être pas marrant mais comme l'a justement signalé Fogo, c'est un TOC, une forme d'incontinence écrite.
On adhère ou pas.
Je n'ai pas l'habitude commenter les commentaires, mais comme je suis un type honnête, je mentirais si je vous disais que je ne suis pas évidemment déçu des quelques retours, pas tant au niveau des évaluations que de leur contenu eux-mêmes. Mais c'est le jeu.
Je n'ai pas réussi à les convaincre. OK. Pas de problème.
J'ai beau déplorer que certains ne semblent avoir réduit ce texte qu'à une succession de blagues potaches (que je peux considérer comme pas drôles, l'humour étant comme je le dis toujours un monde vaste et tellement subjectif et comme le dit aussi for justement Perle, c'est un domaine évolutif - surtout quand il est très référencé - même si je pense que certains humoristes anciens - Devos, Desproges - ont pour moi, et sans comparaison aucune avec eux, pas pris une ride), je ne peux qu'accepter ce verdict, c'est ainsi. J'aurai aimé qu'on voit aussi le caractère absurde de la situation.
Un mot sur les digressions, car cela me semble important (pour moi du moins). Que ce soit pour ce texte pour d'autres que j'ai pu écrire, c'est pour moi (aussi bien en tant qu'auteur que lecteur), ce qui fait entre autres le piment d'un texte, ce procédé de sortir régulièrement de l'intrigue pour y revenir est pour moi essentiel et dit beaucoup notamment sur le personnage principal (souvent lunaire, en décalage avec son temps), son caractère, sa personnalité. Certains verront cette approche comme une espèce de remplissage vain, je l'entends, ce n'est pas (du tout) mon avis. Jean Paul Dubois (un de mes auteurs français préférés) serait d'accord avec moi.
Quant à mes problèmes de concordance de temps, je plaide coupable votre Honneur, c'était mon éternel talon d'Achille, peut-être est-ce encore le cas aujourd'hui (ce texte a presque une décennie).
Je terminerais en remerciant tout particulièrement Fogo et David, pas du tout pour la note, mais pour le sentiment qu'ils m'ont donné ; celui d'avoir senti le texte au-delà de la gaudriole.
Enfin, je suis ravi de revoir Misumena dans les parages.

Bon Dimanche

W

Contribution du : 13/11/2022 10:48
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Visiteur 
« ce qui fait entre autres le piment d'un texte, ce procédé de sortir régulièrement de l'intrigue pour y revenir est pour moi essentiel et dit beaucoup notamment sur le personnage principal (souvent lunaire, en décalage avec son temps), son caractère, sa personnalité. Certain verront cette approche comme une espèce de remplissage vain, je l'entends, ce n'est pas (du tout) mon avis. »

Quand trop c'est trop, ça devient du tropico, non ? ^^
Je sors à peine de ma lecture. Il ne tient qu'à vous de sublimer davantage ce procédé. Enfin, je crois, car le côté lunaire, vous le tenez assez bien.

Contribution du : 13/11/2022 10:58
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Visiteur 
Widjet : you're welcome.
J'en remets une couche sur les digressions : moi, j'aime bien. Peut-être que ça correspond aussi à un mode de pensée en arborescence (ça s'en va et ça revient...). D'où le plaisir qu'il y a à lire Dubois, mais aussi Jaenada.

Contribution du : 13/11/2022 12:14
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Visiteur 
c'est un TOC, une forme d'incontinence écrite


Le TOC, je connais pas bien à vrai dire. Peut-être des médocs ? Une thérapie ?
L'incontinence non plus, pas encore, mais je sais quand même qu'il existe des moyens de protection intime.
Ou bien tu te coupes d'un lectorat, ou bien tu fais quelque chose. C'est un choix à faire et tu le fais. Rien à redire. Mais dans ce cas, tu ne peux pas regretter le manque d'adhésion.
Ce texte a dix ans, dis-tu. C'est pas encore assez de recul pour y changer quelque chose ? Quel est l'intérêt de ressortir telle quelle une archive de l'INA ? Pour voir si ça marche encore aujourd'hui ? Tu as la réponse. Bien sûr que Bedos et Desproges ont pris des rides. C'est juste que j'ai pris les mêmes qu'eux. Pas encore autant qu'eux, heureusement pour moi, mais quand même. Eux, c'était leur job d'analyser l'actualité. Ils ont pris beaucoup moins de ride dans ce qui touche à l'intemporel.

Tu écris "c'est presque aussi incroyable que de surprendre un chasseur avec une bouteille de Volvic ou Kad Merad dans un film des frères Dardenne". Les deux vannes (les deux comparaisons), sont toutes les deux mauvaises, la première parce qu'elle est grasse et la deuxième parce qu'elle est datée (elle est datée ou elle le sera). Volvic a une durée de vie plus grande que Merad, je crois.
Si tu veux aller dans le gras assumé, pourquoi pas, mais dans ce cas, pourquoi ne pas écrire "c'est presque aussi incroyable que de surprendre un chasseur avec une bouteille d'eau minérale" ? Tu pourras la ressortir dans cinquante ans. Elle sera toujours aussi grasse, mais pas trop ridée.

Et pourtant, je trouve que ce texte n'est pas mauvais. Je me suis franchement bien bidonné par moments, même si je trouve que l'entrée du narrateur chez le producteur de porno ressemble vachement à la sortie de l'inspecteur Labavure de la salle d'interrogatoire et que la double gifle au grand baraqué ressemble tout aussi étrangement au double coup de boule de Pignon. Mais ça, par contre, y a que des vieux comme moi pour le voir.

Contribution du : 13/11/2022 13:58
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Maître W
Inscrit:
19/01/2008 01:44
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 26618
Hors Ligne
Hello Fogo

Je suis à l’extérieur donc je ne peux pas développer.
Encore une fois beaucoup de bon sens et de lucidité dans ton commentaire ci-dessous et sans complaisance ce que j’apprécie vraiment.
Je reproche rien à personne et je suis bien d’accord que des lors où tu mets des noms, des marques tu apposes aussi une date de péremption.

Ce que je peux trouver discutable dans les commentaires (car on a aussi le droit d’évaluer la qualité d’un commentaire je pense, il m’est du reste arrivé à trouver plus de crédit à un avis négatif argumenté qu’à un avis avec plein de superlatifs mais dont, une fois l’ego lustré cinq minutes, ne m’apportera pas beaucoup d’enseignement) c’est lorsqu’on me reproche des choses que j’estime difficilement compréhensible (pour moi) .

Par exemple et sans citer la personne car c’est son droit absolu, on trouve dans cette nouvelle, que la scène est exagérée et peu crédible.
Bah forcément si on cherche du rationnel dans l’absurde, c’est un peu compliqué pour moi à comprendre. Mais bon, il y’ a des lecteurs premier degré et je le dis sans reproche mais je ne peux décemment pas atteindre ce type de lectorat.

W

Contribution du : 13/11/2022 15:18
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Visiteur 
Widjet : « Un mot sur les digressions, car cela me semble important (pour moi du moins). Que ce soit pour ce texte pour d'autres que j'ai pu écrire, c'est pour moi (aussi bien en tant qu'auteur que lecteur), ce qui fait entre autres le piment d'un texte, ce procédé de sortir régulièrement de l'intrigue pour y revenir est pour moi essentiel et dit beaucoup notamment sur le personnage principal (souvent lunaire, en décalage avec son temps), son caractère, sa personnalité. Certains verront cette approche comme une espèce de remplissage vain, je l'entends, ce n'est pas (du tout) mon avis. Jean Paul Dubois (un de mes auteurs français préférés) serait d'accord avec moi. »

Les digressions dans un récit ne me gênent absolument pas, par contre, dans une enfilade de blagues, oui. Je compare votre texte à TF1 : c’est pas la pub qui coupe le film, c’est le film qui coupe la pub. À aucun moment l’auteur ne m’encourage à prendre son texte en considération. Le séquencement du récit, pour ne pas dire son séquençage, induit un copinage de valeurs humoristiques sans lequel la lecture serait insupportable. Je comprends ceux qui sont partis avant la fin. On n’est même pas ici dans l’intimité coupable mais pourquoi pas littéraire d’un cabinet de toilette (c’est là que je lis mes quelques phrases de Cervantes tous les matins), on est ici à un comptoir de PMU après le dixième Ricard. Je ne suis pas le dernier à avoir aimé ça, à le supporter aujourd’hui, même quand c’était le maire de mon village qui payait sa tournée à une semaine des élections. Ses accolades de plus en plus pâteuses et javanaises devenaient vite un gloubi-boulga. Pas autant que celles de Stan à Stéphane, mais quand même. Lui c’était du genre chiraquien : « Hé les gars, n’oubliez pas d’aller voter ! Levons nos verres à nos chevaux, à nos femmes, et à ceux qui les montent !! ». D’ailleurs, à ce moment là, sa femme me faisait toujours un coup d’œil en se caressant l’encolure.

Je serais circonspect et déçu si vous me disiez que vous avez tout fait pour peaufiner ce chef-d’œuvre. Ce n’est manifestement pas la qualité de votre nouvelle qui vous a intéressé, et c’est bien à cause de ce détachement sensible que j’ai pu lire vos blagues ; je dis bien lire vos blagues, juste ça. Je n’ai jamais rien lu de J.P. Dubois, mais si c’est ce que je vais y trouver, autant payer une tournée de Ricard à la place et venir vous lire gratuitement ici.
Je me suis bien marré aux deux vannes que j’ai citées dans mon commentaire, et je les ai signalées parce que elles, contrairement à de trop nombreuses autres (Angot, Montagné, Fabius, Balladur…) sont originales et s’intègrent parfaitement dans le récit. Alors, parlez autant que vous le voulez de votre déception aux réactions de vos lecteurs, mais si elle est sincère, votre manque de lucidité m’effraie un peu.
Le plaisir que j’ai pris par endroits à vous lire n’a rien à voir avec la littérature. Ce serait d’ailleurs sans doute irrespectueux pour d’autres de vos écrits.

Là, tout de suite, je viens de me rendre compte que mon opticien m’avait monté les verres à l’envers, inversant la focale et l’échelle de notation. Ça pique quand même un peu le fion pour une paire de lunettes à 1500€ dont 400 pour la monture Tom Ford en écaille. Je pensais qu’avec l’âge (à peine quadra) je reniflerais mieux les escrocs comme lui.

Tout ce que je peux vous dire c’est que vos blagues, j’en redemande. Je les ai toutes ajoutées aux pages blanches des brèves de Jean-Marie Gourio. Mon message, c’est que de l’amour, juste dit autrement que votre maman :)

Affectueusement, si j’ose dire.
Bellini

Contribution du : 13/11/2022 15:22
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Maître W
Inscrit:
19/01/2008 01:44
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 26618
Hors Ligne
Fogo

Enfin j’ajoute que je ne retouche jamais les
Vieux textes car je tiens à me souvenir de mon amateurisme de l’époque (non pas que je sois devenu pro mais j’ai la faiblesse de croire que j’ai un peu progressé).

C’est important d’assumer ce qu’on a fait avant avec tout ce que ça implique de faiblesses, d’approximations, de scories, de lacunes.

Mais la encore j’entends qu’on puisse chercher à améliorer un texte ancien à l’aune de notre nouvelle compétence.

W

Contribution du : 13/11/2022 15:25
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Maître W
Inscrit:
19/01/2008 01:44
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 26618
Hors Ligne
Belinni

Merci d’avoir développé c’est très intéressant et compréhensif.
J’y répondrai en rentrant chez moi. Votre argument est convaincant sur bien des points. Mais je pense que la question n’est pas de savoir qui a raison ou tort, on est dans l’ordre du subjectif.
Mais en revanche JEAN PAUL DUBOIS est bien plus raffiné et sans humour pince sans rire est réellement la politesse de sa résignation et d’une forme de désespoir (sans jamais tomber dans le pathos).
Un humour à la Rochefort.

Lisez LE CAS SNJEDER et on en reparle avec plaisir.

W

Contribution du : 13/11/2022 15:31
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Visiteur 
Citation :

widjet a écrit :
Enfin j’ajoute que je ne retouche jamais les
Vieux textes...


Quel but poursuivez vous alors en les republiant ?

Contribution du : 13/11/2022 20:04
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re : S.P.M suite (après la mère, le fils)
Maître W
Inscrit:
19/01/2008 01:44
Groupe :
Évaluateurs
Auteurs
Membres Oniris
Groupe de Lecture
Post(s): 26618
Hors Ligne
Zoe

La première réponse est la plus évidente : qu’elle soit lue.
Ensuite, procurer du plaisir, divertir. Voir aussi si un texte passe l'épreuve du temps. Pour l'ego aussi. Se rassurer (ou tenter de).

Avec les années, Oniris a acquis de nouveaux auteurs/lecteurs.
Je pourrais la republier qu'elle aurait sans doute un autre lectorat tout aussi différent.

W

Contribution du : 13/11/2022 20:59
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
(1) 2 3 4 5 »





Oniris Copyright © 2007-2023