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Fantastique/Merveilleux
aldenor : Mugolt [concours]
 Publié le 18/12/07  -  11 commentaires  -  16329 caractères  -  10 lectures    Autres textes du même auteur

Un jour de Noël gris rat bien qui gris rat le dernier...


Mugolt [concours]


Cette nouvelle est une participation au concours n°3 : Le Conte de Noël (informations sur ce concours).



Un jour de Noël gris rat bien qui gris rat le dernier, un vieil écrivaillon misanthrope conçut l’idée de se rendre, en guise de divertissement, dans le monde de ses personnages.
Incognito, bien entendu, pour ne pas s’exposer à leurs inévitables requêtes et doléances.
Il pensa donc à se faire passer pour le père Noël ; c’était l’occasion rêvée, un jour de Noël. Ayant au naturel une belle barbe blanche, il n’eut qu’à démonter le rideau rouge de sa fenêtre et à l’endosser comme une cape. Ça n’était pas tout à fait le père Noël classique, mais ses personnages n’étant pas très instruits des traditions ne s’apercevraient sûrement de rien. Il lui manquait des cadeaux cependant. Il chercha partout dans sa maisonnée ce qui pourrait en faire office et ne trouva qu’une pomme, qu’il fourra dans sa poche. Enfin, il emporta son mini-ordinateur portable, afin de prendre des notes susceptibles d’enrichir le conte sur lequel il travaillait de quelques traits « vécus ».
Et puis il enfourcha son cerf ailé et entreprit le grand voyage.


***


Le cerf fendait l’air avec prestance ; l’écrivaillon, qui s’était donné Homère comme nom de plume, examinait le ciel bleu délavé en songeant avec satisfaction « Il est plus beau que le vrai ! Quel grand écrivain je suis ! »


Soudain, le cerf se mit à battre des ailes et à perdre rapidement de l’altitude.


- Flûte ! dit le cerf, je suis en panne, je n’ai pas fait le plein de marrons glacés !... Je vais tenter de me poser en vol plané, accroche-toi !


Et en crevant le mur de nuages au-dessus duquel il s’était maintenu jusqu’alors, Homère aperçut en contrebas sur le vert monotone du relief doucement vallonné, grandissant à une allure vertigineuse, un point brun, une tache rousse, un cercle rouge, les toits de tuile du hameau de Mugolt, où se situait l’action de son conte.


- Il appelle ça un vol plané ! maugréa-t-il.


***


Quelques hectomètres plus bas, deux aveugles, Joe Canasta et Monsieur Kim, se promenaient sur une colline surplombant le hameau perdu, repérant le terrain avec leurs cannes blanches. Ils suivaient toujours le même parcours pour leur promenade quotidienne, si bien que leurs pas avaient fini par dessiner un sentier. Un panneau signalait d’ailleurs, le « Sentier des Aveugles ».
Des embûches parsemaient leur chemin de pièges imprévus : des grosses branches, des trous, des glissements de terrain, des flaques d’eau… naissaient mystérieusement sous leurs pieds après le ratissage des cannes et ils se retrouvaient chaque fois les quatre fers en l’air.


Faibles et sans défense, les malheureux ne comprenaient pas qui pouvait leur faire cela. Mais tandis que Monsieur Kim acceptait la chose avec philosophie, Joe nourrissait un innommable ressentiment à l’égard du monde entier.


Ils arrivaient au sommet de la colline quand Joe dit à Monsieur Kim :


- Dites donc Kim, ne sentez-vous pas une drôle d’odeur ?


Monsieur Kim tendit son nez, mais comme rien d’inhabituel ne s’y faufilait, il s’enquit auprès de son compagnon :


- Quel genre d’odeur ? Je ne sens rien du tout.

- Ça sent… Je dirais que ça sent l’écrivain !

- L’écrivain ? Vraiment Joe, j’ai beau m’éclaircir l’odorat je ne sens rien ! dit Monsieur Kim en écartant ses narines avec les doigts. Vous voulez dire qu’un écrivain rôde par ici ?

- Non, pas tout à fait. Il s’agit plutôt d’une sorte d’odeur …tique …deur de… la…

- He Joe ! Joe ! J’ai perdu le sentier ! Ne bougez plus ! Continuez à parler, je vous rejoins !

- Je p…, je par…, je parle, je parle, je parle.

- Ça y est ! Je suis là. Alors qu’est-ce que vous disiez ?

- Je disais que c’est une odeur mystique venue de l’au-delà ! s’exclama Joe, illuminé.


À ce moment, le cerf ailé vint s’écraser à leur proximité dans un grand raffut.


- Holà ! L’au-delà nous tombe sur la tête ! dit Monsieur Kim, soufflé.


Éjecté du dos du cerf, Homère tournoya dans les airs et échoua aux pieds des deux aveugles ; son ordinateur roula au loin. Il se releva rapidement, prenant l’air de rien, à la manière des champions de patinage artistique après une chute balourde, et puis découvrant les deux aveugles de son conte et s’étant assuré qu’il n y avait nul autre témoin de la scène, il se tint une côte en grimaçant.
Joe et Monsieur Kim s’étaient immobilisés. Une fois remis de son choc, le vieil écrivaillon les contempla avec fierté et quelque surprise, car dans son imagination leurs traits étaient assez brumeux : « Voilà donc le terrible Joe Canasta ! Qu’il est chétif et petit de taille, un avorton ridicule ! Comme ils sont drôles ses cheveux roux en porc épic !… Kim est plus solide, plus carré en dépit de ses joues creuses, mais ce qu’il peut avoir l’air bonasse avec sa frange de cheveux noirs, laqués ! Comme ils sont vivants ! Quel grand écrivain je suis ! »


- Joyeux Noël messieurs ! claironna-t-il.

- Qui est-ce ? demanda Monsieur Kim en sursautant.

- Le père Noël.

- Le père Noël ? Vous tombez à pic dites donc ! dit Monsieur Kim en rigolant.

- Je ne tombe pas du tout, dit l’écrivaillon offusqué, je suis venu en vol plané à dos de cerf ailé.

- Bien, dit Monsieur Kim perplexe, c’est très bien de voyager à dos de cèrélé ; alors bienvenue chez nous père Noël !


« Quelle piètre réplique s’étonna l’écrivaillon, il faudra que je songe à revoir ce texte. » Cependant, pressé de rencontrer des personnages voyants qui sauraient mieux apprécier sa tenue et sa monture, il salua les aveugles, épousseta sa cape, remonta sur le cerf et s’éloigna dignement vers Mugolt.


***


Quand Homère se fut éloigné, les deux aveugles reprirent leur marche.


- Cette histoire me parait très louche ! dit Joe Canasta.

- Vous trouvez ?

- D’abord nous parvient une odeur d’écrivain ; ensuite le père Noël nous tombe dessus à dos de cerf ailé… Ça ne tient pas debout.

- Au fait, je voulais vous demander, c’est quoi un dos de cèrélé ?

- Un dos de cerfff ailé !

- Ah bon, de serre fêlée…


Ils se turent, Joe Canasta se triturant violemment les méninges, soulevant une nuée de neurones, comme des paillettes dans une boule à neige, et Monsieur Kim se demandant depuis quand les serres volaient. Aucun son ne parvenait jusqu’à eux, hormis celui de leurs petits pas prudents, le « tchic tchac » cadencé de leurs cannes battant l’air, et quelques grincements de cerveau.


- Écoutez, j’ai une théorie, reprit brusquement Joe Canasta. Ce prétendu père Noël est en réalité un écrivain. Nous sommes des personnages d’un conte qu’il écrit. Il est venu nous épier.

- Mais enfin, c’est terriblement absurde ce que vous dites là Joe, les écrivains ne se baladent pas dans des mondes imaginaires. Ce sont des gens comme les autres.

- Bien sûr, ce qui prouve que cet écrivain n’est pas comme les autres écrivains, il doit être si petit, si mal dans sa peau dans son monde, qu’il le fuit en venant chez nous, où il est roi. Quel lâche ! Quel être mesquin et méprisable ! dit Joe Canasta hors de lui.

- Vous bondissez à des conclusions à partir de prémisses sans fondements, lui reprocha Monsieur Kim. Soyez raisonnable. Calmez-vous, lui dit-il encore sur le ton apaisant des gens qui parlent aux plantes, mais Joe se dressa comme un cactus :

- Comment voulez-vous que je me calme quand ce fichu écrivain nous réduit à une existence si affligeante et s’amuse à nous tourner en bourriques ? Je n’aime pas les êtres soumis Kim ; j’agirai ! Je me reb… boum ! fit-il en s’étalant de tout son long, ayant heurté un objet posé sur son chemin.

- Encore une de ses farces idiotes ! s’exclama-t-il, mais en tâtant l’objet qui avait causé sa chute, il s’étonna : On dirait une machine à écrire…

- Montrez, dit Monsieur Kim… Ah oui, c’est en effet une sorte de machine à écrire… Comment a-t-elle pu venir ici ?

- Tout s’enchaine, ça ne peut être que la machine de l’auteur de notre conte, qu'il aura égarée tout à l’heure.

- Mouais, dit Monsieur Kim avec une petite moue, marquant la naissance d’une pointe d’intérêt aux propos de son compère.

- Si ma supposition est juste, poursuivit Joe Canasta, si c’est sur cette machine qu’il écrit son conte, alors nous n’avons qu’à écrire ce que nous voulons et la chose écrite se réalisera !

- Logique.

- Bon. Je fais un essai. Pourvu que ce soit un clavier Azerty… J’écris « un coup de vent ».


èh dçèà e » f »h(


Rien ne se produisit. Mais Joe Canasta dit, en palpant le clavier :


- Attendez, l’agencement est différent, il y’a bien plus de touches ici que sur nos machines à écrire. Six rangées au lieu de quatre. Je décale d’une rangée.


un coup de vent


Un coup de vent souffla !


- Hourra, ça marche ! s’époumona Monsieur Kim en sentant passer le vent. Alors, qu’est-ce qu’on écrit maintenant ?

- Nous allons voir !


Joe Canasta et Monsieur Kim recouvrent la vue


Et le prodige se réalisa. Ils voyaient maintenant. Un paysage monotone, aux couleurs éteintes, sans relief ; un sentier zigzaguant, des crottes de cerf.


- Je ne vous avais jamais imaginé comme ça dit Monsieur Kim, en découvrant le visage de son compagnon, vos cheveux roux sont tout à fait ridicules !

- Regardez dit Joe, cette machine à écrire est dotée d’un écran. Voici le texte du conte que nous vivons !


***


Entre-temps Homère était arrivé à Mugolt, fièrement juché sur son cerf ailé, et découvrait le misérable hameau composé d’une dizaine de maisons délabrées, disposées en cercle autour d’une petite place avec des bancs déglingués.
Sur la place quelques Mugoltes s’activaient à décorer un chétif sapin avec des ficelles et des bouts de papier, d’autres marchaient soucieusement, personne ne disait rien, hormis quelques enfants qui se chamaillaient mollement.
Ils étaient tous faméliques et déguenillés.
Un spectacle de désolation.


« Quel beau tableau ! se réjouit l’écrivaillon, on dirait du Jeronimus Bosch. »


Une jeune femme sortit de l’une des maisons, elle aussi, pâle et décharnée, avec de longs cheveux dorés. « Voici Olisse, mon héroïne, comme elle est éthérée ! Quelle belle créature ! Vraiment je suis un grand écrivain… »


- Mes amis, c’est Noël ! dit-il en se postant auprès du sapin. Et je suis le père Noël, venu de très loin spécialement pour vous.


Les Mugoltes tournèrent vers lui des yeux atones.


- Merci, merci, dirent-ils en s’approchant, tu es gentil de penser à nous. Tu nous amènes des cadeaux ?

- J’ai cette pomme, dit Homère en tendant le fruit théâtralement sur la paume de sa main gauche.

- Tu te moques de nous ! Elle est bien belle ta pomme rouge, nous n’en avons jamais vu de pareilles, mais nous n’allons tout de même pas nous partager tous une seule pomme !

- Non, attendez, vous allez voir ce que vous allez voir, approchez vous un peu plus !

Sur ces mots, Homère fit tournoyer sa main droite et pianoter ses doigts dans les airs et dit : « Contrôle X ! », en repliant les doigts dans sa paume, comme un escargot qui rentre dans sa coquille.


Obnubilés par la main droite du faux père Noël, les spectateurs n’avaient pas remarqué que sa main gauche était vide à présent.


- La pomme, dit un petit garçon plus vif que les autres. Regardez ! La pomme a disparu !

- Oooooh, firent les Mugoltes, tout ébaubis.

- Bon, c’est un chouette truc monsieur le père Noël dit l’enfant, mais comme ça nous n’avons même plus une pomme à nous partager en cadeau.

- Attendez, soyez patients… Vous allez voir ce que vous allez voir ! dit Homère ravi de tenir en haleine son public, tendez maintenant tous votre main droite pour recevoir votre cadeau !


Les Mugoltes obtempérèrent, vivement intrigués. Alors, le vieil écrivaillon pointant l’index vers chacune des mains ouvertes, l’une après l’autre, dit : « Contrôle V, contrôle V, contrôle V… » Et la pomme se reproduisit dans la main ouverte de chacun.


- Quel prodige ! s’exclamèrent les Mugoltes. Ah oui, c’est vraiment le père Noël !


L’écrivaillon, qui savourait béatement son succès, n’avait pas remarqué l’arrivée de Joe Canasta et de Monsieur Kim, assis sur un banc d’où ils observaient la scène avec une surprise grandissante.


- Comment a-t-il pu faire ce tour ? demanda Monsieur Kim interdit.


Joe tenait la machine à écrire magique sur ses jambes. La description de la scène s’affichait sur l’écran.


- Il doit y a voir un truc dans le mot Contrôle, dit-il.


Alors il aperçut sur le clavier la touche « Ctrl », qu’il soupçonna être une contraction du mot contrôle. Ensuite il découvrit un menu d’aide et un article sur les touches « Ctrl ». Il mit un temps à choisir le raccourci approprié à la situation présente, puis il appuya sur les touches selon les indications :


Ctrl-Z


Une pomme disparut !


Ctrl-Z

Ctrl-Z

Ctrl-Z

Ctrl-Z…


Et toutes les pommes se volatilisèrent des mains des Mugoltes.


- Mais... dirent-ils, tu t’es moqué de nous ! Les pommes ne sont plus là ! Tantôt là, tantôt plus là ! Quelle est cette bouffonnerie ? Nous n’avons que faire de tes entourloupettes d’illusionniste !


Homère fut fort surpris de cette disparition. À court d’explications il leur servit le boniment habituel :


- Ce doit être un bogue informatique…


Ce disant, il aperçut Joe et Kim penchés sur son ordinateur.


- Voleurs ! Rendez-moi mon ordinateur ! s’écria-t-il en se précipitant vers eux.


Joe Canasta fut prompt à réagir, il écrivit :


Une pierre se glisse sous les pieds de l’auteur


« Aïe ! » fit Homère en chutant. Il se releva et bondit en disant d’un ton menaçant :


- Arrêtez ce petit jeu !


Il est assailli par une volée d’abeilles…


- Ah gare à vous quand je vous aurai ! fulmina Homère en agitant dans tous les sens le rideau rouge qui lui servait de cape pour repousser les abeilles.


L’auteur tombe dans un puits


Plouf ! Après moult contractions et rétablissements, Homère ressortit du puits tout trempé et repartit à l’assaut, fou de rage.


L’auteur perd sa culotte

Les Mugoltes le bombardent de tomates pourries

Un lion affamé se jette sur l’auteur


- Arrêtez ! Implora le vieil écrivaillon, ça suffit, je me rends !


***


Les Mugoltes formaient un cercle autour d’Homère, qui n’était plus le fier Homère d’alors, rouge de jus de tomates et accroupi devant le lion.


- Que ce conte te serve de leçon, lui dit alors Joe Canasta, tes personnages ne sont pas de vulgaires jouets dont tu peux te servir à ta guise ; tant qu’ils ne seront pour toi qu’un substitut de la vie, au lieu de son reflet, ils ne seront que des ombres et toi tu resteras l’ombre d’écrivain, l’écrivaillon de rien du tout que tu es. Va-t-en maintenant, retourne d’où tu es venu !

- Bien, je vais rentrer chez moi dit Homère, mortifié. Il me faudrait juste quelques marrons glacés pour recharger mon cerf ailé…

- Des marrons glacés ? s’emportèrent les Mugoltes, toi tu nous affamais, et tu voudrais qu’on nourrisse ton cerf de marrons glacés ? On lui donnera des châtaignes, estime-toi heureux ! Et nous gardons ta machine à écrire magique, nous saurons en faire meilleur usage que toi.

- Il veut voyager sur ce cerf ailé ? Pourquoi ne repart-il pas simplement sur sa serre fêlée ? demanda Monsieur Kim à Joe Canasta.


***


L’auteur s’en alla tout penaud sur son cerf, lequel n’étant guère accoutumé à carburer aux vulgaires châtaignes, décolla en faisant des ratés et s’éloigna en pétaradant.
Les Mugoltes plantèrent alors un sapin géant, qu’ils décorèrent de boules d’or et de rubans lumineux. Ils dressèrent une table mirobolante avec des montagnes de pommes, de miel et de marrons glacés. Le lion se régala des tomates pourries. Olisse mit une robe magnifique, les enfants reçurent plein de cadeaux ; les réjouissances se poursuivirent jusqu’au jour suivant, et même après cela…



L’auteur se tient devant un miroir. Il dit « Bon », il dit « Bon, bon, bon » Il se frotte la barbe, s’ébouriffe les cheveux. Il dit « Bon, alors il faut y aller ! ». Il ouvre la porte de sa maison et descend dans les rues respirer l’air de Noël.


FIN


 
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   i-zimbra   
18/12/2007
On devrait faire un concours de devinettes sur l'identité des participants au concours (!).
J'aime beaucoup ce thème de la toute-puissance de l'inconscient (cf. Planète Interdite, MGM 1956).
Il manque certainement une dose de merveilleux à la fin pour prétendre remporter le concours. On sent qu'Homère n'est plus misanthrope, mais ce n'est pas explicite.

   Bidis   
18/12/2007
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Y a-t-il des fautes dans le texte, des répétitions ou autres couacs ? Non.
Au contraire, l'écriture est-elle fluide, légère, agréable ? Oui
Ce conte m'a-t-il distraite ? Oh que oui !
L'ais-je trouvé assez génial même ? Oui
Ais-je souri ? Oui
Ais-je ri ? Oui
Ais-je ri aux éclats ? Oui, oui, oui.
Vais-je le relire pour m'amuser encore ? Sans doute.
Alors pourquoi ne pas mettre 20 ???
Je vous le demande.

   Ninjavert   
24/12/2007
 a aimé ce texte 
Bien
Je suis loin d'être aussi enthousiaste...

Toute la première partie m'a franchement paru longue, pour ne pas dire ennuyeuse.

Mais la fin se rattrape bien :)

Dès que les aveugles interceptent le portable de l'écrivain, les choses s'arrangent et ça passe franchement mieux. La morale de fin m'a bien plue aussi.

Mais je suis plus réservé sur la "perfection" que Bidis semble y avoir trouvé. Il y a pas mal de phrases que je trouve améliorables. J'ai accroché à plusieurs endroits, décroché à d'autres, il y a quelques répétitions, des termes peu communs qui reviennent régulièrement (écrivaillon, par exemple) etc.

En bref, j'ai eu très peur au début, mais agréablement surpris par la suite, le tout manquant à mon avis de finitions.

En tout cas, l'idée est bonne est bien menée. C'est pas parfait (rien ne l'est de toute manière) mais merci pour ce bon moment :)

Ninj'

   philippe   
31/12/2007

   Maëlle   
3/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'aime beaucoup l'idée, mais il est vrai que la fin est un peu légére. L'auteur ne semble pas le moins du monde affecté par sa mésaventure (hum-hum... serais-je en train de réclamer la morale?).
Mais c'est bien écris, distrayant, un peu grinçant, et surtout trés bien trouvé.

   Lariviere   
3/1/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Excellente nouvelle !

Comme Bidis, j'ai beaucoup ri tout au long de l'histoire. Surtout quand le récit s'emballe avec les deux personnages découvrant l'ordinateur et s'en prennant à l'auteur. Les rôles se retrouvent inversés. La narration est vivante : les actions s'enchainent rapidement dans un style visuel et burlesque très humoristique.
Il n'est pas toujours facile à la lecture de s'imaginer la difficulté d'écrire quelque chose qui fasse rire... Le rythme. La tournure. Le rendu de quelque chose qui prend l'aspect froid du papier... Pas évident... C'est une performance dont je tiens à féliciter l'auteur !...

J'ai aussi beaucoup aimé cette idée d'interaction auteur-oeuvre-personnage.
Bravo pour cette originalité !
L'idée est très bien traitée, et devient presque philosophique,grâce à ce personnage vieil écrivain, juste assez prétentieux pour en être à la fois irritant et comique, tout en restant humain.
Cette idée prend une portée encore plus absolue si on imagine cet auteur comme un Dieu tout puissant (de son petit monde), créateur déchu, de retour sur la terre ferme et reçu avec mécontentement (justifié) par ses créatures...

Juste, il me semble que ce récit ne colle pas tout à fait au contrainte du concours. Le (réel) fantastique est présent grâce à ce coté décalé et à ce monde imaginaire prenant corps, mais le rapport avec Noël semble très éloigné...

Aussi, la note ne sera pas en lien direct avec la qualité du récit mais prendra en compte le contexte d'écriture qui est celui des contraintes prévues pour ce concours... Sinon, celle ci aurait été plus haute.

En tous cas, encore toutes mes félicitations pour cette nouvelle au titre curieux "Mugolt", tout aussi curieux et original que ce récit drôle et décalé...

Au plaisir de te lire, qui que tu sois !...

   studyvox   
3/1/2008
L'idée des personnages et de l'écrivain est intéressante, mais l'histoire est assez loin d'un conte de Noël!
Dans un contexte autre que celui du concours, ce texte plein d'humour mérite une bonne appréciation, mais ici, je ne peux le classer.

   widjet   
15/5/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Quelques idées bien originales (l'ordinateur) et une morale sympathique font de cette fable (un poil trop sage, y'avait matière à bien délirer là dessus, mais je suppose que le temps était compté) un bon moment à passer.

Widjet

   xuanvincent   
18/6/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai bien aimé ce conte, pour son humour et son style.

L'histoire m'a paru bien écrite, elle se lit bien et le rythme est alerte. Pour le fond, les idées m'ont pour la plupart intéressée. J'ai en particulier apprécié celle de la rencontre entre le narrateur et ses personnages ; ce thème de plus m'a semblé bien traité.

La morale de l'histoire m'a plu.

   marogne   
5/10/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Une plongée humoristique dans « Le monde de Sophie », la philosophie en moins ?

J’ai bien aimé l’idée originale du roman qui évolue du fait des personnages qui ont trouvé la « machine » qui les a créés. Mais c’est un peu tout.
Le texte qui en résulte est assez conventionnel, comme si seule l’idée initiale était importante, et que l’histoire en elle-même était non nécessaire. Je ne dirais pas, bien sur, que les situations ne sont pas crédibles, mais plutôt le contraire. Il manque du fantastique dans cette nouvelle, il manque du merveilleux. Sans aller vers le surréalisme, un peu de « folie » aurait apporté, sans doute, le zeste de piment qui en aurait rehaussé le goût.

On arrive à la fin, et on se dit « et alors ? »

   Flupke   
4/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai beaucoup aimé l'interaction entre les personnages fictifs et l'auteur vraisembablement peu autoritaire vis à vis de ses créatures. J'ai bien ri au Ctrl X / Ctrl V et les pommes qui apparaissent et disparaissent.


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