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Policier/Noir/Thriller
Ananas : Danse, Bonnie, danse... [concours]
 Publié le 08/12/17  -  10 commentaires  -  13876 caractères  -  71 lectures    Autres textes du même auteur

Michel s’appelait Michel à cause de Sardou.
Sa mère racontait à qui voulait l’entendre que le petit avait été conçu sur Les lacs du Connemara.
Mais lui, il avait toujours préféré Dix ans plus tôt.


Danse, Bonnie, danse... [concours]


Ce texte est une participation au concours n°24 : Dix ans !

(informations sur ce concours).



***

Te souviens tu d'un slow, Dix ans plus tôt, Déjà dix ans...


Elle avait onze ans, il en avait quatorze et ils passaient leur temps ensemble, à cause de son grand frère à elle qui devait la trimbaler partout.


Michel entra dans une boutique de fleurs et commanda un bouquet orangé, la couleur préférée de sa femme annonça-t-il à la vendeuse. Il était volubile, elle fit mine de s’intéresser à son babillage. Blablabla par l’oreille droite, blablabla par l’oreille gauche.

Le bouquet composé elle lui pointa du doigt le présentoir à cartes.


– C’est pour une occasion particulière ?

– Je viens de vous le dire, nous fêtons nos noces d’étain, le bouquet c’est pour accompagner le vase. En étain.


Il sembla énervé par son manque d’intérêt mais paya rubis sur l’ongle en liquide.

Mia regarda sa manucure impeccable et soupira. Pauvre femme, se dit-elle, devoir supporter un lourdaud pareil dix ans. Il semblait jeune, il avait dû la mettre en cloque et elle n’avait pas eu le choix. Mia se félicita de son propre célibat et décida qu’il était temps de changer de couleur de vernis.


– Chérie, je suis rentré.


Les accords de Dix ans plus tôt résonnaient dans le couloir, émanant de la chambre conjugale.

Michel se sentait intimidé. Il espérait que son cadeau plairait à Bonnie.


– J’arrive dans cinq minutes, je passe par les cabinets.


Pieux mensonge. Il remplit le vase d’eau, y mélangea un peu de sucre, un peu de sel, sa mère avait l’habitude de faire ça pour préserver la fraîcheur des roses, et disposa le bouquet de manière à mettre la carte en évidence.

Il prit des précautions pour aller jusqu’en haut sans renverser la moindre goutte puis ouvrit gauchement la porte.


Bonnie était assise devant sa coiffeuse, sa robe jaune bouffant autour de son corps maigre, rigide, les rubans assortis noués maladroitement au sommet de son crâne penchaient vers la droite. Elle ne bougea pas quand il déposa les fleurs devant elle. Pas plus qu’elle ne lui répondit quand il lui souhaita un joyeux anniversaire, ou n’esquissa le moindre geste quand il déposa un baiser sur ses lèvres gercées.


Michel souffla bruyamment. Il fixait Bonnie dans le miroir, attendait une réaction qui ne viendrait jamais. Elle le haïssait, il en était certain à présent.


– Bien. Je pensais que tu pourrais faire un effort, ce soir. Je pensais que nous pourrions danser, comme au bon vieux temps. Tu te souviens des lampions ? De l’odeur des grillades et de la limonade dans laquelle les grands avaient versé de l’alcool ? Tu étais tellement belle, Bonnie. Et moi j’étais un bien piètre Clyde. Tu vas me le faire payer jusqu’à ma mort, hein ?

Salope !


Il claqua la porte, immédiatement submergé par la honte, la colère, la frustration.

Alors il se dirigea vers la chambre d’amis. Celle-ci était silencieuse. Pour le moment.


***

Tu voulais m'épouser. Quelle drôle d'idée. Tu n'avais pas quinze ans.


– Mégane n’a pas fugué. Je le sais ! Je le sens !


Ça faisait des années que l’inspecteur Bradi affrontait des parents éplorés, certains que leur fille n’avait pas pris la fuite. C’était la dixième cette année. La dixième depuis Josie. Tous les ans, à la même date, une jeune fille disparaissait.


– Elle était à son cours d’équitation, elle rentre toujours à dix-huit heures. Alors quand ils m’ont dit au manège qu’ils ne l’avaient pas vue de l’après-midi, j’ai senti immédiatement que quelque chose n’allait pas. Ce n’est pas le genre de fille qui fait ce genre de choses.


Il écoutait les parents déverser leurs peurs, leurs inquiétudes, tout en sachant pertinemment comme lui, qu’aujourd’hui, leur fille n’avait pas fugué. Il essaya de les rassurer du mieux qu’il put, leur demanda de rentrer et d’attendre des nouvelles de Mégane, de laisser la ligne libre, qu’il les faisait accompagner par une patrouille qui resterait avec eux jusqu’à ce qu’il ait du nouveau.


Quand la porte se referma sur eux, Bradi appela son contact à Interpol et lui envoya une copie électronique du rapport qu’il ajouta à la pile des dossiers non classés concernant les ados disparues de la région.

Ce dernier lui assura l’arrivée dans les heures qui suivent d’un contact qui serait à même de l’aider à gérer la situation.

Il fallait organiser les recherches, les déclarations à la presse, les familles des neuf autres victimes qui allaient faire le lien et se rassembler dans sa salle d’attente comme tous les ans.

Les parents de Josie, onze ans, Mylène douze ans, Sabrina dix ans, Lou treize ans, Annie douze ans, Nathalie onze ans, Mara treize ans, Danielle dix ans, Carla quatorze ans et à présent Mégane douze ans.

Dix ans. Et pas le moindre indice.


Il avait tout juste vingt et un ans quand Josie Lambert avait été kidnappée, un soir de fête foraine. Il se souvenait de la voix de Sardou, des hurlements de madame Lambert en trouvant le gilet de sa fille taché de sang devant l’entrée des toilettes publiques.

Tous les gens du village avaient participé à la battue. Ils en avaient organisé quatre en tout. La police était dépassée par les événements. Bradi avait décidé de s’engager, comme ça, alors qu’il poursuivait des études pour devenir avocat. Il avait cherché, enquêté, donné de sa personne pour retrouver la petite Lambert. En vain. Dix ans.


Son téléphone sonna, il décrocha, certain qu’Interpol le rappelait déjà pour l’informer d’avancées. Mais c’était son agent de faction chez les Lambert, Deckers.


– Chef. La mère vient de m’amener une impression d’email qu’elle a trouvée dans l’imprimante de Mégane. La gamine avait droit d’utiliser l’ordinateur de la famille pour ses travaux, elle était bénévole dans un laboratoire de recherches en cosmétologie, une gamine intelligente.

– Il dit quoi ce mail ?

– C’est un truc d’amour, un échange épistolaire sur le ton d’une missive romantique, vous voyez le genre, avec le vouvoiement et tout. C’est un peu… connoté… et c’est adressé à Dame Mégane. C’est signé Votre Roi. Je vous l’apporte à la relève, je vous envoie une photo dans deux minutes, si j’arrive à piger comment fonctionne cette merde de portable.

– Restez sur vos gardes.

– Ouais, pas de soucis, Chef.


Bradi jubilait. Pour la première fois en une décennie, ils avaient quelque chose.


***

Tu voulais faire l'amour. Comment fait-on l'amour ? J'n'étais pas un géant.


Mégane essayait de ne pas pleurer.

Il se fâchait si elle pleurait. Il avait promis que si elle arrêtait les larmes, il détacherait la chaîne qui la reliait au radiateur. Alors elle se concentrait très fort. Elle essayait d’entendre les paroles de la chanson qui passait en boucle depuis qu’elle était arrivée.


Elle le connaissait, l’homme qui l’avait attachée et qui lui avait donné ces drôles de vêtements démodés. Elle le voyait à l’école, parfois, il coupait les arbres et réparait les trucs cassés, comme les ampoules et les portes qui grincent. Il était gentil pourtant.


Elle essaya de lui sourire. Peut-être qu’elle devrait essayer de lui parler ?


– Comment tu t’appelles ?

– Clyde. Tu connais Bonnie et Clyde ? C’étaient des gangsters dans les années 1930.

– Non. Je connais pas.

– Bonnie. C’est mon amoureuse. Elle… elle fait la tête. Elle aime pas trop que j’invite d’autres filles. Mais c’est sa faute aussi. Elle veut plus danser.

– Je veux bien danser avec toi moi.


Il la dévisagea en grimaçant de dégoût.


Elle manqua instantanément d’oxygène quand son pied vint heurter son estomac.

Je vais mourir, se dit-elle.


– Elle aussi elle disait ça. Elle aussi elle voulait bien danser. Elle aussi elle me regardait avec le même regard que tu as maintenant. J’ai pas besoin que tu aies pitié de moi.

– J’ai… pas… pitié… de… vous.

– Arrête ! Arrête de te moquer de moi !


Il pleurait. Alors elle se mit à pleurer aussi, c’en était trop pour elle, elle voulait sa maman, son papa, une mousse au chocolat et son doudou. Elle voulait sortir de cette maison bizarre, loin de cet homme méchant qui allait lui faire très mal, elle pouvait le sentir. Elle n’aurait jamais dû le suivre quand il lui avait dit que sa maman était à l’hôpital et que son papa l’attendait sur le parking.


Il s’assit à côté d’elle, à même le plancher, et lui prit la tête entre les mains.


– Je t’ai déjà demandé de ne pas pleurer. Qu’est-ce que je dois faire pour que t’arrêtes de pleurer PUTAIN ?


Elle essaya de se débattre, elle griffait, elle mordait, elle frappait, mais il était beaucoup plus fort qu’elle.

Il sentait le vin, la transpiration, la litière pour chats et cette autre odeur, entêtante, qui imprégnait aussi sa robe, les rideaux et les draps du lit.

Elle sentit un goût métallique lui envahir le nez et la bouche quand sa tête heurta le sol la première fois. Elle tenta d’arrêter de pleurer mais elle avait tellement mal.

Alors elle se concentra sur la musique.

Sur les paroles de la chanson qui passait en boucle dans la pièce de l’autre côté. Elle voulait oublier les mains rugueuses qui retiraient la robe délavée en la claquant au sol à intervalles réguliers.

Elle finit par s’évanouir.


***

J'étais plutôt gêné. Quelle drôle d'idée ! Danser c'est suffisant.


Michel raccompagna les officiers de police jusqu’au porche où ils lui serrèrent la main en le remerciant de sa collaboration. Une fille avait disparu. Ils interrogeaient tout le monde, comme tous les ans.

Interpol. Comme tous les ans.

La première fois, ils l’avaient interrogé longuement. Après tout, il était proche de Josie Lambert. C’était le meilleur ami de son frère. Ils s’inventaient des jeux de gangs et de bandes de cambrioleurs sanglants, parcouraient le village à la recherche de méfaits à accomplir.


Guillaume était Billy The Kid. Josie était Bonnie et lui était Clyde.


Ce soir-là, à la fête foraine, ils avaient volé des peluches au stand de tir au pigeon. Ils profitaient de leur butin en se roulant dessus, en se les envoyant au visage, en se battant avec.

À un moment donné, Michel a senti qu’elle voulait l’embrasser. Elle le fixait en souriant, comme si elle attendait quelque chose qui ne venait pas.

Il se pencha sur elle et posa les lèvres sur les siennes.


Elle s’était mise à hurler, à hurler et à pleurer. Il lui avait demandé d’arrêter. Il avait peur que Guillaume ne l’entende. Il l’avait giflée, fort. Sa tête avait heurté une poutre. Elle était complètement sonnée et elle saignait du nez, beaucoup.

Michel lui ôta son gilet et essaya de contenir l’hémorragie, en la soutenant tout en rejoignant sa maison.


La mère de Michel travaillait de nuit. Elle rentrait parfois plus tôt avec des clients, mais la plupart du temps elle s’endormait dans le canapé, une cigarette allumée entre les lèvres avant de repartir bosser sans prendre la peine de s’inquiéter de se laver, ou de nourrir son fils.

Il avait installé Josie dans sa chambre, avait utilisé les menottes de son jeu de magicien pour l’attacher au radiateur.

Elle ne saignait plus.

Il avait perdu le gilet, mais la robe était si belle, et la peau de Bonnie si pâle sous le tissu léger.


Michel monta à l’étage et ouvrit la porte de la chambre d’amis.

La petite était mal en point, mais elle respirait, elle pourrait se tenir debout et danser avec lui.


– Lève-toi ! Bonnie ne veut pas danser, alors tu vas lui montrer comment on fait !


Mégane trébuchait à chaque pas. Le sang brouillait sa vision, elle avait mal à la tête, au ventre, et en bas… elle ne voulait pas danser. Elle voulait juste mourir.

L’odeur empirait à mesure qu’ils s’approchaient de la porte à l’autre bout du couloir.

Il la précéda dans une chambre d’enfant, une fille, de dos, se regardait dans un miroir brisé en mille morceaux.


– Regarde, Bonnie, elle, elle danse !


Quand elle fut assez près, Mégane comprit d’où provenait l’odeur pestilentielle qui s’accrochait partout. Elle poussa un hurlement de frayeur qui surprit Clyde. Elle en profita pour lui asséner un violent coup de genou dans les parties avant de se mettre à courir, sans même savoir où elle se rendait.


Elle dévala l’escalier et atterrit sonnée, au rez-de-chaussée.

La porte de son salut se trouvait à peine à quelques enjambées.


***

Je ne sais pas comment finissait la chanson, J’ignorais qu’elle avait un nom…


Bradi et Deckers comparaient leurs notes quand ils entendirent un hurlement inhumain.


Bradi dégaina immédiatement son arme de service et courut en direction de la voix.


Ils venaient de sortir de la maison de Michel Lardu.

Ce dernier se tenait immobile derrière la petite Mégane disparue le matin même.

Celle-ci portait ce qui ressemblait fort à la robe que portait la petite Josie Lambert le jour de sa disparition.


– Michel Lardu, au nom de la loi, levez les mains au-dessus de votre tête !


Michel avançait vers Mégane. Il devait la stopper. Elle ne pouvait pas leur dire pour Bonnie.

Ni pour les autres filles qui prenaient un bain à l’étage.

Ni pour maman dans la cave.

Il devait l’en empêcher.


Il poussa un cri de douleur, un cri d’agonie avant de se jeter sur elle, un couteau de boucher brandi vers son épaule.


Bradi tira un coup de semonce qui figea Mégane.

Michel, lui, continua à courir, jusqu’à ce que la troisième balle du chargeur ne l’abatte définitivement, en plein cœur.


Deckers courut couvrir la petite Mégane de sa veste et demanda des renforts et une ambulance par radio pendant qu’il la mettait à l’abri et que Bradi se dirigeait vers la maison.


La voix grave de Sardou chantait ce slow, dix ans plus tôt…


 
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   Thimul   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pour ce qui est du thème c'est pile dedans.
Un texte agréable à lire mais dans lequel il manque un je ne sais quoi pour me faire vibrer.
Je n'ai été pris ni dans la folie du tueur, ni dans l'angoisse de la gamine ni par le déroulement de l'intrigue que j'ai trouvé assez prévisible.
J'avais un peu l'impression de me retrouver devant un épisode "d'esprits criminels".
Bonne chance pour le concours

   Tadiou   
14/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
(Lu et commenté en EL)

On comprend vite, bien sûr, que Michel est l’assassin : le suspense est donc réduit à son strict minimum. L’écriture de certains passages est percutante.

Il y a des maladresses de style que j’indique ici :

***Le passage sans transition de la 1ère phrase à la 2ème me semble brutal et brut de décoffrage…

***De même à « Chéri, je suis rentré ». De plus une erreur dommageable pour la compréhension : c'est "chérie"!! On comprenait ici que c'est l'épouse qui rentre..

***« ….certains que leur fille n’avait pas pris la fuite. C’était la dixième cette année. La dixième depuis Josie. Tous les ans, à la même date, une jeune fille disparaissait. » : Mal dit…. On pourrait comprendre que c’est la dixième fille qui disparaît cette année, alors qu’il en disparaît une par an…

On reste à l’extérieur des personnages : Pourquoi un tel naufrage du couple ?

Est-ce crédible que des cadavres pourrissent dans la maison sans que personne ne s’en aperçoive ? Que le cadavre de Bonnie reste rigidifié sur une chaise dans la chambre conjugale ? Quelle vie sociale a donc ce Michel ? Personne ne s’est étonné de ne plus voir Bonnie ? Pourquoi Michel est-il un tel monstre qui a aussi assassiné sa mère? Personne ne s'est étonné de la disparition de celle-ci? On sait vraiment peu de choses…

Et surtout, désolé, mais je n’ai pas bien perçu les liens entre la chanson et le récit, la phrase de chaque début de paragraphe et celui-ci.

Je perçois que votre écriture peut être tout à fait efficace, mais je suis resté en-dehors de la structure de ce texte.

Quoi qu’il en soit, merci pour cette lecture et à vous relire.

Tadiou

   GillesP   
15/11/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bon, je suis désolé, mais je n'ai rien aimé: ni l'histoire, ni l'écriture.
L'histoire, d'abord: on se croit un peu dans un épisode de la série Esprits criminels, avec un tordu qui, parce qu'il souffre, commet des atrocités. Cela me semble un peu léger, comme point de départ, même si cela peut exister, je ne le nie pas. Mais l'ensemble n'est pas vraiment crédible, car on ne sait pas grand chose de Michel, au final. On reste à l'extérieur, on ne comprend pas bien ce qui le pousse à commettre tous ces crimes. J'ai l'impression que vous accumulez des événements en leur accordant à tous la même importance, sans vous attarder plus particulièrement sur certains d'entre eux, et le lecteur que je suis finit, du coup, par se désintéresser de l'histoire.
Par ailleurs, le suspense est trop rapidement levé. On comprend assez vite que l'homme dont il est question au début est le meurtrier.
Un détail: je ne suis pas scientifique, mais il me semble peu probable qu'un cadavre puisse rester dix ans dans une chambre sans être en décomposition complète.


L'écriture, à présent: c'est, pour tout dire, ce qui m'a le plus gêné dans ma lecture. Je trouve le style maladroit, tantôt surchargé d'adjectifs et d'adverbes qui ne servent pas à grand chose, tantôt très plat. Certaines phrases me paraissent mal formulées. Un exemple, entre autre: "c'était la dixième cette année": cette phrase est ambiguë: j'ai dû la relire plusieurs fois pour comprendre que ce n'était pas la dixième disparition de l'année, mais la dixième disparition en tout, une par an.

Quant au lien avec le concours, je le trouve bien trop artificiel. Certes, il y a une chanson qui contient dans le titre "Dix ans", certes cela fait dix ans qu'il y a des disparitions, mais l'utilisation qui est faite de cela me paraît un peu artificielle.

Cela dit, il y a une bonne idée: celle de partir de cet homme qui achète un bouquet pour sa femme. On a l'impression qu'il s'agit d'une scène du quotidien, alors qu'on a affaire à un tueur en séries.

   plumette   
19/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
les allées et retour dans le temps devraient être mieux marqués dans la présentation de la nouvelle par des espace et des astérisques par exemple, afin de faciliter la compréhension de l'intrigue.
Il y a une bonne tension dramatique, le thème du concours est très présent.
Je suis tout de même restée sur ma faim en ce qui concerne Michel qui a l'air d'être devenu un criminel psychopate par simple accident.

la nouvelle est un peu courte pour ce "genre" Tout y est, mais traité de façon parfois trop rapide. Je sais que le concours limite le nombre de signes, et là il me semble que cela nuit à l'histoire. Je suis restée avec des questions.
Josie est-elle on non morte sur le coup? Pourquoi recommence-t-il ce rituel annuellement? cela n'est pas assez clair pour moi.

j'ai été intriguée par les choix de noms. pour les filles et Michel j'ai l'impression d'être en France et pour les noms des flics aux US!

Bonne chance pour le concours!

Plumette

   Jean-Claude   
8/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

J'ai aimé l'idée et l'histoire...
Mais ce serait bien si les raccourcis n'étaient pas trop raccourcis, justement.
Deux exemples : l'arrivée du mail et son traitement ; le final avec la sortie de Mégane et les policiers.
Aucun détail ne m'a franchement heurté.

Bonne chance

   wancyrs   
15/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Salut,

Tout ici confirme la schizophrénie pour le comportement de Michel. L'idée est bonne, même sans être originale, c'est le traitement qui est approximatif, car beaucoup d'incohérences dans le propos. Une Bonnie morte depuis belle lurette qui n'entre pas en état de putréfaction, une jeune Mégane de douze ans qui a un raisonnement au dessus de son âge, des officiers de police qui sortent d'une maison suspecte sans flairer ne serait-ce qu'une odeur de neuf corps en décomposition... Un texte à retravailler, selon moi.

Wan

   Bidis   
15/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de personnages, il m'a fallu quelquefois remonter dans le texte. Sinon, à mon estime, c'est une histoire relativement rabâchée mais qui est écrite de façon à être prenante jusqu'à la fin.
Quelques petites remarques :
- "mais paya rubis sur l’ongle" : c'est une expression que je vois mieux dans un contexte plus important que l'achat d'un bouquet de fleurs (on n'achèterait pas des fleurs à crédit)
- "Il semblait jeune, il avait dû la mettre en cloque et elle n’avait pas eu le choix" : la vendeuse a trop peu d'éléments que pour faire semblable supposition. Pourquoi met-elle en doute le simple anniversaire de dix ans de mariage ? Il n'y a aucune raison.

   hersen   
17/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Peut-être un peu trop de confusion dans la narration pour que l'on s'y retrouve dans la profusion des personnages. Selon moi, il n'aurait pas fallu se concentrer sur l'enquête, mais davantage sur la personnalité du criminel; Sur du court, il faut faire un choix de traitement et j'ai l'impression qu'ici, l'auteur n'a rien voulu "perdre". Au détriment dela lecture, à mon avis.
le thème est ici bien assimilé à l'histoire et convient selon moi aux contraintes du concours.

Merci de cette lecture.

   toc-art   
27/12/2017
Bonjour,

Je n'ai pas été convaincu par ce texte, ni dans l'intrigue, ni dans l'écriture.

L'intrigue d'abord : je n'y ai pas cru, tout m'a paru trop évident dans le déroulé des événements, peut être en partie parce que les différents personnages manquent de consistance et d'épaisseur psychologique. On reste très en surface et les tentatives pour y remédier sont à mon sens maladroites. Par exemple, vouloir expliquer l'implication du flic aurait pu être sympa mais il aurait à mon avis été plus judicieux de lui créer un lien personnel avec la première victime.

L'écriture : trop appuyée pour moi, avec des maladresses qu'une relecture plus attentive vous aurait permis d'éviter, j'en suis sûr. Quel intérêt par exemple de dire qu'il a payé les fleurs "rubis sur l'ongle " ? Est ce un clin d'oeil à l'évocation de la manucure de la vendeuse juste après ? Et même si oui, euh...?
Certaines concordances de temps m'ont gêné, je ne dis pas qu'elles sont fautives, je ne suis pas sûr, mais ça a arrêté ma lecture.
Je ne développe pas plus parce que je suis sur la tablette et que je ne peux pas copier/coller les expressions ou extraits représentatifs mais je préciserai en fil si l'auteur le souhaite.

Quoi qu'il en soit, je félicite l'auteur d'avoir participé au concours. Bravo !

   Ananas   
6/1/2018


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