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Policier/Noir/Thriller
ANIMAL : La séance de 14 h 30
 Publié le 07/04/20  -  13 commentaires  -  12793 caractères  -  74 lectures    Autres textes du même auteur

« Tu les puniras
Par où ils ont pêché. »


La séance de 14 h 30


Le projectionniste jaillit hors de sa cabine et traversa le hall désert au pas de course. Il freina in extremis devant la porte du directeur, faillit s'étaler sur le carrelage ciré et ouvrit la porte du bureau sans même songer à frapper.


Plongé dans sa comptabilité, Paul Rambert leva un regard surpris et indigné :


– Enfin, Martin, en voilà des façons ?!


Le projectionniste ne parut même pas entendre la réprimande. Rouge d'avoir couru, il s'écria d’une voix sonore qui trahissait sa nervosité :


– Venez vite, monsieur le directeur ! Ils sont devenus fous ! Ils vont tout casser !!!

– Quoi ? Qui ça ? grogna Rambert en se levant. Eh bien parlez ! Que se passe-t-il ?!

– Les spectateurs... balbutia Martin en l'entraînant par le bras avec une force inattendue. Venez, écoutez !


Pris de court, le directeur se laissa remorquer hors du bureau. Une fois dans le couloir, il perçut aussitôt le brouhaha étouffé venant du fond du hall. Pour qu'on l'entende d'aussi loin par-delà les doubles portes capitonnées, ça devait hurler dans la salle. Rambert n’avait rien d’un homme téméraire. Son plus grand plaisir après la nourriture était de compter la recette et il se voyait mal débouler au milieu d’une échauffourée. Aussi, sa première impulsion en entendant tout ce vacarme fut d’appeler la police. Mais il se ravisa. Attirer l’attention des forces de l’ordre pouvait se retourner contre lui car la mise aux normes des toilettes et de la porte d’évacuation du hall traînait depuis pas mal d’années, faute de budget. Et puis il n’avait pas fait réévaluer son assurance.


Prenant son courage à deux mains, le directeur jugea préférable de se rendre compte par lui-même avant de lancer une procédure qu’il ne maîtriserait plus. Après tout, il y avait déjà eu quelques bagarres sur le parking à la sortie des séances de nuit et tout s’était calmé sans intervention extérieure. Ce serait peut-être la même chose aujourd’hui.


– Allons voir ! lança-t-il à Martin.


Les deux hommes s'élancèrent et le projectionniste distança vite son directeur, handicapé par ses quelques kilos en trop. Trottinant et soufflant, Rambert pensa soudain au film très controversé que son associé lui avait recommandé de louer et qu'on projetait pour la première fois dans la salle 4. Voilà qui expliquait tout et il s'écria entre deux halètements :


– Bon sang ! J'aurais dû refuser de mettre « Holocauste Nazi » à l'affiche. Passer ce film en ce moment, c'est de la pure provocation.


Martin, qui avait ralenti le pas au bout du corridor, se retourna en entendant cette réflexion :


– Mais ce n'est pas « Holocauste Nazi », monsieur le directeur. C'est en salle 5. C'est le club du 3e âge qui est venu pour la séance à prix réduit de 14 h 30. Vous savez, le documentaire de Connaissance du Monde sur « Les Seychelles ».

– Comment ? Vous plaisantez, j'espère ? C'est impossible.

– Je vous assure, monsieur le directeur. Voyez vous-même.


Ils étaient parvenus dans le hall où se trouvaient côte à côte les entrées des salles 4 et 5. Et l'agitation semblait effectivement venir de cette dernière...


Lorsque Rambert pénétra dans le sas et poussa la seconde porte, une effarante cacophonie l'assourdit. Il n'eut même pas le temps d'ouvrir complètement. Un projectile indéterminé lui rasa la tête avant de s'écraser sur le battant capitonné. Il recula dans un mouvement de frayeur et la porte se referma doucement sur l'incroyable scène qu'il avait tout juste eu le temps d'entrevoir. Mais c’était suffisant pour qu’il ne l’oublie jamais.


Blême, une sueur froide lui coulant le long du dos, il fit volte-face et cria à Martin d'une voix hystérique :


– Vite ! La police ! Le SAMU ! Ils s'entretuent là-dedans ! Mais dépêchez vous !!! Ils vont tout détruire !!!


- o -


Les premiers agents qui investirent la salle 5 se trouvèrent confrontés à une véritable émeute. La lumière, qui venait d'être rallumée sur ordre de l'inspecteur Jacobi, éclairait une scène de folie totale : les rembourrages des sièges avaient été déchirés, les accoudoirs arrachés, les parapluies, les sacs, les chaussures et tout ce qui pouvait faire office de projectile volaient par-dessus une foule déchaînée. La bave aux lèvres et les yeux exorbités, une quarantaine de retraités des deux sexes se battaient comme des furies en hurlant, griffant et mordant tout ce qui leur tombait sous la main ou la dent. L'écran crevé continuait à diffuser des images de plages paradisiaques des Seychelles tandis que la bande-son poursuivait son monologue sirupeux parmi les hurlements de la horde démente.


Après une seconde de stupeur, l'escouade policière se rua dans la mêlée pour tenter, à ses risques et périls, de séparer et maîtriser sans trop de casse les petits vieux aux cheveux neigeux et aux os fragiles.


Il fallut tout son sang-froid et pas mal d'hommes en renfort à l'inspecteur Jacobi pour parvenir à ramener l'ordre. Deux paniers à salade et autant d'ambulances furent nécessaires pour évacuer tout le monde vers l'hôpital le plus proche. On dénombrait de nombreux blessés dont trois dans un état sérieux.


Lorsque l'inspecteur se retrouva enfin seul dans la salle dévastée, il poussa un long soupir. Il avait fait arrêter le film et le silence soudain lui faisait presque mal aux oreilles après le concert de hurlements de la meute enragée. Sans un mot, il contemplait le désastre. On aurait pu croire que la salle avait subi le passage d'un cyclone. Partout gisaient des sacs au contenu éparpillé, des lambeaux de vêtements, des lunettes tordues aux verres brisés, des perruques hirsutes et même quelques dentiers jonchant le sol comme de hideux sourires factices.


Après avoir lentement parcouru les allées pour bien s'imprégner de cette ambiance de fin du monde, Jacobi gagna le bureau du directeur mis à sa disposition pour les premiers interrogatoires. Il était plus que pensif car ce cas ressemblait trait pour trait à deux autres dont il avait eu connaissance par des collègues. Le scénario semblait identique : une crise de folie collective soudaine de spectateurs qui saccageaient la salle et cherchaient à s'entretuer. La première affaire, qui avait fait un mort, s'était déroulée dans un cinéma d'art et essai trois mois auparavant ; la seconde il y a six semaines lors d'une projection de Bambi dans une salle remplie d'enfants... qui s'étaient déchaînés avec autant de férocité que les adultes !


Lors des deux enquêtes (plus encore la seconde car l'événement avait fait grand bruit) on avait envisagé toutes les hypothèses, y compris les plus improbables. Du provocateur isolé au gaz excitant en passant par un trucage subliminal de la pellicule ou une drogue dans les aliments ou les boissons... chaque possibilité avait été épluchée par les meilleurs spécialistes. Les salles et cabines de projection avaient été passées au peigne fin, de même que la vie et les antécédents de tous les employés, de l'ouvreuse au directeur. Et malgré cela, rien. Pas une piste ni même un indice.


Et voilà que la troisième affaire lui tombait dessus. Sans être défaitiste, il y avait gros à parier que les résultats seraient aussi peu concluants.


L'inspecteur Jacobi reçut en premier le projectionniste Martin, tout juste remis de ses émotions. Les formalités d'état civil expédiées, on entra dans le vif du sujet :


– Alors, qui a lancé la bagarre ?

– Je l'ignore, monsieur l'inspecteur...

– Comment ça, vous l'ignorez ? Vous étiez aux premières loges, il me semble ?

– Pas du tout ! Je n'étais même pas dans la cabine de projection lorsque ça a commencé.

– Pourquoi vous êtes vous absenté en plein milieu d'une séance ? releva Jacobi d'un ton soudain suspicieux.

– Ça fait partie de mon travail, se hâta d'expliquer Martin qui se sentait tout à coup dans le collimateur du policier. Depuis la dernière compression de personnel, je suis le seul projectionniste dans ce cinéma et j'ai toutes les salles à gérer. Remarquez, tout est automatisé, de nos jours. Je m'occupe de la mise en route successive des bobines dans les six salles, puis je fais ensuite la navette de l'une à l'autre pour m'assurer que tout se déroule normalement. Quand l'incident a eu lieu en salle 5, je n'y étais pas. Ce n'est que quand ma tournée m'a ramené à la cabine que je me suis rendu compte de ce qui se passait. C'est à ce moment que j'ai couru prévenir le directeur.

– Et lors de votre tournée, vous n'avez vu personne de suspect, rien d'anormal ?

– Non, je n'ai rien remarqué d'inhabituel.

– Dites-moi, je suppose que vous fermez les cabines à clé quand vous vous absentez ?

– Bien sûr, oui. Il y a un verrou de sûreté. Vous comprenez, avec tous ces vandales...


L'interrogatoire des autres employés ne donna rien de plus. Personne n'avait remarqué quoi que ce soit de suspect. Exactement comme lors des deux autres affaires qui, soit dit en passant, en étaient toujours au point mort. Et la hiérarchie n'aimait pas ça du tout ! Jacobi n’avait pas besoin d’une grande imagination pour savoir que tout ceci pouvait compromettre son plan de carrière soigneusement établi. Mais que faire ? Où trouver un coupable ?


- o -


Milos Kraznek était ressorti de la cabine de projection aussi discrètement qu'il y était entré. Cette serrure soi-disant de sûreté n'arrêterait pas un cambrioleur débutant. Il suffisait d'avoir suivi quelques cours de technologie, de lire les bonnes revues puis de se procurer les outils adéquats.


Plusieurs personnes l'avaient vu pénétrer dans le cinéma, c'était inévitable. Par exemple la caissière. Mais nul ne se souviendrait spécialement de lui, spectateur anonyme parmi des dizaines d'autres... Ce n'est qu'après l'extinction des lumières qu'il s'était éclipsé, attendant dans les toilettes que le projectionniste commence son tour de surveillance. Puis tout était allé très vite.


Son génial Amplificateur Cérébro-Conseil ne tenait que peu de place : il avait la taille d'un zoom photo de 50, ce qui était un exploit comparé à ses performances. Le faisceau lumineux du projecteur cinématographique devait passer durant soixante secondes à travers l'Amplificateur, ni plus ni moins, et le minuteur y veillait. Soixante secondes d’angoisse pour Milos à l’idée que le projectionniste pouvait revenir à l’improviste… mais cette toute petite minute durant laquelle il maintenant l'Amplificateur bien en ligne suffisait à déclencher une tempête dans un cerveau humain. Chaque spectateur du film tombait en un instant dans une transe hypnotique et se sentait pris d'un irrépressible besoin de violence durant environ une heure. Cela variait avec les sujets.


Ce test probatoire était le troisième et dernier de la série que Milos s'était imposée. Un passage obligé pour tout scientifique rigoureux. Et maintenant, la véritable expérience allait pouvoir commencer.


« Recherches non éthiques » avaient proclamé ces vieux crabes à œillères de l'Académie lorsqu'il avait présenté son Amplificateur C-C. Pourtant, son appareil avait un but pacifique et honorable : suggérer (ils avaient osé dire influencer) au cerveau un désir de paix et d'apaisement des passions. En deux mots, il combattait la violence impulsive et les applications étaient multiples. Par exemple, dans un stade, l'Amplificateur aurait pour effet d'empêcher les déchaînements meurtriers de hooligans comme on en connaissait régulièrement.


Mais il semblait que l'humain ne désirait pas la paix et se complaisait dans le cloaque de son agressivité.


« Manipulations du cerveau humain = recherches non éthiques » avaient-ils asséné avec mépris du haut de leurs chaires sans écouter aucun de ses arguments. Et ils l'avaient exclu à vie de l'Académie, rejeté comme un paria. Très bien ; puisqu'ils défendaient la violence, il allait leur en servir. Jusqu'à l'indigestion.


Son appareil était conçu pour la paix. Il avait fallu de nombreux et délicats réglages pour stimuler d'autres zones du cerveau, plus primitives, mais tous les tests s'avéraient concluants. Alors...


Tranquillement installé devant un thé-citron au café en face du cinéma, Milos Kraznek assista avec indifférence aux allées et venues de policiers et d'ambulances. Même si la police découvrait un indice maintenant (ce dont il doutait ; il avait évalué les risques à 0,01 %), personne ne pouvait plus l'empêcher de mener son projet à terme.

Dans une semaine avait lieu à Paris-Bercy une conférence scientifique internationale à laquelle aucun de ces messieurs de l'Académie ne manquerait d'assister. On y projetterait vidéos, films et diapositives...


Milos Kraznek posa la main sur le métal froid de l'Amplificateur C-C enfoui dans la poche de son pardessus et un sourire de loup étira ses lèvres fines. Lui aussi serait au rendez-vous.


- o -


 
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   cherbiacuespe   
1/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ignominieuse histoire de vengeance. Faire de ces personnes âgées et de ces gamins innocents, des cobayes pour tester un nouvel appareil à fabriquer des assassins. On avait déjà inventé la bombe A, la H, à neutron. Une honte!

Je ne vois ni fautes ni erreurs dans ce texte horrible. Une écriture simple, facile à lire et effroyable. Il est terrible mais ce récit ne souffre d'aucune incohérence notable. On esquisse même un consternant sourire à la fin. Une bonne mais épouvantable nouvelle. J'irais pas au cinémas de sitôt...

Cherbi Acuespè
En EL

   Dugenou   
7/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Animal,

Suspense, suspense... tenu jusqu'à la fin pour ce crime insoluble. Je plains Jacobi, vraiment !

Dommage que ce crime ait l'explication un peu loufoque de l'inventeur foldingue qui devient terroriste...

L'idée me rappelle un peu L'auberge de l'alpiniste mort des frères Strougatski, un autre crime impossible à résoudre sans le recours à la science fiction, même si votre texte est, lui, bien un polar.

Dugenou.

   maria   
7/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour ANIMAL,

Il a bien fallu mettre un terme au suspens, si bien entretenu.
Dans un premier j'ai trouvé l'explication un peu S.F., facile : Milos Kraznek et son Amplificateur Cérébro-Conseil.
Mais je crois que "la séance de 14h30" invite à la réflexion sur les dangers des "recherches non-éthiques" et donc sur "les manipulations du cerveau humain".
Son appareil était réglé pour la paix mais il a réussi à le régler pour la violence.
Une question donc : est-il souhaitable de tout connaitre du cerveau humain,( ou animal) ? Les recherches ne sont elles pas dangereuses en elles-mêmes ?

Merci ANIMAL pour cette nouvelle très bien écrite,distrayante et enrichissante.

   plumette   
11/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Animal,

Si j'avais été à la place de Jacobi, j'aurais été bien en peine de faire la moindre hypothèse . Tout au long de ma lecture, je me suis vainement demandée quelle "mouche" avait pu piquer ces spectateurs de trois catégories bien dissemblables.
Le texte donne la solution heureusement ! et au delà de la trouvaille, la démarche de Milos Kraznek pose la question de la finalité des progrès scientifiques. Cet homme a pu retourner complètement le sens de son invention parce qu'il n'a pas été compris. Il y a matière à réflexion!

une bonne écriture! L'insertion de dialogues anime le texte. L'intrigue n'est pas vraiment centrée sur les personnages mais plutôt sur le suspens et son dénouement, ce qui est classique avec les polars.

A vous relire sûrement

   BernardG   
12/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Original, "punchy" et......bien écrit.

J'ai aimé cette présentation claire tant dans la description des scènes que dans leur présentation.....Ces petits paragraphes s'enchaînaient parfaitement et permettaient "une respiration" dans le récit.

Le thème est amusant (il fallait y penser); j'étais parti sur quelque chose lié au subliminal sans trop y croire à vrai dire.
Ce qui donne aussi du sel à ce récit, c'est le choix du public plutôt calme en temps normal ☺ et de fait, dès le début, le lecteur est intrigué et souhaite connaître la suite; ça c'est de la technique !

Bravo

Bien à vous

Bernard G.

   poldutor   
13/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Animal

Il est parfois très dangereux de mépriser le chercheur indépendant...
Géniale l'idée que l'Amplificateur Cérébro Conseil, pouvant à volonté calmer une foule ou la rendre folle, enragée. Je connais plus d'un dictateur qui payerait cher pour en posséder !
J'aimerai bien assister (de loin) à la conférence donnée à Bercy...!
Très amusante nouvelle avec une chute inattendue.
Belle imagination, écriture sobre.
Bravo.
Cordialement.
poldutor

   Donaldo75   
14/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour ANIMAL,

J'ai bien aimé le pitch dramatique de cette nouvelle; l'idée est vraiment intéressante et n'en relève que plus la fin. Je pense néanmoins que cette nouvelle aurait eu plus d'impact avec un style moins sage; en tant que lecteur, je sens que les mots sont justes - même si ce n'est pas forcément mon champ lexical favori qui est utilisé - mais que l'écriture est retenue pour respecter la grammaire, la ponctuation, les conventions que nous avons toutes et tous appris à l'école. C'est dommage, parce que du coup le style est corseté par cette contrainte et ne permet pas à la narration de prendre de l'ampleur.

Merci pour le partage.

   ANIMAL   
15/4/2020

   matcauth   
16/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

c'est un texte agréable à lire, assez épuré, finalement, dans sa forme. sur le fond, il aurait pu être un peu plus court, ou rentrer davantage dans les motivations du "criminel". Là, on ne sait rien de lui et par conséquent, en tant que lecteur, on a du mal à vraiment s'imprégner du texte et plonger dans l'histoire. Cela nous paraît un peu distant. Or, du peu que l'on sait, ce même criminel ne semble pas avoir assez d'argument pour avoir envie que les humains s'entre-tuent.

C'est cela que je reproche à votre nouvelle, le fait que, finalement, elle ne soit pas assez romancée. Car pour le reste, la réflexion est intéressante.

Je reste quand même sur cette bonne impression concernant l'écriture, la mise en scène et le rythme, en attendant de voir d'autres textes de vous.

Mat

   Tiramisu   
17/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour ANIMAL,

Ecriture fluide. Histoire clairement racontée, pas de zones d'ombre.
On est pris directement dans l'intrigue. Les personnages sont esquissés avec une certaine épaisseur.
La technologie présentée ici est inquiétante (et interessante), c'est évidemment une fiction, mais au vu des différentes découvertes sur le cerveau, on peut s'inquiéter. Dans ce sens, c'est assez original.

C'est personnel, mais j'apprécie davantage dans les énigmes policières lorsque le coupable apparait assez tôt dans le texte, noyé parmi d'autres individus, pour permettre à la lectrice que je suis de m'interroger, d'enquêter. Là le coupable nous est servi en fin de texte avec l'explication. D'où ma déception en fin de texte.

A vous relire ...

   tundrol   
19/4/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Nice. Rigolo. Bande dessinée.

   plumedeplomb   
20/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'aime beaucoup ce texte, narration fluide, belle plume. Des scènes drôles( les papis enragés), les actions s’enchaînent et le suspens est au rendez vous.
Joli!

   GinetteFlora   
5/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour cher auteur
C'est un texte étonnant par la fin insoutenable sur laquelle il s'achève.
La narration est soutenue, progressive, s’attache à suivre les différents stades d'une enquête policière centrée sur l'action elle-même, violente et surprenante car le déchaînement de violences vient de deux classes d'âge ordinairement peu enclines à une telle agressivité.
On apprend sur le tard qu'il s'agit d'une vengeance qui est sordide. Les découvertes scientifiques et leur utilisation est un thème qui est également au coeur du récit . La manipulation du cerveau humain est un danger pour l'humanité . On en prend conscience à la fin d'un texte qui a su maintenir un certain suspense .


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