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Réalisme/Historique
audreydom : Ventre vide
 Publié le 21/10/10  -  17 commentaires  -  3374 caractères  -  229 lectures    Autres textes du même auteur

Sa sœur est enceinte. Doit-elle se réjouir de la nouvelle ?
Elle qui ne pourra jamais avoir d'enfant...


Ventre vide


Son ventre est occupé. Je suis heureuse pour ma sœur. Ce n’est pas parce que moi je ne peux pas en avoir… Ma main effleure.


- Tata t’aime déjà.


Je souris. C’est toujours plus facile de sourire devant les autres. Alors que je voudrais leur cracher toutes mes larmes. Pleurer dérange. Ma mère est soulagée. Elle reprend sa respiration. Complice de la nouvelle à annoncer. Ses compliments sur ma tenue. Ses phrases sans intérêt :


- Heureusement, il fait beau aujourd’hui, ça tombe bien !


Ça tombe bien pour quoi ? Pour rester à table pendant trois heures. Parler sans se regarder. Faire semblant d’aller mieux. S’entendre dire qu’on est courageuse.

Les photos de ma sœur et moi sur le buffet que ma mère dépoussière toutes les semaines sont insupportables. Les deux petites filles me montrent du doigt.

Je suis l’anormale, l’inachevée.


- On a passé un bel après-midi, conclura ma mère.


Je les quitte. Le dessert mal digéré enveloppé dans de l’aluminium.


Refaire le chemin à l’envers. Des affaires éparpillées dans ma voiture, combler ma solitude.

Le store rabattu. Mes yeux dans le miroir… Carole, 28 ans. Je ne mets plus d’ombre à paupières. Célibataire depuis que je lui ai dit que je comprenais s’il me quitte. Signe particulier : stérile. Utérus atrophié.

Je démarre. Personne ne m’interpelle, ne me retient. Je ne reconnais ni les rues, ni les places de cette ville où j’ai passé mon enfance. Les odeurs me sont étrangères. Je me perds, fais des détours. Rien à retrouver. Les magasins fermés défilent. Des jeunes filles rient. Y en a-t-il une comme moi, peut-être ne le sait-elle pas encore ? L’erreur est invisible. Elle est à l’intérieur.

Dans une vitrine, des mannequins nus. Des ventres plats, des sexes absents. Des corps en plastique qui sonnent creux. Mon ventre restera vide. Celui de ma sœur grossira. Elle sentira le bébé bouger. Ma mère se réjouira. Les conversations sur les prénoms m’insupporteront. Mais je sourirai…


Je quitte la ville, ne cherche pas ma route. Les couleurs s’estompent. Je n’entends plus le bruit du moteur. L’étendue de champs est nauséeuse. La route est désertée. Pas de regard à croiser. Moi ou rien c’est pareil. Mon corps inoccupé. Ma chair ne connaîtra pas la souffrance de mettre au monde. Je suis amputée. Leur bonheur m’étouffera. Ma gorge restera nouée, ils ne s’en rendront pas compte…

J’insisterai. Mon futur neveu viendra dormir chez moi. Je le regarderai s’endormir. Je veillerai sur le fauteuil en écoutant son souffle. Je dirai à ma sœur de ne pas s’inquiéter :


- Tu peux rentrer plus tard…


Je lui donnerai le bain. Je lui raconterai comment j’étais petite. Je l’endormirai dans mes bras, contre ma poitrine. Je l’emmènerai au parc et j’inventerai aux autres mamans ma grossesse et mon accouchement. Je le laisserai m’appeler maman.

La route s’étire. J’ai le vertige. Les arbres du bas-côté se rapprochent. Les gens diront qu’il me ressemble. Je répondrai qu’il ressemble aussi à son papa.

On me klaxonne. Je suis au milieu de la route. Mes mains ne serrent plus le volant. Les yeux embués. Le ventre creusé. Je freine et m’arrête brusquement. Penchée en dehors de ma voiture, je vomis.


Un conducteur se gare.


- Madame, vous ne vous sentez pas bien ? Avez-vous besoin d’aide ?

- Non, ça va aller mieux, j’ai des nausées, je suis enceinte…


Je reprends la route.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   doianM   
8/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Récit bref mais efficace. Autour d'une souffrance, bien et sobrement analysée.

Un final en accord.
La réplique qui convient.

   jaimme   
9/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
L'histoire est intéressante, plusieurs phrases sont écrites avec poésie. Le parallèle avec les mannequins asexués est particulièrement bien trouvé.
Mais je trouve que ce cadre très court demande une écriture plus travaillée pour que la nouvelle y trouve toute sa force. Il y a trop de futurs par exemple. Un petit abus de phrases très courtes aussi. Tout cela est une question de sonorité, de musicalité globale.
De vraies qualités à mon goût.
Merci.

   Jagger   
9/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Wow, c'est court, directe et sans concessions. Un claque quoi.

On a envie de hurler à cette femme: "Mais vas-y, parle. Dis ce qui te tourmente pour éviter le gouffre." Elle s'enlise dans une spiral infernale dont elle trouve une échappatoire pour le moins inattendue.

Une phrase m'a un peu gêné dans sa construction:
"Célibataire depuis que je lui ai dit que je comprenais s’il me quitte." Plutôt "qu'il me quitte", je trouve.

Sinon, c'est concis et, finalement assez efficace.

Merci

   jamesbebeart   
11/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé ce texte qui sonne fort et vrai. Le décor est planté en peu de lignes et on partage très vite la souffrance de la narratrice. Désir de vie, de maternité, être enfin comme tout le monde...

   Mistinguette   
11/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un sujet douloureux plutôt bien traité. Pourtant, je n’ai pas réussi à ressentir le mal-être de la narratrice. Je ne saurais trop dire pourquoi…

Ma lecture a été heurtée à certains endroits :
« Les deux petites filles me montrent du doigt. » Quelles petites filles ?
« Le dessert mal digéré enveloppé dans de l’aluminium. » Le dessert, là, il doit être dans l’estomac. Je crois qu’il serait plus juste d’écrire : « Les restes du dessert ». Sinon, j’ai trouvé l’idée bonne, j’ai eu l’impression de revenir de chez ma mère ;-)
« Signe particulier : stérile. Utérus atrophié. » Là, il me semble que : « Signe particulier : Utérus atrophié ! » serait plus percutant. Le lecteur sait déjà que la narratrice est stérile et je crois qu’un point d’exclamation renforcerait la phrase.
« Je ne reconnais ni les rues, ni les places de cette ville où j’ai passé mon enfance. » Ici, je n’ai pas compris pourquoi elle ne reconnaissait plus rien.

J’ai beaucoup aimé le passage sur les mannequins. La comparaison du ventre stérile avec leur corps qui sonne creux.
Et j’ai trouvé la fin très bien. Une touche d’humour qui fait du bien.

Merci pour cette lecture. Bonne continuation à l’auteur.

   florilange   
11/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai aimé. Il s'agit d'une douleur dont on parle rarement, pourtant bien réelle, racontée en peu de mots très forts. C'est un peu court, justement car on ne sait rien de la narratrice, de ce qu'elle vit en dehors de ce manque. En revanche, la chute est excellente.

   odkali   
21/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
J’ai aimé. Le thème est délicat, l’assimilation «écrivaine-personnage » dans le contexte d’Oniris, est sujet à ne pas oser commenter. Peut-être simplement par ce je. Ou peut-être par ceci :
quelques phrases trop orales à améliorer je pense, par exemple : « mon futur neveu viendra dormir chez moi. Je le regarderai s’endormir » ou « Ce n’est pas parce moi je ne peux pas en avoir ».
Cette souffrance est ressentie à la lecture, très bien décrite.

   Margone_Muse   
21/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une agréable surprise pour moi au vu du titre : je m'attendais à un truc sur le thème de la faim, peu importe le corps que ça prendrait et puis le résumé m'a accrochée et j'ai lu avec curiosité ce texte.

Le traitement de la stérilité, je ne sais pas trop quoi en penser... Mes opinions personnelles sur le sujet ainsi que sur la maternité ne m'ont pas aidé à m'émouvoir. C'est une souffrance que je ne connais pas et dont j'ai eu du mal à m'impreigner...
Je ne suis pas touchée, mais je pense que ça ne tient qu'à moi. J'ai trouvé plein de "bonnes" choses dans ce texte, même si je suis restée à côté.

Le fait d'utiliser la grossesse de la soeur pour commencer, c'est assez sympa je trouve. C'est une chose de ne pas avoir ce qu'on veut, c'est autre chose quand les autres l'ont et qui plus est une personne si proche (liens du sang on va dire). La douleur est plus vive, avec le sentiment d'injustice qui n'est pas vraiment mis en avant ici mais que j'ai senti sous les lignes.
J'aime bien le "Je suis l'anormale, l'inachevée." en comparaison avec la soeur. Ca me renvoit un peu au "pourquoi moi ?"

Le textes est haché, avec des phrases courtes, comme si la narratrice ne pouvait se résoudre à "enrober" sa souffrance. Les choses sont, elle les dit comme telles, en allant à l'essentiel sans dévier à droite à gauche. Ca rend bien, c'est ce qu'il fallait je pense.

J'aime bien tout le passage sur le futur qu'elle s'invente (ou qu'elle projette en tout cas) : la résignation, ne pas tourner le dos à sa famille même si elle souffre, un masochisme assez réaliste.
Mais je la vois bien devenir "folle" et croire que le bébé est à elle. Le croire réellement. Si c'est le cas, avec une réflexion à l'automobiliste qui appuie dans ce sens d'ailleurs, j'aime bien l'idée, mais du coup, je verrai bien une suite ^^

Voilà, au final, ce n'est peut être que moi le problème ici. Ou c'est que les ingrédients ne suffisent pas ?
Un texte juste, mais qui ne me touche pas spécialement... :/

Margone

   emi   
21/10/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte dense, intense. Les phrases courtes, parfois sans verbe, renforcent l'expression de la douleur. Des notations qui accrochent:la solitude dans le cadre familial, le vide des phrases banales, la réaction devant les mannequins.
La chute : humour noir ou premiers symptômes de troubles nerveux ?

   widjet   
21/10/2010
 a aimé ce texte 
Pas
Pour moi, ce sera non. Pour plusieurs raisons :

1) Le choix du futur dans certaines phrases est malheureux. Cela met de la distance et annihile l’empathie pour le personnage.
2) Phrases courtes qui abondent et donne un caractère télégraphique, robotisé. C’est volontaire, mais là encore, ça tue l’émotion d’autant plus que le contenu de ces phrases est d’un intérêt limité (peu d’images, peu de poésie).
3) Sur un thème éculé, l’auteur choisit un angle d’attaque des plus communs avec son lot de phrases académiques (« je suis amputé », « je suis l’anormale ») qu’on a lu déjà mille fois. Tout reste en surface, pas d'immersion dans cette douleur pourtant vivace. Aucune force dans le dit ou le non dit, le suggéré. Un peu plus de risque eut été bienvenu à l’image de la seule bonne trouvaille (les mannequins).
4) Sur un texte aussi court, l’auteur aurait pu veiller à éviter les répétitions (« insupportable » répété deux fois), les contraires (occupé=> inoccupé) et les phrases qui n’apportent rien (« je n’entends plus le bruit du moteur », « Le dessert mal digéré enveloppé dans de l’aluminium »)
5) Cette phrase « Ma chair ne connaîtra pas la souffrance de mettre au monde » va à l’encontre de l’intention de l’héroïne car sans adjectif « positif » avant le mot « souffrance » (« douce» par exemple), cette phrase démontre plutôt l’avantage de ne pas avoir d’enfant et non la frustration.

Pas d’ambiance (rien qui remue, qui bouscule, qui réveille), sujet survolé, style bancal, psychologie du personnage peu développé (le texte est beaucoup trop court pour un sujet aussi dense).

Un texte à l'image de son titre. Vide.

W

   Anonyme   
21/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
il n'y a aucune émotion, manque totale de profondeur, et les nombreuses phrases courtes n'aident pas du tout, au contraire cela donne une connotation assez froid. moins de points auraient permis une construction des phrases plus chaleureuse.

l'héroine ne m'émeut pas, je la trouve distante, sans personnalité.
on pourrait penser qu'elle glisse dangeureusement vers la folie: " Je l’emmènerai au parc et j’inventerai aux autres mamans ma grossesse et mon accouchement. Je le laisserai m’appeler maman." mais un rêve qui nous emmène pas loin, tout reste en surface.
mais malheureusement tout est effleuré, il ne se passe rien, les émotions muettes manquent de force.

belle trouvaille de comparaison, mais gâché par ces nombreux points:

"Dans une vitrine, des mannequins nus. Des ventres plats, des sexes absents. Des corps en plastique qui sonnent creux. Mon ventre restera vide."

et surprise par cette phrase:
"ma chair ne connaitra pas la souffrane de mettre au monde"
pourquoi le mot "souffrance?", généralement on dit "ne connaitra pas le bonheur...", peut-être lié à l'état mental de l'héroine dont la psychologie est survolée.

   Anonyme   
22/10/2010
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Je regrette, je n'ai pas du tout aimé.
Je suis resté complètement en dehors de ce texte.

Malgré la brièveté, il y a pléthore de phrases qui veulent faire passer en force des émotions. Ca me fait vraiment l'impression de sentiments qui se voudraient passer directement de l'auteur au lecteur sans passer par l'écrit. Il me faut la connaître un peu cette femme, la sentir, la suivre dans ses mouvements, me dissoudre dans ses pensées. Ici, tout va trop vite pour être imprégné. Il me manque au moins quatre ou cinq phrases entre chacune d'elles. Je me sens presque coupable de ne pas m'intéresser au sort de cette femme, mais le texte ne m'en a pas laissé l'occasion.

Il y a toutefois ce petit passage avec les mannequins qui m'a raccroché un bref instant au récit. L'auteur a donc de la réserve dans sa plume et je veux y voir la promesse de le retrouver avec un prochain texte auquel je pourrai goûter avec plaisir.

Désolé, mais je pense que ce texte doit être retravaillé pour tenir compte du fait que le lecteur fait partie du processus de transmission des émotions. Ca parait bête de dire ça, mais c'est l'impression que ça m'a fait : que le lecteur a été oublié.

   Flupke   
22/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour audreydom,

Un texte intéressant, mais de mon point de vue subjectif, certaines formules font un peu cliché (l'amputée) et gagneraient à être reformulées de manière plus originale.

Je note bien moins car un peu de peaufinage du style permettrait à ce texte d'être plus percutant.

J'ai bien aimé ce paragraphe :
"Dans une vitrine, des mannequins nus. Des ventres plats, des sexes absents. Des corps en plastique qui sonnent creux. Mon ventre restera vide. Celui de ma sœur grossira. Elle sentira le bébé bouger. Ma mère se réjouira. Les conversations sur les prénoms m’insupporteront. Mais je sourirai…"
car l'émotion ressentie est bien montrée et exprimée, avec sobriété.

D'ailleurs c'est là tout l'intérêt de ce texte de faire partager un ressenti spécifique ; le partage est aisé car tout y est assez clair.

Plutôt encourageant pour un premier texte sur Oniris.
Bonne continuation.
Amicalement,

Flupke

   Anonyme   
22/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Le sujet est intéressant, le choix d'un certain dépouillement dans le style également, mais voilà : malgré les précautions de l'auteur, qui semble avoir volontairement privilégié la sobriété, les phrases courtes, mais qui claquent, (et je l'en félicite) au lieu d'un lyrisme dégoulinant de pathos, malgré ceci, donc, il (elle) n'échappe pas à certains lieux communs qui, loin de servir le texte, lui ôtent de son intensité jusqu'à le rendre parfois presque fade.

- C'est toujours plus facile de sourire devant les autres
- Pleurer dérange
- les couleurs s'estompent

Banalités donc, dont on se serait bien passé.

Autre problème : certaines maladresses dans l'agencement des phrases, exemples :

"Ma main effleure". Ca passe, mais ce verbe est généralement utilisé avec un sujet. On effleure quelque chose.

" Le dessert mal digéré enveloppé dans de l’aluminium." Telle n'était sans doute pas l'intention de l'auteur, mais pour moi, mal digéré = vomi, et je vois mal un repas vomi enveloppé dans l'aluminium ... En fait, ce sont les restes de ce dessert mal digéré qui sont envellopés, il s'agit donc de deux choses différentes, qui ne peuvent pas être mises au même niveau. Phrase incorrecte.

"Des affaires éparpillées dans ma voiture, combler ma solitude."

Idem ici, la simple séparation par virgule ne suffit pas, puisque il est question de deux éléments différents : une description (les affaires éparpillées), et une action (combler ma solitude). Elles n'ont pas de lien direct.

Sinon, c'est prometteur, il y a de bonnes choses, une certaine pudeur appréciable en dépit de victimisations occasionelles "leur bonheur m'étouffera" "ils ne s'en rendront pas compte" "je suis l'anormale, l'inachevée", etc.

La fin, elle, est plutôt réussie. Trêve de lamentations, narration froide, brute, qui permet de rendre compte de l'horreur de la situation : le lecteur ici a plus facilement accès à l'émotion, parce que la narratrice a cessé de l'imposer, et le laisse simplement deviner.

Bilan mitigé donc ; bonne continuation !

   Anonyme   
22/10/2010
 a aimé ce texte 
Pas
L'inconstance est un phénomène courant. Sur une longueur aussi réduite, il faut avouer que c'est dommage. On trouve de belles choses, dans l'imagination - bien que le sujet soit bateau, il est relativement bien exploité au niveau de l'intention.
Je pense qu'il manque un peu de rhétorique derrière l'idée : ce qui aboutit à un résultat qui manque de rigueur, tant au niveau de la ponctuation (première ligne : inverser les suspensions et le point final des deux dernières phrases, pourrait être plus correct) qu'au niveau du choix des termes, des images.
Ensuite, ça manque de constance au niveau de la narration. Le début de l'histoire est plat. Les dialogues sont relativement inutiles, puisqu'ils n'apportent rien à la narration. Ça saute du coq à l'âne, ça se réduit à son minimum vital. Tant dans l'histoire (ou la pose de l'ambiance) que dans le vocabulaire.
Puis, on a une césure.
à partir des mannequins ça prend un peu d'ampleur. Une cohérence dans le rythme, haletant ; dans le détachement. Un froid en quelque sorte, s'installe et même si c'est abrupt, il y a de l'idée.
Mais on est encore loin d'un texte abouti. C'est dommage.

   Perle-Hingaud   
23/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cette écriture, ce sujet, ce traitement, je crois que l’on y entre ou pas. On s’y plonge ou pas. Au-delà des mots, du rythme, il y a le bouleversement, ce qu’on tait. Pour moi, l’émotion est passée. Je n’ai pas « vu » les maladresses notées par certains, elles sont corrigeables, j’ai vu une promesse de belles lectures.
Merci à l’auteur.

   Anonyme   
24/5/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Sur la lancée de ton dernier texte "Dans les marges" je suis allé voir par curiosité celui-ci que j'ai bien apprécié également.
Décidément j'aime bien ton style court et concis qui va à l'essentiel. Ca donne une lecture fluide et engendre une atmosphère minimaliste, focalisée dans les deux cas sur la douleur du personnage.
Un thème souvent traité mais bien mis en relief ici, justement par cette absence d'artifice littéraire.
Superbe chute !


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