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Science-fiction
chilango : La dernière woops [Sélection GL]
 Publié le 06/09/17  -  6 commentaires  -  16625 caractères  -  39 lectures    Autres textes du même auteur

– Sultan… Je voudrais vraiment savoir quelque chose.
– Dis-moi, Lily Ming.
– Comment… comment faisaient les gens autrefois, dans les citées antiques, quand quelqu’un mourait vraiment ?
– Quand ils mouraient vraiment ?
– Oui, quand ils mouraient pour de bon, pour toujours.
– Les gens étaient… tristes.
– Ils étaient tristes ?
– Ouais.
– Mais, Sultan, quel est l’intérêt de vivre si… si c’est pour être triste ?


La dernière woops [Sélection GL]


« L’Homme n’a tué Dieu que pour devenir maintenant le seul dieu dans le plus haut des cieux. »

L’Unique et sa propriété, Max Stirner.


Après-demain, c’est le jour de la mort de Papé ! C’est Tommy Boy qui a organisé la fête alors forcément ce sera une maxi woops du tonnerre ! Ça ne le fera sûrement pas changer d'avis mais, franchement, on s’en fiche. Quand c'est l'heure, c'est l'heure. Pas vrai, Lily Ming ?!




[AVANT] Lily Ming, elle est complètement givrée.

"Policier : Agent en charge de la sécurité (suivre sécurité) dans les citées antiques. Le policier pouvait être armé (suivre arme) et détenait l’autorité sur le reste des citoyens afin de faire respecter l’ordre (suivre ordre). L’agent pouvait verbaliser (suivre verbaliser), arrêter (suivre arrêter) voir tuer (suivre tuer) un citoyen considéré comme désobéissant. Le médiateur pacifique n’existait pas. Le monde était dangereux et, pour cette raison, le policier était nécessaire."


« C'est gargantissime, Sultan ! » a explosé Lily Ming.

Elle adore les méga woops, Lily, surtout quand il y a du scrubb gratos. Et avec Tommy Boy aux commandes, c'est sûr qu'il y aura de la paillette lunaire gratos pour tout le monde. Lily, quand elle est contente, elle souffle dans son bangy string et réveille les habitants jusqu’à 2 km à la ronde. Et puis elle hurle comme une gamine. Elle hurle en serrant ses petons l’un contre l’autre. Heureusement qu'on peut régler l'intensité sur les stick-oreillettes sinon, c'est sûr et certain, elle m'aurait déjà explosé les tympans, la bougre !

Je l'aime bien, Lily Ming, c'est quand même la femme de mes 15 années passées et des 15 suivantes. Peut-être même plus ! Faut jamais spéculer sur l'amour, c’est ce qu’ils disent tous. Enfin, je ne sais plus qui dit ça exactement. Les philosophes de l’antiquité peut-être.

Faut dire qu’avec Lily Ming, on forme un sacré couple. C'est de la dynamo thermonucléaire, nous assurent tous les voisins, une relation du feu de Dieu !

Ils ont même failli être jaloux, nos voisins, vous imaginez ? Jaloux, les pauvres petits vécinos du secteur F ! Heureusement, Paco Lado était là pour éviter la catastrophe : le charmant Psyko Psy du Quartier Nord les a vite consolés... Il leur a trouvé de nouvelles activités culturelles et sportives, peinture sur mousse gélatineuse et Pelote Stellaire à 25. Depuis, ils nagent tous dans le bonheur. Oubliée la méchante jalousie qui ronge l’âme !

Tout ça pour dire que la mort de Papé, on ne manquera ça pour rien au monde…

Lily Ming se fait créer une robe scintillante avec toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et des motifs de fleurs martiennes gigantesques, de la musique sonique et bubble qui s’échappe des manches quand elle sautille. Un style de babypot qui m'a bien fait rigoler. Je sais pas où elle trouve toute cette imagination. Lily Ming, elle est complètement givrée. Je suis beaucoup plus sérieux qu'elle, je ne porte presque pas de couleur et je ne fais l’amour que deux fois par jour. Le costumier planétaire me propose un chapeau à large bord, style 1926, une chemise mauve avec une photo de Tunich dans le dos et un short tressé complètement retro. Il ne se trompe presque jamais et quand ça lui arrive, il nous offre 15 chemises extra. Il est sacrement sympa, le costumier planétaire.

Lily Ming se moque quand même de mon accoutrement :

« Tu ressembles à un poulpe électronique, Sultan ! »

On voit bien qu’elle n’a jamais vu de poulpe électronique en chair et en os… Je l’attrape par les hanches et je lui arrache son arc-en-ciel fleuri en forme de robe. Elle déchire ma chemise mauve et mon short du bout de ses canines brillantes. On termine enlacés au milieu des confettis de vêtements. On est complètement ch’tal. Faudra tout recommander.

C’est le costumier planétaire qui va pas être très content. Bref, on s’en fiche un peu.




[PENDANT] Balance, Tommy Boy, balance !

"Limite morale : L’horizon des possibles dans le cadre d’une vie normale (suivre vie normale) délimité par des considérations religieuses, éthiques ou culturelles dans les cités antiques. À l’époque, l’Homme n’était pas son propre Dieu et la Vie pouvait être ennuyeuse."


– Lily Ming, débattons !

– De quoi, Sultan ?

– De l’Origine du Monde !

– Nan, pas aujourd’hui. Je vais me faire une nouvelle coiffure totale pour la mort de Papé. Oublie pas que c’est le grand jour J !

– Oh…

– Ne sois pas déçu, mon petit Sultan adoré. Branche mon minivatar et débats avec lui. Tu me raconteras.


Lily a toujours réponse à tout et puis aussi une petite bouille spécialement sculptée pour faire des moues attendrissantes. Ses grands yeux ronds crachent des flammes bleutées qui me réchauffent l’âme. Je l’embrasse sur la bouche avec la langue, wow… Elle saute dans le speed-tracker et s’envole à toute allure vers le Centre Artistique de l’Épiderme, au milieu des étoiles scintillantes. Je branche son minivatar.


– Salut mon amour !

– Lily Ming, débattons de l’Origine du Monde.

– Oui, répond l’avatar, Kierkegaard affirme que Dieu a tous les attributs, sauf l’existence.


Ça commence bien !


*


On arrive en avance, Lily Ming et moi. On n’aime pas trop le retard, surtout pour une woops.

Il n’y a pas plus de 170 personnes au Palace de Luz, toutes très bien habillées. On retrouve les jumelles CLO, Annabelle et Kristina, qui pouffent de rire sans arrêt et en synchro, un peu comme si elles n’avaient qu’une seule bouche. John Wicker, qui fabrique live le dernier épisode du jeu vidéo Wonder Cosmic Quest sur son double clavier implanté dans les poignets et puis Tronette, l’avatar mix de Teron et de son chat persan qui s’est teint les moustaches. Démentiel… On boit des boissons hypertropiques qui chahutent nos esprits, on débat des derniers sujets à la mode et on se câline tous. Je peux pas me plaindre. Mes potes savent vraiment y faire. Ils sont tous méga fang.

La vie devrait être une interminable woops sans fin… Mais Paco Lado affirme que la fête deviendrait ennuyeuse et terne si elle ne se terminait jamais car nous préférons les choses quand elles sont rares. C’est une règle éternelle et immuable. Quel rabat-joie ! Faut dire aussi que c’est un Psyko Psy zingué alors c’est normal qu’il mâchouille des trucs raisonnables et ennuyeux.

Je pense à cela en embrassant Annabelle, ou bien Kristina, leurs deux langues, comme le reste du corps auquel elles sont attachées, ont une saveur identique, puis le silence total envahit le Palace de Luz. Absolu. Impressionnant de vide…

Du haut de sa splendeur lactescente, Tommy Boy débarque sur le pont de son paquebot spatial boutonneux. Papé se tient à ses côtés. Il porte une toge de mousseline mordorée, ses cheveux et sa barbe sont rasés à l’exception de deux petites tresses rousses qui dégringolent de son menton. Le bonheur étire tous les traits de son visage comme une lumière de bénédiction. L’ombre du paquebot spatial envahit le Palace de Luz, dévorant nos petites personnes, puis Tommy Boy lève les bras au ciel et les biofices crépitent de toute part, il se met à pleuvoir des mini-crocos semi-biologiques qui s’agitent dans les airs au rythme des tics de la musique comme des serpentins gélatineux, des libellupteres soutenant le corps dénudé de lumino-ballerines impétueuses se détachent de la coque du paquebot pour virevolter au-dessus de nous. Les applaudissements ne se font pas attendre. Lily Ming hurle. C´est grandiose ! Il faut dire qu’il l’a bien mérité Papé ! Quelle vie, quelle mort ! Les canons props du paquebot spatial crachent des milliers de paillettes lunaires roses et vertes. On ouvre tous la bouche, Lily encore plus que les autres, et c’est onctueux, délicieux…. l’extase !

Quand je vais mourir, je veux une fête comme celle-là !

« Tu veux déjà mourir ? » s’inquiète Lily Ming du bout de sa petite moue, les joues gonflées de paillettes.

Je lui réponds que non. « Pas avant des décennies et des décennies et des décennies… »

« Génial ! lance-t-elle en me serrant dans ses petits bras résolus. Je te préfère à tous tes mini et tes monovatars ! »

Je me sens vraiment bien, tout rempli d’énergie vitale…

Balance, Tommy Boy, balance !!!


*


Papé fait son discours mais on ne l’écoute pas vraiment, sauf peut-être Tronette qui est déjà passé par là. De toute façon, on pourra toujours en commander une copie après la woops et la repasser en boucle toute la nuit, toute la semaine. J’ai juste capté un truc que Papé a crié avec plus d’intensité que le reste :

« Il faut laisser la place aux jeunes énergies vibrantes ! »

Il a raison, Papé, c’est un vrai philosophe ! Enfin, bientôt il faudra dire, c’était un vrai philosophe.


Tommy Boy lève la main, c’est le signe qu’il faut qu’on arrête de mâchouiller et qu’on commence à se concentrer. Il démarre le compte à rebours sans trembler. On se met tous à compter avec lui, comme si on parlait d’une seule grosse voix cosmique.

Je suis vraiment excité et Lily Ming aussi, elle me serre très fort la main. Ses ongles incurvés de 7 cm me pénètrent la peau mais je ne sens rien, tout du moins rien de douloureux.

10

C’est parti… Quelle fébrilité ! J’arrive à peine à compter tant l’émotion me remplit l’esprit.

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8

7

Papé ouvre les bras. Il brille de mille feux, statue titanesque surplombant le Monde. Son corps projette une ombre gigantesque qui nous recouvre tous. C’est déjà un Dieu. À moitié avec nous, à moitié de l’autre côté. Quelle émotion ! Une vague de tremblement se propage dans l’assistance toute entière.

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5

4

Les yeux sont rouge vif à force de contempler Papé. Le décompte ralentit. Les invités veulent qu’il s’éternise. Moi aussi. Je compte de plus en plus lentement. Tant pis pour Paco Lado et sa philosophie de l’ennui. Il faut que le plaisir dure, dure, dure…

3

2

1…

Papé saute ! S’envole comme un cormoran porté par les courants galactiques, majestueuse figure flottante ! Shhh… Puis il se fige dans l’espace, suspendu au beau milieu du vide, juste au-dessus de nos têtes remplies de pensées positives. Tommy Boy sourit, il nous lance un clin d’œil que les écrans de tridiffusion retransmettent en super zoom puis il claque des doigts. Boum ! Le corps de Papé et la toge qui le recouvre se désintègrent. Ils deviennent poussière et les immenses turbines du paquebot spatial dispersent la poussière de Papé dans l’espace intersidéral. Il retourne aux étoiles qui l’ont vu naître, chaque particule de son corps voyagera dans des directions contraires pendant des millions d’années, il envahira les galaxies et les galaxies, le reste de l’Univers. Papé sera l’Univers tout entier. Il passera du Rien au Tout.

Tommy Boy s’acharne sur son mega-bong. Boam ! Boam ! Boam ! Lily Ming hurle au ciel jusqu'à faire exploser mes implants.

Papé est mort !

Vive Papé !




[APRÈS] Papé est l’Univers et, aussi, un avatar total.

"Mourir : Le passage définitif à l’état de non-conscience absolu. Quand les avatars totaux n’existaient pas, l’être disparaissait définitivement à la suite de sa mort, ce qui pouvait entraîner une profonde tristesse (suivre tristesse) parmi les membres de sa famille et ses amis. Les woops ressemblaient alors plus à des waaps. Nous sommes tous bien heureux d’avoir vaincu la mort et ses tracas."


Nous avalons trois litres de sirop waaakse pour nous réveiller en pleine forme, un peu comme si nous n’avions jamais fait la fête. Après deux heures de spiro-jogging sur les tracks mouvants du Parc Suspendu, nous dévorons des tacos bien pimentés avec le petit frère de Lily qui chougne parce qu’il n’a pas pu assister à la woops de Papé et qu’on n’arrête pas de lui dire que ça a été la meilleure de l’année. On console le gamin avec un triple sorbet électro-citronné puis on se rend à la villa de Papé, située à 10 263 km de notre petit appartement. Une bonne heure de route… Lily est un peu stressée dans le subexpress. Elle frotte ses mains l’une contre l’autre. Je la câline pour la rassurer. Il ne se passera que des bonnes choses. Papé envahit l’Univers infini mais, pour nous, il est encore là, simple, gentil, égal à lui-même. Papé.

John Wicker nous accueille sur le ponton qui permet d’accéder à la Villa Scandon, la nouvelle propriété bio-coloniale de Papé. On le suit entre les azalées colossales qui dessinent un chemin tortueux dans le jardin de la somptueuse résidence.

Le groupe des proches du vieil homme pulvérisé dans l’espace nous attend au milieu du vestibule. Ils encerclent en silence le robot étincelant aux paupières closes. Nous les saluons sans bruit, ce qui est un exploit pour Lily, puis nous nous joignons à eux. Nous nous remplissons d’énergie positive, main dans la main.

Tommy Boy, qui ne peut s’empêcher de prendre des initiatives, rompt alors le cercle. Il veut nous faire comprendre que c’est à lui que revient l’honneur de ressusciter Papé car c’est lui qui l’a fait exploser. Comme toujours, personne ne trouve de raison valable pour le contredire. Tommy Boy allume l’avatar total du bout de sa botte gauche. Clic. Des yeux bleus et profonds comme la poésie de Patalette nous observent. Il s’éveille.


– Il est exactement comme Papé ! s’extasie Lily.

– C’est un avatar total de Papé, rectifie John Wicker tout en tapotant le code strip+ d’une extension de Wonder Cosmic Quest mettant en scène notre ami disparu, réincarné en glouton supersonique.


Lily Ming applaudit en sautillant sur place. Sa minijupe lilas remonte jusqu’au nombril à chaque bond. Elle sait pourtant très bien que l’avatar est totalement identique à l’original, tout le monde le sait. Elle agit ainsi uniquement pour se faire remarquer. Paco Lado lui a déjà signalé ses tendances narcissiques mais comme cette caractéristique ne dérange réellement personne, il a conclu son analyse par une recommandation palpitante : « Lily Ming, ne changez surtout rien ! »

Moi, j’étais cent pour cent d’accord avec son diagnostic.


– Allez, je lui souffle dans l’oreille, vas-y Lily. Swate-lui un truc…

– Je ne sais pas quoi lui dire…


Tommy Boy hausse les épaules. Il aime intervenir quand tous les autres sont perdus. C’est un peu pour ça qu’il organise les meilleurs woops de toute la Terre.

« Demande-lui comment il va. »

Lily n’est pas timide et encore moins pudique, elle fait juste semblant. Les joues rosées, elle se penche vers l’avatar total.


– Papé…

– Oui ?


Elle se retourne vers nous, comme si elle était surprise qu’il lui ait répondu. L’avatar possède la même voix que l’original. Rien de métallique, même timbre, même tonalité. Un sentiment étrange après avoir vu sa poussière envahir l’espace. Un peu comme si les étoiles l’avaient recraché ici, dans le vestibule de sa grande villa, au milieu du cercle de ses proches.

Elles savaient bien viser.


– Comment… comment vous sentez-vous après la woops d’hier soir ?


L’avatar total sourit. Un vrai sourire, parfaitement bien dessiné.


– Je suis comblé. C’est la mort dont j’avais rêvé.

– Je… j’en suis ravie… Je me suis aussi particulièrement amusée.

– Cela me remplit de bonheur. Maintenant, je suis là pour vous. Uniquement pour vous.


Lily Ming me chuchote dans l’oreille : « C’est extraordinaire… »

Ses grands yeux ronds semblent tourbillonner et explorer mille galaxies avant de se crisper à l’intrusion d’une pensée compliquée. Comme elle ne parvient pas à la chasser, elle tire sur ma chemise et m’entraîne un peu à l’écart.


– Sultan… Je voudrais vraiment savoir quelque chose.

– Dis-moi, Lily Ming.

– Comment… comment faisaient les gens autrefois, dans les citées antiques, quand quelqu’un mourait vraiment ?

– Quand ils mouraient vraiment ?

– Oui, quand ils mouraient pour de bon, pour toujours.

– Les gens étaient… tristes.

– Ils étaient tristes ?

– Ouais.

– Mais, Sultan, quel est l’intérêt de vivre si… si c’est pour être triste ?


Lily a vraiment le talent pour poser les questions compliquées.

Heureusement que Tommy Boy est là : il nous tend deux boîtes de scrubb et nous oublions aussitôt les gens tristes.

Papé se lève. Il s’étire puis passe son gros bras autour de Lily. Il lance un regard circulaire et scrutateur. Il nous observe tous un à un, tel le costumier planétaire devant ses clients dénudés. Nous baissons la tête, honteux sans raison.

Papé laisse alors exploser son rire gras et rugit comme un lion : « Et si nous organisions une mini mini woops pour fêter mon retour parmi vous ??? »

Ouais, une mini mini woops du tonnerre ! Ça c’est de la bonne idée d’avatar total bien conçu ! Rien de tel pour oublier nos soucis et les dix mille ans de tristesse de nos ancêtres !

Pas vrai, Lily Ming ???


[Sans] FiN.


 
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   Asrya   
23/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
J'étais sceptique au début de la lecture avec tous ces mots fictifs qui ne sont pas toujours facile à suivre . Ils sont difficiles à visionner et lorsqu'on lit, ça peut poser problème.
Sur ce point, je pense que le vocabulaire futuriste que vous avez choisi serait à retravailler pour un bon nombre d'entre eux.
Et puis, malgré tout, au fur et à mesure de la lecture, je me suis cramponné à votre récit et l'ai apprécié.

L'histoire est originale, sympathique, très bien écrite : j'ai passé un bon moment.

Je ne suis pas convaincu de l'intérêt de placer... un peu comme un cheveu sur la soupe cette histoire de "tristesse", et encore moins d'insister autant là dessus dans le résumé que vous avez proposé.
Bon, de manière générale, j'ai réussi à mettre de côté votre lexique farfelu et j'ai pu prendre du plaisir à vous lire.

Je dois admettre être un fervent adorateur des phrases du type "Elles savaient bien viser." ; allez savoir pourquoi...

Merci pour cette lecture,
Au plaisir de vous lire à nouveau,
Asrya.

   socque   
23/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Hmm... Je ne crois pas que ce que je vais dire corresponde au message de la nouvelle, mais j'ai tendance à être d'accord avec cette société d'adulescents qui occulte complètement le malheur et choisit l'inconscience plutôt que la vérité déprimante. Après tout, si tout matériellement va bien, comme cela semble le cas ici, pourquoi ne pas procéder à un lavage de cerveaux généralisé de sorte que chacun accueille sa propre mort avec sérénité ? Moi, je ne trouve pas la perspective du Papé devenant l'Univers pire que celle d'un au-delà indéterminé. Et l'angoisse, sauf aux moments où on se complaît à regarder l'abîme histoire d'avoir un chtit frisson, a disparu. Alors, hein ?

Sinon, j'ai trouvé convaincante cette ambiance débridée, avec ce qu'il faut de vocabulaire chpraoum (sans donner de définition, c'est pas la peine, le contexte suffit). Vous construisez habilement le délire, je trouve. Du beau boulot, dirais-je.

   Tadiou   
25/8/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
(Lu et commenté en EL)

A priori je n’aime la SF, tout ce vocabulaire abscons et pseudo scientifique, toutes ces tueries à l’aide de rayons laser et de thermonucléaire etc…
Je faisais le pari que si une écriture me convenait, je pourrais faire un plongeon sympa dans cette SF.

Ici, j’ai attrapé le texte et je ne l’ai plus lâché. L’écriture coule, que ça en est un plaisir.

De l’humour et une sorte de tendresse à tous les étages ; et surtout un hymne joyeux et drôle à la vie. Avec ce truculent personnage de Papé...

Ainsi la mort devient une mort « pour de faux » à coup d’avatars et de woops ! : je n’étais pas au courant, merci pour l’info.

C’est folklorique, c’est déjanté, ça pétille d’énergie. Et c’est totalement agréablement farfelu. Optimiste sur notre vie? Sûrement…

Tous ces mots tels que : paillette luanire, bangy string, vécinos, bubble, babypot etc… etc… étaient-ils vraiment indispensables ? Sûrement pour « faire vrai » et camper l’ambiance.

Je me suis en quelque sorte régalé.

Tadiou

   plumette   
6/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte, loufoque pour moi qui n'aime pas trop la SF, m'a attrapée grâce à l'énergie qu'il dégage.

Une écriture étonnante et créative au service d'une histoire qui pose en filigrane la question du sens de la vie.

Un "humanité" débarrassée de tout problème, qui va de woops en woops ( méga ou mini) et qui a réussi à éliminer la tristesse de ceux qui restent...

ambiguïté de votre titre cependant : "la dernière", qui peut signifier la plus récente comme la fin de quelque chose !

Plumette

   Jean-Claude   
6/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Chilango,

Que dire ?
J'ai eu du mal au démarrage mais, heureusement, l'incipit m'avait accroché. Par contre, cet incipit a un peu trop dévoilé le contenu et la fin. Comme quoi...
[AVANT], [PENDANT], [APRÈS] auraient sans doute dû être présentés autrement.
Donc, que dire ?
J'ai aimé le ton, l'ambiance, l'univers délirant... la nouvelle, quoi.
Et même le "[sans] FIN"

Au plaisir de vous (re)lire

   SQUEEN   
6/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Rafraîchissant. L'idée est géniale, le traitement est très bon aussi, scène de la vie quotidienne de l'humanité dans je ne sais combien d'années. Pour nous expliquer la vie, 1ière leçon: LA MORT. J'ai beaucoup aimé:
"Papé est mort !
Vive Papé !"

Pourquoi pas "la bougresse" à la place de la "bougre"?

Vous relire certainement.


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