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Fantastique/Merveilleux
colette : L'ABCéDairE [concours]
 Publié le 02/06/08  -  14 commentaires  -  16326 caractères  -  18 lectures    Autres textes du même auteur

Cinq chevaliers sont chargés d'une mission délicate.


L'ABCéDairE [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 5 : La Trame Imposée (informations sur ce concours).



- Ah ! Sacredieu !


DD vient d'être frôlé par un poignard, lancé de la rue par la fenêtre ouverte et qui s'est fiché dans la poutre juste derrière lui. Un message est enroulé autour du manche :


« Rendez-vous dans une heure à l'auberge de La Louche. CC »


- Évidemment que je vais venir et il va voir ce qu'il va voir ! Je déteste quand il fait ça.


Laissant là son repas - une soupe épaisse agrémentée d'un bon morceau de lard - DD appelle Flavien, son écuyer.


- Flavien, tu prépareras nos chevaux et prévois de quoi tenir plusieurs jours. Ce genre de message est généralement le début d'emmerdements qui durent.

- Messire, vous ne devriez pas parler ainsi.

- Oui je sais. Mais reconnais que les dernières aventures qu'on a vécues n'avaient rien d'excitant. Depuis combien de temps n'avons-nous pas combattu de dragon ou délivré une ville de la terreur exercée par le Diable ? Pas même une jolie donzelle à consoler.

- Les donzelles n'ont pas besoin d'être à consoler pour partager votre couche. Votre joli minois suffit à les appâter.

- Certes, mais les princesses ne sont séduites que par les exploits de chevalerie. Et il y a longtemps que je n'y ai goûté.


Pendant ce temps à l'auberge de la Louche, CC vient rejoindre AA et BB à une table isolée dans le fond de la salle.


- Alors ? demande AA

- Il est prévenu, il ne va pas tarder. Et j'ai fait en sorte qu'il soit suffisamment en rage pour faire vite.

- Tu vas encore risquer ta vie, CC.

- Ça me maintient en forme. Au fait, qu'est-ce qui nous attend cette fois ?

- Nous ne le savons pas encore, dit BB. C'est EE qui a rencontré le Prince. Nous l'attendons. Il nous apportera les détails de notre mission.

- Nous vivons une drôle d'époque. Il est bien loin le temps où le monde avait vraiment besoin de chevaliers tels que nous. Le Prince est bien aimable de nous donner l'illusion que nous sommes aussi héroïques que les chevaliers de la Table Ronde, mais depuis qu'Arthur a ramené la paix en Bretagne et que Merlin batifole avec Viviane, il ne nous reste plus grand-chose à combattre. Même Morgane se tient tranquille ces derniers temps. Je suis certain que cette fois il n'y aura, de nouveau, pas grand-chose à se mettre sous le tranchant de l'épée.

- Même s'il ne s'agit que de faire le ménage parmi les brigands d'une forêt. Cela reste malgré tout plus passionnant que d'aller cultiver ton champ.

- N'empêche que quand nous avons prêté serment d'allégeance au Prince, j'avais la tête encore pleine de mes rêves d'enfant et j'espérais vraiment devenir aussi célèbre que Perceval. Au lieu de ça, nous sommes cantonnés dans le rôle de shérif dans un western de série B. Même nos noms sont absolument ridicules.

- CC, planque tes fesses, voilà DD.

- Viens ici CC, que je t'apprenne à vivre !


CC se faufile entre les tables pour échapper à la fureur de DD. S'en suit une course poursuite dans la salle. Ils renversent tables et bancs. L'aubergiste, habitué à ce cinéma de la part de ces chevaliers de pacotille, ouvre la porte arrière et les oblige à aller se battre dans la cour. Personne ne réagit. Chacun sait comment cela va se terminer. Effectivement, quelques minutes plus tard, les deux chevaliers reviennent un peu dépenaillés mais réconciliés.


Au même moment, EE fait son entrée par la porte principale. Tout étincelant dans son armure. Il a toujours mis un point d'honneur à avoir une mise impeccable. Même au plein cœur des batailles. Ce qui lui a valu quelques quolibets de la part de ses ennemis, mais la reconnaissance de ses collègues qui avaient alors le loisir d'abattre les assaillants. Moqueur, BB époussette la place à côté de lui et fait signe à EE de s'asseoir.


- Aubergiste, un autre pichet ! interpelle AA.

- Alors EE, tu as de bonnes nouvelles pour nous ? demande DD. Va-t-on enfin avoir une mission à la mesure de notre valeur ? Va-t-on au moins un peu voyager ? Ça nous permettrait de passer l'été ailleurs qu'en ville. Il commence à faire étouffant ici.

- Nous allons voyager, oui.

- À la bonne heure ! s'exclament les chevaliers en chœur.

- Oui mais…

- Mais quoi ?

- Ce n'est probablement pas le genre de mission que vous attendez.

- Quoi ? Ne me dis pas que nous sommes une fois de plus envoyés pour ramener un troupeau de vaches ?

- Pas envoyés non plus pour monter le chapiteau de la fête des moissons ?

- Non. Cette fois nous servirons d'escorte pour un voyage vers le Sud.

- Une escorte ? Ce n'est pas mal. Avec un peu de chance nous aurons quand même quelques batailles contre des malandrins.

- Et qui doit-on escorter ? Une jolie Dame ? demande DD, intéressé.

- Non.

- Le prince lui-même ?

- Non plus.

- Mais parle donc !

- Hé bien… Pilou.

- Pilou ? Qui c'est ça Pilou ? Un nom d'emprunt pour un ambassadeur ?

- Pilou est le chiwawa de la Princesse.

- Quoi ! s'écrie AA, gardes du corps d'un chien !

- Ce sale petit roquet qui en veut à mes mollets dès que je passe la porte du château, s'indigne BB

- Et la princesse l'accompagnera ? demande DD, qui ne quitte pas son idée.

- La Princesse est déjà dans la résidence d'été. Nous la rejoindrons là-bas.

- Voyons les choses sous un angle positif, dit CC, philosophe. Ça nous fera des vacances. Le bord de mer, toutes les dames de la noblesse qui étalent leurs atours.

- J'ai bien pensé que ça ne vous enchanterait pas. Mais une fois là-bas, nous aurons à défendre les couleurs du Prince dans un tournoi.

- Ha ben voilà. Il fallait commencer par là. Quand partons-nous ?

- Demain, à la première heure. Soyez tous les quatre au château dès le lever du soleil.


Le lendemain, à l'aurore, ils sont tous les cinq au rendez-vous. En armes comme il se doit, chacun accompagné de son écuyer. Ils ont fière allure, les chevaliers. On regretterait presque la grande époque d'Arthur. De tels chevaliers n'auraient pas dénoté aux côtés de Galaad et Lancelot. Un serviteur tient dans ses bras Pilou. Les chevaliers se regardent, hésitants.


- Confie-le à EE, dit AA, il est le plus digne de confiance de nous tous.


EE n'a d'autre choix que d'accepter en faisant bonne figure, d'autant plus que le Prince vient d'apparaître sur le perron.


- Chevaliers, j'ai toute confiance en vous. Vous savez à quel point mon épouse est attachée à ce cher Pilou. Je compte sur vous pour lui éviter tout chagrin. Je compte également sur vous pour défendre fièrement mes couleurs lors des joutes du Sud. Allez et que Dieu vous garde.


Le signal du départ était donné. Les chevaliers ouvrent la marche avec à leur tête EE, tenant fermement Pilou, qui n'a jamais été très bon cavalier.


Les deux premières journées se passent sans encombre. Au milieu du troisième jour, la troupe arrive dans une clairière alors que le soleil est à son zénith.


- Faisons une halte ici, dit EE

- Bonne idée. Il semble y avoir du gibier. Je vais nous chercher le déjeuner. Tu m'accompagnes BB ? propose DD. Flavien, prépare-nous un feu.

- Oui maître.


EE descend de cheval, Pilou sous le bras. Pilou n'apprécie guère d'être secoué de la sorte et pour se venger s'attaque à la main de EE. Celui-ci avait malheureusement enlevé son gantelet et sentit les petites dents acérées lui pénétrer la chair. De surprise, il expédia le chien au loin. Celui-ci atterrit contre le tronc d'un gros chêne et échoua au sol. La tête baignant dans une mare de sang. Il était sans vie.


AA et CC ayant vu la scène de loin, viennent rejoindre EE dans un silence consterné.


- Y a-t-il un paradis pour les chiens ? demande CC, rompant le silence.


Les regards foudroyants qu'il reçoit en réponse sont éloquents.


- Quoi ?

- Tu n'as pas idée de la merde dans laquelle on est là.

- Si nous pouvions dire à la Princesse que son chien est au paradis, nous serions peut-être un peu pardonnés. Ce n'est qu'un chien après tout !

- C'est Pilou ! Nous étions censés l'escorter et on a échoué. Pire ! On l'a tué. IL l'a tué !

- Qui a tué qui ? demande DD qui revient en compagnie de BB, avec quelques lièvres accrochés à sa selle.

- EE a tué Pilou !

- Quoi ? C'est une plaisanterie ? s'exclame BB.

- Ho la galère !


- Ho hé les gars ! Ce n'est pas sérieux ça. Je vous laisse quelques heures et vous me bousillez mon histoire ?

- Qui parle ? demande AA

- C'est moi, l'auteur.


Les chevaliers regardent dans tous les sens mais ne voient rien ni personne.


- L'auteur de quoi ?

- L'auteur de l'histoire. Je suis censée présider à votre destin. Et vous, vous n'êtes pas censés faire des conneries quand je ne suis pas là.

- Est-ce Dieu qui nous parle ? demande CC. C'est Dieu qui préside à notre destin.

- Dieu ? ah ! ah ! il n'y a pas de Dieu pour vous. C'est moi qui vous ai créés.

- Pas de Dieu ?


Les cinq chevaliers sont effondrés. Voilà que tout d'un coup, ce en quoi ils avaient toujours cru s'effondre. Seul DD reste sceptique.


- Montrez-vous !

- Impossible. Nous ne sommes pas dans le même lieu ni dans la même époque.

- Vous avez une voix de femme.

- Hé oui ! Vous avez été créés par une femme.

- Dieu est une femme ? s'indigne DD. J'ai été créé par une femme ?

- Et ta mère ? se moque CC.

- Si vous tenez vraiment à la notion de Dieu, on peut dire que je suis Dieu et Dieu est donc une femme.

- Impossible. Il y a quelque chose qui cloche. Morgane, c'est toi ? Oui c'est toi.

- Non, je ne suis pas Morgane.

- EE, as-tu une idée de l'endroit où on se trouve ? Je pensais toute magie éteinte dans la forêt de Brocéliande.

- Il semblerait que non, répond EE, dépité.

- Que faisons-nous ? Madame, vous devez pouvoir nous sortir de là puisque vous « présidez » à notre destin.

- Ben voyons ! Faites les bêtises, maman passera derrière ! Moi je comptais sur vous pour une histoire géniale. Je me disais, ils sont inactifs, ils vont aller participer à un tournoi, ça leur fera du bien, ils vont aimer ça. Mais là, je ne peux décemment pas vous envoyer là-bas.

- On ne peut pas non plus retourner au château, notre sort serait le même. Et pourquoi nous avoir mis ce chien dans les pattes, aussi ?

- Ne peut-on pas revenir en arrière et recommencer ? propose CC.

- Réécrire l'histoire ? Ah non alors ! Je ne recommence pas. Des heures de travail ! On continue. Il faut juste trouver une suite plausible où vous ne finirez pas sur l'échafaud. Ah oui ! Pendant que j'y pense. AA, il faut que tu ailles faire un tour tout seul.

- Moi ? Mais pourquoi ? Et pourquoi seul ?

- Oui toi. Seul, parce qu'il faut qu'il en soit ainsi. Va faire un tour, explore les alentours, trouve quelque chose qui pourrait nous servir.


AA s'exécute, intrigué, mais soulagé de s'éloigner de cette histoire à dormir debout. Il voit là l'occasion de s'en tirer. Seul, il aurait peut-être plus de chance qu'avec ses compagnons. Après quelques lieues, il s'arrête net devant un énorme rocher qui lui barre la route. Des pictogrammes sont gravés sur sa face la plus plate. AA descend de cheval et s'approche du monolithe. Il reconnaît quelques lettres : AA – BB – CC – DD – EE mais les autres signes lui sont inconnus.


Il tend la main pour toucher la pierre, mais au lieu d'être confrontée à la dureté attendue, sa main pénètre dans la matière. Effrayé, il la retire précipitamment et recule d'un bond.


Il attend. Rien ne se passe.


Lui revient alors à l'esprit les légendes des chevaliers d'Arthur. Ce genre de phénomènes était courant.


« Bien sûr ! » se dit-il. « Il était impossible que la magie ait complètement disparu de ces lieux. »


Un dilemme se pose à lui : tenter seul de pénétrer dans cette pierre ou aller chercher ses compagnons pour leur montrer sa découverte ?

Il voit là l'occasion de se distinguer tels les héros de son enfance. Enfin une belle aventure ! Oui mais ce n'est quand même pas très rassurant et qui sait ce qui l'attend derrière ?


« Je vais chercher mes compagnons. Ce ne serait pas correct de les abandonner ainsi. »


Il fait demi-tour et talonne son cheval. Assez vite, il retrouve les autres là où il les a laissés. DD s'avance vers lui.


- Ah te voilà AA ! Nous pensions ne plus jamais te revoir.

- Mais… Je ne suis parti que depuis deux heures.

- Deux heures ? Ça fait trois jours que nous t'attendons.

- Trois jours ? Mais c'est impossible. J'ai à peine parcouru trois lieues et j'ai fait demi-tour aussitôt. Il y a de la magie dans cette forêt c'est certain. Et Elle ?

- Elle ? Nous ne l'avons plus entendue depuis ton départ. Je ne sais pas ce qu'il faut en penser.

- Mais qu'est-ce que vous avez fait pendant tout ce temps si pour vous il s'est écoulé trois jours ?

- Nous avons cherché une solution.

- Et ?

- Et… rien. Quelle que soit l'idée, nous finissons tous sur l'échafaud. Et toi ?

- Moi, j'ai trouvé une pierre étrange. Il semble qu'on sache entrer dedans. Je ne sais pas où cela peut nous mener mais nous pouvons peut-être tenter le coup. Le plus étrange, c'est ce qui est gravé sur une de ses faces.

- C'est-à-dire ?

- Il y a une série de signes, sans doute un alphabet ancien, et au milieu du texte, j'ai reconnu certaines lettres : nos noms.

- Nos noms ? En es-tu certain ? C'est peut-être une coïncidence, intervient BB.

- "AA – BB – CC – DD – EE" au milieu d'un texte ? Drôle de coïncidence.

- Tu veux dire que ce qui est écrit sur cette pierre parle de nous ?

- C'est l'impression que j'ai eue.

- Penses-tu pouvoir la retrouver ?

- Il me semble, oui. J'ai pris des repères le long du chemin.

- Tu as semé des petits cailloux blancs ?

- CC c'est du sérieux !

- Si on ne peut plus plaisanter !

- Mettons-nous en route. Il faut y être avant la nuit.

- Que fait EE ? Il ne bouge pas. Est-il malade ?

- Il ne se remet pas de la mort de Pilou. Je crois qu'il s'y était attaché, ironise CC.


AA retrouve ses repères sans difficulté. Le gros chêne. L'embranchement. Le sentier qui escalade une butte. Le chemin bordé de hêtres centenaires. Une cabane de charbonnier. Prendre sur la gauche et suivre le même chemin pendant encore une lieue.


- Voilà, nous y sommes. La pierre se trouve après ce tournant.


Illustration de Colette Pitance, auteur de cette nouvelle


AA avait dit vrai. La pierre est telle qu'il l'a décrite. Ils peuvent voir de leurs propres yeux leurs noms apparaître au milieu d'autres signes anciens et inconnus.


- Regardez.


AA enfonce sa main dans la pierre.


- Sorcellerie ! s'exclame BB

- Surnaturel en tout cas. Qu'est-ce qui nous attend dans ce caillou à votre avis ?

- Il n'y a qu'un moyen de le savoir. Y a-t-il un volontaire ?

- …

- Allons-y ensemble.

- Ça me paraît petit pour nous cinq et nos chevaux, s'inquiète CC

- Si c'est comme dans les légendes, nous devrions arriver dans un lieu semblable à celui-ci mais différent.

- Oui, mais dans les légendes, les chevaliers d'Arthur avaient des pouvoirs que nous n'avons pas.

- Nous avons déjà le pouvoir de traverser les pierres.

- Mouais !

- Décidons-nous. Qu'avons-nous à perdre ?

- La vie. J'y tiens un peu, aussi misérable soit-elle.

- On a même plus un Dieu à qui adresser une prière. Et Elle, où est-Elle ?

- Et puis Zut ! Assez parlé.


AA s'avance et sans hésiter, pénètre dans la pierre.


- Bien, allons-y !


DD le suit ainsi que les autres, chacun à leur tour


Qu'allaient-ils trouver ? Un château enchanté ? Retrouveraient-ils le lac de la légende ? Ou erreraient-ils sans fin dans cette forêt enchantée ? Peut-être leur rêve se réalisait-il enfin : vivre comme les chevaliers de la Table ronde, allant d'aventure en aventure, luttant contre les dragons, les sorciers et combattant les forces obscures…



- Messire, Messire. Réveillez-vous.

- Hein ? Quoi ? Flavien ?

- Un message vient d'arriver Messire.

- Lis-le-moi, s'il te plaît.

- « Rendez-vous à l'auberge de La Louche. Une nouvelle mission nous attend. » Et c'est signé C.C.

- C.C. ?

- Je suppose qu'il s'agit du Chevalier Capravert. Ça ne va pas Dom Diego ? Vous êtes tout pâle.

- Si, si, ça va. Prépare le départ. J'imagine que nous partirons pour plusieurs jours. Je me demande ce qui nous attend cette fois.


 
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   David   
2/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Colette,

J'espère qu'aucun animal n'a réellement souffert au court de cette nouvelle ? Je repars en inventant des noms pour AA, BB et EE (ah et la référence du dessin elle aurait été mieux à la fin peut être, mais bravo pour cette petite idée et sa réalisation)

   Ninjavert   
2/6/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Argh !

j'avoue que je suis un peu déçu... L'ABCéDairE... Un titre super accrocheur, qui m'a intrigué depuis que je l'ai vu dans la liste des nouvelles en attente de publication :)

Commençons par le moins intéressant (à commenter) à mes yeux : la forme.
Il y a quelques trucs bizarres avec les temps : généralement on est au présent, et subitement on se retrouve au passé, sans trop savoir pourquoi ni comment, avant de revenir au présent. C'est peut être correct grammaticalement mais moi, ça m'a perturbé.

Sur le rythme, ensuite. J'aime bien la fluidité de l'écriture, les phrases courtes, incisives. Mais dans l'ensemble, tout ça semble un peu monotone.
J'aurai aimé plus de rebondissements (dans le rythme). Des passages très vivants, très animés voir dramatiques (la course poursuite entre DD et CC dans l'auberge, la mort de Pilou...) auraient mérités plus de peps. Là, leur lecture est rendue fade par un rythme pas assez enlevé à mes yeux. Dommage :/

Enfin l'humour, que j'ai bien aimé. On est à mi-chemin entre le burlesque et le pas trop, entre la grosse déconne et le sérieux. Les allusions complètement atemporelles et barrées (comme le far west), qui côtoient les histoires assez étayées de la table ronde... Bref il y a un ton que j'aime bien, même si j'ai plus sourri que rigolé.

L'histoire maintenant, qui est à mon avis le plus intéressant. Il y a dans cet abécédaire un petit parfum d'aventures qui a un charme certain. Le comportement des personnages, bien rendu, le côté burlesque, le décalage entre la prestigieuse chevalerie et le chômage technique imposé par une époque calme... Autant de choses qui m'ont semblé intéressantes.
Mais à mon avis, tu n'es pas allée assez loin dans le décalage. On reste dans une trame qui pourrait être sérieuse. Parce que moi j'ai été un peu paumé : trop peu sérieux, ou pas assez déconnant... J'ai un peu eu l'impression d'avoir le cul entre deux chaises, sans arriver à me trouver à l'aise d'un côté ni de l'autre.
Il y a de bonnes idées, qui auraient facilement pu faire partir le truc en gros délire, façon Sacré Graal des Monthy Pythons, mais qui n'ont pas été exploités à leur juste valeur. L'intervention de l'auteur, la mort du Chihuahua (et non chiwawa)... l'intention y était mais à mon sens le récit n'a pas suivi.
Et j'ai moyennement apprécié les clichés de l'intervention "divine" de l'auteur suivie de celle du rêve. (Même si j'aime le côté sérieux que sous-entend l'usage des vrais noms, à la fin).

Bref, un texte globalement bon, bien écrit et plein de bonnes idées, mais qui a manqué de passion pour m'emporter réellement.

Merci en tout cas Colette, pour ce bout de chemin original :)

Ninj'

   guanaco   
2/6/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Une histoire légère qui se lit facilement mais qui ne marque pas les esprits dans le sens où les rebondissements me semblent un peu mous et peu entraînants.
Les lettres doubles pour les noms m'ont quelque peu gêné pour la lecture (EE!)
Les personnages restent toutefois sympathiques avec un langage qui n'est pas sans rappeler notre "Paulo" tognesque mais je regrette qu'il n'apporte rien à l'intrigue.
L'intervention de l'auteur en pleine histoire était un point de travail intéressant je pense, un personnage qui aurait pu avoir plus d'ampleur, plus de poids avec des échanges dialogués assez colorés du fait de leurs divergences d'opinion sur la conception divine.
Enfin je dirais que la fin me paraît trop stéréotypée et prévisible et l'invite à une suite reste assez restreinte.
Merci pour ce texte et bonne chance.
Guanaco

   karminator   
2/6/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Vraiment accrocheur comme titre, et comme intro-diction, mais le reste de la nouvelle m'a laissé dans mon appétit...

pas besoin d'inventer des noms a AA, et à tous les autres, AA me suffit amplement car je n'ai pas eu envie d'aller plus loin avec lui...

Bravo pour ta participation ^^

   widjet   
2/6/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Troisième lecture du concours

Dans cette nouvelle, les personnages ne sont pas importants et sont clairement interchangeables. Qui est AA, B, CC...on s'en fiche un peu et l'auteur aussi visiblement. C'est un parti prit certes un peu facile (contrainte de temps qui a du l'empecher de developper ces caractères probablement) mais personnellement ça me gêne.
L'histoire, un peu confuse, n'en est pas vraiment une et l'intervention de l'auteur - vite abandonnée - est à mon sens superflue. Cela dit, l'ensemble demeure sympathique.

Petit aparté : Décidément (même si je n'ai lu que trois textes jusqu'a mantenant), ce concours là est assez "challenging", même pour les auteurs confirmés.
(c'est d'ailleurs assez excitant et révélateur de constater cela car cela permet aussi de voir clairement les ressources de chacun, leurs petits tours de magies). J'aime beaucoup !
.


Pour en revenir à cette nouvelle, Colette a me semble t-il été trop concentrée à l'idée de respecter les figures imposées, au détriment de l'histoire, décousue et guère entrainante. On sourit néanmoins sur certains traits malicieux (le personnage AA qui doit temporairement quitter la partie du fait de la régle imposée, ça m'a fait sourire)

Bref, une tentative audacieuse (avec un joli dessin en prime).

Merci Colette.

Widjet

   Bidis   
2/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Tout d’abord, je trouve dommage de n’avoir pas donné des noms aux personnages car cela empêche le lecteur de s’y attacher. Peut-être est-ce relativement justifié à la fin du récit et cela ramène-t-il au titre mais, si d’autre part les décors et les actions sont bien décrits, ce manque de chair pour les personnages rend la lecture peu attrayante.
Jusqu’à la mission de protéger le petit chien d’une princesse… Voilà qui me plaît assez. Hélas, le triste sort qui attend la bestiole me consterne.
J’aime beaucoup l’intervention de l’auteur et, avec l’apparition de la pierre, l’histoire devient à la fois mystérieuse et captivante.
On ne s’attend pas à la chute.
Bref, un amusant moment de lecture, nonobstant un début de lecture assez fastidieux pour la raison que j’ai dite.

   Anonyme   
3/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Je mets également les pieds dans le plat...

D'abord, j'ai aimé de nombreuses choses sur lesquelles je reviendrai plus tard...
Mais je confirme l'impression de va-vite de Widjet quant à l'élaboration des personnages.

La forme est sympa mais mériterait d'être revue.
En effet, j'ai accroché jusqu'au départ de l'auteur et puis j'ai complètement perdu mon fil.
La fin alternative proposée par l'auteur, le rêve est décousue, peu crédible...

Mais, et on en vient au fait, le rêve permet ce genre de "découtture", l'apparition de l'auteur est géniale et on sent une belle imagination...

Bref, j'ai aimé, mais j'aurais aimé que tu entres plus dans le dialogue Auteur/persos et que tu développes le coté humoristique de la nouvelle.
un peu Kaamelotesque...
Bien

   Marian   
3/6/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Vraiment du fantastique/merveilleux ? Plutot du grand guignol, non ? Entre de nombreuses et plaisantes phases d'humour, des passages un peu lourds (l'apparition de "Dieu", c'est un ressort tellement ecule...) et la trame un peu legere, il se degage du texte une impression de grand n'importe quoi.

Alors apres, ca peut etre positif. Tout depend de la receptivite du lecteur, j'imagine. Si le texte en tant que tel est pas mal, du point de vue du concours, je trouve que les pistes fournies et la liberte laissee sont mal exploitees.

Je souligne quand meme quelques points que j'ai vraiment aimes : la mort de Pilou, la fin (ou CC et DD sortent en quelque sorte de l'anonymat), beau dessin et le "molieresque" duo DD/Flavien au debut.

   strega   
3/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Pas tellement plus à ajouter que tous les autres... L'histoire était sympathique mais les doubles lettres en guise de prénom m'ont moi aussi gênée et il y avait à mon goût toujours, beaucoup trop de dialogues.

Effectivement, la fin relève le tout, c'est évident, mais un peu tard. J'aurais aimé avoir plus d'indices, de pistes peut-être. Un peu frustrée à vrai dire...

   mimimouche   
4/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour Colette,
Comme certains commentateurs, je dirais que la dénomination des personnages est certes gênante mais ce n'est pas ce qui m'a le plus dérangée. J'avoue avoir eu du mal à suivre cette histoire (fort dépaysante) à rebondissements (dont certains sont excellents, ex : l'intervention de l'auteur), émaillée de trop de dialogues (à mon sens) et sutout un chute peu trop "facile".

Je ne pense pas que ce soit le manque de temps mais plutôt le fait de coller aux contraintes qui ont pu eventuellement limiter la force de ce texte. Enfin, cela n'engage que moi, bien sûr.

Quoi qu'il en soit cette nouvelle est bien écrite et l'illustration superbe. Bravo Colette.

   xuanvincent   
10/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé cette histoire, qui "revisite" de façon amusante et plaisante les histoires du cycle des chevaliers de la Table ronde.

Sur la forme, comme les autres lecteurs, j'aurais apprécié que les personnages aient de véritables prénoms et ne savais pas toujours qui parlait. Mais comme l'histoire m'a plu, je ne me suis pas trop arrêtée pour me demander quel personnage prenait la parole.

PS : Beau dessin accompagnant le texte, c'est un plus de pouvoir illustrer ses textes !

   Ariumette   
9/6/2008
Moi j'ai bien aimé cette nouvelle rigolote et sans prétention ! L'absence de nom ne me choque absolument pas car on est dans un songe... et les rêves sont souvent étranges et décousus. Donc si je me place dans le contexte -rêve- l'histoire est très bien ainsi. Mais il est vrai qu'en tant que lectrice curieuse j'aurais aimé des histoires un poil plus approfondies.
Je ne note pas cause -concours-. Mais je dis que j'ai bien aimé !

   Maëlle   
12/6/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
Le côté très fantaisiste est sympa, j'aime bien la fin. après, oui, il y a des petits problèmes de forme, et l'histoire est parfois un peu trop légère a force de vouloir l'être.

   aldenor   
17/6/2008
 a aimé ce texte 
Un peu
J’aime bien le ton et les idées, souvent amusantes, mais je trouve que ca manque un peu de rigueur dans l’écriture, que les idées ne sont pas assez creusées.


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