Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Réalisme/Historique
Concours : Je vous haine... Tous ! [concours]
 Publié le 30/09/20  -  7 commentaires  -  15794 caractères  -  43 lectures    Autres textes du même auteur

Thème : "J'irai cracher sur vos tombes".


Je vous haine... Tous ! [concours]


Ce texte est une participation au concours n°29 : Histoire de tombes et poésie de poussière...

(informations sur ce concours).



Luttant contre l’envie furieuse de repartir avant la fin Mathilde fut soulagée de voir que le curé pressé d’en finir expédiait la cérémonie. Le ciel était menaçant et une grosse goutte venait de s’écraser sur son petit parapluie que prudente elle venait d’ouvrir. Elle adressa un dernier regard au cercueil qui représentait celle qui pendant cinquante ans avait prétendu être sa mère et sur laquelle à présent les fossoyeurs jetaient des pelletées de terre à la va-vite, puis sortit rapidement du cimetière.


En chemin, elle se heurta à l’homme des pompes funèbres qui lui proposa de la déposer à la station de métro du Trocadéro. Puisque c’était son chemin, ça ne le gênait pas, bien au contraire ! Et Mathilde qui n’aimait pas gaspiller son argent dans les taxis accepta. Non pas qu’elle fût avare ! Loin de là ! C’était seulement par principe, car elle avait son permis de conduire. Il datait d’au moins trente ans. Mais à sa première sortie en voiture, pour comble de malchance, elle avait provoqué un accident. Oh ! Rien de grave. Il n’y avait pas eu de blessés, rien que de la tôle froissée. Et l’assurance avait marché sans discuter. Malgré tout, sa mère, une as de la « 2 chevaux », l’avait tant rabaissée, tant humiliée, qu’elle n’avait plus osé reprendre le volant de sa vie. Elle qui rêvait de devenir chauffeur de taxi ! « Tu n’es qu’une bonne à rien ! » lui avait-elle dit, hors d’elle. Son cœur frustré se mit à battre violemment. « Le vieux chameau ! » murmura-t-elle presque malgré elle tandis qu’elle se remémorait ce passé lointain. Le son de sa voix la fit tressaillir et, gênée, elle regarda son conducteur. Heureusement, il semblait n’avoir rien entendu.


Lorsqu’elle sortit du métro, et comme il pleuvait à seaux, elle s’aperçut avec agacement qu’elle avait oublié son parapluie dans la voiture funéraire. Elle avisa une cabine téléphonique et y entra. « Alors, à lundi ! » lui répondit l’homme, impatient de la revoir. « Merci de me le mettre de côté. Au revoir ! » dit-elle, regrettant de ne pouvoir récupérer l’objet le jour même car de nombreuses occupations l’attendaient.


Quand elle quitta la cabine, le spectre de l’enterrement s’était déjà évanoui. La pluie redoublant, Mathilde hésita un court instant puis s’engouffra dans le Bistrot du Palais et s’installa à une petite table face à la rue. Puis, tout en sirotant son café brûlant, elle regarda avec indifférence les gens qui passaient. Son esprit était ailleurs…

Elle était née tout de suite, après que sa sœur, à l’âge de deux ans, mourut d’une leucémie foudroyante. Sa mère, qui regardait toujours Mathilde comme une copie de mauvaise qualité, semblait ressentir sa vie comme un outrage et la privait d’affection, la condamnant ou l’amnistiant sans appel selon son bon vouloir. Et toute sa vie durant, elle tenta, mais en vain, de masquer son dégoût envers cette fille qu’elle traînait comme un boulet et à qui elle reprochait si souvent de lui avoir gâché la vie ; la comparant sans cesse à l’autre qui, pauvre innocente, n’était plus là pour la contredire. « Ce n’est pas ma petite Francette qui aurait été comme ça ! » lui disait-elle à propos de tout et de rien. Ma petite ! Mon ange ! Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter ça ! C’est toi qui aurais dû partir, pas elle ! hurlait-elle en se répandant en torrents de larmes. Et Mathilde comme d’habitude se taisait, laissait passer l’orage.


Puis Mathilde à son tour fit sa vie. Enfin si l’on peut dire ! À quinze ans elle tomba enceinte. Ça jasa drôlement dans le village, surtout qu’elle était pensionnaire dans une école de bonnes sœurs. Les vipères du coin en particulier qui se parlaient par signes et émettaient des gloussements sur son passage. Et quand elle rentrait chez elle, c’était sa mère qui l’accablait avec toujours le même vomi à la bouche « Et le père, hein ! Dévergondée que tu es ! Qui est le père ? Traînée va, tu n’en sais rien toi-même si cela se trouve ! » Et Mathilde n’avoua jamais. Peut-être bien qu’elle non plus n’en savait rien après tout. À la fin, elles décidèrent de garder l’enfant. Et heureusement un miracle se produisit. Sa mère aima tout de suite ce petit être, le cajola, le combla tant qu’elle finit presque par en oublier la présence de sa débauchée de fille. Sauf que Mathilde ne réussit jamais à s’approcher de sa gamine car sa mère se l’accapara complètement. Du coup, Mathilde sembla s’en désintéresser tout à fait.


À sa majorité, Mathilde se trouva un mari qui accepta la petite sans père. Enfin, il la reconnut plutôt puisque l’enfant vivait surtout chez sa grand-mère. « Tu as intérêt à le garder celui-là ! Il faut qu’il soit drôlement gentil pour faire ça ! » avait dit la mère. À peine l’eut-il épousée qu’il lui fit un enfant qui mourut bizarrement quatorze mois après sa naissance. Le petit corps fut retrouvé étouffé par ses couvertures dans le grand lit de ses parents. Mathilde fut suspectée. On l’emmena au poste de police où on l’interrogea sans relâche pendant plusieurs jours. Puis, faute de preuves, on la laissa partir. Le père de la petite fut à peine inquiété et put rentrer chez lui le soir même après son interrogatoire. « C’était un accident ! » Elle ne cessa de le répéter. Ça, les voisins ne lui firent pas de cadeaux ! Mais il fallait croire que le chagrin qu’elle endurait ne leur suffisait pas. Qu’est-ce qu’ils voulaient de plus ? Qu’elle crève ? Des jaloux ! Les femmes surtout qui ne supportaient pas sa beauté. C’est vrai qu’elle avait de l’allure, Mathilde ! Entre elles, elle passait pour une aguicheuse, une salope, une moins que rien. Bien sûr ces souillons elles craignaient pour leurs maris. Mais la pire de toutes c’était sa mère. Toutes ces horreurs qu’elle lui avait dites au retour de l’enterrement. Elle s’en souvenait comme si c’était hier. Et l’autre, son mari, qui ne la défendait même pas ! Il ne l’accusait pas, ça non ! Mais il ne disait rien. C’était presque pire ! Après ça, il commença à boire, parce qu’il disait que la vie l’écœurait. Puis il se mit à la battre comme plâtre, et dans la foulée il lui fit même deux autres gosses. Un jour, qu’il était en train de fendre du bois, on le vit la pourchasser avec une hache. Elle s’apprêtait à sortir. La folie le prit d’un coup. Là, les voisins appelèrent les gendarmes. Il s’en fallut de peu qu’il ne la tue ce jour-là. Du coup, ça la décida à le quitter. Mais comme si ça ne lui avait pas suffi, elle se remaria peu de temps après. « Ce n’est pas pour moi ! C’est pour les petits ! » disait-elle. Elle voulait qu’ils ne manquent de rien. Celui-là lui fit deux enfants, la battit aussi, mais ne se mit pas à boire. Ce n’était pas la peine d’en rajouter, il était bien assez fou sans cela. Et méchant en plus ! Il était encore pire que l’autre. Elle le quitta lui aussi…


Mathilde sortit un mouchoir de son sac, jeta un coup d’œil circulaire, se tamponna les yeux et se moucha discrètement. Personne ne faisait attention à elle. Elle pensait avoir tout oublié. Mais non, la bête immonde était encore là, tapie dans le sang de ses souvenirs qui refaisaient surface…


Après ces sévères déceptions conjugales Mathilde décida pourtant de tenir bon. Elle se mit à travailler dur avec toute la pugnacité qui la caractérisait ; ne se plaignant jamais et élevant seule ses cinq enfants. Trois filles et deux garçons. Ses enfants ! Parlons-en ! Ils l’avaient surnommée la Mèr’tapdur. S’ils croyaient que c’était facile ! Des ingrats qui à présent attendaient qu’elle crève pour pouvoir toucher son fric ! À quoi cela avait-il servi de s’être démenée comme elle l’avait fait pour qu’ils ne manquent jamais de rien ? Et l’autre, sa mère, cette vieille taupe qui leur montait tout le temps le bourrichon !

À ces souvenirs trop précis, ses blessures d’amour-propre se rouvrirent douloureusement. Dans son monologue rageur, elle siffla entre ses dents « les salauds ! ». Puis elle les chassa aussitôt de sa mémoire. Mais par un besoin de se gaver de rancœur, tandis qu’elle buvait son café à petites gorgées nerveuses et saccadées, elle les troqua avec le même déplaisir contre ses petits-enfants qu’elle considérait comme des urticaires. Six ! Elle en avait six ! Sûr, qu’ils valaient mieux que leurs parents. Non pas qu’elle les détestât… ce n’était pas ça… Il y avait longtemps qu’elle ne supportait plus les gosses, voilà tout. Il faut dire qu’elle avait eu sa dose !


Ainsi, elle encaissa humiliations et brimades pendant de longues années. La répétition de ses malheurs avait fini par tarir sa souffrance mais elle n’était plus capable de compatir aux douleurs d’autrui. Et dans sa cécité émotionnelle, au fil du temps, elle se fit une carapace d’horreur. Aussi, se retrouvant seule après que ses chers petits qui avaient bien grandi furent casés, et privée de la consolation d’un bonheur même imaginaire, elle décida du jour au lendemain de se venger de sa vie d’avant. Et pour sortir enfin de cette existence qu’elle jugeait médiocre, elle se mit à collectionner les vieux amants, fortunés bien sûr et impérativement sans descendance d’aucune sorte. Elle était encore jeune et belle et elle plaisait aux hommes. Il n’y avait qu’à voir leurs yeux où elle reconnaissait la lueur du désir quand elle surprenait leurs regards. Toujours en gardant ses distances, elle se mit donc en ménage avec des vieillards presque grabataires, les épousant tour à tour et avec lesquels elle s’arrangeait pour faire chambre à part. On ne pouvait donc qualifier d’amoureuses ces étranges relations étiolées où elle servait surtout de garde-malade et qu’elle renouvelait aussitôt quand ces compagnons éphémères se décidaient enfin à rendre l’âme. On était tenté de dire qu’elle les remplaçait comme des vieux morceaux de papier sales qu’elle déchirait et jetait à la poubelle. Mais au moins elle avait atteint la réussite sociale. Elle était riche ! Et on la craignait autant qu’on la respectait. La roue avait bien tourné. Et elle emmerdait tous ceux qui la critiquaient ! Pourtant, elle avait comme l’impression d’avoir frôlé l’essentiel sans l’avoir jamais atteint. Qu’elle éprouvât du désespoir aujourd’hui était donc inconcevable…


À peine de retour chez elle, elle appela « Alex ! ». N’obtenant pas de réponse elle ne s’inquiéta pas pour autant, pensant qu’il s’était endormi. Puis, tout en retirant ses chaussures neuves qui lui meurtrissaient les pieds, elle se rendit directement à la cuisine et se servit un grand verre d’eau. Tout ça l’avait épuisée. Après s’être mise tout à fait à l’aise elle pénétra dans la salle à manger.


À la vue de cette resucée macabre, Mathilde poussa un « oh ! » étouffé, une main plaquée sur sa bouche comme si on eût pu l’entendre à travers les cloisons. Il était là, allongé sur le divan, dans une pause étrange et grotesque, la fixant de son unique œil bleu délavé. Sa peau n’était plus qu’une vieille enveloppe ridée et jaunie qui pendait en festons sous les mâchoires. Dégoûtée, elle le trouva d’une laideur répugnante, se félicitant après coup d’avoir dormi seule pendant tout ce temps. Et la fourchette, qu’il avait pointée en l’air et dont le comique avait quelque chose d’effrayant, lui rappela la statue de bronze du soldat à l’entrée du square de l’autre côté de la rue, qui brandissait inlassablement une épée devenue désormais inutile. Il s’était étouffé avec un morceau de ragoût qu’elle avait pris soin de lui préparer et de lui découper en petits morceaux avant de partir au cimetière. Mais il mangeait toujours gloutonnement, donnant l’impression qu’il pensait qu’on allait lui retirer son assiette à tout instant. Le moment de stupeur passé, Mathilde partit d’un grand rire nerveux et pour se remettre de toutes ses émotions de la journée, elle se décida à ouvrir la bouteille de whisky qu’elle gardait pour ses enfants dont les visites se faisaient de plus en plus rares et se servit une grande rasade qu’elle but cul sec. Elle qui était sobre comme un chameau comme elle se plaisait à le dire… s’en servit une deuxième, disant « à tutti ! » le verre brandi dans la direction du défunt. Claqua la langue. « Fameux ! » fit-elle, tout en regardant attentivement l’étiquette en connaisseuse. Puis son regard erra encore sur le cadavre de son mari. En le regardant avec plus d’attention, à moins que ce ne fût l’effet de l’alcool, elle crut voir flotter un soupçon de sourire sur les lèvres minces comme des ourlets ; et il lui sembla même que ce sourire la narguait. Troublée, elle enfonça le bouchon d’un grand coup de paume afin de ne pas être tentée davantage et remit la bouteille à sa place. Alors, tranquillement, elle composa un numéro de téléphone.


Le lundi suivant, elle fit comme elle l’avait promis à l’homme des pompes funèbres le chemin à rebours. À la porte du cimetière elle se crispa légèrement et s’enveloppa d’un voile de tristesse, tandis qu’une secrète jubilation l’animait de l’intérieur. Elle pensait aux deux héritages qu’elle allait faire coup sur coup et à la tête qu’ils feraient tous. Elle dut subir toutes les congratulations de circonstance, serrements de mains et baisers hypocrites en recevant ces condoléances comme s’il se fût agi de la famille de quelqu’un d’autre. Elle se faisait l’effet d’une figurante engagée là pour l’occasion au milieu de tous ces visages inexpressifs, ne sachant que faire dans leurs corps endimanchés. Comme il faisait un temps merveilleux et que ça risquait de durer cette fois, elle sortit son mouchoir et, faussement éplorée, fit semblant d’essuyer des larmes qui ne venaient pas. Pendant que l’homme de Dieu lui dit une phrase qu’elle n’écoutait pas mais où il était question d’un deuxième grand malheur et d’être désolé, elle songea qu’il lui fallait récupérer son parapluie. « Pas question de l’oublier, ce coup-ci ! »


Elle considéra l’homme des pompes funèbres avec indifférence. Lui qui se faisait une joie de la revoir. Non, mais que croyait-il, pauvre idiot ! Elle reprit son petit parapluie, le remercia à peine, bref, le planta là, et quitta le cimetière en traînant le pas, feignant de se laisser gagner par la lenteur des gens sans espoir. À l’angle du premier pâté de maisons qu’elle dépassa, elle se hâta, courant presque, craignant de rater l’omnibus de 13 h 30.


Le temps de rentrer à son appartement Mathilde était passé de son état larmoyant à la plus froide indifférence. Éreintée, elle s’affala sur le vieux sofa couleur moutarde, passa une main sur le velours usé, se souvint tout à coup que c’était la période des soldes et décida de le remplacer le lendemain même. En même temps, elle éprouvait une angoisse sourde qui la taraudait. De façon diffuse, elle se sentait inquiète. Les deux autres la hantaient. Alors elle alla chercher la bouteille de whisky… et se servit largement. « Ah ! Mais c’est que je vais finir par y prendre goût ! » s’exclama-t-elle avec une joie mauvaise. Puis, se sentant tout à fait ragaillardie, elle se leva d’un bond, enfila prestement son manteau, chaussa ses vieux mocassins, descendit tranquillement, longea la rue Dante, passa devant le soldat de bronze à qui elle fit un petit signe discret et s’engouffra avec gourmandise dans le café-tabac situé juste à l’angle. Là, elle commanda un café bien serré, acheta France-Soir puis s’installa à la table du fond…


Elle prit la petite cuiller et lentement la tourna dans la tasse, souriant dans le vide en consultant les annonces matrimoniales. Puis, l’esprit emporté par sa découverte, elle dédaigna le breuvage devenu froid et sortit en allongeant le pas, pressée de rentrer chez elle pour composer un numéro.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette nouvelle sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   socque   
16/9/2020
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai eu peur au début en lisant cette phrase :
Elle adressa un dernier regard au cercueil qui représentait celle qui pendant cinquante ans avait prétendu être sa mère et sur laquelle à présent (...)
que je trouve très lourde ; les deux relatives imbriquées introduites par "qui", ça fait mal.
Ensuite, je n'ai plus vu de problème d'écriture, soit qu'en effet vous ayez su les éviter, soit que j'aie été suffisamment prise par l'histoire pour ne plus les voir.

Prise par l'histoire, je l'ai été ! Je ne peux pas dire l'avoir beaucoup aimée, mais j'ai été en quelque sorte fascinée par cette accumulation de noirceur. Elle en a, cette femme, des tombes sur lesquelles cracher... J'ai cru à un moment qu'il y aurait des révélations, que Mathilde était infanticide ou veuve noire, mais non, simplement une femme malheureuse et combative qui n'a jamais su ce qu'était l'affection. Tout cela est plutôt désespérant, ce qui m'empêche sans doute de m'abandonner au récit et de m'y attacher.

   Donaldo75   
24/9/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
J'ai trouvé ce texte laborieux en termes de narration; il cherche à expliquer beaucoup alors que le personnage peut se débrouiller tout seul pour s'installer dans la nouvelle. Peut-être que les contraintes de format expliquent ce choix narratif mais ça rend l'ensemble scolaire, poussif. Le style ne m'a pas séduit non plus. Je pense qu'il va bien avec la narration, qu'il est également scolaire, fade, plat, rien à voir avec ce que j'attendais de ce thème qui demande de la rage, de la colère, de l'impact à la lecture et non de l'ennui comme je l'ai expérimenté tout au long de la mienne. Enfin, le pitch dramatique ne brille pas d'une originalité remarquable, loin de là, et surtout il aurait pu être développé autrement.En l'état, Mathilde n'est pas vraiment incarnée mais sa vie est racontée comme dans un traité d'entomologie. Mathilde, la petite fourmi devenue veuve noire. Sinon, le thème est respecté.

   Corto   
1/10/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Cette nouvelle manque singulièrement d'intérêt. Tout est cousu de fil blanc, sans goût ni saveur.
Le récit est linéaire, le portrait de Mathilde est banal, la description de son vécu familial est forcée et mal présentée, sans souci de crédibilité.
Chaque épisode arrive en suivant le précédent sans chercher à créer un intérêt, un rebondissement.
Le vocabulaire et les tournures de phrase sont dignes d'un cours élémentaire.
Si l'auteur a voulu intéresser uniquement avec son tableau final de femme à la recherche d'un mariage lucratif à répétition, je pense que c'est raté.

Désolé mais je n'ai vraiment pas aimé.

   hersen   
9/10/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Le style très narratif est un peu lancinant.
je n'éprouve pas d'émotion envers cette litanie de malheurs, de joie mauvaise.
Je pense que le personnage est beaucoup trop incarné, il manque une certaine finesse psychologique pour faire ressentir à la lectrice que je suis de l'empathie, dans un sens ou dans l'autre.

Je suis désolée de ne pas avoir réellement accroché.

Merci de la lecture

   jaimme   
11/10/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Votre écriture s'améliore au fil de votre nouvelle. Elle est plus fluide et plus intéressante.
L'histoire en elle-même présente, à mes yeux, un défaut majeur: vous avez voulu trop en mettre. En conséquence j'ai eu l'impression de lire deux vies plutôt qu'une. D'accord le personnage commence très jeune sa vie sexuelle et de couple, mais là je me demande à quelle vitesse effrénée on peut arriver à avoir autant de maris? Bref l'ensemble y perd en crédibilité.
Au plaisir de vous lire à nouveau puisque visiblement vous êtes en train d'améliorer votre écriture.

   Lulu   
17/10/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Pour ma part, j'ai d'abord été gênée par la première phrase que j'ai trouvée presque rebutante du fait de l'absence d'une virgule après "avant la fin".

Puis, surprise agréable, je me suis laissée prendre par le jeu de l'intrigue et surtout par une écriture qui m'a vraiment beaucoup plu dans l'ensemble. Le style y est en effet en parfaite adéquation avec le personnage, et le regard porté sur lui. Bravo pour ça ! J'ai notamment aimé, par exemple, ces passages : "la bête immonde était encore là, tapie dans le sang des souvenirs qui refaisaient surface" ou encore "Sûr, qu'ils valaient mieux que leurs parents". Ainsi ai-je trouvé que l'écriture était très soignée, à même de m'intéresser pour parcourir l'ensemble.

Cependant, il m'a semblé qu'un paragraphe était un peu trop long, car trop chargé en actions. Il s'agit de celui qui démarre par "A sa majorité". Toutefois, je réalise bien qu'il s'agit d'une nouvelle et qu'une des caractéristiques des nouvelles, c'est aussi le côté précipité des actions... Je suis donc un peu mitigée sur ce point là.

Globalement, si l'intrigue est bien sûr triste pour l'ensemble des personnages, j'ai trouvé qu'il y avait matière à réflexion par rapport au thème choisi pour cette nouvelle.

Merci du partage.

   SaulBerenson   
18/10/2020
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.


Oniris Copyright © 2007-2020