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Aventure/Epopée
Concours : L'Empire des Grandes Ombres [concours]
 Publié le 30/05/24  -  3 commentaires  -  14251 caractères  -  28 lectures    Autres textes du même auteur

L'étoile, c'est par là. (Jean-Claude)


L'Empire des Grandes Ombres [concours]


Ce texte est une participation au concours n° 35 : Arrêt sur image

(informations sur ce concours).



Livre de Mathieu I-III


En ce jour de relâche, le voyageur fut surpris par l’agitation qui régnait sur Ghsmon, l'ancienne capitale de la civilisation gothèque, désormais sous l'emprise des conquêtes du Grand Empire…


Des échoppes, partout, sous de petites toiles tendues à la hâte, sans façades intérieures, tournant le dos aux fenêtres des habitations mitoyennes, laissaient échapper un fumet de bœuf et de légumes dans la rue marchande de Ghsmon. La foule de passants affairés s'étendait jusqu'à la place du marché. À l'angle de ces deux lieux, l'on se trouvait sur le point culminant de la ville. On observait alors une seconde ces infinis alignements de toitures qui se recoupent à perte de vue de l'ouest à l'est-sud-est sur quatre-vingts degrés, une vision de dédale fourmillant s'offrait alors au passant attiré en ces samedis matin dans l’effervescence de cette occasion hebdomadaire.


Dans la rue fermant l'axe du croisement, une ruelle relativement plus inclinée, parcourue de terrasses nivelées sur lesquelles des hommes, en costumes et chapeaux traditionnels pour la plupart, discutaient des nouvelles de la dernière heure, assis derrière des balustrades métalliques, des gamins faisaient rouler des vessies de porc dans la pente bordée d'escaliers en guise de trottoir. Des tréteaux collaient aux fenêtres dans une frénétique embrassade de fleurs comestibles et de légumineuses suspendues comme couronnes au fronton de ce décor rustique et vivant.


Ainsi le ciment prenait-il dans la grande bassine du seigneur, le peuple sympathisait-il à la petite bourgeoisie, et tout se déroulait dans le calme et l'apaisement le plus total lorsque Baptiste, un petit prédicateur d'appartenance à la branche modérée et progressiste de la mouvance Juté-Ocre-Antienne, s'avança sur l'estrade libérée comme prévu une minute auparavant par un autre membre de sa large corporation, juste devant le temple aux colonnades ouvertes par de larges marches occupées par une foule de dîneurs avachis.


Il attendit très spartiatement que l'ombre du cadran s'ajustât au cinquième rayon, et il entama sa harangue émoussée par la crainte d'être interrompu au passage d'une patrouille de vigiles sveltes. De la nouvelle tutelle du pouvoir vaincu de Ghsmon, le nouvel envahisseur dans l'annexion en cours de la civilisation gothèque dont Ghsmon, troisième ville de l'Empire, avait jadis été la première capitale, les gardes sveltes étaient comme qui dirait les brutes et les esclaves. Peuplades d'une enclave barbare et robuste colonisée par le Grand Empire, ils étaient envoyés à la suite du front afin d'occuper les territoires en cours d'annexion. Leur adaptabilité aux mœurs étrangères en faisait de très efficaces agents de transition afin de favoriser l'instauration des consulats dépêchés par le Grand Empire. « Ils sont les bras et les yeux de l'Empire des Ombres », chuchotait-on depuis lors dans les rues de Ghsmon.


Baptiste parla donc d'abord avec un tremblement dans la voix, mais cette malencontreuse oscillation mua vite en un trémolo d'émotion lorsque le public se mit à lui tendre l'oreille.


***


Brieu était installé dans l'ombre du piédestal de la statue centrale de l'édifice cultuel, il méditait les propos de son acolyte.


– Le Seigneur notre Père nous envoie son enfant fait homme sur la terre. Il est là, parmi nous, dans le ventre d'une sainte vierge qui l'enfantera dès demain… disait Baptiste.


« Il n'y a plus qu'à mettre le grappin dessus, pensait Brieu en apodose. Et le temps commence à nous manquer sérieusement. »


– … L'heure est grande de la communion des esprits terrestres et du Saint-Esprit. Il nous faut être prêts à relever à endosser la lourde tâche qu'il nous demande d'accomplir…


« Si seulement il nous donnait un signe, quelque chose de réellement tangible, pensa encore Brieu inquiet avant de quitter l'assemblée pour rejoindre leur ami Chars qui attendait la fin de l'homélie sur une petite terrasse en retrait de la grand’place.


Arrivé à sa table Brieu prit place avec une lourdeur lasse. Chars lui décocha un rapide regard interrogateur :


– Tu l'as entendu évoquer la naissance du messie ?

– Oui, Chars, et cela me poignarde de savoir que nous n'avons plus qu'un jour pour le dénicher.

– Laisse faire les jours, Brieu, mon ami. Le temps sert ce qui est fait avec lui…

– Mais nous n’avons aucune piste, aucune trace dans laquelle poser notre empreinte. Et les gardes sveltes ne faciliteront pas nos déplacements en dehors de Ghsmon le moment venu.

– Pour peu que ça soit le moment qui vienne…

– Que veux-tu dire ?

– Que c'est peut-être l'enfant qui nous parviendra de lui-même. Et ainsi il nous délivrera de notre mission afin que nous puissions nous consacrer à répandre la nouvelle de sa venue parmi les vivants.


Un petit torrent qui sortait des coteaux en amont était canalisé entre les dalles de la place, il chutait ensuite dans un petit déversoir qui l'amenait par-dessous les maisons rejoindre la rivière. Le clapotis léger imprégnait l'atmosphère des lieux en de musicaux et gouleyants clusters.


Brieu médita les étranges propos de son ami, l'éventualité de ne pas agir le plongeait dans une torpeur d'incertitudes.


– Ainsi le Saint-Esprit nous mettrait-il sur la voix de son Fils sans que nous ayons à aller vers lui ?


Chars se pencha en avant et par au-dessus de la tablée, il lui chuchota presque dans le trouble :


– As-tu déjà entendu parler de Zadok ?

– L'astronome qui vit au pied du mont Ghsmon, oui, bien sûr…

– Mathieu rapporte qu'il a fait une découverte extraordinaire cette nuit, le genre d'événement que l'on n’observe qu'une seule fois dans toute l'histoire de l'humanité. Pas de place permise à la coïncidence… Nous avons rendez-vous chez lui dès le coucher du soleil.


Sous le zénith hivernal et radieux, Batiste achevait lentement mais sûrement la bénédiction de son prêche sur la place publique.


***


Nous nous mîmes à l'abri de la foule béate dont Baptiste, Chars et Brieu n'avaient pas pour habitude de la haranguer afin d'obtenir quelques émoluments cultuels.


– Mathieu ! me lança Baptiste avec retenue.

– Mathieu ! renchérit Chars affectueusement.


Et presque ensemble :


– Nous avons grande hâte et nous exultons à l'idée que l'événement se soit probablement déjà annoncé.

– Brieu me proposait de nous mettre en route au plus tôt pour rallier le mont Ghsmon avant la soirée et être prêts à partir dès ce soir vers là où l'archange voudra bien nous guider, rétorquais-je, troublé devant la synchronisation cacophonique de mes amis.


Zadok, Zadok… était, si tant est qu'il est réellement d'exister lorsque l'on a rejoint tant que lui les corps célestes, Zadok était astronome et grand philosophe. Il était venu de loin, encore enfant, depuis les cantons les plus austères de l'Empire gothèque vers Ghsmon, demeurée la capitale culturelle après avoir perdu son statut de capitale historique, afin d'y étudier les sciences. « Tout cela, les guerres civiles au sujet de Ghsmon dans l'Empire gothèque, tous ces affrontements causèrent bien des maux à notre beau pays, disait-il dans son dernier manifeste, mais cela n'est rien en comparaison aux atrocités que l'Empire des Grandes Ombres fait planer sur chacun d'entre nous dans son invasion sanguinaire et dictatoriale de toute la péninsule Ocre-Antienne… » Il vivait désormais reculé dans l'observatoire naturel dont il avait investi secrètement le poste de garde creusé dans la roche au beau milieu de la falaise. Il était primordial pour lui de vivre en dehors de la connaissance des gardes sveltes qui l'auraient certainement déjà fait emprisonner, en tout état de cause. Le temps commençait sans doute à manquer dans la vie de ce grand savant pour lui laisser envisager de s'exiler à la cour d'une contrée plus pérenne. De là, pourtant, il avait sur la voûte nocturne une situation imprenable et travaillait à dominer l'arithmétique des systèmes planétaires comme jamais homme n'y prétendit…


– Vous voici, nous lança chaleureusement Zadok. Entrez et débarrassez-vous.

– L'Étoile nous amène, dirait-on, Mathieu nous a rejoints durant mon prêche, et nous a fait venir jusqu'à toi.

– Je ne suis pas sûr que nous ayons beaucoup de temps…

– Cela voudrait-il signifier que le Grand Empire est déjà informé de ce que tu t'apprêtes à nous révéler ?

– Le signe est extrêmement perceptible, il s'en suffit de fort peu de connaissances astronomiques pour le déceler, il est plus que probable que les marins du monde entier en fassent la découverte dans les nuits à venir… Le tout est de pouvoir interpréter le signe.

– … Et de savoir bien sûr qu'à la venue du Christ celui-ci correspond, enchaîna Brieu, le souffle court.

– … Bien sûr. Zadok se tourna vers la terrasse d'observation céleste façonnée au cœur de la falaise. Vous verrez dès cette nuit le scorpion de la nébuleuse du Crabe se rapprocher imperceptiblement d’Alpha du Centaure direction nord-ouest, cela est tout à fait irrationnel et ne peut relever que de l'intervention divine. Des calculs précis m'ont permis de rabattre la trajectoire décrite par ce rapprochement des astres jusqu'à un point donné. Non seulement celui-ci se situe bien à la surface terrestre, mais de plus, il se situe bien dans le royaume de Jutée, comme nous l'avait prédit l'oracle jadis, plus exactement dans une petite ferme isolée en périphérie du village de Becketaile. Là, vous devriez trouver l'enfant.

– N'est-ce pas présumer de l'érudition des Grandes Ombres que de leur estimer ce fait acquis ? demandai-je.

– Ah, Mathieu, je n'en jugerai pas ! se fendit Zadok, visiblement ému.

– Nous avons trois mules et pourrons être au lieu demain vers midi si nous partons dans l'heure, s'écria Chars avant de se tourner vers moi. Toi, Mathieu, tu devrais nous laisser partir avec Brieu et Baptiste, nous sommes jeunes, la double charge d'une mule nous ralentirait considérablement.


J'acquiesçai.


Ainsi je vous invite à lire le Livre de Baptiste pour connaître la suite du déroulement.


***


Livre de Baptiste I-II


Avant de lire l'épopée de mon récit, sachez, lecteur, que la cause est gagnée dès lors qu'elle s'aligne sur les faits, en tous autres cas elle est perdue ou à mener.


Lorsque j'étais enfant, la nouvelle était encore dans tous les esprits de l'apparition céleste qui prédisait la venue du Christ.


L'oracle apparut naguère à ceux qui se trouvaient sur la place du marché un dimanche matin en plein centre de Ghsmon, alors capitale de notre bel Empire gothèque. Et des anges descendirent le temps de donner à chacun présent des réponses aux raisons de leurs angoisses les plus méconnues. Il était question de marquer durablement les esprits, par cette révélation le Seigneur cherchait à s'assurer que personne ne manquerait l'arrivée sur terre de son Fils, hélas, la guerre civile gothèque puis l'invasion des Grandes Ombres en décidèrent autrement.


Moi ainsi que deux acolytes furent recrutés par Mathieu durant la deuxième partie de l'entre-guerres, celle-ci ayant alors encore lieu dans le nord du pays entre les cantons sécessionnistes et la nouvelle capitale de l'Empire gothèque.


Mathieu avait besoin de jeunes recrues afin de se trouver en assistance d'hommes à la force de l'âge lorsque viendrait le moment de la naissance divine. Il nous expliqua notre rôle primordial, notre quête devait être constante, la cause de tout un peuple aveuglé et noyé dans les guerres internes et taraudé par la menace toute proche des envahisseurs barbares.


Et ainsi nous investiguâmes la sphère sociale en tant que mouvance idéologique modérée afin de raviver la fois éteinte des masses tétanisées par le mal. Nous suivîmes les signes laissés par le Seigneur sans relâche notre vie durant et nous tinrent informés de la véracité de la moindre nouvelle sur le sujet par tous les moyens. Jusqu'à ce jour où nous laissâmes Mathieu derrière nous pour nous rendre en Jutée, au petit village de Becketaile, afin de célébrer la venue de l'enfant divin.


***


J'ai alors laissé notre vieux précepteur derrière moi sachant qu'il allait être assassiné sous peu. J'avais moi-même été enlevé la veille et amené devant les hauts représentants de l'Empire des Ombres en présence au consulat de Ghsmon. Les gardes sveltes m'avaient interrogé et j'en avais tenu secrète l'information auprès de mes amis.


Avant de quitter le repaire de Zadok, j'ai fait partir un hibou qu'ils m'avaient remis en prétextant que ma famille devait être avertie de mon voyage de plusieurs jours. Le hibou retourna au consulat des Grandes Ombres de Ghsmon avec les coordonnées de notre destination ainsi que l'indication de la présence clandestine à l'observatoire.


À notre arrivée, des gardes sveltes nous attendaient, ils emmenèrent Brieux et Chars pour les crucifier en place publique dans la nouvelle capitale, Mathieu les y rejoignit sous les mêmes auspices. Ensuite ils poignardèrent le petit messie à mort.


Je n'agissais pas exactement sous la contrainte.


Ce qu'ils m'avaient proposé pour que je participe à cette forfaiture n'était pas de la menace plus que de la torture, ils m'avaient simplement assuré que je serais proclamé messie… Ma notoriété de prédicateur et mon implication très étroite dans ce qui était la cause en question me laissaient croire qu'avec leur soutien, je parviendrais à occuper ce rôle saint.


Je suis né et n'ai vécu qu'à travers la certitude intime que mon destin serait de tout premier ordre dans l'épanouissement de notre humanité future. Très tôt, la mouvance Juté-Ocre-Antienne nous apparut le moyen le plus sûr de subsister en tant qu'entité humaniste dans le décor fanatique des courants de la pensée contemporaine. Qu'en eurent pensé Socrate et Aristote ? Peu m'importe. Le fait le plus avéré de ma grande foi en l'avenir est que j'écris ces mots, depuis le fond d'une cellule au consulat des Grandes Ombres, pour poser mes aveux de trahison, sans savoir s'ils vont me livrer à la mort.


 
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   Cox   
11/5/2024
trouve l'écriture
très perfectible
et
aime bien
Bonjour,

Ce texte ne m'a pas déplu, quoiqu'il m'ait troublé pour plusieurs raisons. Il y a un mélange de trucs qui me plaisent bien et d'éléments qui me laissent beaucoup moins convaincu.
Au sortir des deux premiers paragraphes, j'ai eu l'impression d'un décor très bien planté. En quelques petites touches, l'auteur avait réussi à suggérer une ville médiévale vivante et pittoresque que je visualisais bien. Le texte partait gagnant.

Et puis vient:
"Ainsi le ciment prenait-il dans la grande bassine du seigneur, le peuple sympathisait-il à la petite bourgeoisie, et tout se déroulait dans le calme et l'apaisement le plus total"
Outre la construction bizarre et la grammaire chancelante, le tableau bien évoqué jusqu'ici verse d'un coup dans l'explicatif. On marque une pause dans l'élégance pour faire état de la sociologie de la ville avec, je trouve, une certaine lourdeur comparée à l'évocation plus organique et fluide qu'on avait précédemment. Ah.
Bizarre, bizarre.

L'auteur arrive ensuite à évoquer des tas de petits éléments qui se rattachent à des culture fictives (ou semi-fictives) mais crédibles, et suggère des relations entre nations à la complexité bien mesurée pour une courte nouvelle. Pas si facile! Sympa.
Oui, mais le style se fait très lourd et on commence à trouver pas mal de maladresses:
"un petit prédicateur d'appartenance à la branche modéré"
"Il attendit très spartiatement" (ce n'est pas vraiment le sens du mot)
" Ainsi le ciment (…) avachis " -> une seule phrase bien trop longue.
Bizarre, bizarre.

Puis soudain, le texte nous balance un revirement narratif dans la figure, choisissant de passer à la première personne en plein milieu du récit! Choix calculé pour dérouter le lecteur ou grosse bévue? Ca pourrait être un "plot twist stylistique" intéressant si c'était utilisé à bon escient mais je n'en vois pas le but pour l'instant. Je suis confus. Le mélange de la mythologie chrétienne avec un univers fictif commence à me troubler. Je reconnais des noms détournés (comme la Jutée qui titille mon humour de collégien attardé), mais je manque de culture pour savoir si tout est imprégné de références historiques.
Bizarre, bizarre.

Mais la fin me surprend! Je ne m'y attendais pas. Peut-être après tout que la brusque irruption de la première personne dans le récit était calculée, comme pour annoncer sa place d'intrus, de Judas?? Si oui, chapeau bas. Mais les nombreuses maladresses d'écriture m, ont fait douter de cette solution très classe. Le revirement a fonctionné pour moi en tout cas, malgré un texte qui commençait à me laisser sur le bord de la route par son écriture trop approximative.
Bizarre, bizarre.

Je ressors avec l'impression tenace d'avoir lu un auteur qui cherche à tout prix à faire du style sans que ce soit très maîtrisé. Nombre de maladresses ou lourdeurs se rattachent à cette impression, je ne peux pas les relever toutes, c'est vraiment un sentiment d'ensemble:
- De la nouvelle tutelle du pouvoir vaincu de Ghsmon, le nouvel envahisseur dans l'annexion en cours de la civilisation Gothèque dont Ghsmon, troisième ville de l'empire, avait jadis été la première capitale, les gardes Sveltes étaient comme qui dirait les brutes et les esclaves -> La construction me semble fautive, elle est en tout cas peu claire et très lourde
- Il nous faut être prêt à relever à endosser la lourde tâche
- Pas de place permise à la coïncidence
- Nous nous mîmes à l'abri de la foule béate dont Baptiste, Chars et - Brieu n'avait pas pour habitude de la haranguer afin d'obtenir quelques émoluments cultuels.
- Zadok, Zadok ... était, si tant est qu'il est réellement d'exister lorsque l'on a rejoint tant que lui les corps célestes, -> le mot "possible" a été oublié, mais même avec ça reste faible et bancal
- Mathieu avait besoin de jeune recrue afin de se trouver en assistance d'homme à la force de l'âge


Bon nombre de ces exemples pourraient être formulés beaucoup plus clairement et simplement. J'ai eu l'impression que l'auteur essayait de se forger un style original soit en surchargeant, soit en remplaçant les mots attendus par d'autres beaucoup moins pertinents. Exemple: il avait sur la voûte nocturne une situation imprenable. La "vue imprenable sur..." aura sans doute parue trop éculée à l'auteur alors il a remplacé le mot par un autre... Mais c'est pas comme ça que ça marche, une écriture cohérente.

Pour moi, ce texte bénéficierait infiniment d'une réécriture dont les mots d'ordre seraient simplicité et naturel. L'histoire est sympathique et je la suivrai volontiers si elle était racontée simplement, sans artifices d'expression.
Je reste assez troublé par ces éléments dans la nouvelle, mais au final je dois reconnaître que ce texte m'aura stimulé et aura titillé ma curiosité de lire les retours de l'auteur. Et finalement, un texte qui évoque quelque chose chez son lecteur, c'est bien l'important. Alors je pense que j'aime bien!

   Robot   
30/5/2024
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Intéressé par l'histoire qui nous est proposé comme une adaptation fictive d'un nouveau récit biblique j'avoue avois décroché à plusieurs reprises.

J'ai été désorienté par le style parfois confus comme ce passage inattendu à la 1ère personne.

J'ai été rebuté par les phrases à rallonge, "Dans la rue fermant l'axe du croisement, une ruelle relativement plus inclinée, parcourue de terrasses nivelées sur lesquelles des hommes, en costumes et chapeaux traditionnels pour la plupart, discutaient des nouvelles de la dernière heure, assis derrière des balustrades métalliques, des gamins faisaient rouler des vessies de porc dans la pente bordée d'escaliers en guise de trottoir." OUFFFE !

Je me suis perdu dans les constructions maladroites "Zadok, Zadok… était, si tant est qu'il est réellement d'exister lorsque l'on a rejoint tant que lui les corps célestes"

Ces éléments structurels qu'il m'a fallu réinterpréter pour ma compréhension m'ont découragé. Je n'ai pas tout relevé, seulement quelques exemples de ce qui m'a gêné.
J'ai lu jusqu'au bout mais avec peine pour parvenir à saisir la cohérence du récit compte tenue de ses défauts littéraires.

En résumé une idée de récit attirante gâchée par l'étrangeté et la sophistication de l'expression trop souvent confuse.

   hersen   
2/6/2024
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
J'ai été intéressée par cette vision revue et corrigée, le travail sur les sons pour dire des noms sans les dire est assez réussi, car l'auteur arrive à planter un décor et nous sommes sans cesse rattachés, par ces mots, à un récit biblique... qui tient la route.
Par contre, le texte m'a paru un peu long, sans doute parce que parfois peu clair. J'ai dû relire certains passages, et le nombre de personnages, élevé pour une nouvelle, n'a pas arrangé les choses.
Je pense qu'une réécriture en se focalisant sur plus de clarté serait très bénéfique au texte.

Je salue cependant l'idée !


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