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Sentimental/Romanesque
costic : Quartier d'enfer
 Publié le 13/10/10  -  17 commentaires  -  6547 caractères  -  89 lectures    Autres textes du même auteur

De l’adaptation design du mobilier urbain.


Quartier d'enfer


Je contemplais le capteur solaire des voisins en me laissant absorber par le scintillement des plaques photovoltaïques. Peu à peu la lumière s’est transformée, le crépuscule, lentement, a effacé les formes. Une lune rousse a émergé des nuages. Depuis l’espace, un homme, peut-être, contemplait le clair de terre. Je me suis concentré sur cette vision parabolique, j’imaginais mon alter ego flottant. Isolé, comme lui, j’acceptais mon sort, heureux de ne pas avoir ma place parmi les autres.


Puis j’ai observé les invités à travers la porte-fenêtre. Les amis de ma femme étaient toujours là. Je les examinais comme des germes à travers un microscope. Ils allaient et venaient, souriaient, d’un sourire de dents, artificiel. En fait, on voyait bien qu’ils s’emmerdaient. Nicole s’agitait. Finalement elle avait bien fait de m’enfermer sur le balcon. Il faisait un peu frais, mais, bon, j’étais tranquille. Puis elle m’avait quand même laissé ma bouteille, ma fée verte, mon absinthe miraculeuse. Dans la famille, on se noyait de père en fils. Comment lutter contre un atavisme aussi puissant ? La façon de se noyer ne regardait que moi.


Nicole s’est approchée du balcon, je n’avais aucune envie d’être délivré, pas déjà ! Alors j’ai bu ostensiblement une nouvelle rasade. Elle s’est éloignée en soupirant. J’ai pu poursuivre mes rêveries.


Puis les invités sont partis. Nicole n’ouvrait toujours pas la fenêtre et sans un mot elle a commencé à ranger le désordre, puis elle a disparu dans la chambre. Elle m’avait oublié.


C’était pas si grave. Ce soir, je n’aurai pas à me battre pour ouvrir le canapé du salon. Je m’étais toujours demandé pourquoi ce genre de canapé s’appelait « clic-clac ». Pour le clic OK, mais pour le clac c’était une autre histoire ! Il ne me fallait pas moins d’un quart d’heure, tous les soirs, pour parvenir à rabattre la seconde partie du matelas.


Pour l’heure je devais trouver une autre solution. Le balcon était un peu étroit pour y passer la nuit. Deux étages plus bas, la rue, éclairée par des lampadaires était déserte. Personne ne pouvait sonner et réveiller Nicole. Pour me donner du courage, j’ai bu une lampée de ma fiole et j’ai enjambé la rambarde du balcon, j’ai saisi la gouttière, je me suis laissé glisser, mes mains brûlaient.


Quand je me suis retrouvé dans la rue, je n’étais pas très fier.

J’avais l’impression de redevenir un ado fugueur avec juste quelques kilos en plus. Je me suis mis à marcher, en appuyant bien sur les talons pour ne pas perdre l’équilibre. Soudain, j’ai eu envie de m’allonger, il me fallait trouver un abri.


Ma rue était constituée de petits immeubles de trois ou quatre étages. Je me suis arrêté sous le premier porche. Une ampoule s’est allumée toute seule. Une jardinière de galets bien ronds s’est mise à onduler. J’étais comme hypnotisé, attiré par cette mer de bulles. Quand j’ai essayé de m’y coucher j’ai compris que la vraie fonction de cette décoration était de repousser d’éventuels dormeurs des rues et que l’effet psychotrope de l’absinthe ne rendait pas ma vision bien claire. Je me suis armé de courage et j’ai continué. L’immeuble suivant avait opté, afin de neutraliser son entrée, pour des plans savamment inclinés. Leurs formes douces laissaient imaginer un accueil moelleux, reposant. Je me suis donc adossé sur ces faux oreillers géants. J’ai vite compris que je ne pourrais pas rester ainsi, penché comme un pin parasol exposé au vent du nord, plus de cinq minutes.


Sans beaucoup d’espoir je me suis rendu sous la porte de l’immeuble en face.

Là, un tapis de verdure m’attendait. Le vert apaisant, comme de velours, occupait une surface rectangulaire d’au moins deux mètres sur deux. Un lit idéal. Mais je me suis méfié. J’ai commencé par tâter le pré. J’ai bien fait : deux aiguilles acérées sont rentrées dans la paume de ma main. Des cactus ! Des putains de cactus ! J’habitais dans un quartier plein de pièges tordus !

Ça ressemblait tellement à Nicole de vouloir vivre au milieu d’une prolifération de formes esthétiques répulsives !


Il ne me restait plus qu’à tenter les bancs du parc. J’y avais vu des tas de gens assis, des mères surtout, ça devait suffire pour y passer le reste de la nuit et pouvoir enfin m’abandonner à mes rêves colorés. Je suis parti à l’assaut des grilles un peu glissantes mais de petite taille. J’avais de la chance dans mon malheur : après tout, j’aurais pu me retrouver au pied d’un mur hérissé de tessons de bouteilles acérés… J’ai vite repéré un banc, de loin, il semblait prendre une douche : des particules jaunâtres et aériennes ruisselaient dans les limites d’un triangle de lumière sale. Je m’y suis dirigé, envisageant déjà le côté positif de l’objet : il avait l’air d’un clic-clac déjà ouvert, ses boudins rebondis luisaient sous le lampadaire, l’aspect bois le rendait presque chaleureux. Mais j’avais sous-estimé les ingénieurs ergonomes : l’arrondi, invisible de loin, interdisait toute possibilité de s’allonger. Je suis reparti comme un automate vers le banc au bout de l’allée. Il semblait assez plat, du même plastique imitation bois que le précédent, mais il était muni d’un dossier. L’espoir renaissait. Je me suis assis. Pas de piqûre, pas de proéminence inconfortable. J’ai respiré profondément et me suis laissé tomber sur le côté. C’est là que je me suis rendu compte que le banc était coupé en deux par un accoudoir métallique qui sciait les côtes. Je pense que je m’y suis endormi quelques minutes. C’est à ce moment-là que j’ai dû faire ce rêve bizarre, dans lequel un magicien maladroit me sciait en deux parties égales.


Réveillé, résigné, endolori j’ai dû me résoudre à reprendre la route.

Tout le quartier était équipé d’un mobilier d’enfer, d’enfer pour les sans-abri. Les plasticiens avaient su rivaliser d’imagination pour inventer les aménagements les plus inconfortables possible. Ils avaient vraiment fait preuve d’une indéniable inventivité pour rendre invisible la misère.

Il ne s’agissait plus de franche agressivité, de piques et de pointes moyenâgeuses, mais de jardin de cactus, de plage de galets, de barres métalliques, de grilles qui enferment du vide.


J’habitais, sans en avoir conscience, un enfer pour les indigents miteux, les misérables, les perdus, les minables. Non, la rue n’était plus à tout le monde. La rue n’était plus qu’à eux, les nantis, les prospères, les opulents.

Il ne me restait plus qu’à rejoindre la périphérie.

La chemise sur mon corps flottait. J’ai caressé les courbes douces de ma flasque vide, j’avais soif.


 
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   doianM   
4/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un "flash", une photo d'un environement urbain qui nous cache ses raisons pragmatiques sous un aspect agréable.
Le narrateur nous l'apprend à partir d'une petite expérience de SDF.

C'est bien écrit. Le prétexte de cette excursion dans un domaine familier, soudainement devenu hostile, est peut-être léger. Mais dans les conventins du récit on l'accepte facilement.

Le texte ne manque pas d'humour.

Développant davantage il aurait pu s'engager dans l'idée générale de "la misère qui se cache souvent sous le beau".

Texte qui pourrait se situer dans la catégorie "Dissertations" ou "Humour".

Bonne continuation.

   Anonyme   
5/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le style est agréable, mais le fond me laisse très dubitatif. Comparer la richesse à des mobiliers urbains, je trouve ça un peu trop simple pour ma part. Partant de là je trouve l'histoire trop évidente dans sa narration.
A revoi je crois.

   Anonyme   
6/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

je me souviens avoir vu récemment un reportage sur la façon dont les architectes urbanistes sont désormais sensibilisés au phénomène des sdf et à la façon de concevoir effectivement des mobiliers dissuasifs. Il y a une chanson de bénabar aussi qui y fait une brève allusion...

J'aime bien le personnage décrit, ce glissement social qui s'opère en même temps que la dégringolade dans la rue et cette prise de conscience. J'aime le regard désenchanté, contemplatif et un peu imbibé que l'auteur a su lui donner.

Je déplore cependant qu'on manque d'info sur la déliquescence du couple. Nicole est ce qu'elle est, l'a toujours été semble-t-il. Quant à lui, l'alcoolisme est présenté comme un héritage familial. Pourtant, ils se sont rencontrés, aimés, mariés en tout cas. On peut donc supposer qu'il a appartenu à ce monde-là, lui aussi (malgré le peu qu'on sait d'elle, on n'imagine pas Nicole s'éprendre d'un raté affiché). J'aurais aimé que la rupture soit évoquée, ce qui l'a conduit à décrocher de ce monde bourgeois et qu'il juge affecté, de retourner à son atavisme, à sa vue fataliste et contemplative de l'univers.

C'est ce qui manque pour moi dans ce portrait d'un homme blessé. Muzil disait que les hommes n'étaient qu'un désarroi sur pattes, ce portrait attachant le confirme.

L'écriture a le mérite d'être simple et de savoir se faire oublier pour servir le propos. J'ai tiqué sur une ou deux virgules, mais je suppose qu'elles seront corrigées avant publication, si...

Ah oui, quand même, je croyais que l'absinthe était interdite de nos jours. On peut encore s'en procurer ? (le mec intéressé...) :-)

Bonne continuation
Jphil

   jaimme   
13/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Un instantané de la vie. J'aime le fait que le héros ne soit pas cet homme et son histoire personnelle. Le tout était de comprendre (à mon sens) que tout est fait pour l'exclusion de l'exclu.
Et exclu cet homme en est un. Alors de là à généraliser... A chacun de.
L'écriture est soignée, intéressante. Une petite longueur sur la partie dans le parc, rien de bien grave.
Nouvelle riche et originale.
Merci.

   alvinabec   
13/10/2010
Style fluide, plaisant à lire.
La chute gagnerait sans doute à être plus insolite.

   Niels   
13/10/2010
Oui, la narration est très agréable ; parfaitement fluide ; quelques tournures très chouettes.


À la première lecture, j'ai eu une drôle d'impression au début ; j'ai beaucoup aimé le premier paragraphe, et puis au deuxième, je me suis demandé ce qui se passait ; le changement de ton et de caractère m'a arrêté dans la lecture, et j'ai été obligé de reprendre le récit avec un autre point de vue (donc ça, ça m'a agacé).

Passé cela, j'ai lu avec plaisir.


Un peu déçu du manque de surprise global. On sent assez vite arriver le côté "protest-song", et on ne s'en détache pas ; mais c'est un choix assumé, donc c'est bien aussi.


J'ai trouvé un peu curieux la "vision parabolique" du début, et le choix du mot "atavisme" qui pèse à mon avis bien plus lourd que ce qu'il décrit ici (même si, bien sûr, l'alcoolisme est loin d'être la joie).


J'ai beaucoup aimé "La façon de se noyer ne regardait que moi." ; et la situation du couple, comme le côté avec lequel la prend le héros, m'ont bien plu aussi.

   Jagger   
13/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une tranche de vie intéressante à lire, une aventure urbaine sympathique qui pose un constat dérangeant, qu'il est plus facile de faire des banc anti SDF que des accès handicapé. Le texte est donc plus "politique" qu'il n'y parait.
Merci

   Anonyme   
13/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'écriture est fluide, l'idée sympathique.

Cette descente dans les strates de la société pour se représenter la réalité d'un SDF et des difficultés de sa situation est plutôt bien décrite.

La fin pourrait être un peu plus travaillée, une chute serait du plus bel effet.

Seul la phrase "En fait, on voyait bien qu’ils s’emmerdaient" m'a laissé un peu dubitatif, l'homme est sur le balcon à cause de son alcoolisme mais pourquoi les amis de sa femme son si artificiel? Cela serait à développer à mon avis.

   alpy   
14/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour costic,

Un récit sympa sur la créativité des architectes urbanistes.
L'écriture est correcte et se laisse lire facilement.

J'aurais aimé un peu plus de travail sur l'introduction et la fin.

Bonne continuation,
Alpy

   Anonyme   
15/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Clic-clac. Un texte lu à la même vitesse que le déploiement de ces canapés dont le seul objet est de vous faire passer une mauvaise nuit. Ou alors si tu préfères à la même vitesse que le héros de cette aventure urbanistique met à descendre son flacon d'absinthe ou la gouttière. Un bon moment donc, passé à déambuler nuitamment dans les avenues et le parc de cette ville si peu accueillante aux âmes errantes.

   emi   
16/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Le point de départ est insolite : le mari bouclé sur le balcon pendant que madame reçoit les invités. Pourquoi en sont-ils arrivés là? On aimerait le savoir.
Puis vient l'errance nocturne; les dispositifs pour repousser les SDF sont bien réels.
L'écriture est est simple, agréable, avec des notations piquantes: il examinait les invités «comme des germes à travers un microscope. »
Une remarque; l'absinthe est maintenant permise, elle est débarassée de la molécule qui attaque le cerveau

   Perle-Hingaud   
17/10/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Encore une nouvelle de costic, et un ton, une ambiance que j’aime particulièrement. Un personnage juste un peu « décalé », à côté de sa vie, de sa femme, des amis –qui ne sont finalement que ceux de son épouse… Un portrait très attachant. Ce qui fait en outre la force de ce récit, c’est à mon avis le fait que le narrateur ne reste pas sur des considérations nombrilistes, que la gêne ressentie dans son « confort » personnel débouche sur une découverte du monde de l’autre, celui qui est, lui aussi, « juste à côté ». Tout cela dans une langue très fluide, maîtrisée, non dénuée de cet humour un peu désespéré si élégant.
Merci pour cette belle lecture. Il ne manque plus qu’une histoire plus longue, plus fouillée, plus construite, pour lire du très bon.

   Anonyme   
18/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
C'est pas mal écrit. C'est fluide. Ca ne cherche pas l'effet à tout prix. Malgré tout, il y a quelques petites formules qui me plaisent, comme par exemple ce trait d'humour discret : "[...] il avait l’air d’un clic-clac déjà ouvert [...]".
Donc, côté écriture, ça me plait plutôt bien.

Par contre, sur le fond, je ne suis pas du tout séduit.
Je pensais d'abord que le type observait un appartement en face du sien, l'appartement de son ex qui l'avait largué.
Ensuite, on apprend que le type a été "exfermé" par sa femme sur le balcon. OK... pourquoi pas... ça peut faire quelque chose de rigolo aussi. Je pensais qu'on en apprendrait sur les problèmes du couple et qu'on se lancerait dans une situation insolite.
Et puis, finalement, que nenni ! Rien de tout ça. Le type erre dans son quartier pour se rendre compte que le monde est dur pour les exclus. Bon, je crache pas sur le thème, hein !.... mais je trouve que ce début alléchant laisse rapidement place à quelque chose d'assez mièvre et de peu de goût. Du coup, on se demande même ce que ce début vient faire là.

J'ai noté un petit souci de temps, me semble-t-il, ici : "Ce soir, je n’aurai pas à me battre pour ouvrir le canapé du salon"
Pourquoi le futur ?

Je retiendrai malgré tout cette écriture qui me plait assez et que j'ai déjà trouvée plaisante dans d'autres textes du même auteur.

EDIT:
J'ai lu le commentaire de Jaimme. Effectivement, il y a le parrallèle entre l'exclusion du héros et celle des SDF. C'était sans doute ça, alors, l'intention prêtée au début du texte. Me reste malgré tout cette sensation d'avoir été alléché par le début et très déçu par la suite.

   marogne   
31/10/2010
 a aimé ce texte 
Un peu
Oui, oui, oui….

Mais … c’est un nanti ce monsieur, un opulent, il y habite dans ce quartier, c’est un ivrogne c’est tout, même si un ivrogne bourgeois. Et là, la critique tombe un peu à côté. Pour décrire la situation des sans-abri, en tout cas pour y essayer la critique, il me semble que le point de vue choisi n’est pas adapté. Peut-être parce que je viens de finir « Melancholia » de Murakami ?

Cela donne de plus un ton humoristique à la nouvelle, pourquoi pas d’ailleurs, mais la conclusion alors, qui se veut sérieuse détonne et devient déplacée.

Non, je n’ai pas vraiment accroché, tant pis pour le soulard bourgeois, et dommage pour ceux qui souffrent dans les rues.

   Anonyme   
6/11/2010
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Très agréable lecture.
Le récit avance sur la pointe des pieds vers une chute inattendue. J'ai apprécié ce personnage à l'ivresse lucide qui malgré sa vision déformée par l'absinthe voit si juste.
Un détail : est-il vraiment possible de se laisser glisser en s'accrochant à ces engins plastifiés tout compte fait assez fragiles ?

Je trouve le début - ce silence sur les rapports entre le héros et sa... - très bon. Cette situation au départ, en soi pathétique, particulièrement visuelle qui conduit à une autre, plus rude, permettant au héros une saine relativisation.
J'aime également l'économie de la plume. Peu de mots pour dire et décrire ce qu'on ne veut plus voir.

   misumena   
6/11/2010
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir, Costic,

Je ne voulais pas rester sur mon commentaire de "Résurgences", j'ai donc fondu sur cette nouvelle comme la misère sur le pauvre monde (ha ha, de circonstance).
Bonne nouvelle : j'ai trouvé le style de celle-ci plus abouti. Je ne vous assommerai donc pas de mes chichis de lectrice énervée.
Sur le fond, j'ai bien aimé le début, car j'y trouve la promesse d'une histoire, et j'aime bien les histoires. La deuxième partie, descriptive, m'a laissée sur ma soif. Non que le sujet soit mauvais, au contraire. Je le verrais même bien en noir et blanc, dans un bon vieux Charlot ! Mais le problème (pour moi), c'est qu'elle n'est que descriptive, ce qui aurait pu passer avec une vraie chute, et non une morale.

Merci tout de même pour le "film" (car votre description est suffisamment bien menée pour que je puisse dessiner tout ce joli, inconfortable et très chic environnement urbain).

   Flupke   
12/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, avec son protagoniste déjanté et ses visions subjectives.

Il ne me restait plus qu’à rejoindre la périphérie. - pas très clair ce que l'on entend par là ?

bien aimé : Dans la famille, on se noyait de père en fils. Comment lutter contre un atavisme aussi puissant ? La façon de se noyer ne regardait que moi. Mais quand on y réfléchit bien c'est dingues les excuses que certaines personnes vont chercher pour se justifier.

J'ai souri en lisant. Malgré le texte court le "vagabond-sédentaire" est bien campé.

Amicalement,

Flupke


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