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Aventure/Epopée
Cyberalx : Tort heros
 Publié le 19/06/07  -  18 commentaires  -  6452 caractères  -  34 lectures    Autres textes du même auteur

Une corrida légendaire...


Tort heros


Il était une fois, un enfant dans la Camargue.


Ce jeune fils du soleil voyait chaque jour comme une bénédiction : les chevaux blancs, les taureaux et les flamants roses. Son pays - il en était convaincu sans même en avoir vu un autre - était le plus beau pays du monde.


Cet enfant grandit dans un ranch, sa passion pour les chevaux ne tarda pas à faire du bruit parmi les gens des villages alentour, car il devint un cavalier talentueux dès son plus jeune âge.


Il n’était rien qu’un homme pût faire sur un cheval qui ne soit à sa portée.

Il se levait à l’heure où le soleil méditerranéen ne forme qu’un mince aperçu de disque rouge à l’Ouest, et il montait à cheval, à cru, simplement heureux.


C’était aussi un travailleur forcené, il savait s’occuper des blessures animales et ne rechignait pas, même devant des tâches qui eurent rebuté plus d’un Cow-boy confirmé, il faisait la fierté de sa famille.


Et partout alentour, même au-delà, on murmurait qu’il deviendrait sans doute un des plus grands Toreros que le monde ait connu.


Car plus l’enfant s’éloignait de l’enfance pour devenir un homme, plus il devenait fort et courageux.


Sa bravoure en toutes circonstances et sa force légendaire laissaient en effet présager un avenir des plus glorieux pour lui.

Il s’illustra en effet comme l’un des plus grands toreros de l’Histoire : devenant Matador plus rapidement que quiconque avant lui.


Mais il était solitaire, peu de gens pouvaient se targuer d’être ses amis, et les plus belles filles de la région n’éveillaient pas en lui les regards escomptés.

En guise d’amis, notre jeune homme préférait les bêtes : vivantes et fougueuses, comme lui.


Il passait ses journées à parler aux chevaux et aux taureaux, en fait, il était le seul être humain à pouvoir approcher l’immense Juan : le taureau le plus redouté de toute la Camargue, le plus admiré aussi.


Juan était un taureau aussi majestueux que terrifiant, sa robe noire luisait du plus bel éclat et ses muscles saillaient de façon presque violente à chacun de ses pas.

Certains villageois racontaient même qu’ils auraient vu des flammes s’échapper de son mufle lorsque l’animal était en pleine course et que son grondement furieux résonnait des Saintes-Maries-de-la-Mer à Arles.


En fallait-il plus pour que les aficionados de corridas se prennent à rêver à l’affrontement entre le jeune homme et la bête ?


Ne serait-ce pas formidable si lors d’une corrida, notre fils du soleil affrontait le plus colossal des taureaux du Sud ?


De bruits de couloir en murmures,

De murmures en paroles,

De bouche d’homme à oreille de maire…


L’affaire fut décidée.


Les arènes sont bondées, les gens sont venus en masse assister au combat du siècle.


Le Tercio de pique est l’entrée en matière de la « lidia » : le matador leurre le taureau avec la « cape de Brega » afin de jauger ses réactions.

Il est aidé en cela par les « peones » qui attirent le taureau aux quatre coins de l’arène.


Mais Juan ne bouge pas.


Il se contente de fixer les peones d’un regard d’où s’échappent les braises du feu de l’enfer.

Les peones sont tétanisés par la peur, l’un d’eux s’évanouit même en approchant le taureau de trop près, un autre s’enfuit en hurlant. L’ambiance est si tendue que les « picadors » à cheval font leur entrée plus tôt que prévu.


Ceux-ci ne brillent pas plus face à la montagne de muscles et de colère : chaque picador se contente du nombre minimum de piques à l’aide de la « puya », leur terreur est si visible que chose rare : on entend des rires de moquerie dans la foule.


Les picadors font de leur mieux pour ne pas repartir la tête basse, mais les quelques huées et rires qu’ils entendent leur font hâter le trot pour laisser la place au deuxième Tercio :


Le Tercio de Banderilles.


Notre jeune torero, fidèle à lui-même : avance d’un pas décidé vers Juan, les premières banderilles sont rapidement plantées dans le dos de Juan, le torero semble deviner chaque mouvement de Juan et il anticipe à chaque fois avec une facilité déconcertante, s’écartant au tout dernier moment, flirtant de si près avec les cornes gigantesques qu’on pourrait croire que taureau et torero sont en train de danser un tango.


Devant le spectacle d’une telle maestria, la foule revigorée pousse des hurlements de joie.


Le dernier Tercio est la Faena de Muleta.


Le torero tient la muleta : cape rouge sang bordée d’or, dans sa main gauche.

Personne n’a jamais vu un tel spectacle : Juan, à peine fatigué par les deux premiers Tercio, fonce à pleine vitesse sur le jeune matador et celui-ci l’évite invariablement au tout dernier instant, caressant au passage la robe noire du taureau.


Puis arrive le moment tant attendu : l’estocade, la mise à mort qui donne au matador sa raison d’être.

Au centre de l’arène, notre jeune ami, les yeux braqués sur la bête.


Juan racle le sol avec ses pattes, il pousse un grondement qui fait trembler les pierres ancestrales de l’édifice entier, la foule se tait, elle est terrifiée, fascinée.


Ils sont splendides, tous les deux, immobiles, se regardant comme s’ils étaient seuls.

Et Juan charge.

De larges nuages de poussière se soulèvent à chaque contact de la bête au sol, le sol qui tremble pour de bon, à l’unisson du cœur de la foule avide de sang, au fond.


La charge est surpuissante, on dirait que le taureau sait qu’il joue sa dernière carte et qu’il mise tout sur cet ultime élan.


Prêt à planter sa lame meurtrière, le héros se campe fermement sur ses deux pieds, face au taureau, sans l’ombre d’une hésitation dans le regard.

La foule pousse un cri d’admiration devant tant de courage.


« À mort ! »


Scande la foule,


« À mort ! »


Des pères de famille aux yeux exorbités, des jolies villageoises aux manières autrement plus douces d’accoutumée.


« À mort ! »


Le contact va avoir lieu d’une seconde à l’autre, le peuple est à l’affût du sang.

Et enfin, l’histoire se transforme en légende.


Car l’enfant devenu homme, celui qui aimait tant son pays, les chevaux, les taureaux et les flamants roses…


Cet enfant, pose son arme au sol.

Cet enfant déboutonne sa veste de Matador.

Et il offre sa poitrine au taureau en pleine course…


Je sais, je ne vous ai pas donné le nom du jeune homme,

Et je ne vous le donnerai pas.


Car s’il a donné sa vie pour celle d’un taureau, combien de taureaux dont vous vous rappelez le nom en ont fait autant pour un homme ?


 
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   Anonyme   
19/6/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Difficile de mettre une note sur une nouvelle comme celle la, un aficionado de toros mettra une belle note, un anti-corrida en mettra une autre.
Il n'est reste pas moins l'esprit passionnel , les couleurs, qui se dégagent et qui donne une réelle intensité. Quant à la chute ,elle reste philosophique et donne à réfléchir. Etant du sud et accros des férias de BEZIERS, entr'autres, je ne reste vraiment pas insensible.
Hay que bailar de nuevo, y mataremos otros...
Otras vidas y otros toros
y mataremos otros
venga, venga bailar....

   Pat   
19/6/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Au début je me suis dit : mais qu'est-ce qu'il fout Cyberalx... J'aime pas la corrida... Et puis le charme a opéré et j'ai accroché à l'histoire. Il y a plein de termes que je ne comprends pas. Mais ce n'est finalement pas dérangeant. J'aime bien le renversement de perspective dans lequel le personnage laisse la part belle au taureau qui l'a bien mérité.... C'est bien écrit : rythmé (j'adore les phrases courtes, percutantes qui laissent un espace pour le lecteur), les descriptions sont précises (on voit très bien les scènes), les images sont belles ("fils du soleil"; "la montagne de muscles et de colère " etc.). Vraiment il y a de la diversité dans tes écrits...

Quelques chipouilles par-ci, par-là, histoire de ne pas rester que dans l'éloge : "des jolies villageoises aux manières autrement plus douces d’accoutumée." (un peu lourd). Je trouve aussi que le taureau est mieux décrit physiquement que le personnage (tu parles davantage de sa personnalité, son comportement... )

   Tchollos   
20/6/2007
C'est un texte plutôt complexe, sur le fond je veux dire. Tu nous ouvres les méandres de ton imagination et ca bouillonne grave là dedans. Tu mixes parfaitement les émotions, il n'y a ni bons ni méchants, tu renvois simplement le lecteur à sa propre réflexion sur le sujet. L'envolée poétique finale, très symbolique aussi, me trouble. Je ne sais pas si j'aime ou non. Tout le texte est baignée comme ça dans une sorte de suréalisme, presque de conte.

Donc en gros, j'ai aimé : le style, irréprochable ou alors faudrait décortiquer comme un fou et le fond, qui évite les facilités.

   Ten   
21/6/2007
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle. Le style est riche, le fond reste simple, sans phrases inutiles. On voit que le récit est maîtrisé par l'auteur, un peu comme dans une corrida ;)
J'ai moins aimé la fin, qui se transforme un peu en acte ultra héroïque. La petite "morale" est cependant bien trouvée.

   Athanor   
21/6/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Voici un texte qu'il faut sans doute prendre à un degré d'initié malgré quelques minimes cagades de langage ou tournure.
Les paroles d'une chanson connue évoquées par le lecteur anonyme dans les commentaires donnent la touche finale pour ce qui est de la position du taureau face à l'homme.
Chevaux blancs, taureaux et flamants roses (éléments poétiques) se mèlent aux matador, muleta, lidia et autre faena (éléments violents) et j'aime cet assemblage. Il y en a pour tous les goûts et j'aime ça.
Je dirais même que je me suis vu avec le torero, devant une caméra et un cinéaste car cette nouvelle, un peu plus approfondie, pourrait faire un film.
Par contre, pour mettre un bémol, je trouve le titre inaproprié.

   Ama   
22/6/2007
C'est une chute intéressante, les taureaux qui auraient des sentiments humains, tels que se donner, se laisser mourir, par amour. C'est bien écrit. En tout, c'est un petit texte sympa, qui se verrait bien dans un recueil de courtes nouvelles, du même style.

J'adore :

"De bruits de couloir en murmures,
De murmures en paroles,
De bouche d’homme à oreille de maire…

L’affaire fut décidée."

   Togna   
23/6/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"l’estocade, la mise à mort qui donne au matador sa raison d’être.
Au centre de l’arène, notre jeune ami, les yeux braqués sur la bête."
C'est Hugolien.
J'ai un instant pensé à la chanson de Ferra :
"Les belles étrangères qui vont aux corridas
Et qui se pâment d'aise devant la muleta..."
Non initié, La chûte, une fois de plus, me laisse dubitatif devant le cruel dilemme.

   Ninjavert   
2/7/2007
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Poignante histoire, que celle-ci. Peu féru des corridas et autres spectacle où l'on aime que la mort se donne en spectacle, j'ai comme les autres bien accroché cette petite nouvelle.

Le style est maîtrisé, et on sent que tu connais ton sujet. Comme Pat, beaucoup de termes m'ont échappé et j'ai eu la flemme d'en chercher le sens exact sur le net, mais la chose est suffisament bien décrite pour que ça n'occasionne aucune perte de sens.

Le vocabulaire est très imagé, avec des formules puissantes et efficaces qui font naître plein de couleurs dans nos petites têtes.

Une phrase qui m'a toutefois semblée étrange : "Il se levait à l’heure où le soleil méditerranéen ne forme qu’un mince aperçu de disque rouge à l’Ouest..." > Soit notre héros est du genre noctambule, soit le soleil a changé son sens de rotation parceque jusqu'à preuve du contraire, en Camargue comme à Paris, il se lève à l'est :)

Sur le fond la morale se révèle pertinente sans être trop prise de tête. Toutefois, j'avoue avoir nettement préféré la forme (dans son intensité, la force de ses formules et de ses images) que le fond, qui sans me laisser indifférent ne m'a pas autant fait vibrer.

En tout cas bravo, tu nous as montré une fois de plus que tu avais plusieurs cordes à ton arc !

   oxoyoz   
5/7/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
un texte agréable à lire, les yeux glisse sur les phrases, tellement que j'ai bien failli rater mon train, assis devant une tasse de café à te lire.
Juste une répétition qui aurait pu être évité : "[...]poussière se soulève à chaque contact de la bête au sol, le sol qui tremble [...]"
Le vocabulaire précis crée un ambiance authentique (même si on ne connaît pas tous les termes), il y a un ton de légende et de poésie qui se dégage. Tu es fidèle à toi même dans la fin, et comme je commence à te connaître, elle (la fin) ne m'a pas surpris. Cela dit l'effet est bien rendu, et le message passe, sans la moindre lourdeur. J'ai aimé aussi quand tu décris le "fanatisme" de la foule, sans caricature.

   Maëlle   
1/9/2007
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'aime énormement la conclusion.

Mais j'ai eu du mal, beaucoup de mal, à arriver jusque là.

Il n'y a pas de paragraphes dans ce texte. Seulement des phrases. Il se trouve que du coup j'ai eu mal aux yeux (je ne sais pas pourquoi, ça ne m'arrive pas d'habitude), et du mal à suivre le texte.

Mais si on excepte le souci physique, moi, quand je change de paragraphe, je fais une coupure mentale. Mon esprit se dit: on change. De point de vue, de moment, d'ambiance, de n'importe quoi mais: on change. S'il y a pas de chaNgement je suis perdue Si en plus ça recommence à chaque phrase, je ne sais plus ce que je suis en train de lire. donc, on change.

Or, dans ce texte là, il y a quand même quelques passages qui sont sur une action continue. Le passage sur les picadors, par exemple. Mais seulement celui là.

Alors en arriére plan, oui, j'ai reperé pas mal de choses, mais ma focale de lectrice était inréglable.

   Bidis   
2/9/2007
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Entre poème et conte, l'écriture est splendide.
Contrairement à Maelle, j'ai lu cela d'un trait et la fin m'a laissée toute déconcertée.
Mais j'ai pensé à la seule corrida que j'ai vue de ma vie avec El Cordobes (parce qu'on m'y avait invitée) et je me rends compte que, bien que je me cachais les yeux pour ne pas voir, je n'ai pas un instant pensé vraiment au taureau. Cette nouvelle m'y a fait réfléchir et pour la première fois, j'ai mal aux corridas.

   Anonyme   
2/9/2007
J'ai pris plaisir à lire.

Difficile d'apprécier un sujet que j'adore.
Certes ici la forme 'nouvelle' ne permet pas toujours toutes les fantaisies du style.
Hum..la corrida!
Comment faire que les mots mêlent poussière et sang, or et mouvement, rouge et tranchant de l'épée sous la muleta..
Ici de très belles expressions donnent le sens "fils du soleil", braises du feu de l'enfer"...

"Ils sont splendides, tous les deux, immobiles, se regardant comme s’ils étaient seuls."

La mise à mort est un peu rapide (sans doute un choix). Pourtant. Le temps devrait se ralentir, les détails créer l'effet dramatique.
Mais bon..

J'avoue que le sujet n'est pas facile, pour m'y être frotté..

Publié le 19 juin?

Comme quoi, il faut soit fouiller les anciennes nouvelles, ou suivre Bidis ou Maëlle ;)

   Twinkle   
19/10/2007
J'ai beaucoup aimé la description de la corrida, mais je ne comprends pas la fin: son sacrifice est inutile puisque de toutes façons le taureau sera tué !

Cette phrase surtout me laisse perplexe:
"Car s’il a donné sa vie pour celle d’un taureau, combien de taureaux dont vous vous rappelez le nom en ont fait autant pour un homme ?" : aucun, est-ce une raison pour priver un homme de nom?

   widjet   
24/5/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Tout comme Twinkle la dernière phrase m'a abasourdi ! Désolé Cyber...mais pourquoi diable l'avoir mise rendant le final involontairement drôle alors que le texte entier est doté d'une certaine émotion ? C'est très étrange....

Sinon, globalement j'ai plutot apprécié la nouvelle même si j'aurai souhaité que le personnage soit encore plus travaillé, plus dense. L'affrontement est assez intense, des détails sont bien placés pour donner une ambiance éléctrique à cet affrontement (qui arrive trop vite je trouve), mais là aussi et compte tenu du talent de cet auteur, j'aurai voulu encore plus de précisions pour augmenter ce climat poussièreux, chaud et sanglant.

Sans dégager la force que j'attendais d'un sujet aussi puissant et viscéral que la corrida (avec cet autre degré de lecture qu'est cette dualité Homme/Animal), le texte se lit très bien et reste de bonne qualité.

Widjet

   lotus   
11/7/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Comme promis, Cyberalx, je suis venue lire une des nouvelles...

J'ai choisi celle-ci et ,pourtant , je ne te cache pas que je suis profondément contre les corridas vu mon profond respect envers l'animal en général.

Ton écriture est agréable, soignée et vivante.J'ai vu le sang couler, entendu crier ces gens excités par la violence du combat, et même croisé le regard du taureau, imaginé cet enfant déboutonnant sa chemise...

La fin est superbe ...ta phrase devrait figurer sur les murs des arènes.

Je te dis bravo et merci pour l'émotion...
lotus

   xuanvincent   
19/7/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bien que n'appréciant pas particulièrement les corridas, j'ai été intéressée par cette nouvelle.

Sur la forme, j'ai été un peu surprise par la brièveté des paragraphes, qui auraient peut-être pu être un peu plus compacts, en réunissant ceux parlant d'idées proches.

Le texte, rédigé entièrement au présent après un début de narration au passé (peut-être qu'il aurait été préférable de faire un paragraphe pour mieux marquer le changement de temps ?), me paraît rendre plus vivant l'histoire.

Petits détails :
"l’enfant s’éloignait de l’enfance" : me paraît redondant, "garçon" par exemple aurait pu être utilisé ;
"La charge est surpuissante" (j'aurais peut-être préféré tout simplement quelque chose comme "puissante").

Le fait que le jeune homme reste sans nom, tandis que le taureau porte un nom d'homme (bien espagnol), a retenu mon attention.

La fin m'a plu.

   Flupke   
4/1/2009
Désolé mais je n'ai pas trop accroché sur cette nouvelle. Le ton est davantage poétique que réaliste. Quand à la chute, pas trop marché non plus car vu l'étrangeté du protagoniste, j'ai subbodoré le drame final peu réaliste. M'a fait penser au vidéoclip de « sans logique ».

   Anonyme   
17/2/2009
C'est documenté.
Le titre de la nouvelle est un jeu de mots que je n'ai saisi qu'en lisant le texte.
"En guise d’amis, notre jeune homme préférait les bêtes : vivantes et fougueuses, comme lui", les femmes le sont ou le deviennent quand elles sont amoureuses, aussi d'autres qualificatifs, plus tangents, quant aux caractéristiques des femmes, passeraient mieux.
"... avance d’un pas décidé vers Juan, les premières banderilles sont rapidement plantées dans le dos de Juan, le torero semble deviner chaque mouvement de Juan..." Hommage, martèlement ou répétition ?
La toute dernière phrase me fait connaître l'avis de l'auteur concernant la corrida.
Quant au sacrifice de l'homme, il ne sert que son ego surdimensionné : son nom, du fait de son acte, restera dans les mémoires.
"... Et partout alentours, même au-delà, on murmurait qu’il deviendrait sans doute un des plus grands Toreros que le monde ait connu...."


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