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Sentimental/Romanesque
Donaldo75 : Ooh Ooh Baby Baby
 Publié le 13/10/19  -  17 commentaires  -  5206 caractères  -  115 lectures    Autres textes du même auteur

« Ooh Ooh Baby Baby » scandaient les choristes du ténébreux George Michael lors du concert MTV de 1996 : https://www.youtube.com/watch?v=2bXcR8iMtBI


Ooh Ooh Baby Baby


« Ooh Ooh Baby Baby » scandaient les choristes du ténébreux George Michael, tandis que je remuais mon corps devant l’écran de télévision. Je me voyais grand, beau, brun, un dieu parmi les mortels. Soudain, la sonnerie retentit. Je maudis intérieurement Danny, Olger et Vera, me levai et ouvris à mes visiteurs.


— Salut Ricky, beugla Danny. Prêt pour la fiesta du gros Francky ?

— Ouah, c’est George Michael sur MTV, cria Vera. Il est trop canon ! Tu avais enregistré l’émission ?

— Groumpf, rota Olger, un reste de ses origines bavaroises.


Danny ne me laissa pas le temps de répondre. Il se dirigea vers mon frigo, en sortit deux packs de bière et servit la communauté. Vera en profita pour planter le matériel sur la table. Olger se posa lourdement dans le sofa.


— Voyons ce que nous a rapporté notre copine punk, siffla Danny comme si les Stups avaient truffé mon studio de micros.

— Ricky, j’ai besoin de couper la mousse avec un truc léger, précisa Vera. Tu peux me trouver ça ?


Vera joua au petit chimiste, avec l’assistance d’Olger et Danny. Je fournis le produit demandé plus quelques ingrédients pour faire passer la mixture concoctée par le trio. Un quart d’heure plus tard, nous étions en train de téter du buvard, de boire du jus de tomates en version Jimi Hendrix, devant le divin George Michael. La cassette se termina sur le générique de la chaîne américaine. Olger était déjà parti dans des considérations stratosphériques sur la musique modale, au risque de provoquer Vera, une fan absolue des groupes nihilistes post-punk. Danny et moi dansions au milieu du salon, avec des centaines de jeunes filles en fleurs et d’éphèbes grecs. La descente dans le monde réel, où dominait le bruit de la plomberie, ne calma pas mes ardeurs. Au contraire, j’avais envie d’en découdre avec le gris.


— On s’arrache !

— On n’a pas fini, pleurnicha Olger.

— Tu trouveras des philosophes chez Francky, ironisa Vera. En plus, il y aura des munitions, et du lourd.


Le décollage prit des allures quantiques. Je me retrouvai dans la voiture de Danny, à côté de Vera devenue chatte en chaleur et derrière Olger, parti dans un monologue abscons. Vera me léchait le cou en ronronnant, tandis que Danny riait sans raison. Les feux de circulation s’affichaient en continu dans les lumières de la ville, le macadam luisait comme une mer huileuse et les rares passants ressemblaient à des sémaphores perdus au milieu de nulle part. Soudain, Danny freina. Nous étions arrivés chez le gros Francky. Vera me rendit ma langue et remonta ma braguette. Olger ferma son moulin à paroles. Danny cria.


Bizarrement, Francky me parut maigrelet. Il me sourit de mille dents cariées et m’invita à tester ses nouveaux produits, tandis qu’Olger et Danny se précipitèrent sur le bar. Vera disparut dans le vide intersidéral, en comète imprévisible et destinée à brûler ses derniers restes d’humanité.


— Tu vas adorer cet arrivage du Mexique, se vanta Francky.

— Tu as perdu du poids, ou je rêve ?

— Oui.

— Tu te piques ?

— On dirait ma mère, avec ses questions à deux balles.

— Putain, tu crains, mec. On va se faire repérer par les bleus si tu touches à l’héroïne. Notre petite chimie ne les intéresse pas encore, mais là, ils vont nous tomber dessus.

— Casse-toi, si tu fais dans ton froc.

— Tu crains trop, Francky.


Mon instinct de survie me commanda de déguerpir au plus vite, de quitter le Titanic avant de me prendre un iceberg en pleine face. Mon cerveau reptilien me donna le courage de résister à la tentation d’un dernier trip à l’acide. Je plantai Francky dans son cagibi de junkie et me lançai à la quête de mes amis. Olger expliquait le dodécaphonisme à une grosse blonde chargée au chanvre indien. Danny se dandinait contre un clone de David Bowie, en essayant de lui fourrer sa langue dans la bouche.


— On se barre d’ici, criai-je à Olger.

— Non.

— Quoi, non ?

— Je suis bien, là.

— Tu veux manger de la dinde au dessert, c’est ça ?

— Lâche-moi, Ricky !


Danny refusa également de quitter sa future conquête du soir. Il me signifia son congé, d’un majeur pointé vers le haut, un signe fort élégant de sa part. Je n’insistai pas. « Des paroles rondes n’entrent pas dans des oreilles carrées » m’avait appris un vieux Chinois, lors d’un séjour dans une fumerie d’opium de Portobello. Je décidai de retrouver Vera pour la ramener dans mon univers protégé où George Michael chantait « Star People » en boucle sur MTV, loin des vapeurs grises du fog londonien et de l’inconscience de Francky le camé. La suite se déroula dans la brume lysergique, avec des bruits de klaxon et le clapotis de talons aiguilles sur le bitume.


« Ooh Ooh Baby Baby » ululait une triplette de choristes à tête de chouette. George Michael tapait dans ses mains, un os à la main en guise de micro. Son magnifique sourire brillait comme un astre au milieu de son visage décharné. Mon studio prenait des airs de crypte gothique. Le tapis indien était jonché de bouteilles vides et de morceaux de buvard. Je me retournai sur le sofa et vit l’inimitable Vera, plus belle que jamais malgré sa teinte bleue et ses yeux révulsés. Je la pris dans mes bras. Pour elle, le monde ne serait plus jamais gris.


 
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   ANIMAL   
8/9/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Je n'ai pris aucun plaisir à lire ce texte qui n'a rien à faire dans sentimental/romanesque. Quel intérêt à lire les délires de drogués? Aucun pour ma part. Si au moins cela faisait partie d'un texte plus long, policier par exemple, une telle scène aurait pu se justifier. Mais là, c'est une non-histoire qui ne semble écrite que pour faire l'apologie des camés.
Et la chute n'en est pas une ; l'overdose est le risque le plus courant de décès des drogués.
Reste le style. C'est bien écrit et c'est la seule qualité que je trouve à cette nouvelle. L'auteur peut faire beaucoup mieux avec un vrai sujet.
Là, ce n'est pas pour moi, désolée.

en EL

   maria   
14/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,

Une nouvelle admirablement bien écrite.

Le thème de la drogue, des drogues, pardon, une fin tragique ; et pourtant, exhale du texte, de la douceur.

Un très bon moment de lecture.

Merci pour le partage et bonne chance.
Seulement pour la forme, car ton texte ne peut être que très bien accueilli.

   thierry   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah c'est beau quand c'est libre ! C'est encore mieux quand c'est contraint, maîtrisé. Et c'est très réussi, bravo !
j'ai entendu du George Michael, vu la nuit, j'ai eu peur de la catastrophe très tôt et sentit la lourdeur de la mort dans la légèreté des mots.
Bon après on peut toujours demander plus d'épaisseur, plus d'intrigue, plus de ceci ou de cela mais ça m'a suffi. Je suis juste étonné de retrouver un "quantique" à cette époque mais j'ai adoré le "Groumpf, rota Olger, un reste de ses origines bavaroises" j'en ris encore (et je vous le vole pour une prochaine discussion entre potes).
Merci !

   Dugenou   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
J'ignorais qu'on risquait de faire une overdose avec du LSD... en fait, je crois bien que c'est impossible. Ou alors il y a un détail que tu ne mentionnes pas. Si j'ai bien compris, seul Franky touche à l'héroïne, pas le quatuor principal de ton texte...

La fin fait vraiment trop cliché, c'est dommage, le reste du texte est intéressant.

Merci pour le partage, à te relire.

   Corto   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
On n'est pas ici dans la grande littérature.
Cette historiette semble poussée à la vaille-que-vaille, sans grande ambition quant à la construction ou à la vraisemblance.

Mais au fond pourquoi pas ?

Le déroulement vite fait bien fait ne vise pas le Goncourt: "Nous étions arrivés chez le gros Francky. Vera me rendit ma langue et remonta ma braguette. Olger ferma son moulin à paroles. Danny cria."

Le thème quant à lui, ne cherche pas le premier prix d'originalité.

Un moment de distraction et puis s'en va...

   plumette   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une nouvelle d'athmosphère très réussie.
un bon tempo, une harmonie entre fond et forme, le tout sur un sujet qui peut faire polémique.
peut-être un peu trop de personnage à mon goût sur un format si court.
je ne suis pas très au fait des produits " stupéfiants" mais qu'importe !
j'ai adoré "Véra me rendit ma langue et remonta ma braguette" et la fin de Véra m'a attrapée par surprise. Un texte dont je me souviendrai.

   Luz   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Donaldo,

C'est plein d'humour et la fin tombe, glaçante. Le contraste est saisissant.
Je ne connaissais ni le « Ooh Ooh Baby Baby » ni George Michael. Je me suis arrêté à Georges Brassens.
J'ai un problème avec mon côté math qui ressort de temps en temps (heureusement de moins en moins souvent) : « des paroles rondes n’entrent pas dans des oreilles carrées » ; c'est pas plutôt l'inverse ? (Lol bof, on dira que c'est ma participation à l'humour de cette nouvelle).
En tout cas, bravo, j'ai vraiment beaucoup aimé ; ça frôle le génie ou on est en plein dedans, je sais pas...

Bonne soirée.

Luz

   Tiramisu   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Bon, je suis restée en dehors. Cela vient peut être de la musique que je n'entends pas, avec le son, cela passerait mieux, sans doute.

Des personnages qui s'éclatent, oui...trop nombreux, on n'a pas le temps de faire connaissance.

Des mots savants comme lysergique ou le dodécaphonisme qui font bizarre dans l'ambiance de délirium...
Cela me semble artificiel, pas qu'à cause des paradis ...

Ce que l'on voit à travers le narrateur est froidement observé comme si lui n'avait rien consommé.

Même au bout de la seconde lecture, je n'accroche pas, cela sera pour une prochaine fois, car l'écriture reste de qualité.

   Cat   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Donaldo,

Immergée dans un univers qui m'est totalement étranger, grâce à un début engageant j'ai suivi avec curiosité cette descente aux enfers de quatre ''amis'' dans un soir de défonce.

Le style est accrocheur, et puis je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai dans l'idée que des camés qui aiment George Michael ne peuvent être que des gentils camés...

L'écriture est agréable, même si un brin saccadée par endroit, qui donne une impression ''d'écrit à la va-vite''. Quelques traits d'esprit m'ont fait sourire (les origines bavaroises du "groumpf" d'Olger, par exemple). Dans son ensemble elle colle au milieu où évolue le récit, et elle est suffisamment prenante pour m'aguicher et m'entraîner.

M'entraîner, oui, mais vers où ?

Et c'est là où le bât blesse, car à la suite de cette intéressante entrée en matière j'aurais aimé une histoire digne de ce nom. Alors qu'ici il n'est question que d'une mise en bouche.

Vous me direz, je n'ai qu'à la prendre pour une tranche de vie saisie sur le vif, et puis basta !...

Oui, mais non... Je trouve dommage qu'avec le potentiel qui se dégage ici vous n’ayez pas fouillé davantage.

Alors, puisque l'auteur semble laisser les lecteurs libres d'imaginer, je ne me suis pas gênée pour épiloguer à ma façon.

Ainsi, j'ai compris que le narrateur ayant enfin pris conscience du monde de merde dans lequel il évolue, a décidé de ramener son microcosme à la raison. Il réussit seulement avec Vera. Et lorsqu'il dit que pour elle "le monde ne sera plus jamais gris", je comprends qu'il va faire en sorte de le lui rendre rose. Na !...

Bien sûr, ce n'est pas cet optimisme là que je vais noter, car il n'est que le mien et je doute qu'il soit le bon (vous me le confirmerez ou pas), c'est surtout parce que je reste frustrée par ce manque de vraie histoire.

Ça commençait bien pourtant, et vous aviez matière à en créer une du tonnerre de Zeus. Du genre, une descente de police qui tourne mal ; un super héros qui arrive et lave tout ce foutu bordel au karcher. Non, là je déconne... C'est vous qui êtes au gouvernail, après tout !

Merci pour ce moment de lecture, même si maintenant, un peu dépitée, il ne me reste plus que l'eau à la bouche...

Argh... je n'arrive pas encore à entrer totalement dans votre univers, nous en sommes à un chouïa, mais... persistez, car vous m'aurez un jour, vous m'aurez !... ;-)


Cat

   hersen   
14/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
la bande de potes camés est très bien décrite, la vivacité du récit correspond tout à fait à des déjantés chargés; Mais il leur reste ce côté sympathique, amical.
Gros Franky détonne, il est le sans scrupule, dans l'histoire, le "froid";

Et Vera a sans doute la plus belle épitaphe qu'on ait pu lui offrir : sa vie ne sera plus jamais grise.
Le narrateur est le "sage" dans la bande, le seul sans doute à être capable de raconter (ce qui demande des moyens, malgré tout)

Tu as choisi que l'histoire tourne court avec la mort de Vera. Je suis d'accord, ça fait son effet. Mais la distance, l'indifférence presque du narrateur mériterait (pour moi) de développer un poil plus.
Ce n'était pas ton idée, n'en parlons plus :))

L'écriture bataille entre du pur bande et du plus haut vol. cela fait un mélange, je n'ose dire cocktail, très vivant, mais surtout donne un peu une part de mystère à ce narrateur. (mais n'en parlons plus... :))

   Alcirion   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Donaldo,

C'est frais, rigolo, le texte se laisse lire facilement. Les personnages sont un peu caricaturaux, mais comme on est dans une ambiance foutraque, ils se prêtent assez bien au récit.

L'ambiance années quatre-vingt est importante je pense, puisque si je me projette un peu en arrière, je me dis que ce genre de personnages, marginaux et fondamentalement naïfs, existent moins dans la société actuelle.

J'ai d'ailleurs pensé à Brett Easton Ellis, dont le "Moins que zéro" m'avait marqué à l'époque. Et à Burrough pour "Le festin nu" et "Junky". Ici, l'ambiance est moins grave, le texte rapide avec beaucoup de micro-phrases contribue à alimenter le récit échevelé.

Bonne continuation !

   Shepard   
15/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce texte parle si on connait un peu, autrement il est facile d’y avoir une réaction épidermique (la drogue, c’est mal, on sait… mais ça n’empêche pas d’écrire dessus… non ?). Personnellement je connais très bien, sans m’expliquer plus en détails.

Donc qu’est-ce que je peux dire sur ce texte ? C’est une sorte de satyre, je pense, un peu visuelle mais pas tant que ça puisque c’est parfois 'facile' (le décollage quantique ? ça serait pas un moyen d'abréger ?) D'accord, c’est très difficile de décrire les effets des hallucinogènes… un film qui y arrive très bien : Le loup de Wallstreet. Je trouve qu’ici l’espace-temps est toujours un peu trop concret.

Le problème avec ces histoires c’est que ça s’arrête en queue de poisson, parce qu’on ne peut pas vraiment aller autre part. L’une abuse, et calanche sur le canapé, ça aurait pu être triste mais en fait, c’est pas plus mal.

L’écriture reste haute en couleur et c’est ça, le texte. Pour cette raison, je serais allé beaucoup plus loin dans le délire, plus précisément et moins vague. En fait, c'est un peu sage tout ça ! J'aurais bien voulu l'entendre, le délire stratosphérique sur la musique modale...

J’aime bien les paroles rondes dans les oreilles carrées, effectivement…

   grandin   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bien écrit. Trop bien, peut-être. Cet univers glauque donne la nausée,
pourtant pris par le récit, je n'ai pu renoncer à la lecture. Sans doute le style.
J'avais pressenti le décès de Vera, en espérant un dénouement moins noir.

   Malitorne   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Sur Oniris les auteurs sont trop sages, trop conformistes, tentent de jouer avec les interdits mais rentrent vite dans le rang, apeurés par leur propre audace. Surtout ne pas faire de vagues ! Il n’y a pas longtemps j’ai lu une nouvelle au fort potentiel subversif, un vieux qui fantasmait sur les jeunes femmes. On n’était pas loin du Lolita de Stanley Kubrick, avec tout ce qu’il fallait pour secouer la bonne moralité bourgeoise. L’auteur allant même jusqu’à la proposition par la jeune femme d’une union charnelle. Patatras, le vieux refuse, préférant conserver des rapports platoniques. Ouf, la morale est sauve ! P’tain, on a eu peur…
C’est pareil Donaldo avec votre texte marrant, plein d’entrain, au style incisif. Oui la drogue c’est l’éclate, rien de mieux pour faire la fête et s’échapper de ce monde de merde ! Non on n’est pas forcé de devenir dépendant ou de mourir d’une overdose. Pourquoi êtes vous tombé dans la triste moralité de papa ? C’était si scandaleux que ça d’affirmer que se défoncer la tête c’est parfois bon et qu’on peut très bien continuer son existence après ?

   Donaldo75   
17/10/2019

   Perle-Hingaud   
17/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Hello Don,

On en a déjà discuté, alors je ne vais pas revenir en détail, mais à la relecture, ce texte est vraiment dans ta "veine américaine", et j'aime bien ce traitement. Court et percutant, pas de dénonciation mais un instantané d'une société en quête… ou en perte de, je ne sais pas. Le détachement du narrateur est très représentatif d'une certain style de narration, qui te convient bien.
Pour moi, les références musicales ancrent ce texte dans les années 80, (ok, j'ai regardé, Star People, c'est 96), mais peu importe. Il y a du style dans ces lignes. Vraiment, va lire "Moi, tout craché." Je ne sais pas si tes personnages n'ont pas vieilli aujourd'hui, mais après tout, quelle importance là aussi ? ;)

   solo974   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Don,
J'aime beaucoup ta nouvelle.
Le lien musical joint à l'incipit, tout d'abord, m'a énormément plu.
J'ai également apprécié les dialogues : vifs, parfois drôles, ils donnent du rythme à ton texte - ce qui constitue un gros plus à mes yeux. Le choix des verbes déclaratifs ("beugla", "cria", "rota", "siffla", "pleurnicha") est, de plus, particulièrement judicieux car il permet de mieux cerner la personnalité des différents protagonistes.
La chute m'a personnellement beaucoup émue.
Bravo et excellente continuation !


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