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Science-fiction
Donaldo75 : Puzzle
 Publié le 24/05/17  -  16 commentaires  -  5945 caractères  -  111 lectures    Autres textes du même auteur

Un jour, j'ai voulu revoir mon passé.


Puzzle


Un puzzle sonore envahit mon cortex. Je sais que c’est un des effets du voyage à travers le temps. Le désordre visuel vient s’ajouter au déluge de sons. Je n’ai jamais vécu un tel trip, même lors de mes années de délire et d’interdit lysergique. La réalité explose. Je ne vois plus mon corps. Un paysage commence à prendre forme. Il me semble familier. Des adolescents apparaissent, certains à vélo, d’autres à pied, tous sur la même route bordée de petites maisons identiques.


— Dépêche-toi, Donald, on va arriver en retard au bahut, crie une petite blonde.


Au bout de la rue se dresse un bâtiment octogonal, rouge brique, une construction digne des années soixante-dix, quand le vingtième siècle tentait de s’afficher fonctionnel. Des groupes se rejoignent devant un portail métallique. Ils semblent heureux de se revoir. La petite blonde apparait à son tour, perchée sur sa selle. Elle attend un autre adolescent. Il ne parait pas pressé de rentrer dans l’octogone de pierre.


— Tant pis, je rentre, tu t’expliqueras avec la prof de physique, lâche-t-elle.

— Rien à foutre. Laisse-moi vivre, mi- portion, réplique l’autre.

— Je t’aurai prévenu. Tu vas encore te prendre quatre heures de colle.


Le paysage change. Un nouveau puzzle, fait de sons et de lumière, de formes et de volumes, déchire mon cerveau. Je ne peux toujours pas trouver mon corps. Spectateur impuissant d’une scène déjà vue, je commence à maudire mon expérience du voyage temporel. Je ne me rappelle pas pourquoi j’ai choisi l’année 1979 et ce bled où j’ai passé mon enfance. Pourtant, et je n’ai aucune excuse, mon instructeur m’a prévenu des risques à remonter dans sa propre histoire, son passé personnel, surtout pour une première fois. Je vais devoir expliquer tout ça à notre psychothérapeute, la grosse dame à lunettes préposée aux tests en couleurs et aux questions à deux sous. Je la vois déjà, assise sur sa petite chaise noire.


— Alors, Donald, vous n’en avez fait qu’à votre tête, pour changer. Vous êtes allé à la recherche de votre paradis perdu, celui de votre adolescence.

— Ce n’est pas interdit, que je sache.

— Non. On vous l’a juste déconseillé.

— J’ai signé un papier. Vous êtes dédouanée, si je crame un fusible.

— Qu’est-ce que vous avez éprouvé à la vue de votre ancien collège, de vos camarades de classe ?


Je n’imagine pas ma réponse. Me voir presque quarante ans en arrière sent l’irréel. La petite blonde me rappelle vaguement quelqu’un dont j’ai oublié le nom. Elle n’a pas dû compter, ni en bien, ni en mal. Juste une ombre dans la vallée de mes souvenirs. Il faut être soit borné soit psychothérapeute pour croire qu’un être humain peut répondre simplement à une telle question. J’éprouve des sentiments contraires. J’ai envie de pleurer, crier, chanter, parler avec les autres collégiens. Je sais bien que tout est réel, de la rue au bâtiment octogonal. Mon cerveau n’est pas en train de magnifier un passé à moitié oublié, de changer une histoire banale en film de la Nouvelle Vague, avec des dialogues bien écrits, des bouts de pensées, des images à gogo et la voix off d’un Jean-Pierre Léaud trop content de s’écouter gloser. J’assiste simplement à une tranche de ma vie d’avant, celle où j’avais les cheveux longs, des baskets et des jeans, de mes premiers émois amoureux et des envies d’absolu.


Je vis un cours de physique. Le professeur, la trentaine, avec une allure de mémé, gère de manière presque militaire un troupeau de jeunes humains. Certains l’écoutent avec une ferveur quasi religieuse. D’autres tentent de bavarder dans son dos, avant de s’incliner devant l’autorité et le rappel à l’ordre. La petite blonde écrit sagement dans son cahier, d’une écriture ronde et bien calligraphiée. De temps en temps, elle jette un œil mouillé vers son camarade de paillasse, le roi des heures de colle. Ces deux-là ne sont pas faits pour vivre ensemble. Pourtant, mystère de l’alchimie sentimentale, le duo fonctionne à merveille. Le rebelle relance la machine à envoyer des cœurs, en sortant une blague décalée ou en répondant parfaitement à une question ardue de l’enseignante. La sage le réprimande en silence, lui sourit doucement puis reprend sa posture de bonne élève.


La cloche résonne. Je suppose que c’est la fin du cours, le signal d’aller vers une autre destination, de continuer l’apprentissage des symboles et des codes de notre société. Le rebelle et la sage rangent leurs affaires, dans une chorégraphie agréable, presque intuitive. J’ai envie qu’il lui prenne la main, qu’il l’emmène loin de l’octogone de brique. « Partez, prenez vos vélos et roulez jusqu’à l’épuisement ! » s’affiche en quatre par trois sur mon écran cérébral. Je sais qu’ils ne m’entendent pas, mais j’essaie quand même. Le passé n’est pas fait pour être changé. Le rebelle et la sage vont passer l’année scolaire à se tourner autour, mettre des mois avant d’échanger leur premier baiser et se dire qu’ils s’aiment. Il est trop tard, ou trop tôt. Leur chemin est tracé. Lui, il va quitter le collège fin juin, parce que ses parents vont déménager. Elle, je ne sais pas ce qui va lui arriver, comment elle va prendre le départ de son amour. J’espère seulement qu’elle va survivre, rencontrer un gentil garçon, pondre une ribambelle de gamins et s’épanouir dans son rôle de maman.


Le puzzle explose. Ce n’est plus un trip à l’acide, juste une horrible migraine. Je n’ai pas envie de chanter, crier ou pleurer. Les pièces du passé ne peuvent pas se recoller. C’est un fait. La meilleure théorie des cordes, le plus beau multivers ne changent rien à l’affaire. La psychothérapeute a raison. Je suis à la recherche du paradis perdu parce que je ne veux pas croire à l’enfer, celui des adultes, de la science forcément exacte et des gens responsables. Voyager dans le temps m’importe peu. J’ai juste envie de revivre des moments oubliés, de ressentir des émotions abandonnées depuis longtemps. Le voyage est futile. Je le sais.


 
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   Bidis   
24/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
« "— Qu’est-ce que vous avez éprouvé à la vue de votre ancien collège, de vos camarades de classe ? " […] Il faut être soit borné soit psychothérapeute pour croire qu’un être humain peut répondre simplement à une telle question. »
Eh bien, soit ! je suis bornée, puisque je ne suis pas psy. Mais je pense que revoir une période de sa jeunesse ne peut engendrer qu’un sentiment de dérisoire, de nostalgie, de regret et au pire un bouleversement de l’estime de soi selon ce que l’on est devenu.
En fait, j'ai trouvé l'argument de ce texte tout à fait intéressant, je regrette même que cette idée ne me soit jamais venue. Mais quel pauvre puzzle, l’auteur nous offre-t-il ici !!! C’était le lieu d’anecdotes, vraies ou inventées, peut-être aussi d’allusions à ce que les personnages sont devenus ou susceptibles de devenir. Le narrateur a la cinquantaine ais-je cru comprendre. A cet âge-là, on fait la part des choses. Alors, quel risque ? Ç’aurait peut-être pu être mieux, c’aurait sans doute pu être pire. Tout dépend des cartes que l’on avait dans son jeu. Et s'il est vrai que l’âge adulte peut avoir des aspects durs, effrayants, inéluctables dans le pire des cas, cela non plus ne transparaît pas dans votre récit.
Bref une écriture agréable à suivre pour le traitement à mon estime très faible d’une idée que je trouve brillante.

   vendularge   
25/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonsoir Donaldo75,

L'idee est interessante mais je trouve le dėveloppement un peu court et sans intrigue particulière qui pourrait capter l'attention du lecteur. Ça ressemble à une séance d'hypnose avec un retour sur une période précise. Bref, je ne suis pas convaincue cette fois, peut-être l'auteur, évoque t-il quelque chose de tout à fait personnel...qui nous échappe et qui ressemble peu à le production habituelle..

A vous relire
vendularge

   Brume   
25/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Donaldo75

Le narrateur fait un voyage dans le temps, j'imagine grâce à un truc ultra technologique, pour retrouver des émotions perdues, son innocence. Je trouve le personnage assez énigmatique. Il ne se livre pas.

Je trouve que l'histoire manque de consistance, trop d'ellipses. J'aurais aimé en quelques lignes connaître la raison du mal-être du narrateur, même si la fin le révèle en filigrane. Mais je sais pas il manque un petit quelque chose. Peut-être aurais -je préféré que le narrateur se livre un peu plus.

La petite fille blonde doit avoir une importance pour le narrateur malgré qu'il pense " qu'elle n'a pas dû compter, ni en bien, ni en mal "

Petite question : il n'y aurait pas une erreur au paragraphe 4 : "Laisse -moi vivre, mi -portion" - je connais l'expression demi -portion, mais mi-portion je ne connais pas.

   David   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Donaldo75,

C'est un peu un alibi il me semble la science fiction pour ce qui pourrait plus simplement se décrire comme une mélancolie :

"Lui, il va quitter le collège fin juin, parce que ses parents vont déménager. Elle, je ne sais pas ce qui va lui arriver, comment elle va prendre le départ de son amour."

Par exemple, ces voyages dans le temps pourraient laisser des traces seulement visibles par les voyageurs, comme des traces de pas violettes, et le narrateur en proie à sa mélancolie aurait pu découvrir que quelqu'un d'autre avait visité ce même espace temporel, sans savoir si c'est cette petite blonde ou un autre enfant, ou un adulte de l'époque. Bien sûr, ça serait plus secret que les parents d'un "nait sous X", mais il pourrait au choix, mener une enquête trépidante au dénouement inouï ; plonger dans une introspection dévastatrice célébrant le fameux "ne te retourne pas" adressé par dieu à la femme de Loth lors de l'incendie de Sodome ; développer cette notion de puzzle, avec cette particularité de la vision humaine appliquée à la mémoire qui consiste à "boucher les trous" entre les souvenirs, comme entre les éléments d'une visions, ce qui dans ce dernier cas permet d'expliquer des hallucinations, mais qui pourrait donner quelque chose pour la mémoire également.

Bref, tel qu'il est, le texte me semble trop proche de l'auto-fiction, j'y donne un peu le sens de fast food littéraire, peut-être injustement mais ça ne me passionne pas, alors que le thème des souvenirs et du besoin d'y retourner ouvre une multitude de portes dont les exemples que je donne, et que je pique d'ailleurs à diverses sources, ne sont qu'une inspiration du moment.

   GillesP   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Votre nouvelle se lit bien, mais le contenu m'est apparu un peu plat. Les souvenirs sont finalement trop pauvres pour créer quelque chose de particulier et la "morale" finale (le paradis de l'enfance versus l'enfer du monde des adultes) me semble à la fois naïve et très convenue. Désolé, mais je n'ai pas accroché.
Au plaisir de vous relire.
GillesP

   hersen   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Les refuges sont d'autant plus importants que l'on a de difficultés à se construire.

On les cherche dans ce qu'on peut, chacun là aussi à sa direction, mais en même temps, on oublie d'avancer. Je dirais presque que le narrateur n'a pas grandi, n'est pas devenu adulte. Il a, pour une raison qui concerne sa vie, opposé l'adolescence à l'âge adulte, alors qu'elle ne devrait être qu'une continuité avec, bien sûr, un fardeau plus ou moins lourd qu'il faudra peut-être du temps pour comprendre.

La phrase :

"J’espère seulement qu’elle va survivre, rencontrer un gentil garçon, pondre une ribambelle de gamins et s’épanouir dans son rôle de maman." est pour moi terrible car ne restreindre une vie à ces seules fonctions montrent que le narrateur ne peut envisager autre chose.

C'est un texte qui dit la difficulté de grandir, mais qui ne l'analyse pas. Je reste un peu en plan, beaucoup de choses sur le sujet (qui est très bon) sont encore à dire.

Merci pour cette lecture,

hersen

   Jano   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Pas
De la science-fiction réduite à sa portion congrue. Le narrateur utilise le voyage temporel mais on ne sait dans quelle circonstance ni dans quel type de société. L'aspect futuriste n'est pas assez développé.
Le fond aurait pu rattraper cette lacune mais là non plus ça ne va guère loin. Alors que les sauts dans temps peuvent autoriser toutes les audaces, toutes les fantaisies, nous n'avons droit qu'à un retour à l'école avec une fille "pas sage" et un "rebelle". Passionnant...
Tout ceci pour en arriver à cette conclusion solennelle : "Les pièces du passé ne peuvent se recoller". Grande découverte ! Fallait-il franchir toutes ces années pour parvenir à ce constat ?
Vous allez finir par croire que je vous en veux mais je vous assure qu'il n'en est rien. Je voulais lire un genre que j'affectionne et j'ai été réellement été déçu. Je vous engage d'ailleurs à lire la dernière nouvelle de Thimul (Les ordinateurs ne font pas d'erreur) pour avoir une idée d'un véritable récit d'anticipation.

   Pouet   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bjr,

Un petit texte ma foi assez agréable à lire. Sans prétention dirais-je, une sorte de "confession" mélancolique de l'auteur.

Il manque à mon sens un peu de développement sur ce "voyage dans le temps", un petit "côté technique" concernant ce puzzle et la société dans laquelle évolue le narrateur ne m'aurait point dérangé.

Un détail, pas bien compris la construction "digne des années 70" puisque vraisemblablement on y est retourné dans les années 70, le "digne" m'étonne un peu du coup.

Voilà, oui le passé ne saurait se changer ou se retrouver si ce n'est à travers la mémoire et l'écrit.

   papipoete   
26/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Donaldo,
Un voyage dans le temps où les souvenirs se bousculent parfois ( comment s'appelait donc cette petite blonde ? ) Un puzzle où des pièces manquent mais n'empêchent pas la scène de se jouer, dans cet octogone de briques rouges .
Ce n'était qu'un songe, rien à voir avec un trip ...
NB mon présent est bien rempli, mais comme l'auteur je visite souvent ce passé, avec la maîtresse sous la cloche et des petites blondes qui jouent à la marelle .

   stony   
26/5/2017
Je ne suis pas un fan des mots savants, mais je peux les apprécier s'ils sont en nombre limité, qu'ils ne m'agressent pas dès la quatrième phrase et qu'ils s'insèrent naturellement dans un style soutenu ou du moins affirmé. Dans ce cas, je peux même faire l'effort, dès la lecture terminée, de me renseigner au sujet de ces mots. Mais ici, "lysergique" me met seulement de mauvaise humeur.

"Il ne parait pas pressé de rentrer dans l'octogone de pierre" :
Octogone de pierre... comment dire ?... un peu d'imagination littéraire ne ferait ici nul tort.

"Il faut être soit borné soit psychothérapeute pour croire qu’un être humain peut répondre simplement à une telle question." :
Ben, ça dépend un peu de l'auteur, aussi. Après tout, c'est lui qui construit ses personnages.
... d'autant que précède "Je n'imagine pas ma réponse."... c'est embêtant.
... et que suit "J’éprouve des sentiments contraires. J’ai envie de pleurer, crier, chanter, parler avec les autres collégiens."... c'est con, quand même, il aurait pu dire ça au borné ou à la psychothérapeute. La prochaine fois, sans doute.

"[...] et la voix off d’un Jean-Pierre Léaud trop content de s’écouter gloser" :
Allez, avouez !... vous avez piqué ça à Widjet, non ?

"J’espère seulement qu’elle va survivre" :
Bah, oui, vous en faites pas, allez ! Elle arrivera à survivre, la blondinette sage amoureuse du rebelle.

"Le voyage est futile. Je le sais." :
Moi aussi.


Et sinon ?

   Marite   
28/5/2017
Un peu déçue par ce récit présenté en catégorie "science-fiction". En effet, je l'ai plutôt compris comme la description de souvenirs lors d'une expérience personnelle vécue en séance de psychothérapie ou d'hypnose peut-être ?
Les passages d'un souvenir à l'autre sont trop rapidement faits je trouve. Il manque une part de description de l'étrangeté du monde dans lequel le personnage vogue ...

   Alcirion   
28/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Donald,

dans votre texte, le décorum SF est surtout prétexte à une histoire qui a plus à voir avec le sentimental ou la réflexion nostalgique.

Vu sous cet angle je trouve le texte réussi et bien écrit. Le dernier paragraphe est très beau et plein de sens pour tout un chacun.

Le texte est court, c'est difficile de donner du fond et du sens sur ce genre d’exercice mais vous y parvenez parfaitement.

   Donaldo75   
28/5/2017

   Acratopege   
6/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Lecture plaisante. Le style simple et concret contraste heureusement avec la dimension fantastique du récit. Bien sûr, le cadre science-fictionnel paraît un peu artificiel pour évoquer seulement des souvenirs d'adolescent mélancolique. J'aurais aimé plus de fantaisie dans le contenu, plus de violence dans les sentiments, quelque chose de plus proustien. On me l'a dit souvent sur ce site, je vous le dis à mon tour: laissez-vous aller!
Merci pour cette lecture.
Pierre

   Isdanitov   
8/6/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Je pense que le texte pèche par manque d'introduction! Le rècit gagnerait à connaître une préparation destinée à faire comprendre l'objet de la démarche.

   Jean-Claude   
26/7/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Donaldo75,
L'idée de base est bonne., séduisante. Elle mériterait d'être un peu plus développée.
Je n'ai pas compris si le voyageur intégrait son propre corps ou s'il était éthéré en spectateur. Est-ce lui le rebelle ?
Quête nostalgique d'un passé révolu, on ne sent pas la différence entre le souvenir et la réalité qui est forcément différente, voire parfois un démenti du souvenir lui-même.
La séquence psy gagnerait à être mise en relief.
La fin est en quelque sorte une morale, pourquoi pas.
A une prochaine lecture.


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