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Policier/Noir/Thriller
Dugenou : Un souvenir obsédant
 Publié le 17/12/19  -  14 commentaires  -  6908 caractères  -  79 lectures    Autres textes du même auteur

"Pour être hanté, nul besoin de chambre, nul besoin de maison, le cerveau regorge de corridors plus tortueux les uns que les autres."
Emily Dickinson


Un souvenir obsédant


Sa bouche paraissait friandise. Sa langue venait lécher le sucre dont la pomme d'amour avait verni ses lèvres, sur lesquelles tu as aussitôt voulu poser les tiennes. Mais tu préférais le faire à couvert des regards. Gêné de l'aborder, sa beauté magnétique t'avait stupéfié dès que tu l'avais aperçue près des écoles ; elle t'avait ensorcelé, magicienne. Elle t'avait dit son nom : Laurence. Tu avais bredouillé une blague un peu nulle, et ses grands yeux bleus avaient ri : tu lui avais plu, toi aussi. Peut-être ta gaucherie. Les femmes de ta vie l'avaient toujours prétendue rassurante.


Elle t'écoutait, les yeux mi-clos, un peu sotte, lui raconter tes rêves. Elle t'a confié ses espoirs, nés de votre rencontre : une toute nouvelle vie s'annonçait pour vous deux, elle se réjouissait de votre amitié naissante. Tu lui as proposé une balade en forêt, qu'elle a acceptée. Elle n'a rien dit en découvrant ton break gris sale, le cendrier débordant, l'autoradio qui vomissait un black métal tonitruant. Tu grimaçais, mimant un chant guttural de musicien peinturluré, cela l'a fait rire, rire qu'elle t'a communiqué. L'automne déployait ses feuillages sanguinolents, mais cette fin d'après- midi était douce, vestige de l'été caniculaire passé. Vous vous êtes promenés dans ce désert de feu, elle reconnaissait les champignons intéressants, comestibles ou non, au détour du chemin.


Vous vous êtes arrêtés, vous vous êtes couchés sur un tapis d'herbe et de feuilles mortes. S'aidant de la pointe des pieds, elle a retiré ses chaussures. Un vernis rose achevait de s'effacer sur le bout de ses orteils boudinés, qu'elle faisait gigoter en riant. Ce geste de femme-enfant t'a attendri. Sa tête posée au creux de ton bras, tu lui as caressé les joues, tu as posé tes lèvres sur les siennes, chaudes, encore poisseuses du caramel de la pomme d'amour. Elle n'osait rien dire, elle t'a laissé faire, comme si cela était son premier baiser. Tu aurais souhaité que ce moment dure pour l'éternité. Puis il fallut partir. Tu avais honte de la laisser là, assoupie, belle au bois dormant.


Son souvenir t'obsédait. Tu croyais la remarquer à tous les coins de rue, dans chaque voiture qui passait, au supermarché, tu la suivais, avant de t'apercevoir que c'était une autre. Tu regrettais l'acte d'amour que vous aviez perpétré sans espoir de lendemain. Tu chérissais le goût des larmes qu'elle avait versées quand elle t'avait senti en elle, la chaleur de sa peau, son corps frêle se contorsionnant sous tes assauts amoureux. Elle te manquait vraiment, comme aucune femme ne l'avait fait auparavant. Ton besoin de la revoir grandissait, devenait maladif. Plusieurs fois, tu as cru sentir son parfum chez toi, entendre son rire. Tu es allé chercher les vêtements que tu portais ce jour-là, tu les as humés, mais ils ne dégageaient que la puanteur d'une charogne. Tu as dû les brûler, finalement. Un soir, tu te dirigeais vers la salle de bains de ta grande maison, tu as cru saisir un mouvement derrière toi, dans le grand miroir sur le palier, à l'étage. Tu t'es retourné ; il n'y avait personne. Puis tu as refait face au miroir et elle était là, à tes côtés. Elle riait, un rire un peu sardonique qui t'a mis mal à l'aise. Elle a tendu le bras devant elle, te désignant. Ses yeux étincelaient d'une lueur hideuse. Tu as fermé les yeux, et quand tu les as rouverts, elle avait disparu. Tu n'as pas su interpréter cette vision maléfique. Quelques jours ont passé avant que tu apprennes la nouvelle aux informations régionales. Tu as su que tu ne la reverrais jamais. Et tu as pleuré. Chaque jour, tu as pleuré. Jusqu'à cette fameuse nuit, où une main t'a saisi l'épaule et qu'une voix a prononcé les mots : « C'est toi ! ».


Tu as sursauté, tu as allumé la lampe de chevet, une clarté jaunâtre a envahi la chambre. Il n'y avait personne. Comment cela aurait-il été possible ? Comme chaque nuit, tu avais fermé la porte à clef, puis tu t'étais glissé sous les draps du grand lit, avais éteint la lumière, fermé les yeux, tu t'étais endormi. Personne n'aurait pu entrer à ton insu dans la pièce, aux volets toujours clos, située au deuxième étage de la maison. Un mauvais rêve, voilà ce que c'était. Inconsciemment, ta main est venue caresser la place vide à côté de toi : Laurence te manquait encore.


Tu t'es levé, tu t'es dirigé vers le lavabo. En passant devant l'armoire, tu as jeté un œil vers ton reflet, dans le miroir en pied. Tu t'es aperçu, l'espace d'un instant, te fixant d'un regard noir, pointant vers toi-même un index accusateur. Tu as cligné des yeux, et la vision a disparu, remplacée par l'image d'un septuagénaire, ventru et barbu – des airs de papi gâteau. Toi.


Ne pouvant plus dormir, tu es descendu dans la cuisine et tu t'es préparé un café. Tu as allumé la radio, attendant un flash d'information qui t'aurait mis au courant des avancées de l'enquête. Devant ton café, tu t'es imaginé en face du meurtrier, tu t'es vu le frapper, saisir sa gorge, la serrer. Tu le détestais, pour ce qu'il avait fait : t'avoir arraché Laurence.


Le lendemain, tu as voulu remonter dans ta chambre, mais tu t'es ravisé : en haut des escaliers, tu as cru la voir, dans sa robe à fleurs multicolores, te désignant du doigt, prononçant les mots : « C'est toi ! ». Tu t'es dit que tu divaguais, que la peine allait te rendre fou. Quant à sa voix, cela devait être le sifflement d'un quelconque courant d'air. Tu avais beaucoup trop bu ces derniers temps, ça ne te réussissait pas. On aurait dit que quelque chose t'échappait. Un souvenir qui se dérobait à ton attention. Un détail sur Laurence... demain tu irais voir la police pour leur en parler.


Tu tournais en rond dans la maison : un ours en cage. Tu évitais les miroirs. À chaque nouvelle pièce, tu l'imaginais te surprenant, les bras tendus vers toi, ses mains griffues cherchant à te saisir le visage et à déchiqueter tes chairs. Tu n'en pouvais plus. Elle te manquait tellement, tu t'es recroquevillé dans un coin, en position fœtale, essayant d'étouffer tes pleurs, les mains glissant sans cesse sur ton crâne.


La nuit suivante, une voix de fillette t'a réveillé en te criant dans l'oreille : « C'est toi ! ». Tu n'as pas osé allumer, de peur de la voir dans la pièce, comme tu l'avais vue la dernière fois : la bouche en sang, le coup tordu, les cheveux en désordre, ses mains d'enfant s'ouvrant et se refermant avec impuissance, sa robe maculée de boue. Ta main a cherché à tâtons la table de nuit où tu rangeais ton revolver, tu l'as trouvé, tu l'as collé dans ta bouche, a penché la tête en arrière et appuyé sur la détente. Les ténèbres se sont teintées de nuances brillantes, et tu as entendu un bruit de pieds nus marchant sur le plancher, se rapprochant de ton corps, tu as de nouveau entendu son rire. Ton cerveau s'éteignait, ta conscience s'effaçait. Mais tu t'es rappelé qui était le meurtrier de Laurence :


C'était toi.


 
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   Sylvaine   
28/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le texte pourrait entrer aussi bien dans la catégorie "fantastique" que dans la catégorie "thriller", quoique on puisse admettre que les "visions" sont en fait les hallucinations d'un psychotique, si bien que le récit n'offrirait aucun élément surnaturel. C'est plutôt bien écrit, malgré une faute de syntaxe (que beaucoup commettent!) : "gêné de l'aborder, sa beauté" (il y a rupture de construction.)L'atmosphère angoissante fait un peu penser à celle du Horla. Mais il y a des maladresses narratives : le passage du baiser au moment où l'homme abandonne le corps ( que l'on ne sait pas encore être un cadavre ) est trop rapide, et l'on s'étonne qu'une si jeune fille se laisse si rapidement séduire par ce vieillard bedonnant; Bref, si l'on en tient pour l'interprétation réaliste, la vraisemblance fait parfois défaut. Enfin, la chute est trop prévisible.

   maria   
30/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Une très belle écriture au service d'une histoire horrible.
Cette nouvelle est bien rythmée : la rencontre, le meurtre de Laurence puis le suicide de l'assassin.
Les faits ne sont pas racontés brutalement mais, plus habilement avec des sous-entendus. Ce qui rend le texte très agréable à lire, le lecteur n'est pas brusqué.
Mais il y a quand même trop de non-dits (écrits) :
- on ne sait pas ce qui s'est passé sur "ce tapis d'herbe et de feuilles mortes", ni pourquoi il a commis l'acte ( qu'on suppose)
- a t'on annoncé à la radio qu'il était suspecté ?

Aussi suis-je restée dans le flou jusqu'à la fin. Qui est le narrateur (ou la narratrice) ? Serait ce le meurtrier qui a survécu, et que raconter ferait partie d'une thérapie ?

L'auteur(e) a pris des risques avec le choix du tu? L'ensemble est flou, et l'état second du personnage qui l'empêche d'exprimer des sentiments ne le rend pas vivant.
Malgré ceci j'ai aimé cette nouvelle pour le style fluide de l'écriture.

Merci pour le partage et à bientôt.
Maria, en E.L.

   Corto   
4/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"L'œil était dans la tombe et regardait Caïn". Inexorablement ce vers de Victor Hugo me revient en mémoire en fin de lecture de cette nouvelle.

La 'Conscience' est sans merci et le remords est permanent. Le sommeil se fait l'allié du châtiment, conforté ici par les miroirs et les frôlements impromptus.

Cette nouvelle bien construite ne délivre ses vérités que parcimonieusement, faisant durer le suspense aussi longtemps que possible.
Mieux, quelques fausses pistes viennent dérouter le lecteur impatient: "Devant ton café, tu t'es imaginé en face du meurtrier, tu t'es vu le frapper, saisir sa gorge, la serrer. Tu le détestais, pour ce qu'il avait fait : t'avoir arraché Laurence."

Le comble de la dissimulation était d'ailleurs venu plus tôt: "Tu avais honte de la laisser là, assoupie, belle au bois dormant."

Nous avons ici un remake du 'chat et la souris' à la différence qu'a priori les chats continuent à dormir paisiblement; de plus on les soumet rarement à un examen psychiatrique.

Bravo à l'auteur.

   plumette   
6/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Sur la forme: qui est ce "tu" qui raconte l'histoire?
j'ai eu du mal à me le représenter. Un narrateur voyeur? Un double du personnage? Ce " tu" crée une étrangeté dans ce texte ambigu et voulu comme tel. je ne suis pas convaincue de la pertinence de cette forme là.

l'écriture est sobre , efficace.

Sur le fond: malaise! car dès le départ, les indices sont nombreux pour éclairer le lecteur sur " la réalité " de cette histoire d'amour.
un sujet casse-gueule. En tant que lectrice, je n'ai pas envie de lire ce genre de texte ! Cependant , dans son genre, c'est assez réussi.

Plumette

   Malitorne   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Ça aurait pu être bien, très bien même, hélas on n’y croit pas une seconde. Un septuagénaire qui se découvre psychotique ça n’existe pas (et qui écoute du black metal en plus, fringuant le vieux !). Ce genre d’hallucination et de dédoublement de la personnalité appartient à la schizophrénie, une maladie qui survient chez le jeune adulte. L’homme devait savoir depuis longtemps qu’il souffrait de graves troubles psychiatriques, or vous nous le montrer au début comme inconscient de ses actes. Il y a donc quelque chose qui ne fonctionne pas dans la psychologie du personnage, il aurait fallu choisir un autre angle d’approche.
Ensuite on comprend très vite, trop vite, qu’il a tué la petite. Je pense que vous auriez dû entretenir le flou jusqu’au bout, ne pas enfoncer le clou maladroitement avec les « c’est toi » répétitif. Le lecteur n’est pas idiot, il faut lui faire confiance et ne pas lui baliser ainsi la voie.
Après l’écriture est bonne, l’idée intéressante mais pas traitée de cette façon. Votre problème Dugenou, et je vous l’ai déjà dit je crois, c’est que vous faites du format trop court. Ce type de récit demande davantage de développement et de profondeur pour lui donner une assise solide.

   Shepard   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai deux problèmes avec ce texte :

- L'absence de surprise dans la chute (sur un texte court, dans une catégorie policier/thriller, on aimerait un peu plus de mystère/suspense). Ici, le schéma narratif du "je l'ai tué mais je ne m'en rappelle plus" ne prend pas, on comprend dès que le type amène une gamine dans un van pourri au milieu de nulle part (second paragraphe).

- Ceci m'emmène à mon second point : j'ai du mal à comprendre par quelle magie (c'est le black métal qui ensorcelle ? =)) le vieux type louche dans son tacot moisi embarque cette nana si naïve. C'est peut-être là-dessus que l'auteur aurait du insister, ça aurait été un moyen de détourner l'attention du lecteur (par rapport au premier point) et de prolonger le suspense. Si la rencontre est plus crédible, alors l'issue violente devient plus surprenante.

Au niveau de l'écriture, un style un peu précieux, on sent la volonté de faire du joli (pas un reproche). Je ne suis pas fan du "tu", qui force une narration très répétitive (tu as... tu es... tu as... tu avais...) et qui en devient un peu lourde.

Une image qui ressort bien : "L'automne déployait ses feuillages sanguinolents"

Une ou deux bricoles : "Sa bouche paraissait friandise." Ça me semble maladroit.
-> Attention aux répétitions entre le premier et troisième paragraphe, sur un texte court, ça se voit.

Au final, avec une tension mieux gérée, je me serais retrouvé dans le texte. En l'état, ça retombe trop à plat, à mon avis.

   hersen   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce que je déplore le plus, c'est le manque de suspense, puisque l'on comprend très vite qu'il l'a tuée.

Je trouve par contre assez crédible qu'une ado suive un mec louche, crade, pour peu qu'elle soit dans un moment de rébellion envers son univers à elle. mais ce n'est sans doute pas suffisamment exploité, il aurait fallu en savoir un poil plus sur elle, peut-être expliquer en quoi elle peut trouver "intéressant" de suivre ce mec apparemment l'antithèse de ce qu'elle est. Avoir de mauvaises fréquentation, pour faire "genre", est quand même assez fréquent.

Ensuite, le délire du meurtrier se tient, je pense.
MAIS pourquoi ne pas commencer par le meurtrier et ses délires et instiller petit à petit l'histoire du début (le van pourri, comment elle le suit, la balade en forêt etc) pour que le lecteur découvre à la fin seulement qu'elle a été tuée ? (juste une impression que cela pourrait apporter un plus grand suspense)

Un point qui me reste incertain : est-ce qu'à la fin le meurtrier sera
obsédé par ce meurtre pour l'éternité et que la mort ne lui donnera aucun repos ?
C'est ce que je lis et que j'aime lire, mais je n'en suis pas tout à fait sûre.

Merci de cette lecture !

   thierry   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Je reste surpris par l'absence de surprise. Franchement, tout est convenu, de la forêt à la chambre, de la beauté à la folie, etc. J'ai l'impression d'avoir déjà lu cette histoire tant de fois... La chute ne nous fait pas tomber de bien haut.
Ceci étant, il y a là une vraie facilité, trop peut-être - ceci expliquerait cela - à écrire, de belles images " L'automne déployait ses feuillages sanguinolents" c'est joli et ça rattache le décor aux faits, l'extérieur à l'intérieur. Il y a aussi trop de clichés " Tu aurais souhaité que ce moment dure pour l'éternité" ... le black métal qui fait rire la fille...
Cette facilité à écrire ne dispense pas de la recherche d'une histoire !

   poldutor   
17/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Dugenou
Une histoire glaçante.Comme les autres commentateurs, je trouve qu'elle pêche un peu par un manque de suspense et de crédibilité.
J'ai du mal à penser qu'une jeune fille (adolescente) suive si facilement un vieil inconnu...rencontrée près des écoles, était-ce une lycéenne, se laissant offrir une pomme d'amour? Si c'est le cas, cela ressemble à de la pédophilie.
L'histoire bien noire, fait la part belle au remord de l'avoir tuée ou (peut être) plutôt l'ayant détruite de ne plus pouvoir en profiter...
Je crois qu'il peut y avoir plusieurs lectures pour cette nouvelle.
Bien écrite cette histoire me laisse quand même une impression désagréable.
Cordialement.
poldutor

   Eclaircie   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Dugenou,

Cette catégorie n'est pas ma préférée, mais curieuse, j'ai lu.
Bien sûr, on sait de suite ou presque que l'auteur du forfait est le narrateur.
Mais l'intéressant est de suivre ces quelques jours d'après le meurtre.
Où la nouvelle est bien faite, à mon sens, c'est que par petites touches, le lecteur a envie/besoin de penser que ce narrateur n'est pas le monstre.
Il y a dédoublement de la personne (le meurtrier), très bien écrite, où tour à tour, elle est acteur et spectateur.
Subtilement aussi, la personnage de l'enfant est tour à tour adulte, puis enfant puis "femme-enfant". Terrible !
Un détail :
"Peut-être ta gaucherie. Les femmes de ta vie l'avaient toujours prétendue rassurante."
Il me semble que c'est la "gaucherie" que est "prétendue rassurante". J'ai eu un peu de mal à comprendre les deux phrases, peut-être revoir la ponctuation : une virgule au lieu de point ou un point virgule ?

Le titre, après lecture prend tout son sens.
Un bon thriller pour moi.
Merci du partage,
Éclaircie

   Donaldo75   
18/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Dugenou,

Les premiers paragraphes m'ont fait penser à la chanson de Nick Cave, interprétée avec Kylie Minogue et intitulée "where the wild roses grow". Il y avait une atmosphère similaire dans ce qui arrivait au septuagénaire et à Laurence. Certes, ce n'est pas du black métal mais c'est quand même bien sombre également.

Concernant le style et la narration, je ne suis pas fan de la narration à la seconde personne du singulier; ça me dérange toujours un peu - je n'emploie pas un autre verbe parce que c'est mon jour de bienveillance m'a dit mon psy - lorsque l'auteur s'adresse à moi comme si on avait gardé les cochons ensemble. Pourtant, dans le cas présent, mes cochons n'ont pas grogné et j'ai continué ma lecture. Comme quoi, c'est bon signe.

La fin était prévisible mais ça tu as du le lire chez beaucoup de commentateurs.

   RobinLouise   
20/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je suis très mitigé. J'ai apprécié la lecture de cette nouvelle, mais elle sous-exploite complètement son potentiel !
L'écriture est bonne, le tutoiement est un délice, l'histoire est horriblement chouette, mais... la nouvelle rate complètement sa montée en tension !
Le ton reste monotone et descriptif, ce qui est agréable au début de la nouvelle, mais ne permet aucune montée en tension. Le suicide final arrive comme un cheveu sur la soupe, car on ne ressent rien des tourments qui auraient pu amener le protagoniste à prendre cette décision. Dommage, dommage, dommage !

   Inner   
25/12/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Court, très court. Du coup, comme évoqué dans de précédents commentaires, la montée ne se fait pas. On sent que la volonté y est, mais peut être que la rapidité du texte empêche les retombées de tension qui font que la montée suivante a un impact.

Par ailleurs, l'auteur du meurtre ne fait aucun doute après le 3e paragraphe, ce qui rend inutile le mystère autour de cette accusation "c'est toi".
Pas désagréable a lire pour autant: j'ai aimé l'écriture.

   mirgaillou   
26/12/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Rien ne nous étonne plus, tant nous sommes submergés d'histoires pédophiles...
La nouvelle tient debout, c'est malheureusement tout ce que l'on peut en dire.
Il me semble qu'il aurait été intéressant de connaître les manœuvres d'approche de cet homme que l'on voit au fur et à mensure assez âgé et sans grâce. Est-il suffisant qu'il lui ait offert une friandise pour l'entraîner dans un lieu isolé ?
Malheureusement, la presse relate souvent de ces actes abominables. On se réjouit que le remords finisse pas pousser le criminel à se "faire justice".
Ce récit quoique sommaire est crédible. de là à dire qu'on le trouve plaisant...il est à ranger dans la catégorie "avertissement aux fleurs bleues".


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