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Sentimental/Romanesque
Eldalis : Les fleurs de novembre
 Publié le 23/01/11  -  15 commentaires  -  4454 caractères  -  171 lectures    Autres textes du même auteur

Elle vit. Elle rêve. Elle se demande qui elle est.
Elle a vu des branches pousser devant l'entrée de sa maison…
Depuis, rien n'est plus pareil.


Les fleurs de novembre


Premier novembre • Aujourd’hui, j’ai vu que des branches avaient poussé devant l’entrée de la maison. Papa pense qu’elles donneront des fleurs. Mais moi, j’en doute ; il n’y a jamais de fleurs en novembre.


Hier, au collège, au cours d’une discussion, on m’a demandé qui j’étais. C’était une question parfaitement anodine, et j’ai répondu en riant : « Laura, bien sûr ! »

Mais après coup, je commence à avoir des doutes. Bien sûr, je m’appelle Laura, j’ai douze ans et onze mois. Mais j’ai l’impression que ce n’est pas tout. Derrière mon prénom, mon âge, il y a autre chose… Mais quoi ? C’est ce que je me demande depuis ce moment-là.

Qui suis-je.




Quatre novembre • Aujourd’hui, en rentrant du collège, j’ai regardé les branches devant l’entrée de la maison. Rien. Pas une fleur, pas un bourgeon. Je le savais. Ce n’était même pas la peine d’espérer.


Depuis quelques jours, beaucoup de questions se bousculent dans ma tête. Qui suis-je ? Pourquoi ai-je l’impression d’être différente des autres ? Pourquoi cette petite question stupide ne sort pas de ma tête et commence à me faire perdre l’esprit ? Je me pose des questions sur tout et n’importe quoi, sur mes moindres faits et gestes, sur n’importe quelle parole ou pensée…

J’en ai marre. Pourquoi toutes ses questions ?

J’aimerais que tout redevienne comme avant… L’ignorance a tellement d’avantages…




Neuf novembre • Il y a quelques jours, en rentrant du collège, j’ai vu que sur les branches devant l’entrée de la maison, deux minuscules bourgeons avaient poussé. J’étais stupéfaite, je croyais qu’aucune fleur ne poussait en novembre.

« Quand on croit, c’est qu’on n’est pas sûr ; mieux vaut espérer. », avait dit Papa. Je lui avais donc demandé à quoi cela servait d’« espérer ». Et il m’avait répondu, tout simplement : « L’espoir fait vivre. »


Alors depuis, j’ai décidé d’espérer, moi aussi. J’ai espéré que ma vie s’améliore, j’ai espéré trouver la réponse à ma question. Mais j’ai surtout espéré quand Louis m’a regardée…




Onze novembre • Les bourgeons se portent bien. Ils grossissent. Mon espoir aussi, d’ailleurs. Chaque jour il grandit un peu plus. Mes questions persistent, mais deviennent à présent supportables.


Quand il me parle, je souris ; même quand c’est pour me demander un stylo ou une cartouche d’encre, peu m’importe. Les bourgeons vont fleurir. Mes espérances aussi.

Je suis… amoureuse !




Dix-huit novembre • Le givre. Cette nuit. Hier. Je ne sais plus. Je suis détruite. Anéantie. Les bourgeons sont gelés. Transpercés par la morsure du froid. Morts. Mon espoir aussi. Il n’y a plus rien.


J’avais décidé de lui dire… J’avais pris mon courage à deux mains. J’avais eu le courage de lui dire ! Je m’étonnais moi-même. Mais…

Il m’a répondu que ce n’était pas réciproque.

Je suis morte. L’espoir est détruit. Les bourgeons ne s’en remettront pas. Moi non plus.


Je pleure sans arrêt. Les larmes ne cessent de couler. Le givre ne cesse de tomber. J’ai froid, tellement froid… Même dans mon lit, enivrée entre couette et oreillers, j’ai si froid… Mon cœur est si froid…

Dehors il fait si froid…




Vingt-six novembre • Je n’y crois pas. Les bourgeons ont éclos ! Ils ont survécu à la morsure du froid ! Pourtant percés de part en part, ils ont résisté pour finalement… éclore.


Moi aussi, j’ai résisté. Après avoir dépéri dans le chagrin le plus total, j’ai trouvé la force de me battre. Je ne sais pas comment je l’ai trouvée, ni comment j’ai fait pour avoir le courage d’agir sur ma vie au lieu de me morfondre dans les abysses de la mélancolie… J’ai agi. Les fleurs de novembre ont éclos. Quelque chose, en moi, aussi. J’ai agi.




Trente et un novembre • Aujourd’hui fut un jour exceptionnel. Le jour de mes treize ans. Je grandis ! Le temps passe tellement vite… J’aurais aimé que ce mois de novembre dure un peu plus ! Même s’il n’a pas toujours été très gai…

D’ailleurs…

Je n’ai pas trouvé la réponse à ma question. Il n’y a pas une réponse précise, en réalité. Il n’y a que plusieurs vagues réponses à découvrir au fil de sa vie. Et j’attendrai de les découvrir…


En attendant, d’autres choses plus importantes me préoccupent… J’ai un rêve. Eh oui ! Un vrai rêve. Et je suis prête à tout pour le réaliser. Je l’ai compris, tout à l’heure, en rentrant du collège sous le vent de novembre… Les fleurs de mes rêves se sont envolées. Et j’ai couru pour les rattraper.



 
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   Anonyme   
15/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Quelque chose de très fin et par l'écriture et par le contenu, ce qui est un compliment et un regret. Ce journal autour du bourgeon qui éclot, de la fleur qui s'apprête je l'aurais aimé plus consistant. Mais l'histoire est jolie. On trouve ici une belle tranquilité et tout un monde à venir.

"Je n’ai pas trouvé la réponse à ma question. Il n’y a pas une réponse précise, en réalité. Il n’y a que plusieurs vagues réponses à découvrir au fil de sa vie. Et j’attendrais de les découvrir …"

   wancyrs   
15/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un texte en toute beauté, plein de poésie, de questionnements comme la curiosité des débuts d'adolescence. Premières impressions amoureuses, évidemment premières déceptions, le tout traité avec une intelligence et philosophie peu communes aux enfants de cet âge : le seul hic, selon moi, du texte.

J'ai aimé cette comparaison du déroulement de la vie à celle de la plante, et j'adhère à ce point de vue. Une plume prometteuse.

Vivement un autre texte.

   costic   
16/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé la simplicité de ce journal d'automne.
Il s'agit d'une ode confiante à l'espoir. Le parallélisme entre l'éclosion de la fleur et celle de la toute jeune fille me parait digne d'intérêt. Le style d'écrirure me parait bien convenir au récit. Il manque peut-être un peu de développement sur ces questions qui tourmentent l'héroïne, une exposition un peu plus détaillée de sa vie.

   Jagger   
18/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Joli petit texte agréable à lire.

Je n'ai rien à redire au style qui ne croche pas et semble fluide. On pourrait arguer qu'une fille de doute ans s'exprimerait de manière plus enfantine, mais je ne pense pas que ce soit capital. Je trouve bien tel quel.

La morale et le fond son intéressant, bien qu'un peu commun pas forcément innovant, il se dégage une fraîche agréable de l'ensemble. L'analogie avec les fleurs est un peu trop évidente.

Encore une mention spécial aux deux dernières phrases que je trouve exceptionnelles et qui sont pour beaucoup dans la qualité du texte.

Un bon récit mais qui manque d'un fil rouge plus original pour laisser une trace indélébile dans l'esprit du lecteur.

Merci

   Coline-Dé   
18/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu
Un texte qui lorgne du côté de la poésie, mais dont l'écriture est trop plate pour y atteindre en particulier à cause de nombreux clichés :

"Je suis morte. L’espoir est détruit.é

"Je pleure sans arrêt. Les larmes ne cessent de couler"

"Mon cœur est si froid …"

Je ne pense pas me tromper en disant que ce texte doit avoir été écrit par quelqu'un de très jeune.
Il en émane une fraîcheur plaisante malgré ses défauts, la fin est joliment optimiste.

Mais Novembre n'a jamais eu 31 jours !

   jaimme   
19/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une jolie comparaison entre les âges, les espoirs renouvelés de la vie et le bourgeonnement. La comparaison elle-même est un peu trop appuyée, inutile de tant insister à mon avis.
Le vocabulaire utilisée se trouve rarement dans la bouche d'une enfant de cet âge ("me morfondre dans les abysses de la mélancolie …" par exemple).
Globalement j'ai bien aimé.

   Margone_Muse   
23/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce texte m’a fait sourire. J’ai souri devant cette gamine que je m’imaginais, pleine de naïveté et de bon sens à la fois.
Le texte est rythmé, grâce à ces jours qui passent. A la fois j’aurais aimé plus de subtilité dans les comparaisons mais à la fois c’est une petite qui raconte, alors ça lui va plutôt bien.
Malgré quelques ratés (pas non plus gros au point de fragiliser la perception qu’on a de la narratrice et de son âge) dans le vocabulaire, l’écriture est ultra simple et donne vraiment l’impression d’être dans la tête de la petite fille.
La fin du récit me semble cela dit moins réussi, j'ignore pourquoi je le ressens ainsi.
Une dernière chose, petit détail : j’ai beaucoup aimé que les échanges avec l’adulte, le parent, aient été avec son père et non sa mère.
Une lecture que j’ai appréciée, malgré mes réticences quant aux textes courts. Merci.

   Anonyme   
23/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai beaucoup aimé la première moitié, beaucoup moins la seconde.
Le début est prometteur, sur les interrogations existentielles d'une pré-ado... mais la fin tombe dans quelque chose d'attendu, superficiel, peu palpitant...

J'ai hésité sur la note. Le texte en lui même n'est pas mauvais, il n'y a pas de fautes, d'erreurs de style qui me sautent aux yeux. C'est le contenu et la déception vis à vis de celui-ci, alors que le texte semblait si bien parti, qui me fait mettre moyen.

   Welthes   
23/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un joli texte... à un moment j'ai cru que les bourgeons avaient quelque chose de corporel...
Et puis finalement non...

   colibam   
25/1/2011
 a aimé ce texte 
Bien
L'effleurement de ces fleurs de novembre m'a permis d'entrevoir l'esquisse d'une plume pleine de promesses.
Bravo pour la maîtrise du style narratif, notamment dans la première partie. Les phrases, concises, sont sculptées avec beaucoup de justesse.
Il n'y a certes rien de très original dans cette comparaison poétique d'une vie en devenir mais le tableau est plutôt bien retranscrit. Du coup, j'ai rajouté votre pseudo dans mon carnet de veille.
Je guette désormais l'instant suivant.

On peut s'étonner de la maturité de ton qui se dégage de ce bouquet intime effeuillé par une enfant de douze ans mais... Laura est une fille et à douze ans, le coeur d'une fille palpite déjà sourdement, le regard est bercé de vertiges, le temps chevauche le flot tumultueux de marées contradictoires.

Dommage de ne pas avoir conservé votre pseudo. Eldalis, quel joli prénom pour une métamorphose.

Bravo enfin pour la dernière corolle de mots, toute en délicatesse, à la fois amusante et tendrement mélancolique, image fugitive et naïve de l'enfant tentant de s'accrocher encore un peu à ce monde qui s'enfuit, qui ne sera bientôt plus qu'un souvenir douillet.

   alvinabec   
25/1/2011
Une très belle cadence, une écriture d'un devenir prometteur, le style aussi fin que souple conduit le lecteur au bout du texte en un rien aérien. Bonne continuation, à vous lire...

   victhis0   
26/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bof...Le parallèle était pourtant sympathique mais le texte ne tient pas sa promesse : trop léger, trop peu travaillé sur les sentiments, vite esquissés. elle se pose des questions mais n'avance pas sur qui elle est, c'est ballot. En général, les auteurs font trop long, là c'est l'inverse : vous faites trop court. j'aurais aimé en savoir plus sur cette jeune fille que ses tourments n'arrivent pas à me toucher.
Et puis il y a des trucs qui m'agacent : cela ne signifie rien de préférer l'ignorance au fait de se poser des questions : on reste ignorant tant qu'on n'a pas les réponses. Et novembre n'a que trente jours. Un petit manque de rigueur ?

   Anonyme   
27/1/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une écriture juvénile sous la forme d'un journal intime, le parallèle "fantastique" était prometteur, mais naïf.

L'écriture simple semble cacher une plume à exploiter.

La nouvelle est somme toute légère, enfantine, mais encourageante.

   toc-art   
13/2/2011
bonjour,

je n'ai pas été emballé par ce texte. Voilà pourquoi :

le procédé du journal pour une adolescente me semble un peu trop attendu. peut-être conviendrait-il de chercher une construction narrative un peu plus originale.

le thème est aussi très convenu, ce qui n'est pas grave en soi, les sujets sont souvent les mêmes, mais je ne trouve pas que le traitement que vous en faites lui donne beaucoup de substance. La comparaison avec les bourgeons est à ce titre vraiment trop explicite selon moi.

des maladresses de forme, la triple répétition du mot question sur trois lignes par exemple, ou celle de l'expression "en rentrant du collège".

je trouve personnellement qu'on n'est pas très loin des séries adolescentes un peu mièvres dont la télé nous abreuve. Mais c'est peut-être un passage obligé et votre écriture comme vos thèmes gagneront en force et en profondeur avec le temps.

Bonne continuation

   Scribe   
17/2/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut:)

J'ai beaucoup aimé ta nouvelle.

D'abord, j'aime le parallélisme entre toi, ton espoir et l'éclosion des fleurs de novembre. Cela me rappelle E.T et sa fleur qui dépérit quand il va mal et qui revit en même temps que lui.

Je ne sais pas si c'est réellement ton père qui a dit "quand on croit [...] l'espoir fait vivre". C'est très sage, alors soit il est très sage, soit tu es sacrément avancée dans la vie... Quoiqu'il en soit, si ce n'est pas de toi, le fait que tu donnes de l'importance à cette phrase, te révèle en un sens plaisant. En plus c'est optimiste et ça, ça n'a pas de prix.

J'ai souri à la lecture de "quand il me parle, je souri ; même quand c'est pour me demander un stylo..." . c'est drôle . Au "je suis amoureuse" ma gorge s'est serrée d'émotion et je n'était pas loin de verser une larme.

Sur le 31 novembre, rien de grave et même, si cela avait été fait exprès, ça pourrait apporter un petit plus, une fantaisie, comme pour dire que la vie cache parfois de drôles de surprises. A la limite, un 32 novembre aurait pu être bien sympa.

Enfin, la "morale" déguisée me plait beaucoup. Je ne sais pas si c'est volontaire mais je retiens que le chagrin d'amour est en fin de compte une bien petite chose comparée à tout ce que la vie propose (même si à 12 ans cela peut-être la plus dramatique d'entre elles).

Voilà... au plaisir de lire d'autres textes de toi.
Merci pour la légèreté!

Scribe


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