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Horreur/Épouvante
Ephemere : L'amour sous la douche [concours]
 Publié le 30/01/09  -  33 commentaires  -  4929 caractères  -  1393 lectures    Autres textes du même auteur

Une femme, un homme, une douche.


L'amour sous la douche [concours]


Ce texte est une participation au concours nº 8 : Les brèves d'eau (informations sur ce concours).



Son corps étendu sur le carrelage de la salle de bain, elle ne me regarde pas. Je sais qu'elle m'attend, qu'elle me désire sans oser me le dire. J'admire ses beaux cheveux longs, étalés comme un soleil : ils forment un contraste plaisant sur le sol azur. Je libère l'eau du robinet qui s'écoule dans un flot bruyant. Son visage encore maquillé, taché de bleu et de rouge renvoie les reflets de la paroi de douche. Je me penche, mouille mon doigt et le passe sur ses paupières fermées. Elle ne tressaille pas. J'étale, comme un peintre inspiré, le noir de son Rimmel qui dessine des rayures de zèbre. Elle est nue, une jambe repliée avec naturel sous son mollet, un bras étendu et l'autre sur sa poitrine qui se soulève avec légèreté. Elle m'offre son corps, les pointes de ses seins menus dressées par le froid, son ventre fripé avec grâce. Son pubis doré cache l'objet de mes fantasmes ; sa blondeur dresse encore un paravent trop dense à mon regard. Je voudrais le raser.


Mes mains tremblent avant notre transe. Une sueur froide envahit mes aisselles ; elle se réchauffe très vite sans avoir le temps de tomber. L'atmosphère humide me renvoie la moiteur de mon corps. Il fait chaud. Je me dirige vers la douche pour ouvrir les robinets ; je teste la température sur le dos de la main par crainte de brûler sa peau blanche comme celle d'un bébé. Je prépare la pièce avec soin car tout doit être prêt pour ce grand événement. J'éteins l'abat-jour central qui diffuse une lumière trop directe, je préfère celle du meuble vitré qui ne reflète rien ; seul le blanc des murs paraît derrière son miroir piqueté par la condensation.


Je tends la main vers sa main menue. Je la saisis et d'une traction, son corps est dans mes bras. Elle ne fait aucun effort. Un bras autour de sa taille, j'esquisse quelques pas de valse, ses pieds ne touchent pas le sol. Elle vole sur la musique née dans mon esprit, celle qui me réveille la nuit, qui m'oblige à me lever, à répéter toujours les gestes identiques. Quand je danse ainsi, je me sens bien, ma vie prend un sens.


Ses longs cils se soulèvent laissant sourdre une goutte de rosée ; elle me regarde. Ses yeux sont trop grands, extatiques. Sa bouche s'ouvre pour crier, chanter ; je ne veux pas entendre sa voix, je ne veux pas qu'elle trouble ma musique interne qui monte crescendo vers l'apothéose. Je plaque mes lèvres sur les siennes. Elle m'aime. Elle se calme enfin, laissant sa tête pencher souplement sur mon épaule.


Nous entrons enfin sous la douche, esquissons trois tours supplémentaires. Ma tête me fait mal, je sens tous mes organes se concentrer au niveau de mon plexus. Un nœud l'envahit, il se contracte comme ma gorge. Je touche mon sexe paralysé par l'émotion. Je détaille son corps chaud, caresse le sein à ma portée, effleure sa peau humide de ma langue, écarte les premières gouttes qui tombent ; elles s'arrêtent, se gonflent puis repartent plus vite encore, recommencent leur manège jusqu'à s’enfuir dans le siphon. Je porte la main à ma poche pour sentir mon pénis vibrant que j'enserre dans mes doigts. Mon désir monte, je voudrais m'enfoncer en elle, la posséder partout. Je ferme les yeux et je pénètre sa poitrine, sans hâte. Je la sens se tendre sous la pression de ma virilité. Là, j'existe enfin, je suis le centre du monde, le dieu dispensateur de plaisir.


L'eau apaisante tombe en pluie dans ses cheveux et coule sur son visage. Les filets d'eau empruntent des parcours différents, dans son cou, sur son front, le long de son nez. Je les suis des yeux pendant leur descente, petits torrents qui dévalent la pente, ruisselets qui rejoignent un ruisseau plus grand. Je souris. Je ne vois plus rien que l'eau. Les différentes rigoles aboutissent au menton et tombent sur son thorax, glissent entre ses petits seins qui se dressent. Elles forment des sillons, transparents comme sa cornée, bleus comme ses paupières, roses comme ses aréoles. Les filets colorés se mélangent en se tortillant sur son ventre, ils pénètrent ses poils pubiens, les colorant de reflets irisés. Je n'en peux plus ! Mon corps explose et je me sens libéré. Le poids sur ma poitrine a disparu, un cri rauque s'échappe de ma gorge.


Je retire mon instrument. Le rouge se répand ; je hais cette couleur qui éclabousse les vitres colorées. J’assois la fille dans la douche ; je ne connais pas son nom. Je ne veux plus la toucher. Je sors du bac la laissant dériver dans ses rêves aqueux.

Je ne sais pas si elle me voit partir, mon ciré jaune laisse tomber une pluie de gouttes. Je prends une serviette et l'essuie. Je regarde ma main gantée rougissante : la lame poisseuse ne brille plus, je la jette dans un coin, au pied du lavabo, j’ôte mon exuvie souillée et je m'en vais.



 
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   widjet   
19/7/2014
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour FMR

Arf. première nouvelle de cette auteure et...déception.
Je n'ai pas aimé. Pas du tout. Ce n'est pas l'histoire en soi, ce rituel assez morbide (mais sans véritable noirceur) mais qui finalement laisse plutôt indifférent. Pas même le héros serial killer que j'ai trouvé (pardon) assez creux. Il ne m'a ni fasciné ni rebuté.

Non ce n'est pas ça, c'est plus simple que ça et plus préjudiciable ai-je envie de dire. C'est l'écriture, en elle-même. Je suis désolé FMR, mais elle n'est pas convaincante, ampoulée ou inutilement tarabiscotée.

Voici, quelques exemples assez disgracieux, assez lourds qui témoignent à mon sens de ce manque de fluidité :

Je libère l'eau du robinet Pas fan.
Sa blondeur dresse encore un paravent trop dense à mon regard Trop lourd.
Je tends la main vers sa main menue (répétition)
Son corps est dans mes bras (...), ses pieds ne touchent pas le sol Remarque dispensable
Laissant sa tête pencher souplement sur mon épaule Adverbe guère esthétique.
Je voudrais m'enfoncer en elle, la posséder partout Pas joli comme formulation.
J’ôte mon exuvie souillée Pompeux.
Ses longs cils se soulèvent Ils pèsent combien les cils ???

Etc...

Je ne dis pas avoir raison (loin de là), je fais juste mention de ce qui a parasité ma lecture...Un retravail permettrait de mieux ressentir le côté malsain de la scène.

Widjet

PS : le titre me laisse dubitatif.

   Nongag   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Sans aller loin que Widjet, je pense également que cette nouvelle n'est pas réussie. C'est confus et l'écriture manque de simplicité.

C'est un défaut que j'observe régulièrement depuis que je suis membre. À trop vouloir épater la galerie les auteurs ont souvent tendances à en faire trop...

Néanmoins, dans ce texte, on sent qu'on a affaire à quelqu'un qui se débrouille bien avec les mots. Il y a aussi des qualités. Je pense que l'aspect érotique de la nouvelle a de bons passages.

De plus, on ne sent pas la tension monter avant le passage à l'acte - au meurtre. Meilleure chance la prochaine fois!

   dude   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Le style ne m'a pas rebuté. C'est davantage l'intrigue qui m'a déçu. Je comprends le rapport avec le titre (la mort/l'amour, le sentiment de toute puissance...) mais j'aurais préféré que le texte s'en tienne au sens premier. Le challenge aurait été plus intéressant à relever. Là, on a une intrigue un peu plate et une chute assez prévisible.
Dommage. On évite tout de même la douche froide grâce à une qualité d'écriture plutôt bonne.

   Bidis   
31/1/2009
Nous sommes en horreur/épouvante, ça j’aime. Allons-y pour un petit moment de frissons…
Un peu de confusion dans le début du texte. Je vois une femme nue étendue sur le sol de la douche, enfin heu… étendue ? Normalement cet endroit est carré et exigu, donc je rectifie la position du corps, il doit être recroquevillé… Le narrateur s’agite, fait plein de choses, allume une lampe, je suis un peu larguée là… Je refais la typologie des lieux : la salle de bain avec un coin douche et la chambre à côté où il va danser avec la fille. Je pense irrésistiblement à « Cherche jeune fille aimant danser » de Marie Higgins Clark.
Voilà qu’il sort son pénis de sa poche. Normal, on est en catégorie « Horreur », ce doit être un mutant… Ah non, suis-je bête, il s’agit d’un couteau bien sûr.
C’est un peu confus, d’accord. Mais je serais moins sévère que les commentateurs précédents et je trouve à ce texte des qualités qui lui feraient bien mériter un « bien ».

   Anonyme   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pas si mal. J'aime assez le sujet choisi (classique mais intéressant) et l'écriture est correcte avec parfois quelques redondances ou préciosités qui font sourire mais bon.. on est tous amateurs. La dernière phrase avec le mot exuvie est bien trouvée.

   Faolan   
30/1/2009
Cette approche n'avait pas encore été envisagée. Bonne idée.

J'ai par contre trouvé le texte difficile à lire. Un peu plus de simplicité dans certains termes ou comparaisons ne m'aurait pas déplu.

Enfin, c'est toujours relativement facile de critiquer et de voir chez les autres les erreurs que l'on fait sûrement...

Merci.

   Anonyme   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
On a l'impression de se trouver devant un fragment de polar traduit de l'américain.
Si c'est l'effet recherché par l'auteur, c'est plutôt réussi.

   lotus   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une fois n'est pas coutume, je m'en vais poster mon petit comm sur cette nouvelle.Pour être franche, le titre a attiré mon attention.

Lors des premières lignes , je me suis dit que j'allais assister à la narration d'une scène bien érotique sous la douche(rien d'original mais si c'est bien décrit , ça peut sans doute plaire à Lotus)...Et bien, non... faux... l'auteur m'embarque dans une scène de crime atroce dont le tueur se régale et provoque chez moi une nausée indescriptible.

Certes, pour les connaisseurs, ce n'est pas de la grande littérature ni une histoire originale mais ce qui m'a plu c'est qu'en peu de lignes, l'auteur m'a permis de visualiser la scène et les personnages. Cela m'a semblé fluide et la progression de la presque sensualité à l'horreur s'est faite avec un certain doigté.

Bref, je ne suis pas déçue!

Widjet, je te trouve un peu sévère mais tu es plus" branché nouvelles" que moi.

   jensairien   
30/1/2009
une jeune femme droguée abandonnée nue sur le carrelage d'une salle de bain, un homme impuissant qui confond son couteau avec son sexe et plaisir avec douleur, amour et mort, c'était pas mal. Cette approche narrative qui laisse planer le mystère aussi, même si les images ne sont pas toujours vraiment bien rendues, mais il manque quelque chose, à la fin peut-être, pour que cette nouvelle soit comme un coup de poignard, un déchirement, une intrusion violente du réel.

   Menvussa   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Rien à dire, voilà de la bien belle écriture. l'amour façon Lecter.

   papyrus   
30/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
j'ai aimé quelques passages ceci dit. J'ai l'impression qu'il manque quelque chose je suis restée sur ma fin...à la fin.

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Premier texte que je lis de l'auteur(e?), que je trouve pertinent(e?) dans ses commentaires et donc plutôt bonne lecteur(ice?) en général.
Alors je me retrouve assez perturbée par la lecture de ce texte.

1- J'aime énormément le thème, bien que le lien avec l'eau est accessoire et ne me parait pas non plus un élément clé de la trame... (ou enfin le symbole de l'eau etc OK mais bon...)

2- Le style. Simple, hachuré de mots emberlificotés que j'ai du (et ça m'arrive rarement) aller chercher au dico. Etrange. Bizarre. Enfantin sans l'être, très Belge ou France du Chnord dans certaines tournures, donc à mon gout (et je vis en Belgique aucune méchanceté envers ce pays que j'aimeuh!) qui me dérange, car je le trouve parlé et inélégant, surtout pour ce genre de narration.

3- Le rythme. Un souci avec le rythme. Et je ne pense pas que ce soit imputable aux contraintes de caractères. Le style nuit au rythme. Surtout que pour ce genre de récits, on peut rythmer plus... émotionellement même en gardant le recul et le côté froideur du serial killer que je suppose tu as voulu faire passer.

4- Les fautes en tous genre...
- Alors je le dis et le répète à tout bout de champ... mais quand on narre, on ne dit pas sans cesses : j'ai pris MON mouchoir dans MA poche de MA main, j'ai touché MON sexe au travers de MON pantalon. Non, on varie, parce qu'on sait que le narrateur il va pas prendre mon mouchoir dans la poche du voisin pour y mettre la main de la voisine...
"Ma tête me fait mal, "=> J'ai mal à la tête...?
"je sens tous mes organes se concentrer au niveau de mon plexus. Un nœud l'envahit, il se contracte comme ma gorge."
=> Cette succession de phrase est désagréable à l'oreille, l'image est plate et la comparaison plexus qui se contracte comme la gorge c'est moyen... et ça coule de source entre nous si le plexus se bloque, la respiration suit...
"Je touche mon sexe paralysé par l'émotion."
=> Pareil tres difficile à l'oreille.
"J'admire ses beaux cheveux longs, étalés comme un soleil : ils forment un contraste plaisant sur le sol azur. "
=> on suppose donc qu'ils sont blonds...l'association beaux et étallés, c'est moyen, les cheveux formant comme un soleil... c'est plus joli et puis comme c'est écrit là on a l'impression que le soleil a pour habitude d'être étallé.
"J'éteins l'abat-jour central qui diffuse une lumière trop directe, je préfère celle du meuble vitré qui ne reflète rien "
=> Ah bon une lumière peut refléter quelque chose, je savais pas...c'est ce que dit ta phrase tournée telle quelle

5- La scène de la douche en soi, absolument pas crédible du point de vue du tueur en série... ahlàlà comme je me suis beaucoup documentée sur le sujet je te confirme (et je développe par MP si tu souhaites...) que c'est absolument pas crédible.

6- Le titre... presque grotesque (dans le sens absurdement comique malgré lui) tant il ne correspond pas du tout à ce que tu racontes dans la nouvelle... et insultant pour les victimes de viol et de tueurs fous violant sous la douche des victimes malheureuses...

Je pourrais continuer, je le ferai volontier par MP si tu le souhaites... mais j'ai eu du mal à lire, à finir et à apprécier... et si je suis parvenue à faire les deux premiers, le troisième c'est rapé.

Vu comme tu commentes, je suppose que tu ne m'en voudras pas de mon appréciation (ou le manque de...)

MAIS là vraiment, je ne peux pas faire mieux...

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve ce texte assez réussi et assez bien écrit quant à moi. Certes la fin est prévisible, dès le elle ne fait aucun effort du troisième paragraphe je me suis dit y a un truc qui cille pas... et dès lors... la main à ma poche... je me dis un couteau. Tiens non il se palpe ? Ah bon c'est tordu ce truc, il est bizarre ce mec. Il vérifie la mécanique ?
Et puis quoi il s'enfonce dans sa poitrine (bon oki mais non c'est pas une cravate de notaire, on s'enfonce pas) ça doit être autre chose...
Puis le rouge se repend... Ha il me semblait bien c'est donc un couteau. Ah bin oui la lame ! Exuvie ? Merde, c'était pas un couteau alors: dico. Ha si quand-même !

Voilà un peu par quoi je suis passé en lisant.

Réussi donc

   marogne   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Difficile de commenter....

Est-ce qu'une appréciation positive pourrait laisser penser que des fantasmes innassouvis - ou assouvis - les motivent, où est-ce un piège tendu par la brigade criminelle dans le cadre d'une enquète sur un sérial killer, qui pourrait se sentir émoustillé d'être enfin célèbre sur internet?

Mais bon, ce n'est que de la fiction...

Et bien oui, j'ai bien aimé ce texte, et je n'ai pas trouvé que le style détonnait franchement avec le thème choisi. J'ai même trouvé que l'eau présentée comme celle qui efface, qui lave, et qui permet de recommencer, de renouveller (comme créatrice de vie, ce qui ici ne manque pas de saveur), ne manque pas de justesse et de profondeur....

   Claude   
31/1/2009
L'auteur aime les mots, c'est évident. Mais a vouloir en caser un maximum et à vouloir construire des phrases tarabiscotées, on se retrouve avec un texte un peu indigeste.
Pourtant, certains passages et certaines tournures sont bien tournés, et piquent la curiosité du lecteur. Par exemple, dès le début, "Son corps étendu sur le carrelage de la salle de bain, elle ne me regarde pas." Je me suis demandé ce qu'elle faisait là, sur le carrelage froid, apparemment désintéressée de ce qui se passe près d'elle.
Mais d'autres phrases semblent exagérées, comme "Ses longs cils se soulèvent laissant sourdre une goutte de rosée".
Texte en dents de scie, dommage.

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une écriture élégante (trop peut-être). Un peu plus de simplicité n'aurait pas "tué" le texte.
Mais surtout un sentiment de déjà lu (vu). Aucune surprise.
Le rôle de l'eau, ma foi reste un peu trop secondaire.
Mais j'admire toutefois la description très détaillée de l'action.

   Anonyme   
31/1/2009
Je ne vais pas noter mais je vais expliquer. Une écriture jolie et raffinée, délicate, suave. J'ai aimé l'idée de la danse sexuelle et amoureuse sous la douche. La fin me gêne, je voulais, que sais-je, une fin orgasmique dans cette écriture-là. Mais trop d'effet tue l'effet et la fin ne me plait pas, cela n'engage que moi et un goût très personnel. Honnêtement ça vaut très bien. Mais comme la fin me dérange, j'hésite. FMR, écris encore :)

   Anonyme   
31/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai apprécié cette nouvelle quasiment jusqu'à la fin...fin qui est superflue à mon sens.

J'ai aimé ce tueur sans "corps" car il pourrait être n'importe qui, chose assez remarquable.
Peut être aurait il fallu le déshumaniser encore plus, le dématérialiser?

Bref, un texte bien écrit, avec quelques longueurs, et une fin dispensable, mais un bon texte quand même.

   Cyberalx   
1/2/2009
 a aimé ce texte 
Pas
Moi qui aime tant les histoires de serial killer, me voilà pour mes frais.

C'est trop long.

Et je ne parle pas du nombre de caractères, mais les paragraphes m'ont parus enlisés dans une sorte de tentative de démonstration verbale, ce qui étouffe l'essentiel, à savoir l'histoire.

Le style me laisse dubitatif "Une sueur froide envahit mes aisselles", c'est le genre de tournure qui sonne faux à mes oreilles de lecteur au point de ne pas parvenir à me focaliser sur le texte.

Je suis navré, c'est plutôt dur comme commentaire, mais je pense qu'en épurant d'avantage et en choisissant mieux certaines tournures, tu pourrais facilement faire mouche car l'idée de base du texte est originale.

   nico84   
1/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ephemere, dans cet exercice, je n'arrive pas à détailler, et à trouver mon rythme alors que mes idées me semblent bonnes. Je crois que c'est un peu ton cas dans une moindre mesure.

L'idée est originale mais la forme inadaptée, on arrive pas à entrer dans l'univers galuque que tu tentes de créer. Peut être aurait il fallu davantage être flou et laisser au lecteur le soin de comprendre petit à petit ce qui se passait.

Donc bravo pour l'exercice, en espérant que les commentaires t'aident à progresser :)

   FIACRE   
1/2/2009
Peau de phantasme assez courant chez le mâle lequel depuis l'aube des temps rêve d'empaler la femelle avec ou sans métamorphose.
On attend l'inverse amazonien ?

   guanaco   
4/2/2009
La catégorie annonçait la couleur, j'étais donc curieux de voir sous quel angle allait apparaître l'eau et son rôle.
L'idée est bonne mais je rejoins le commentaire de Cyberalx sur la forme.
Merci.
Guanaco

   melonels   
5/2/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai été prise par cette histoire et, pourtant ce n'est pas mon genre de lecture...Au début du texte j'ai ressenti un sentiment d'amour entre la victime et son bourreau, malgrè ce qu'il lui fait subir il la protège. Contraste à la fin, elle ne représente plus rien à ses yeux une fois que son "travail" est accompli. J'ai aimé ces nuances dans les sentiments. Je me suis balladée dans ce texte avec des sueurs froides, j'espère qu'il y aura d'autres promenades moins éphémères...

   Anonyme   
6/2/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
il est vrai que les mots sont recherchés, adaptés mais il existe quelques incohérences et voir non-sens. J'adore le style même si cette catégorie ne fait pas partie de mes lectures favorites, j'attends comme certains de voir autre chose dans d'autres univers. Merci.

   Liry   
7/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai eu l'impression de me retrouver dans un polar plutôt que dans de l'horreur. Une femme droguée victime d'un tueur sous la douche. J'ai eu assez de mal à m'accrocher, une écriture plus simple aurait amélioré le texte.

   David   
12/2/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour Ephemere,

"exuvie" c'est une mue, je restais coincé par le drôle de mot à la toute fin, Il y a aussi que l'assassin laisse tous les indices sur le lieu du crime qui me paraissait étrange.

Je pensai que l'héroine etait inconsciente, mais c'est contredit, il y a des blancs je trouve, une chair de poule aurait pu indiqué par exemple une émotion de la femme, sans en indiquer la nature pour autant.

La scène me semble à l'étroit dans le cadre du concours.

   Ariumette   
22/2/2009
D'abord félicitation d'avoir relevé le défi de ce concours !
Mon avis : Un récit sans surprise, je me suis même un peu ennuyée ! Un petit bémol le ciré jaune est trop cliché. Pourtant l'écriture est belle, très ! La prochaine fois peut-être.

Pas de note cause concours.

   florilange   
7/7/2009
J'ai été obligée de lire 2 fois ce court texte, pour comprendre l'action. Mais ai-je compris? Alors il est habillé sous son ciré? puisqu'il fouille dans sa poche... Ou alors, qqchose m'échappe! Et la fille, effectivement, faut qu'elle soit droguée pour trouver ça normal, pour pas se méfier. À poil sur le carrelage de la salle de bain. Danser avec lui sans participer, ne pas parler ni chanter. Sa main est gantée, c'est pourquoi il ne craint pas de laisser derrière lui l'arme du crime. D'ailleurs l'eau, pas si étrangère que ça au thème du concours, lavera tout. Je n'arrive pas à démêler le bon du mauvais dans cette nouvelle. Le style haché, peut-être, la seule chose qui suive l'action, qui indique 1 progression. Pas fana d'horreur mais attendrai avec curiosité 1 autre texte de l'auteur.
Florilange.
Je reviens sur ce texte. Je trouve normal 1 certaine recherche du vocabulaire que d'autres lui reprochent. 1 "serial killer" a forcément 1 côté maniaque en lui & la recherche du terme exact va de pair avec la répétition des gestes identiques qu'il perpétue.
À la relecture, j'ai envie de donner 1 note bien.

   NICOLE   
11/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai aimé la relation amoureuse induite par le comportement du tueur, c'est ce qui a trait à sa victime que je comprends moins. Pourquoi est-elle nue sur le carrrellage (e immobile), si elle n'est pas inconsciente, puisqu'on nous dit plus loin qu'elle ouvre les yeux ? Si c'est parce qu'elle reprend conscience à ce moment, il me semble qu'elle pourrait montrer de l'effroi en se trouvant en présence d'un criminel en ciré jaune poussin, non ?
Sinon, j'ai été assez intriguée pour aller jusqu'au bout de ma lecture, impatiente de connaitre la fin.
Nicole

   Anonyme   
4/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo, belle surprise, j'aime ce style tout en paradoxe.
La manière dont elle amène la chute me plaît.

   jaimme   
30/8/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Je ne connais pas les contraintes de ce concours et je ne lis pas les commentaires précédents. Je lis une nouvelle et je ressens:
bien peu de choses. Le phrasé, souvent pompeux, me semble peu adapté à la scène.
Soit le tueur est un schizophrène qui commet un crime sexuel (mais le pauvre il lui faut un couteau, le lecteur est un peu rassuré là...) et le vocabulaire et l'ensemble de la scène doivent être totalement dans ce registre, à la milite d'un bel (poétique) acte érotique ou pornographique. Soit il est en hallucination (morte ou pas) et les scènes de délire doivent peindre ce décor de carreaux de céramique.
Je passe sur de nombreux détails qui m'ont gêné, comme le fait que d'une traction de poignet la fille se retrouve entre ses bras...
L'auteur s'est lancé dans un thème bien difficile. Mais je ne l'ai pas suivi: ni révolté pour la fille, ni envie de la sauver, ni...rien.

   monlokiana   
30/6/2011
 a aimé ce texte 
Pas ↑
J’ai lu ce texte deux fois pour le comprendre. J’ai relevé :
« Je sais qu’elle me désire sans oser me le dire » ce « ire » qui revient deux fois sonne mal dans mes oreilles
« L’eau apaisante tombe ensuite dans ses cheveux » phrase laide
« Je retire mon instrument » (trop vulgaire excusez moi)
L’auteur, par peur de vouloir décrire une scène sexuelle détaillée (chose interdite sur Oniris) finit par la masquer dans un style très complexe de telle sorte qu’elle devient compliquée pour le lecteur (du moins pour moi).
Aussi, ce texte manque certains éléments qu’on attend de la catégorie horreur/épouvante : peur, frisson, suspens…Aucun n’y est sincèrement…
Ce récit m’a laissé de marbre. J’ai eu beaucoup de mal à comprendre la fin. Sa seule chance, le fait qu’il soit court…
Cordialement
Monlo

   carbona   
12/10/2015
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Dès le départ, je comprends que la femme est morte puis au cours de la lecture je me demande s'il ne s'agit pas plutôt d'une poupée et la fin me confirme bien qu'il s'agit d'un cadavre.

Je regrette que la fin ne donne pas plus d'explications. Le tueur en ciré jaune, j'aime bien mais du coup j'ai envie d'en savoir un peu plus. La scène se passe-t-elle chez la victime ? Je pense que oui. Alors les questions fusent. J'ai envie de connaitre, non pas dans le détail mais dans les grandes lignes, le mode opérateur du tueur.

Le plaisir charnel / sensuel /sexuel est un peu trop détaillé à mon goût. La scène est assez bien imagée et se suit globalement sans trop de difficultés mais ne crée pas d'effet sur le lecteur.

Je conseillerais :

- soit de faire de la chute une véritable surprise en maintenant une réelle confusion sur le cadavre / femme vivante

- soit de faire comprendre dès le départ qu'il s'agit d'un cadavre mais alors de mettre en exergue le sentiments du tueur, d'insister sur son plaisir morbide, sur sa folie pour créer l'effroi.

Une remarque : je ne comprends pas trop ce que fait le tueur au départ car il me semble qu'il actionne deux fois la douche:

- "Je libère l'eau du robinet qui s'écoule dans un flot bruyant. "
- "Je me dirige vers la douche pour ouvrir les robinets "

Merci pour votre texte.


Oniris Copyright © 2007-2019