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Sentimental/Romanesque
ericboxfrog : L'éléphant et moi
 Publié le 24/03/22  -  8 commentaires  -  3518 caractères  -  55 lectures    Autres textes du même auteur

Ma vision des choses sur un éléphant domestique.


L'éléphant et moi


J’aurais toujours voulu avoir comme ami un éléphant. Un animal de compagnie, un compagnon de tous les jours. Un pachyderme bien sympathique qui aurait partagé ma vie.

On serait nés la même année, et quand j’aurais appris à marcher, j’aurais déjà été à ses côtés. Un peu comme si on faisait partie de la même famille.

Il me semble qu’il y en a beaucoup qui aiment les chats, les chiens, les chevaux, les dauphins. Il y en a même qui « aiment » tant les oiseaux qu’ils vivent avec eux en les mettant dans des cages…


Entre nous ça n’existerait pas. Pas de cage, de chaîne, de laisse, pas d’interdiction, d’obligation ni de dressage. Une liberté envahissante. Elle serait imposante et naturelle. Ce serait du poids, de la hauteur, de la grosseur, de la fureur aussi parfois, de la destruction évidente devant toutes les barrières.

Les barrissements innocents pour m’appeler, me retrouver, ce serait plus qu’une amitié, quelque chose qui viendrait des gènes, je me sentirais « éléphant man » mais pas comme celui de David Lynch.


On ne pourrait pas se séparer, rien ni personne ne nous empêcherait de vagabonder l’un et l’autre. Ses parents seraient bien indiens, je l’aurais appelé Ganesh en hommage à ce dieu au corps d’homme et à la tête d’éléphant. Mais là n’est pas la question, je n’aime pas trop la religion…


Moi, c'est surtout les éléphants. Je me serais senti ainsi tel un guerrier d’Hannibal, mais sans vouloir rien conquérir juste pour nous promener.

Car, au départ ce n’est pas la guerre, ça vient plutôt d’une vision rose de la vie que j’ai dans la tête et en compagnie de Ganesh assis bien derrière ses oreilles, nous traverserions le monde, connaîtrions tous ces pays et voyagerions contents. Alimentés en quantité, attirant les populations, croisant parfois d’autres éléphants, des tigres, des girafes, mais aussi des camions poids lourds qui klaxonneraient au passage, Ganesh adorerait leur répondre imitant de sa trompe le klaxon.


Nous serions des ambassadeurs, le rythme de notre voyage, nos idées, nos envies créeraient une philosophie, une manière de voir les choses, de se comporter dans la vie.

Quelque chose de bien réel, bien évident ; on ne pourrait pas en douter, le dénoncer ou l’empêcher.


On ne voudrait cependant pas être les chefs de quoi ou de qui que ce soit, pas être dirigeants ou prophètes ou bien gourous aux grandes arnaques.

On ne chercherait pas la presse, tous ces médias, ces journalistes. On aurait choisi de vivre comme ça et ce serait tout ce qui nous motiverait.


Pas simplement ce rythme lent de moi et d’un éléphant, mais peut-être comme une sorte d’ermite dans sa grotte, sa caverne à ciel ouvert et ambulante qui se déplacerait à quatre pattes.

Lui herbivore, moi végétarien, ça serait évidemment obligé. Nous serions souvent dans les pâturages, dans les forêts et dans les prés.


Je ne vous dis pas le fumier que nous laisserions en échange. Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de ramasser des bouses d’éléphant ?


Nous vivrions bien sûr très vieux, à la fin nous nous séparerions, lui dans son cimetière d’éléphants, tout fatigué il s’allongerait et au milieu des ossements et des défenses si convoitées, il fermerait les yeux à jamais.

Moi j’aimerais être brûlé et que mes cendres soient déposées au gré des vents dans les prairies ou dans les plantations de bambous, au milieu de tout ce qui est vert, je me transformerais en engrais et j’aiderais à faire pousser ces herbes et ces végétaux dont raffolent tant les éléphants…


 
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   Dugenou   
24/3/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Eric,

Tandis que d'autres désirent pour compagnons chiens, chats ou dauphins, le narrateur s'imagine faire copain-copain avec un pachyderme... original !

Et ce NAC permet à son compagnon humain de s'imposer en société plus facilement qu'avec un animal moins incombrant...

L'idée est brillante, bravo !

   socque   
24/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien
En Espace Lecture j'avais reconnu votre fantaisie, ericboxfrog, cette bienveillance nonchalante que je retrouve en général dans vos histoires loufoques. Ici pas vraiment d'histoire, le déroulement d'un fantasme avoué comme tel ; c'est peut-être ce que je regrette, qu'au lieu de me projeter dans un univers où le narrateur est copain avec un éléphant et puis voilà, vous m'avertissiez d'emblée qu'il s'agit seulement d'une idée comme ça.
Jolie fin me dis-je, avec une pointe de mélancolie. Une histoire dépaysante et agréable pour moi, un peu timide dans le "goût d'ailleurs".

Mon moment préféré :
une sorte d’ermite dans sa grotte, sa caverne à ciel ouvert et ambulante qui se déplacerait à quatre pattes.
Pile ce que j'aime, ce genre de rapprochement saugrenu !

   Pepito   
24/3/2022
Bonjour Eric,
La forme m’a gêné, beaucoup trop de maladresses à mon avis :
« J’aurais toujours voulu avoir comme ami un éléphant. »… le présent du conditionnel m’a fait tiquer. Genre : « J’aurais toujours voulu avoir comme ami un éléphant, à condition que… ». Pourquoi pas un simple présent : « J’ai toujours voulu… » ?
« On serait nés la même année »… le « on » me gêne, je préfère un « Nous serions nés… » plus écrit.
Quatre "auré" en 3 lignes. ^^
« qu’il y en a beaucoup »… beaucoup des quoi ?
« Entre nous ça n’existerait pas. »… je préfère un « cela » au « ça » > langage parlé
« Moi, c'est surtout les éléphants. »… ?
« Je me serais senti ainsi tel un guerrier d’Hannibal »… « ainsi » me semble en trop
« Alimentés en quantité, »… > "suffisamment" je suppose.
"soient déposées au gré des vents"… faudrait savoir.
" Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de ramasser des bouses d’éléphant ?"… ben, là, à vrai dire… ^^


Sur ce, je salue l’exploit, c’est pas demain la veille que je vais parler portugais comme tu écris en français. ;-)

"gourous aux grandes arnaques"... cela m’a rappelé un président de la république, mais je ne retrouve plus son nom. ^^

Quant au fond, je l’ai trouvé un poil enfantin. Ce n’est pas un reproche en soi, juste pas à mon goût. Avec des propositions qui partent dans tous les sens, sans but visible. C’est peut-être ce que l’on appelle de la poésie, je ne suis pas un spécialiste du genre.
Sinon, pour rappel, les commentaires en bas de tes textes sont écrits par des oniriens comme toi. Même pas rémunérés. ;-)

   Mintaka   
24/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Ericboxfrog,
Pour être direct je dirai que votre recit ressemble, dans la forme comme sur le fond, à ce que l'on pourrait raconter à un enfant avant de s'endormir. Quelques maladresses sans doute mais qui passe bien sur l'ensemble. Une histoire curieuse, aimable et pleine de bons sentiments. Mais une histoire étrange aussi qui accroche tant on se demande de quelle façon un éléphant domestique peut finir. De la naïveté mais pas que... ce récit est comme un rêve et un peu de rêve aujourd'hui, ça ne se refuse pas.
Merci à vous

   alvinabec   
28/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir Eric,
Votre vision , on y adhère, ce compagnonnage douillet, farfelu, infantile aussi et ça fait du bien d'imaginer ce gros doudou rose ou Ganesh.
Le texte mérite approfondissement, on a envie d'en savoir plus sur cette dualité.
A vous lire...

   AnnaPanizzi   
29/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour ericboxfrog (pas facile à écrire lol)

Votre nouvelle pachydermique est très originale, très écolo et ornée de de petites irrévérences dispersées mine de rien comme j'aime... Je ne sais pas quoi dire de plus, ah si, la fin est très jolie !

Anna

   Arsinor   
1/4/2022
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.

   Donaldo75   
9/5/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour ericboxfrog,

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle ; je la trouve poétique avec une forme presque contée comme dans une fable racontée par un baladin qui aurait une tête d’éléphant et serait porté par un homme. Je délire à peine, ce texte sentant un peu les sixties version anglaise quand John Lennon balançait des paroles cryptiques dans des chansons portées par une musique expérimentale sur bien des points mais réussie au final. Le côté naïf de ce texte lui permet de ne pas me prendre la tête et c’est bien parce qu’il y a déjà assez de matière dans notre monde pour se faire des nœuds au cerveau sans atteindre la profondeur de cette nouvelle.

Alors, quoi, bon, hein, comme dirait la philosophe suisse N. Benattia.

Bravo !


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