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| Andre-L
16/6/2008
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Quand j’ai lu ce texte, j’étais partagé entre deux envies : celle de rire devant la situation ubuesque créée par cette communauté de gens qui sont nés quelque part. Et d’autre part, le profond désespoir que m’inspirent ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part.
Peut-être que l’auteur voulait lui faire passer un autre message, celui de la fin du texte, mais moi j’en suis resté à ces deux-là, distillés avec une facilité bluffante. Félicitations à toi, Érick, pour ce nouveau texte après les deux premiers qui nous ont mis en appétit, et d’avance pour les prochains que j’attends avec impatience. |
| xuanvincent
17/6/2008
a trouvé ce texte
Bien +
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Je suis assez d'accord avec les commentaires d'Erick.
J'ai également bien aimé cette histoire. Le thème, celui de la méfiance face à la venue d'un étranger m'a intéressée. La manière, cocasse, dont le sujet est traité, m'a de même plu. PS : L'accumulation des "on" m'avait au départ un peu agacée. Mais en poursuivant la lecture, j'ai vu que l'on passait au "nous", pour finir au "je". J'ai donc vu un glissement dans la narration, qui m'a intéressée. |
| widjet
16/6/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Le détritugoulu n'était pas un accident.
Erick est un auteur à suivre de très près. Pour ma part, je suis tout simplement impressionné. Le Pas d'Chez Nous est une petite merveille d'intelligence. Derrière son aspect innofensif, l'affection amusante portée aux personnages et cette drolerie réjouissante, il ne faut pas s'y tromper, cette fable est aussi une charge féroce contre la bêtise humaine. C'est une histoire sur la peur. La peur de l'inconnu, la peur de l'étranger. La peur de l'autre. C'est justement ces différents niveaux de lectures qui témoignent de la pertinence et de la subtilité du propos. On peut y voir un conte humaniste, à la tournure joviale et tendrement moqueuse (ce qu'il est)...ou autre chose de plus profond encore. Le style, totalement approprié et d'une grande fluidité, colle parfaitement aux protagonistes (comme c'était le cas avec la petite fille de la nouvelle précédente). Alors, quoi, "exceptionnelle" cette nouvelle ? Non. L'adjectif est encore trop fort. Mais ce texte d'une grande maitrîse, épatant sur la forme comme sur le fond, n'est ni plus ni moins et tous genres confondus, le meilleur que j'ai lu à ce jour sur Oniris et comme je ne mets pas de + ou de - autre que sur les textes "Moyen".... alors me suis laissé tenté... Comme ça c'est dit. Widjet |
| colette
16/6/2008
a trouvé ce texte
Très bien +
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Pattie nous avait prévenus! Je ne suis pas déçue.
C'est construit, ça coule tout seul... La descente de cette communauté est très bien décrite. C'est un texte qui pourrait servir de base de réflexion avec des enfants ou des ados. |
| Marian
17/6/2008
a trouvé ce texte
Bien +
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Alors alors alors... J'ai ete vraiment absorbe par l'histoire des le debut. Puis, j'ai commence a moins apprecier au fil du texte. J'ai trouve que la betise des protagonistes avait quelque chose de lassant que meme le ton de la fable n'a pas suffi a faire passer.
Pour le style, c'est un peu comme le Detritugoulu : c'est constant, fluide, et bien uniforme tout au long du texte. Ce qui est une performance en soi. Mais, comme au sujet du texte precedent, j'ai trouve le ton un peu trop naif (Les personnages, pas l'auteur !). L'espece de mystere autour de l'etranger (avec ses attributs : cape, faux, pipe) est vraiment ce que je prefere dans cette nouvelle. Je trouve dommage que l'histoire se focalise sur les turpitudes de la communaute plutot que sur ce personnage, dont on ne comprend finalement qu'a la fin sa veritable valeur dans l'histoire. |
| Anonyme
16/8/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Un petit régal !
J' ai pensé tour à tour à une histoire se deroulant dans le village d' Asrerix le gaulois, pour ce qui est du fond un rien moraliste mais tellemnt plein d' humour ; puis à Raymond Devos, lorsque la reflexion mène à l' absurde. Il y aurait bien d' autres choses à dire sans doute, mais là, j' ai encore le sourire au coin de la lèvre, dont je refuse de me départir pour me mettre à penser sérieusement. |
| Anonyme
10/8/2008
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Dès le début du récit, des tournures assez lourdes et maladroites ce qui n'encourage pas trop le lecteur..
Et puis... Et puis, l'ennui. Ce n'est que mon humble avis mais je ne crois pas que le factuel (nombreux faits et rebondissements..) remplacent la qualité et la profondeur du récit. Je pense à certaines nouvelles (pas lues ici) où il ne se passe presque rien. Mais pourtant..Quels sommets de la littérature ! Je ne comprends pas pourquoi certains auteurs de nouvelles (ici ou ailleurs) s'acharnent à mettre des intrigues, des faits tordus et compliqués...comme si tout passait pas l'imagination abondante, comme si cela était une preuve... Il n'arrive d'en suivre (très peu ici - pour rassurer l'auteur), bien sûr, dans les méandres de leur imagination..mais il faut alors une maîtrise absolue..un vrai talent Je veux comprendre... |
| charlemont
17/6/2008
a trouvé ce texte
Très bien
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Oui très bien. Avec un style un peu plus affiné, un peu de rythme sur la fin, ce serait exceptionnel. L'idée de base est
parfaite.... |
| Cyberalx
18/6/2008
a trouvé ce texte
Très bien +
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Un régal de construction et d'intelligence,
vraiment, quelle belle plume, ça pourrait être niais, ça ne l'est pas du tout, bravo ! |
| aldenor
18/6/2008
a trouvé ce texte
Très bien
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Un conte original et amusant. Mais je trouve que ca traine un peu en longueur sur la fin. Deux longs paragraphes commençant par « Seulement voila… » ne font que répéter des idées précédemment évoquées. La conclusion est un peu escamotée avec le départ du héros; j’aurais préféré qu’elle se situe « chez nous ».
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| Maëlle
18/6/2008
a trouvé ce texte
Bien +
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Qu'est-ce qui se passe si on pousse l'absurde jusqu'au bout? Ca. Le narrateur à l'air bien brave, ce qui donne au texte un ton de bonhommie... qui tranche avec le contenu.
Un bon texte. |
| Anonyme
19/6/2008
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Magnifique parabole que ce texte, petit concentré de la mesquinerie humaine.
Ce mélange de férocité et d'indulgence m'a beaucoup plus, et la forme du récit, cette liberté totale laissée au lecteur de ressentir à sa manière toute la sève de ce conte dénote une belle maîtrise en même temps qu'une belle ouverture d'esprit. Bravo. |
| Anonyme
19/6/2008
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Au delà de l'écriture que j'ai vraiment savourée (notamment, mais pas que, pour son côté faussement bon enfant), j'ai également apprécié la réflexion philosophique accompagnant cette fable ô combien révélatrice de nos réflexes imbéciles !
Sur un plan plus technique, t'as l'air un peu fâché avec les virgules, mais bon, possible aussi qu'elles soient hors de prix dans ton coin ! ;-) N’étant pas d’accord avec le fait de juger un texte, je préfère exprimer mon ressenti en mettant « j’ai adoré ». |
| Marsupilmi
19/6/2008
a trouvé ce texte
Bien
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Sur le fond : un peu gnan-gnan, bonne parabole pour l'édification des ados. Manque tout de même d'un peu d'épaisseur pour les plus agés.
Sur la forme : excellente, étonnante même, elle rachète la minceur de l'argument. |
| Leo
15/8/2008
a trouvé ce texte
Très bien
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Lorsqu'un auteur est capable d'adapter le style de narration au contexte de son histoire, on se rapproche de l'excellence. Le thème est classique, le traitement l'est beaucoup moins, et de cette originalité nait un récit vif, agréable, qu'on commence par parcourir avant d'en dévorer chaque miette.
Quand aux questions qu'il soulève, il y a de quoi alimenter le débat des sept ou huit prochaines élections... Voire plus. |
| Pat
19/6/2008
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Pour lire les réactions de l'auteur aux commentaires et les réponses c'est ici
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| calouet
19/6/2008
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Le fond ne me semble pour ma part ni à resrver aux ados ou un peu gnangnan, mais cela n'engage que moi. J'y vois bien plus de choses, une reflexion globale sur la société humaine, qui tout accaprée par ce qu'elle a acquis, se ronge de l'intérieur, se divise, se sclérose... La mort, ou plus généralement le mal (que j'ai cru reconnaitre dans le personnage du pas de chez nous) se propage ainsi, profitant simplement de la mesquinerie de chacun. C'est plutôt pas mal.
Beaucoup de tournures très sympa, comme ce "j'ai obéi au doigt. J'ai obéi à l'oeil"... Un bémol : d'emblée tu nous présente les "de chez nous" comme des gens aux connaissances finalement archaiques, très limités, et au potentiel de reflexion pour le moins selectif... Et derrière ça, cerains passages me semblent bien trop chiadés, du niveau de la syntaxe, du vocabulaire (comme "Nous avons très vite compris que ce problème était l’un de ceux auxquels on n’arrivait jamais à trouver de solution. Mais il semblait pourtant impossible d’en rester là et de passer à autre chose. Il était évident que faute de réfléchir il y avait urgence à agir, pour empêcher que l’impossibilité de prendre une décision revienne au même résultat que la décision de ne pas en prendre. En fait on a décidé de le chasser sans attendre. C’était sans doute ce qu’il y avait de plus raisonnable et efficace pour évacuer rapidement le problème et retourner vaquer à nos occupations.") A la limite de l'indigestion parfos, les longues phrases, les tournages autour du pot, qui sont évidemment voulus. Mais la limite n'a pas été dépassée en ce qui me concerne. Je mets des notes, "à l'ancienne" : 17. Et merci pour cette lecture. |
| Tchollos
20/6/2008
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La curiosité alléchée par la lecture d’un long débat sur le forum, je me suis lancé, malgré l’heure tardive, dans la lecture de ma première œuvre « Erickienne »… Sincèrement, le commentaire d’Emrys m’horripile (et je suis plutôt cool d’habitude) et me fait de la peine… Pourtant, je dois aussi l’avouer, je ne suis pas super fan du texte et je ne me joins pas forcément à l’allégresse ambiante, même si j’ai apprécié, je vous rassure. Mes sentiments, en cette minute, sont donc très particuliers et je me dois de faire un commentaire très sérieux (ils le sont toujours ehm, ehm). Toutes mes remarques sont hautement subjectives, bien entendu.
. Utilisé un style naïf pour mettre en scène des naïfs, je n’accroche pas. A petite dose, d’accord, mais pas sur tout le texte. Une telle fusion entre le sujet et l’objet, ça devient du non-style, je trouve. Pour moi, c’est sombrer dans une certaine facilité ou dans l'exercice, peut-être même faire preuve d’un peu de timidité, comme si l’auteur (très habile) se cachait derrière une astuce… . Le texte est trop long. L’histoire est simple mais bien vue, très ingénieuse, futée, malicieuse, et…j’arrête les synonymes. Je trouve l'idée sympa. J’admire le talent d’Erick à nous pondre une fable moderne, à la fois tendre, cynique et drôle. Mais justement, d’une fable on attend plus de punch. Certaines « scènes » sont superflues, les répétitions deviennent lourdes à la longue et le message global (la morale de l’histoire) perd de sa force sur la longueur. Inutile de taper sur un clou déjà enfonçé. Parfois, j’ai le sentiment que l’existence de l’une ou l’autre scène est uniquement motivée par l’envie de faire un bon mot ou d’insérer une « blague ». Ce n’est pas un mal en soi, mais sur ce texte en particulier (qui n’est pas un sketch, quoique j’ai un peu pensé au sketch du "douanier" de Fernand Raynaud), je crois que ça amoindri la force du propos et l’impact sur le lecteur (en tout cas, sur moi, qui suis euh…un lecteur). Alors, oui j’ai bien aimé, c'est bien écrit, maîtrisé, drôle et je remercie Erick de m’avoir fait passer un bon moment mais je trouve que : Sur le style : ça manque de « risque » et d’originalité. Sur le fond : L’idée délicate (à peine une métaphore en fait) perd en subtilité au fur et à mesure. Merci, et bonne continuation ;) |
| belaid63
21/6/2008
a trouvé ce texte
Moyen +
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contrairement à l'euphorie générale, le texte ne m'a pas vraiment emballé. j'ai eu du mal à le lire et l'ecriture est assez lourde par moment. l'idée est intéressante mais manque de poésie.
désolé |
| minna
19/7/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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J'adore cette ironie tendre. Très surréaliste...Et moi non plus, je n'ai pas envie de réfléchir sérieusement, là, ...parce que finalement, on voit où ça mène, toutes les réflexions...
Bon, sans rire, ce texte est une merveille d'intelligence, d'humour, de poésie. Chapeau! |
| Adraboz
7/8/2008
a trouvé ce texte
Très bien +
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Au sortir de cette nouvelle, je suis estomaquée ! Quelle maîtrise du récit vous avez, quand je me suis laissé balloter presque jusqu'au vertige par le questionnement faussement ingénu de votre narrateur et de ses concitoyens. Je n'ai jamais lu un récit de la sorte, vous avez bien de l'imagination à revendre !!
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| Bidis
10/8/2008
a trouvé ce texte
Bien +
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J'ai trouvé beaucoup de choses dans l'écriture qui m'ont gênée :
- « … personne n’a assisté à la chose. Mais celle qui est certaine, de chose, c’est que… » : je trouve que « ce qui est certain » serait plus simple et plus léger - « qu’il ne l’a même pas remarquée. La Jeanne, il faut bien le dire, elle n’est pas du genre à faire une remarque… » : répétition de « remarque » dans deux sens différents - « Même si jusque-là on ne pouvait pas en être totalement sûr, été décidé qu’il pouvait être de chez nous, donc d’y être installé. » Ici, il faut relire car il n’y a pas seulement répétitions, mais tout devient carrément confus. « Nous avons très vite compris que ce problème était l’un de ceux auxquels on n’arrivait jamais à trouver de solution. » Bien, il est donc question d’un cercle vicieux. Ne serait-il pas plus simple de présenter ainsi le problème : « Chez nous les décisions se prennent en commun. Pour s’installer chez nous, ce gars aurait dû en discuter avec nous ; mais il ne pouvait discuter avec nous que s’il était déjà installé chez nous.» ? Car ce n’est vraiment pas un problème assez palpitant pour que le lecteur se prenne la tête longtemps là-dessus… « Nous avons très vite compris que ce problème était l’un de ceux auxquels on n’arrivait jamais à trouver de solution. Mais il semblait pourtant impossible d’en rester là et de passer à autre chose. Il était évident que faute de réfléchir il y avait urgence à agir, pour empêcher que l’impossibilité de prendre une décision revienne au même résultat que la décision de ne pas en prendre. En fait on a décidé de le chasser sans attendre. C’était sans doute ce qu’il y avait de plus raisonnable et efficace pour évacuer rapidement le problème et retourner vaquer à nos occupations. » Voilà qui est simplement dit, clair, sans répétitions et en plus, cela ramène à l’indifférence existentielle qui anime généralement la plupart des gens vis-à-vis de tout problème qui ne le concerne pas directement, c’est-à-dire que l’anecdote intéresse par ce rappel de quelque chose que chacun vit tout les jours à divers niveaux et qui le gêne plus ou moins consciemment. A partir du moment où l’inconnu remballe toutes ses affaires, la nouvelle prend une autre dimension et devient, ma foi, fort intéressante. On ressent le vide déjà que ce départ inflige au village… et le lecteur a bien envie de s’en aller avec cet inconnu intéressant, mystérieux, industrieux et travailleur. Prise par cet intérêt subit pour l’histoire, j’en oublie presque de relever la répétition malvenue qui suit : « ll y avait ceux qui disaient qu’il se moquait de nous et qu’il faisait ça exprès pour nous énerver. Mais si ça avait été le cas il lui aurait suffi de ne pas bouger pour nous énerver encore plus. » Il doit quand même y avoir pas mal de synonyme du mot « énerver »… « Mais c’est qu’au fond, elle n’était pas si facile que ça, celle-là. » : on comprend que « celle-là » est mis pour « question » et répéter le mot « question » eût été malvenu. Mais « celle-là », ce n’est pas joli du tout. Pourquoi pas : « au fond, ce n’était pas si facile que ça » ? La lecture devient peu à peu passionnante et je ne relève plus rien de gênant. Est-ce bien normal ? En tout cas, c’est un fait. « Si on admettait qu’une personne arrivant du « pas chez nous » était un pas d’chez nous, alors qu’en était-il d’une personne de chez nous qui s’y rendrait ? Un gars de chez nous se rendant dans le « pas chez nous » allait-il aussi devenir un pas d’chez nous, ou resterait-il simplement un gars de chez nous pas chez lui ? Et s’il revenait ensuite ? Redeviendrait-il un gars de chez nous sorti de chez lui mais revenu chez nous, du simple fait qu’il avait passé la palissade dans l’autre sens ? Dans ce cas-là, comment expliquer que le pas d’chez nous, lui, ne puisse pas devenir un gars de chez nous en s’installant chez nous ? Combien de temps fallait-il passer dans le « pas chez nous » pour devenir un pas d’chez nous ? Ou chez nous pour devenir un gars de chez nous ? » Tout ce paragraphe se comprend plus intuitivement qu’à la lecture. Peut-être est-ce bien écrit et clair, peut-être pas. Peu importe : le lecteur entre en symbiose avec le texte. Comme un passage musical où l’auditeur anticipe en quelque sorte le mouvement et de ce fait, vibre exactement en même temps que les instruments… Plus de répétition mais voici que le sens de l’histoire m’échappe. Pourquoi les chèvres auraient-elles été modifiées par l’expérience ? J’aurais trouvé normal que les habitants du village observent l’attitude du « Pas d’chez nous », et non le comportement et l’apparence des chèvres. Et ce petit bout de phrase qui me gêne : « … une fois que ce serait l’un d’entre nous qui serait sorti ». Ce n’est pas incorrect, mais j’ai trouvé cela lourd. Peut-être serait-ce plus léger d’écrire : « une fois sorti l’un d’entre nous » ? Et puis la phrase suivante : « La question était donc de savoir comment nous allions bien pouvoir récupérer les chèvres sans sortir ». Lourde aussi, la répétition du mot « sortir »… - « Mais celle-là, elle ne nous a pas semblé très compliquée » : il faut réfléchir pour comprendre que « celle-là » se rapporte à « la question ». De plus, cette petite phrase est tout à fait dispensable, le texte s’en passerait très bien. Jusqu’à la fin du texte, je ne relève plus rien qui me gêne. Mais non plus, plus rien qui me passionne. La chute s’est vue venir trop tôt et, en définitive, je ne trouve pas cette fable très convaincante. Mais cette lecture ne m’a pas ennuyée, elle a su éveiller en moi de l’intérêt et quelquefois un certain plaisir. Il y a de l’idée et une qualité d’écriture qui sait rendre vivants des scènes et des personnages. |
| Anonyme
15/8/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Plus de 40 000 signes au service du cyber espace. Erick offre une nouvelle à l'écriture champêtre, plus que réaliste, il prend le risque de bousculer les ennuyeux sujet verbe complément des écritures habituelles et linéaires. C'est une vraie nouvelle, traditionnelle dans sa construction, solide, bien pensée, bien menée.
"Il faut avec les mots de tout le monde écrire comme personne", Colette. Ce qui est prouvé ici. Je vais ajouter cette citation à ma signature, d'ailleurs. Le Pas d'Chez Nous est un texte cadeau. Alors il faut savoir dire merci. |
| victhis0
11/9/2008
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Vu que tout le monde (ou presque) a dit des trucs que je voulais dire...ben me voilà un peu sec si je veux éviter le bégaiement...
J'ai ADORE cette petite merveille, Nouvelle par excellence, parfaitement maîtrisée et très finaude. Merci infiniment, c'est la meilleure nouvelle que j'ai lue sur Oniris! |
| ANCELLY
11/9/2008
a trouvé ce texte
Très bien +
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Très d'accord avec la quasi totalité du commentaire de Widget pour une fois.
Je trouve qu'il y a du génie dans ce texte. Seule me gène réellement la contraction du temps, trop exagérée, et qui nuit à l'"intelligence" de la nouvelle. Belle analyse de la connerie, en tout cas. Ancelly |
| Menvussa
14/1/2009
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Devons-nous nous réunir pour savoir si le grand maigre est à l'origine de cette histoire ou si celle-ci n'étant qu'un éternel recommencement, il n'est qu'un maillon décharné. Avec ses allures de faucheuse...
Mais là est peut-être l'idée maîtresse, la faucheuse sème la zizanie attisant la bêtise humaine, laisse s'échapper l'un d'entre nous, histoire que tout ne s'arrête pas d'un coup, histoire de se ménager une bonne poire pour la soif et s'apprête à se repaître de ceux qui vont s'entretuer. Ça ou autre chose... Toujours est-il que cette histoire qui se moque des hommes cupides au point de se rendre esclaves de leurs possessions. Une sorte d'illustration ironique du "proverbe" : Mieux vaut un petit chez soi qu'un grand chez les autres. Jubilatoire. |
| FredericBruls
21/4/2009
a trouvé ce texte
Exceptionnel +
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Me voici dans la délicate position de commenter un texte sur lequel tout, ou presque, a été dit. Pour moi, cette nouvelle est une pure merveille de poésie tendre et désespérée, un conte moral cruel et néanmoins indulgent sur les travers de l'âme humaine, et les réflexes grégaires qui menacent notre société. Sans jamais sombrer dans la lourdeur du jugement péremptoire, Erick nous emmène chez nous, dans notre for intérieur, là où, souvent, il faut bien l'admettre, les autres, ces étrangers, n'ont pas droit de cité. c'est tout simplement merveilleux d'intelligence. Un pessimisme souriant traverse tout le texte, éclairant de ses sourires navrés chaque phrase, chaque paragraphe. Bon, j'arrête là, le panégyrique. Bravo, monsieur Erick.
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| nico84
21/4/2009
a trouvé ce texte
Très bien +
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Cette nouvelle parle d'une belle façon de l'identit", de la tolérance et revele bien des bétises humaines, celles de l'inconnu qui engendre la peur, qui engendre la haine.
Humoristique mais le message passe extrement bien, l'écriture est raffinée, le vocabulaire bien choisi. Bravo. |
| colibam
23/4/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Quand la méfiance congénitale confine à la bêtise et à l'absurdité pour finalement se retourner contre ses auteurs...
J'ai adoré le détachement serein du pas d'chez nous face à l'aigreur et la mesquinerie collégiale des villageois. En lisant, j'avais un peu l'impression d'entendre mes voisins, les "planet of monkey" comme je les nomme, des culterreux arrêtés au stade néandertalien de la pensée. Le ton narratif des personnages est admirablement retranscrit. Une belle parabole moralisatrice. |
| Marquisard
29/9/2009
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Chapeau. Le genre d'histoire qu'on pourrait retranscrire dans toutes les langues sans qu'elle perde de sa valeur.
J'ai eu quelques breves baisses d'intéret sur certains passages (le coup de la tranchée par exemple, j'ai repensé aux schtroumph me suis dit nooon.. ah ben si.) mais ça tient de l'anecdote, j'ai été scotché. |
| jaimme
29/9/2009
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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Une parabole, un conte d'ogre, un récit à lire et à pleurer.
J'ai pensé tout du long à" la ferme des animaux" d'Orwell. Pour le côté politique. Pour la bêtise de tous. C'est de la science-fiction, au risque de choquer ceux qui pensent toujours à Star Wars. Oui, ces fables ont déjà été expérimentées par nos cinglés de l'écriture dès les années 70. Car il y a une forme de pensée proche et lointaine en même temps. Tout part de postulats très stricts (façon de penser, de réagir, etc.) et l'essai est mené à un terme. C'est bien le propre de la SF. J'ai même retrouvé parfois le style d'Orson Scott Card dans "Alvin le Faiseur", c'est peu dire. Du meilleur genre. C'est splendide! |
| wancyrs
26/12/2009
a trouvé ce texte
Très bien +
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Une écriture sans pareil!!!
Sujet tournant autour de la sottise humaine à vouloir mettre des barrières partout... Une très belle chute cependant, comme le dis un proverbe Africain, c'est la main que tu rejettes aujourd'hui qui pourra te donner à manger demain... Que fait-on, xénophobe de notre état, lorsque notre propre pays nous devient hostile, et qu'on doive vivre en exil ? Belle leçon que ce récit. Merci Erick Wan |
| Selenim
14/1/2010
a trouvé ce texte
Bien
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Un conte amusant sur l'ostracisme et ses déviances sur la xénophobie.
Le récit vaut surtout pour cette logique implacable dont est capable l'être humain lorsqu'il est poussé par ses pulsions autodestructrices. La bêtise humaine est infinie. L'auteur a méthodiquement construis une histoire presque enfantine mais qui démontre bien l'imbécilité qui nait d'une dynamique de groupe. L'histoire est longue, très ; on note beaucoup de redondance dans le style, la lecture est parfois rendue difficile par des périphrases fatigantes. Mais on se laisse prendre au jeu, et on jubile d'avance de savoir jusqu'où la dérisoire intervention du pas d'chez nous va conduire le troupeau de moutons... blancs bien sûr. Selenim |





