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Humour/Détente
Flupke : Les voyantes ont toujours raison
 Publié le 10/07/09  -  24 commentaires  -  9810 caractères  -  182 lectures    Autres textes du même auteur

Je tiens à préciser que mon but n'est pas de me moquer des personnes ayant un problème de surcharge pondérale. Une exégèse attentive révèlera d'autres pigeons d'argile. Les voyantes ont toujours raison : nous l’allons montrer tout à l’heure.


Les voyantes ont toujours raison


« Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » Luc 12,25



Par une belle nuit de pleine lune, Loïc avançait à pied sur la route nationale. Un véhicule ralentit. Les lumières orange et intermittentes du signal de détresse invitaient l'auto-stoppeur à accélérer la cadence afin de ne pas faire attendre l'automobiliste.


- Bonjour ! Vous allez vers Paris ?

- Oui, près de Denfert-Rochereau. Montez.


Loïc s'engouffra dans la voiture et attacha sa ceinture. Il jeta un coup d'œil sur la conductrice. Elle paraissait assez volumineuse et ses hanches débordaient allègrement de son siège. Le visage potelé suggérait un appétit certain. Les poches sous les yeux indiquaient peut-être des problèmes d'insomnie. Le cou paré d'un collier de perles semblait confirmer l'appartenance au sexe féminin.


- Qu'allez-vous faire à Paris ? demanda-t-elle en embrayant.

- J’envisage de proposer un projet important au quartier général de ma compagnie. Si le grand patron est séduit, cela pourrait faire progresser ma carrière.

- Pourquoi l'auto-stop ? Ils ne vous remboursent pas vos notes de frais, dans votre boîte ?

- Une crevaison et pas de roue de secours.

- Si vous avez faim, prenez un biscuit dans ce paquet. Qu'est-ce que vous faites comme métier ?

- Je travaille pour le groupe Churchill & Morgan. Je suis avocat. Maître Corbineau. Loïc Corbineau.

- Je vois. Eh bien moi, mon nom c'est Nata. Re-nata ! lui décocha-t-elle avec un clin d'œil complice.


Discussion banale entre une conductrice extravertie et un auto-stoppeur introverti. Renata œuvrait, entre autres, en tant que chef brancardière bénévole pour une organisation caritative chargée d'accompagner des personnes à mobilité réduite au pèlerinage annuel de Lourdes. Ambiance sympathique, elle adorait retrouver tous les ans ses copines accompagnatrices dans le train de nuit. En septembre elle comptait partir en Turquie. Vacances pas chères avec une compagnie d'aviation bon marché. Et patati et patata. Loïc avait-il quelque appétit ? Renata avait préparé un en-cas. S'il voulait bien s'en couper une tranche, tout se trouvait dans le panier en osier qui justement gênait un peu ses pieds.


Tout en participant à la conversation d’une oreille distraite, Loïc se remémorait les événements de la journée. En particulier cette séance de speed-voyance, en promotion à 360 euros, qui avait déclenché ce voyage. Loïc se tracassait facilement. Problème de cartilage au genou. Pourrait-il marcher sans gêne dans ses vieux jours ? Appréhension d'une retraite chiche. Aurait-il assez pour vivre dignement ? Angoisse de stagnation sur le plan professionnel. La speed-voyance, une mode nouvelle qui sévissait depuis peu en Europe, comme le speed-dating. Mais au lieu de papoter pendant quelques minutes en face d’une partenaire potentielle, il avait discuté avec plusieurs prophétesses qui avaient essayé de lui tirer les vers du nez avec la discrétion d’un apprenti pickpocket opérant dans le métro pendant les heures de pointe.


La première, aux yeux de biche, était formelle. Loïc ne devait se faire aucune inquiétude pour le cartilage endommagé au niveau de son genou droit. « De plus, je vois un voyage et des changements importants ».


La deuxième voyante, au sourire d’hyène, l’avait informé, qu’il était inapproprié de se faire des soucis pour sa promotion. « Cessez de vous turlupiner et téléphonez au loup, votre patron. Suivez les conseils de Bison Pressé : foncez ! »


La troisième, au regard de faucon, le rassura de manière catégorique : le pendu, la roue de fortune, l’arcane sans nom. « Les lames du tarot de Marseille sont sans appel : je ne vois aucun problème à la soixantaine. Cessez de vous laisser brouter les neurones par ces soucis de retraite. C’est absurde ! »


Quant à la dernière au visage d’écureuil, elle l’imaginait brouillon dans la gestion de ses finances :


- ... Car vous n'épargnez guère, vous, pour héberger tous vos biens de manière cohérente afin de générer des intérêts cumulés substantiels.

- Pardon ?

- Je disais que vous n'épargnez guère, vous, pour héberger tous vos biens de manière cohérente afin de générer des intérêts cumulés substantiels. Vous faites un peu attention aux sons que j’articule, oui ?


En fin d’après-midi, il décida de partir pour la capitale. Et sans cette bête crevaison, il serait presque arrivé. Dieu merci, une âme charitable l’avait soulagé de ce dernier désagrément. Le quatre-quarts que Renata avait préparé était un matefaim bourratif de première classe. Le régal fut fort honnête et l’avocat n'avait plus faim, mais il avait la bouche sèche. L’hôtesse de la route remarqua les déglutitions récurrentes de son passager et lui signifia que s'il avait soif, du café brûlant se trouvait en un vase à long col et d'étroite embouchure. La thermos était bien visible. Il s'en servit une tasse.


La boisson chaude fumait agréablement, et le drôle eut lapé le tout en un moment. Le sourire gourmand que Renata lui jetait de temps à autre l'amusait intérieurement. Un regard luisant, gonflé de désir et de tendresse. Il se fit la réflexion, que la conductrice était certainement une âme noble, mais frustrée à cause de son physique dodu. Elle devait tourner son propre film dans sa tête, tout en fantasmant sur d'hypothétiques afflux sanguins érectiles, songeait-il.


Sur ces préjugés futiles et infondés, entrecoupés d’embryonnaires « Pourquoi pas ? », Loïc sombra dans un profond sommeil. Ses rêves passablement érotiques furent peuplés d’aériennes adolescentes d’un quintal et demi, vêtues de nuisettes diaphanes et vaporeuses, folâtrant gaiement dans des prairies verdoyantes. Il leur courait après, mais chaque fois qu’il s’en approchait, les éléphantines sylphides, lui échappaient en bondissant hors de portée. Bien en chair et boudinées comme d’apollinaires cosmonautes, elles paraissaient ignorer les lois de la pesanteur. Enfin, après plusieurs tentatives, il réussit à capturer par les chevilles une jeune fille qui lui semblait de belle taille. Après moult palabres, la donzelle effarouchée se laissa convaincre de la pureté des intentions de son prétendant. Néanmoins, comme beaucoup de ses consœurs, elle s'était gavée de ces livres multiculturels, de 163 pages, écrits en anglais par d’obscurs dynamiteurs d'aqueducs lacrymaux et traduits dans un nombre invraisemblable de langues étrangères. Des romans d'amour à l'eau de rose permettant à des filles pures de rêver à d’improbables, mais rassurantes Immaculées Conceptions. Loïc put soudain mesurer l’intensité des ravages de ces arlequinades en l'esprit malléable de la gent nubile du beau sexe. La jeune femme idéale lui confia entre quatre yeux en lui serrant les poignets très fort, qu’après leurs épousailles, oncques ne pourrait-il jouir des délices de sa chair. Car, suite à un pari stupide, comme seuls des enfants peuvent les concevoir, elle avait fait vœu de chasteté éternelle en cas de réélection de Baby Bush, le bon petit président qui se sent bien partout.


L’incongruité de cet aveu dadaïste produisit l’effet d’une douche glacée et Loïc émergea du pays des rêves, à l’aurore, en plein air, dans la cour d'une ferme isolée. Après un rapide transfert, son érection postonirique se dissipa, car son cerveau demandait à être irrigué de tout le sang disponible afin de faire face à une situation alarmante : l'avocat se retrouvait pieds et mains liés sans autre forme de procès, écartelé sur un énorme tronc d’arbre à l'horizontale. Pourquoi sa bouche était-elle bâillonnée ? Pourquoi sa tête lui semblait-elle lourde et brumeuse ? Bien sûr, le café avait été drogué ! Maître Corbineau honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus à accepter des boissons offertes par une parfaite inconnue. Son réveil fut accueilli par une clameur animale. Bonjour veau, vache, cochon !


À part son embonpoint, Renata était méconnaissable. Couverte de la tête aux pieds d'une fine combinaison plastique blanche. De larges lunettes de protection barraient ses yeux. Un casque antibruit serrait ses oreilles. Calme et décontractée, elle sifflotait l’air de la chanson des Monty Python « Always Look on the Bright Side of Life », une habitude qu’elle avait contractée depuis la première fois où elle avait disjoncté. Elle s’affairait à verser de l’essence, à l’aide d’un entonnoir, dans le réservoir d’une tronçonneuse. Un remplissage à ras bord, car elle avait une sainte horreur de tomber en panne lorsqu’elle s’amusait.


Une forte poussée d’adrénaline dégrisa Loïc en un éclair. Il réalisa que le tronçonneur des Ardennes était... une femme. Et Renata ne devrait pas trop se faire de soucis tant que les gendarmes continuaient à penser que la tueuse en série était un homme. Pour l'instant il ne s'agissait que d'une mini-série. Trois victimes seulement, mais la quatrième place, si peu prisée en athlétisme, n'allait certes pas rester vacante...


D'épais nuages noirs obscurcissaient le ciel et n'auguraient rien de bon en cette matinée printanière, vraisemblablement assez courte pour Loïc. Faisant preuve d'un sang-froid remarquable, il prit néanmoins le temps de composer mentalement - et d’un seul jet, vu l'imminence de son départ pour le pays des cent mille fleurs - ce sizain brut, d'inspiration postmoderniste :



Adieu donc, en effet, préoccupations de cartilage,

Adieu, ô vains tracas de promotion,

Adieu à vous, douces obnubilations de retraite !

Et chapeau bas à ces devineresses apostates,

Car encore une fois, d'une manière ou d'une autre

Il semblerait que les voyantes aient toujours raison !



Notes :

Quintal = 100 kilos

Oncques = jamais

Apostasie = acte de renier publiquement sa religion


 
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   Manuel   
10/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Oui ! j'ai bien aimé.
A part quelques précisions peu convaincantes sur la chasteté et un pari idiot, c'est malgré tout assez creux; Flupke aurait pu développer pas mal de choses demeurées obscures: mobile, autres victimes, semblant de dialogue...
Juste pour étoffer le récit, et tenir un peu plus le lecteur.

   Anonyme   
10/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Que je rétablisse la vérité: "Always look on the bright side of life" que Brian chante sur sa croix à la fin du film des Monty Python, est une chanson d'Art Garkunkel (celui qui chante "the sound of silence" avec Paul Simon.
N'empêche que ce détail est succulent dans le contexte, où le pauvre Corbineau est crucifié.
Merci pour toutes les allusions à La Fontaine. L'avocat Corbeau, et la seriale killeuse Renard(e), les vers empruntés au "renard et la cigogne", et à "Perette et le pot au laid".

Le style est enjoué, et j'avoue avoir pensé pour le rêve aux hippopotames en tutu dans le "Fantasia" de Walt Disney.

Merci pour cette nouvelle qui m'a bien fait rire.

Always look on the brignt side of life..... (et voilà, je vais fredonner cette chanson en ce vendredi sain...)

   Anonyme   
10/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Même si la fin est prévisible (et ça assez rapidement), j'ai vraiment aimé ce texte. j'adore cet humour noir, avec ce renvoi aux Monthy Python.

L'absurde total dans la réalité la plus cruelle j'adhère.

Et cette histoire de speed voyance est une excellente trouvaille.

Bravo pour tout ça!

   Arnaud   
10/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Texte agréable. J'accroche bien sur le vocabulaire soutenu, même si une fois ou deux ça tombe dans la caricature.
Bien sûr la fin n'est pas une surprise, mais ça n'a rien de grave.

J'ai juste une question sur la phrase suivante: "Dieu merci, une âme charitable l’avait soulagé de ce dernier désagrément". Pourquoi "dernier" ? Si le désagrément est la crevaison, quels étaient les désagréments précédents ?... Ca n'est pas très clair.

Mais bon. J'aime ce texte poétique.

   Anonyme   
10/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Flupke ! Un peu déjantée mais super sympa cette nouvelle abracadabrantesque ! Beaucoup de savoureux passages dont les références à La Fontaine...Maître Corbineau honteux et confus, jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus... Merci pour ce bon moment de lecture où, comme d'habitude, la qualité d'écriture est au rendez-vous !

   florilange   
10/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah oui! Amusant, plein de références.

J'ai adoré la partie poétique sur les "grosses". Je les ai vues, avec leurs petites ailes, folatrant gaiement de gauche & de droite, leurs camisoles flottant élégamment à la légère brise qu'elles déplaçaient. Parce que, tous les goût étant dans la nature, y en a qui les préfèrent grosses, mais oui!

Sauf au réveil. Maître avocat l'a eu plutôt brutal. Tout cela est si bien dit. Merci,
Florilange.

   Menvussa   
11/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ça y est, tu viens de m'enlever toute envie de faire de l'auto-stop.
Une lecture qui met en appétit même s'il n'est pas précisé de quoi la belle se nourrit.

Comme quoi il est vraiment stupide de se gâcher le présent en pensant à un lendemain hypothétique.

Eh oui, c'est con à dire, mais le futur n'existe pas.

Un moment de lecture bien sympathique.

   NICOLE   
11/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai adoré ce petit bijou d'humour noir joliment orchestré.
Une bien jolie façon d'illustrer le vieil adage selon lequel les vrais problémes permettent de remettre les petits tracas à leur juste place.
Merci pour ce bon moment de lecture.

   kullab   
13/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Flupke,

Pas mal, le coup de la femme obèse tueuse en série. L'ogresse, après avoir découpé sa victime à la tronçonneuse, en fera-t-elle son petit en-cas du soir ?

Toujours ce style singulier avec cette pointe d'humour que j'aime beaucoup !

   Anonyme   
13/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Les pythonisses ne s'étaient point fourvoyé. Il semblerait qu'elles aient donc toujours raison, comme le titre de cette nouvelle nous le rappelle aimablement. Maître Corbineau jura, mais un peu tard...
Arf. J'ai bien ri
Style alerte, ampoulé à dessein parfois (la relation du rêve), drôle.
Cela se lit très aisément (gage de qualité), le sourire aux lèvres.
Mais où va-t-il chercher tout ça ce Flupke ?

   widjet   
14/7/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Il y a un petit côté CUL DE SAC (de Douglas Kennedy) et de HITCHER au féminin dans ce petit conte amusant (l'esprit aiguisé et sarcastique de Flupke est resté intact) et horrifique (dommage que l'auteur n'ai pas été au bout de son récit - j'aurai bien aimé voir oeuvrer la tueuse !).

Sympa, donc.

Bon retour parmi nous, Flupke !

Widjet

   leon   
14/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Une histoire simple et bien menée, un texte gore ou frisant le gore : j'ai bien aimé ! Mais j'attends d'autres histoires un tout petit peu plus étoffées...

   Togna   
17/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
« Vis l’instant présent, le passé tu ne peux plus en jouir et le futur ne t’appartient pas », me disait ma grand-mère à qui les voyantes filaient les boules. Elle avait bien raison la brave femme, elle aurait apprécié l’humour de ce récit qui nous rappelle au passage qu’il est vain de trop se soucier de l’avenir.

Merci Flupke pour cet instant de lecture délectable.
Mais, quand même, tu n’en fait pas des tonnes en affirmant qu’un quintal est égal à 100 kg ?

   David   
20/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Flupke,

"Bien en chair et boudinées comme d’apollinaires cosmonautes, elles paraissaient ignorer les lois de la pesanteur"

Est-ce que c'est le côté "apollinaire" ou bien le côté "cosmonaute" qui donnent soit le côté "bien en chair et boudinée", soit le côté "ignorer les lois de la pesanteur" ?

J'ai pensé un moment qu'il y avait là un sommet de l'imagerie, notamment à rebours, par la suite, même à la fin, quant fut évoquée la fameuse poésie postmoderniste en ce non moins fameux sizain. Finalement, le cerveau las, je renonce, voir je me dis qu'appolinaire n'est là que pour évoquer, par un voisinage certain, ou l'inverse, la mission apollo 11, et serait ainsi une redondance de "cosmonaute".... ou bien un truc de poète pour enfumer son lecteur.

Mais je crois que ce que j'ai préféré, c'est d'imaginer la speed voyance par analogie au speed dating, c'est assez percutant.

   pieralun   
21/7/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
très bien écrit, de l'humour indéniablement......mais de là à le classer dans humour détente.......j'en frissonne

   liryc   
24/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Flupke,
Des touches d'humour délectables une peu partout.
Une patte d'écrivain comme toujours très maitrisée
et une chute certes moins élevée que dans d'autres de tes nouvelles mais qui se glisse parfaitement dans la trame humouristique malgré le tragique de la situation.
BRAVO Maïtre Flupke :-)

   Selenim   
29/7/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un récit à l'humour léger qui vaut surtout pour la grande aisance stylistique de l'auteur.
Le coup de la speed voyance est une vraie bonne idée, j'ai juste été déçu que ça se termine "encore" en boucherie.
J'ai particulièrement apprécié le rêve et ses images gargantuesques.

Un agréable moment.

Selenim

   Anonyme   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Flupke

Onirique !

J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture. Rien à dire de constructif, vraiment... rien. Le sourire était là du début à la fin, je trouve cette femme extrêmement sympathique et délicieusement gourmande et elle a tout a fait raison : les avocats se mangent frais, et s'ils sont dégustés aux premières lueurs du jour, ils n'en sont que plus goûteux.
(Où est ma scie sauteuse ?)

Carpe Diem !

   Anonyme   
12/8/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

j'ai bien aimé ce récit plein d'un humour caustique ; de petites trouvailles sympathiques, la speed-voyance ou la façon de parler de la quatrième voyante... Le style est imagé et j'oserai dire, gourmand, très agréable à lire (juste un doute sur "participant à la conversation d'une oreille distraite", pas convaincu par l'expression).
Rien d'original dans la fin, sinon qu'on bascule définitivement dans l'absurde avec la déclamation du sizain par la future victime.
Je regrette un peu que l'accent ait été porté sur Loïc, au détriment de Renata qui, me semble-t-il, gagnerait à être connue ! Mais c'est un choix d'auteur, donc...
Bonne continuation en tout cas.

   marogne   
11/9/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Allez, je vais commencer par deux critiques, parce qu’après tout, ce texte, et malgré mon imperméabilité à l’humour, je l’ai bien aimé, et il m’a fait sourire du début à la fin.

Ah oui, les critiques ?

Et bien d’abord ça fait quand même un peu trop remake de « Misery » ça…. jusqu’au cochon ! Et au cartilage !

Et puis, peut être, la raison de la validité des prédictions annoncées, ou que l’on peut deviner, beaucoup trop tôt, dès qu’elles sont faites d’ailleurs. Mais c’est sans doute un choix, et pa sr que le choix contraire aurait conduit à quelque chose de mieux.

Très bien donc

   wancyrs   
18/10/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci Flupke.
j'ai bien ri en cette soirée où même le coucher de soleil si souvent bienfaiteur m'a laissé de glace en cette période d'automne Québecoise.
J'ai vraiment pas envie de commenter, juste savourer ce texte écrit avec une légèreté et dont je n,ai pas vu venir la fin... ou si ! j'ai imaginé plutot une partie de jambe en l'air, mais j'étais loin de la plaque.

Merci

   Mistinguette   
8/2/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L’écriture, le rythme, l’intrigue, tout me ravit dans cette nouvelle qui se trouve être à mon sens un petit bijou.
Rien à redire donc, si ce n’est mille fois MERCI monsieur Flupke. Et un grand bravo pour le poème à la fin.

   Anonyme   
20/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Déjà l'exergue m'a fait sourire : « Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » Luc 12,25 ; j'ai tout de suite pensé que Luc en avait ajouté 12,25 ! Il est fort le Luc.
Tiens, j'ai connu un Renata sculpteur de son état ; il était spécialisé dans les sculptures à la façon Botero. Par contre rien pour les biches, hyènes, faucons et écureuils. De toute façon, pas de quoi se laisser brouter les neurones.
Je me suis demandé ? Mais non, on n'a pas le droit de mentionner l'auteur (la charte vous dis-je) : « Ses rêves passablement érotiques furent peuplés d’aériennes adolescentes d’un quintal et demi, vêtues de nuisettes diaphanes et vaporeuses,... ».
Qu'est ce que j'ai ri à ce passage : « la donzelle effarouchée se laissa convaincre de la pureté des intentions de son prétendant. ». Bien sur à connecter à ce qui précède et suit. Harg ! Le quin (tal).
Un avocat ! Il pourra toujours plaider la légitime démence auprès de St Pierre.
Matefaim de rigolade, c'est sur !

   silene   
29/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voilà qui est encore bien bon, et ragoutant, encore. Je vais entrelarder la lecture de vos biscuits de quelque pain bien dur, car je craindrais d'en devenir dépendant.
Forme concise et ramassée, une langue excellente, précise et d'une virtuosité manifeste.
Le fond fait jubiler mon imaginaire, peut-être quelque peu belbézuthien ; mais, comme vous avez placé le texte sous une invocation tout à fait recommandable, et d'une justesse qui frappe par sa pertinence, je savoure en jouisseur.
La seule réserve que je ferais concernerait les explications de bas de page ; les lecteurs sont donc si paresseux - ou ignorants - qu'il faille expliciter ?


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